Crise de pyromanie
Erik n'était pas franchement dans son assiette... pas qu'il était malade physiquement, mais au niveau mental ça n'allait pas fort... Depuis qu'il avait flambé l'Opéra, il avait pris goût au feu et aux flammes, malheureusement.
Et depuis ce temps là, il avait déjà bouté le feu aux maisons des directeurs, à la résidence d'été de Chagny et à la bicoque de Buquet. Ne manquait plus sur la liste que la maison de la Carlotta, avant que son cycle de vengeances en tout genre ne soit bouclé. Et il avait bien l'intention de le boucler (presque) tout de suite!
Mais mieux valait attendre que la Diva soit dedans, avant de mettre le feu.
C'est ainsi que, par une belle nuit d'hiver, notre ami le fantôme se glissa dans les rues sombres de Paris. Se cachant entre les voitures pour ne pas se faire remarquer, il zigzagua jusqu'à la maison de notre Diva, dans le faubourd St Honoré.
Il y avait encore de la lumière aux fenêtres... Notre ami Erik, curieux de nature, se rapprocha dangereusement de la maison, et, se glissant tout contre le mur, parvint à rejoindre les jardins de la Carlotta. De là, il plaqua son nez gelé contre la vitre et regarda plus attentivement quel genre de beau monde la Diva pouvait héberger...
Il ne fut pas peu surpris! Dans la salle à manger, autour d'un énorme buffait, tout le personel de l'ancien Opéra faisait la fête!
Un instant, il se mit à craindre pour Meg et Antoinette Giry; ainsi que pour Christine. Mais heureusement, il ne les vit pas.
Alors, il décida de passer à l'offensive. Poussant délicatement la fenêtre, il alluma une allumette et mit le feu à une tenture. Feu qui se propagea aux tapisseries, aux tableaux, au plancher,... Et qui finit par faire tomber toutes les poutres avoisinantes, bloquant une majeure partie des fêtards dans l'immeuble.
C'est ainsi que périt notre pauvre Carlotta...
Et ce fut aussi ainsi, à voir tant d'innocents mourir par sa faute, qu'Erik prit conscience de sa folie...
