Disclaimer :

Les personnages de Harry Potter ainsi que les « décors, mots et créatures » sont la propriété exclusive de J.K. Rowling. Il n'y a aucune intention de contre-façon ou de violation de ses droits d'auteur. Cette histoire est écrite pour le plaisir de l'écriture et ne rapportera aucun centime à son auteur.

Cette fanfic se déroule pendant la sixième année de Harry à Poudlard mais ne prend absolument pas en compte le tome 6 de Harry Potter.

Couple : Draco / Hermione, pas de slash !

Important : Collés pour la Saint Valentin 6ème année et Collés pour la Saint Valentin 7ème sont deux fics indépendantes l'une de l'autre et peuvent être lues séparément. Elles ne contiennent que quelques renvois. Des événements sont bien entendu identiques, mais j'ai essayé de les mettre en scène différemment. Bonne lecture !


Coucou à tous et surtout... MERCI POUR TOUTES VOS REVIEWS ! J'ai utilisé le système de reply quand c'était possible pour vous répondre et pour les autres réponses allez voir mon LJ. J'y ai posté toutes vos réponses ! J'ai vu que certains avaient mis leur adresse e-mail, mais j'ai pas osé l'utiliser...

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Chapitre 2

Au bout d'un moment, ils finirent par se trouver l'un en face de l'autre.

Leurs mains toujours collées. La main droite de Draco et celle gauche d'Hermione. Mignonnement collées. C'était incroyable, constata Hermione catastrophée, comme c'était plus drôle quand ça arrivait aux autres...

- C'est un cauchemar, gémit Hermione.

Elle se mit à tirer sur sa main, essayant vainement de la récupérer. De retrouver sa liberté.

- Arrête ça Granger, t'es en train de m'arracher la main, protesta aussitôt Draco.

Elle lui jeta un sale regard :

- Je m'en fous de ta main, je veux juste récupérer la mienne !

- J'aurais au moins cru que tu te sentirais flattée…

- De quoi ? D'être collée à quelqu'un d'aussi arrogant que toi ?

- Arrête ça Granger, on est collés, on est collés. Point. Il faut juste attendre que ça passe ! », rétorqua Draco d'un ton supérieurement méprisant.

Hermione s'arrêta pour le regarder droit dans les yeux.

- Tu as fait des recherches depuis que tu as eu ta carte ce matin , demanda-t-elle connaissant d'ores et déjà la réponse.

- Je connais ce sortilège, il finit par cesser d'agir.

- Oui c'est exact, mais pas tant que les victimes n'ont pas reconnu leurs sentiments respectifs ! », lui asséna-t-elle avec écoeurement.

- Mais non…

- Je l'ai LU, alors arrête de me contredire !

- C'est toi qui est une idiote finie, répliqua Draco. Comme n'importe quelle Gryffondor ! Ce sortilège s'arrête tout seul !

- J'ai bien peur Monsieur Malfoy que Miss Granger n'ait raison, fit une voix près d'eux.

Une voix connue et souriante. La seule capable de faire passer un sourire bienveillant en quelques mots.

- Professeur Dumbledore ! », s'exclama Hermione avec un intense soulagement.

Si quelqu'un pouvait bien les sortir de là, c'était bien lui. Il ne la laisserait pas avec cette fouine infecte de Malfoy… Minute… Comment ça, elle avait raison , réalisa-t-elle tout à coup. Pour la première fois de sa vie, elle découvrait qu'elle ne voulait pas avoir raison ! Surtout pas !

Draco fit la grimace en voyant arriver ce vieux fou qu'il ne pouvait pas encadrer.

- En effet Miss Granger, il n'existe aucun moyen d'échapper au sortilège qui vous unit désormais.

Hermione pâlit un peu :

- Vous… C'est une plaisanterie ! », dit-elle avec espoir. Parce que moi et Malfoy c'est aussi impossible que… que je ne sais pas moi…

- Que la tortue boueuse et le fier faucon… », suggéra charitablement Draco.

- Oui… Non ! », se reprit-elle en comprenant de quoi il venait de la traiter.

Une insulte déguisée, évidemment. Rien de moins surprenant de la part d'un Serpentard. Dumbledore les regardait avec ce qui semblait bien être une profonde indulgence mêlée d'amusement.

- Je crois que vous êtes vraiment fait pour vous entendre, commenta-t-il. Et puis vos recherches vous ont appris Miss Granger que le sortilège ne se trompait jamais, n'est-ce pas ?

Hermione le supplia du regard avant de dire :

- Pas Malfoy… Il est…

Elle s'interrompit le temps de trouver les pires épithètes possibles.

- Trop bien pour toi, ça c'est certain!", s'exclama Draco. Vous êtes sûr qu'il est impossible de faire autrement? Je dois épouser quelqu'un... d'autre... Par rapport à ma... lignée, expliqua Draco en évitant avec soin les mots «sang pur». Mon père a déjà pris quelques dispositions et..." , mentit-il.

- Je crois que vous feriez bien de prévenir votre père de la situation actuelle, l'interrompit fermement Albus.

Draco fixa Hermione avec une répugnance qu'elle savait ne pas être feinte.

- Pas moi et la S… Elle ! », se rattrapa-t-il à temps.

- Vous n'avez guère le choix ! », rétorqua Albus un peu sèchement.

Il savait très bien, tout comme Hermione, ce que le jeune homme avait voulu dire. Draco essaya alors de récupérer sa main droite. Il examina leurs mains jointes, réellement collées. Rien ne semblait pouvoir les séparer. Sauf l'amputation… Peut-être arriverait-il à convaincre Granger qu'elle n'avait pas besoin de sa main gauche. Qu'elle vivrait très bien sans ça, et que ça l'aiderait même à perdre du poids, tiens…

- Bref, reprit Albus, je vais préparer un emploi du temps pour vous deux pour vous permettre de suivre tous vos cours, y compris vos options… Ah et j'aimerais que vous passiez me voir dans la journée, j'aurais d'autre choses à vous dire, mais je m'en voudrais de vous mettre en retard pour votre premier cours... en amoureux. Et je vous rappelle le bal de ce soir !

- Quoi ? », s'exclamèrent ensemble Draco et Hermione.

- Il est hors de question que j'y participe avec elle j'ai une réputation et…

- Je refuse de fréquenter un Serpentard ! C'est une déchéance pour un Gryffondor, dit fermement Hermione.

Albus soupira :

- Ecoutez discutez-en entre vous et venez me voir plus tard. J'aurais quelque chose à vous donner... », fit-il sans en dire plus.

Et il s'écarta avec l'intention de retourner dans son bureau. Là, il pourrait observer comme il le faisait toujours la suite des événements. C'était son moment préféré de l'année scolaire, il devait bien l'avouer.

- Attendez Professeur ! », l'appela Hermione. Dites-nous comment on va faire… Parce qu'il y a sûrement une solution.

- De quoi parlez-vous Miss Granger ?

- Eh bien, pour… ne pas dormir ensemble, avoir de l'intimité… Tout ça, quoi ! », résuma-t-elle désespérée.

- Miss Granger, dit Albus avec un léger sourire. Vous allez tout partager à partir d'aujourd'hui ! Mais ce n'est pas si terrible, vous verrez…

Et cette fois il s'éloigna, laissant la jeune fille pétrifiée derrière lui. Car non, elle ne voulait pas voir. Elle ne voulait même pas savoir ! Elle se tourna avec colère vers Draco.

- Ca t'indiffère tant que ça !

- De quoi ? », fit Draco avec un léger sourire.

Il avait bien compris, mais il trouvait drôle qu'elle doive le lui expliquer.

- Bon sang de n'avoir aucune intimité ! T'imagines non ? Pour se laver et… tout ça !

- Je m'en fiche, déclara-t-il calmement, se passant sa main libre dans ses cheveux blond. De toute façon, poursuivit-il avec un sourire amusé, tu n'as rien que je n'ai déjà vu au moins cent fois ! Bon d'accord, ce sera certainement moins… agréable que ce que j'ai vu mais bon… Tu sais Granger, tu devrais perdre quelques kilos et prendre un peu plus soin de toi !

- QUOI ? Espèce de…

- Je savais bien que tu serais vexée que j'ai raison… », la coupa Draco. Bref je me fiche que tu soies nue devant moi, que tu te laves devant moi, que tu baves pendant ton sommeil, etc… Vraiment, bof et surtout beurk, conclut-il avec flegme.

Hermione en resta sans voix. Une première.

- Qu'est-ce que tu fiches Hermione ! On va être en retard ! », l'interpella alors Harry en venant vers elle.

Il s'arrêta en les regardant, ses yeux aussitôt fixés sur leurs mains jointes :

- Non, Malfoy ? Toi et…. Malfoy ? Vous êtes le couple de la Saint-Valentin ?

Ses lèvres s'incurvèrent en un sourire irrépressible et un fou-rire les effleura.

- Redis-le encore une fois Potty et je te garantis que tu ne pourras pas parler avant un long moment !

Harry ne dit rien mais son sourire était explicite. Hermione resta silencieuse, mais la cloche du début du second cours retentit. Elle soupira et serra les dents avant de se diriger vers la salle de cours. Draco la bloqua :

- Où est-ce que tu crois aller Granger ?

- En cours ! Je te rappelle que nos ASPICS sont l'année prochaine et portent sur le programme des deux années. Il est hors de question que je prenne du retard parce que je suis collée à un abruti congénital.

Harry observait avec intérêt ce qui s'annonçait être leur première dispute... Draco jeta un regard méprisant à Hermione :

- Un abruti , persifla-t-il. Je te rappelle que tu ne m'as jamais surpassé en potions. Et que tu n'es qu'une Sang-de-Bourbe...

- Qui te surpasse dans toutes les autres matières , répliqua-t-elle aussitôt.

- Pur favoritisme gryffondorien... », fit-il avec un haussement d'épaules. Et puis il faut bien que tu aies quelque chose pour rattraper tout le reste !

CLAC ! La main droite de Hermione venait de s'abattre violemment sur le visage du jeune Serpentard. Draco n'hésita pas et prit sa baguette. Harry qui veillait, jeta rapidement un sort d'expelliarmus pour récupérer la baguette de Draco.

- Je la garde Hermione, je crois que c'est plus prudent.

- RENDS-MOI MA BAGUETTE ! », cria Draco furieux. Elle a OSE me frapper !

- Oh, je vois… C'est donc la raison de votre retard, fit une voix doucereuse que tous connaissait.

Harry frémit en sentant le Professeur Snape dans son dos. Cet homme avait toujours eu ce curieux effet sur lui. Harry ne l'aurait avoué pour rien au monde, mais il savait quand Snape s'approchait, et cela lui avait toujours fait étrange que cet être si froid soit si silencieux. Avec une voix si douce et contenue. Mais qui éveillait quelque chose en lui...

- Monsieur Malfoy et Miss Granger, reprit Snape avec le même sourire que Harry précédent. Le couple de la Saint-Valentin...

Draco et Hermione le regardaient n'osant rien dire.

- Vous allez devoir démontrer que l'animosité qui existe entre Gryffondor et Serpentard n'est... qu'apparente... », ajouta-t-il sur un ton dubitatif.

- Professeur Snape, finit par dire Draco, il y a sûrement un moyen, quelque chose...

- S'il existe je ne le connais pas, avoua Severus. Mais en attendant, cela ne vous dispense nullement des cours ! D'ailleurs j'enlève vingt à Gryffondor pour votre retard Monsieur Potter. Et rendez à Monsieur Malfoy sa baguette.

Snape démontrait une fois de plus son injustice persistante : ne pouvant enlever de point à Hermione, il avait choisi de sanctionner le seul n'ayant vraiment aucune excuse...

Les trois élèves le suivirent en silence jusqu'au cachot. Un silence ébahi les salua : tous les élèves présents, Gryffondor comme Serpentard, contemplaient... le Couple de la Saint-Valentin. Cela faisait vraiment bizarre de voir ces deux élèves entre tous se tenir la main : ce geste anodin d'affection entre eux était surréaliste. Car tout dans leur attitude criait leur mépris et leur dégoût réciproque.

- Bien installez-vous, nous n'avons pris que trop de retard ! », lança Severus d'un ton sec.

Harry fit la grimace : il n'avait pas prévu de se retrouver seul... Hermione et Draco allèrent s'installer au seul pupitre resté libre au premier rang. Mais avec la nouvelle difficulté d'avoir deux mains collées : Hermione avait voulu passer par la droite et Draco par la gauche. Leurs mains jointes les bloquèrent dans leur élan, et ils heurtèrent dans un bel ensemble le pupitre. Il vacilla répandant une partie des ingrédients par terre. En effet, la potion du jour était longue à faire et Snape avait pour une fois préparé les ingrédients qu'il avait réparti entre chaque pupitre.

- Vous n'avez plus qu'à ramasser, lança froidement Snape.

Hermione et Draco se jetèrent un sale regard réciproque avant de s'accroupir pour récupérer les ingrédients égarés par terre. Hermione se pencha un peu vers la droite pour attraper quelques griffes égarées sous le pupitre. Elle tira donc – involontairement ? – Draco en arrière qui tomba sans pouvoir se rattraper. Et se heurta la tête contre un pupitre avec un cri.

Il jeta un chapelet d'injures – enrichies par les dernières que Hermione avait prononcé tout à l'heure, avant de se frotter la tête avec sa main libre. Et de ramener un peu de sang qui tâchait ses cheveux blonds.

- Non tu ne peux pas faire attention espèce d'incapable ! », cria-t-il en se tenant la tête ?

- Pas ma faute si tu n'as aucun équilibre ! », répliqua Hermione. T'es sûr que tu sais voler sur un balai ?

- Et mieux que toi ! Moi au moins je suis attrapeur et...

- Ca suffit ! », choisit d'intervenir Snape. Je vous suggère d'apprendre à vous déplacer ensemble. Et d'aller à l'infirmerie...

- Mais, Monsieur... La potion ? », demanda Hermione, très ennuyée de manquer un cours. Malfoy n'a qu'une écorchure et...

- Une écorchure ? Tu m'as arrachée le cuir chevelu, oui ! », la coupa Draco. Regarde !

- DEHORS, vous deux !

Hermione attrapa ses affaires d'une main avant d'houspiller Draco :

- Alors, l'éclopé, tu te dépêches ?

- La ferme Je-sais-tout ! », maugréa Draco.

Sa tête devenait douloureuse et la blessure s'était mise à le lancer. Il prit ses affaires sans rien ajouter.

Seuls dans le couloir, ils marchèrent en silence un moment, Draco se tenant toujours la tête de sa main libre. Hermione finit par demander, sa gentillesse reprenant le dessus.

- ... Ca va ?

- ...

- D'accord, toujours de mauvaise humeur, comprit-t-elle exaspérée par son manque de coopération.

- Non juste un test pour savoir au bout de combien de temps tu craquerais, grimaça-t-il. J'ai trouvé ce que j'allais vraiment détester : toi c'est l'intimité, mais moi... C'est le silence qui va me manquer. T'es un vrai moulin à paroles !

- Je communique, nuance. Toi tu ne sais qu'insulter et mépriser, le corrigea-t-elle.

- Bla bla bla, ironisa Draco.

- Et tu n'es qu'un gamin immature ! », ajouta Hermione. Non mais franchement c'est injurieux que le sortilège puisse supposer que je sois amoureuse de toi ! J'ai quand même meilleur goût, et tu n'es qu'un gamin !

- Un gamin ? », s'insurgea Draco. Moi, un gamin ? », répéta-t-il en s'arrêtant net.

- Oui tout à fait, un gamin, immature et puéril ! », insista Hermione. Jaloux et mesquin, idiot et incapable de penser par lui-même, commença-t-elle à énumérer.

- Tu veux que je te montre que je ne suis pas un gamin ? », répliqua Draco. Et merci bien j'ai un cerveau !

- Ah oui ? Et c'est pour ça que tu vas devenir comme ton père, je parie !

Elle n'osa pas en dire plus. Draco lui avait saisi sa main libre et la plaqua contre le mur en l'y poussant.

- Ne redis JAMAIS ça ! », murmura-t-il sur un ton féroce.

- Tiens donc, il semblerait que certaines vérités soient dures à entendre, n'est-ce pas ? », dit froidement Hermione en le regardant droit dans les yeux.

Sans peur.

- Tu ne sais rien et tu te permets de juger !

- La faute à qui si tu t'es toujours comporté comme un imbécile arrogant ? Non non, en parfait Serpentard ? La faute à qui, Malfoy ? », répéta-t-elle durement.

D'un geste, elle récupéra sa main libre, mais Draco la tenait toujours prisonnière, la bloquant de son corps.

- La faute à ces imbéciles de Gryffondor… », répondit-il d'une voix sourde. Vous êtes si prompt à juger ceux qui ne vous ressemblent pas, encore plus pour les condamner. Vous vous croyez si supérieurs, que vous n'envisagez même pas que vous puissiez avoir tort… N'est-ce pas cela le comble de l'arrogance, Granger ? », siffla-t-il. Et ensuite… je t'interdis de me mettre dans le même sac que les autres Serpentard !

- Pourtant, tu n'as jamais rien fait pour te démarquer d'eux ! », contrecarra Hermione. A moins, bien sûr, que le fait que tu sois le plus arrogant d'entre eux, et le plus insultant, et donc le plus idiot, ne soit fait exprès pour ne pas ressembler à tes meilleurs amis… », ajouta-t-elle avec un sourire moqueur.

- Espèce de sale Sang…

Elle ne le laissa pas poursuivre :

- On ne t'a jamais dit que l'insulte était une forme de limitation de l'esprit ? Encore plus quand on utilise toujours la même ?

La porte de l'infirmerie s'ouvrit brutalement, Draco sans sursauter lui rendit sa liberté :

- Ce n'est pas bientôt fini ce raffut ! », s'exclama Pompom furieuse. Je vous rappelle que vous êtes près de l'infirmerie et j'ai des malades qui ont besoin de repos ! Et qu'est-ce que vous faites là d'ailleurs ?

C'était la première fois que Hermione voyait Pompom aussi en colère.

- Alors répondez ! », insista Pompom.

- Hermione m'a blessé, dit Draco. A la tête, ajouta-t-il avec un geste de sa main droite pour indiquer l'endroit de la blessure.

Sauf que évidemment elle entraîna celle d'Hermione en même temps.

- Je n'ai rien fait du tout, tient à préciser la jeune fille. Cet idiot est tombé tout seul !

- Si tu n'avais pas été si maladroite...

- SILENCE !

Draco et Hermione se tirent coi. Pompom garda le silence un instant avant d'ignorer Draco et de s'adresser à Hermione :

- Ma pauvre petite, vous allez souffrir avec lui. Je suis de tout cœur avec vous, lui dit-elle avec gentillesse.

- Eeeh, mais c'est moi qu'elle a blessé ! », protesta Draco.

- Vous deviez le mériter, répondit alors fermement Pompom.

Draco serra les dents et finit par dire :

- Ecoutez soignez-moi et on s'en va.

- Pourquoi le ferais-je ? », répondit malicieusement Pompom.

- Mais… parce que vous êtes infirmière !

- Et vous, vous n'êtes pas à l'article de la mort ! Le directeur m'a laissé des ordres très stricts : je ne dois soigner l'un de vous que dans ce cas, et dans ce cas seulement ! Alors excusez-moi, mais j'ai des malades, de vrais malades j'entends qui m'attendent et j'ai autre à faire que de soigner ce qui me parait n'être de toute évidence qu'une simple écorchure ! », dit Pompom avant de retourner dans l'infirmerie et de fermer la porte derrière elle.

Hermione et Draco se retrouvèrent donc devant une porte close. Draco passa sa main libre sur sa blessure avec un grimace :

- Ca saigne toujours… Et puis je crois… je me demande si je n'ai pas une écharde.

- Pauvre bébé, persifla Hermione, mais sans réelle animosité.

Son esprit était ailleurs : visiblement Dumbledore avait décidé de les laisser se débrouiller tous seuls et avait interdit à tout le monde de leur apporter la moindre aide… Elle était seule avec Malfoy. Elle soupira, avec une soudaine envie de pleurer. Seule avec Malfoy : le pire scénario possible. Malfoy, celui que le sortilège avait considéré comme son âme-sœur. Qu'avait-elle fait pour mériter cela ? Il ne pourrait jamais la rendre heureuse, alors que Ron… Ron aurait été parfait, un peu maladroit, mais sincèrement aimant. Mot que Malfoy ne pouvait évidemment pas connaître. Elle soupira encore.

- Arrête ça Granger, finit par Draco énervé par tous ses soupirs.

Soupirs tristes qui le mettait mal à l'aise : en temps normal, les filles qu'il fréquentait étaient heureuses de sa présence.

- Arrêter quoi ? », demanda-t-elle en redescendant sur terre.

Mais Draco ignora la question et dit plutôt :

- Arrête de te plaindre et redescend sur terre, tu vas me soigner ! Après tout puisque c'est ta faute, ajouta-t-il avec un haussement d'épaules.

Hermione le regarda et se mit à rire franchement. Draco la fixa sans comprendre.

- D'abord je n'ai rien dit et ensuite tu ne doutes de rien toi ! Non je ne te soignerai pas ! », dit-elle enfin.

- Ca ne m'étonne pas, releva Draco. Non ça ne m'étonne pas, répéta-t-il. Je savais que le prétendu grand coeur des Gryffondors était un mensonge, commença-t-il, ironique. Un truc pour épater la galerie.

- Tu as toujours une main de libre, l'interrompit-elle moqueuse, alors débrouille-toi mon cher Malfoy. Prouve-moi que les Serpentards sont les meilleurs…, ajouta-t-elle avec un sourire malicieux.

Draco se sentit fatigué, tout au fond de lui. Oui bien sûr, ce n'était pas un simple sortilège qui allait tout changer : Gryffondor et Serpentard... D'ailleurs lui-même ne lui avait permis de changer les choses entre eux : il avait continué d'agir comme d'habitude.

- Ce sera facile, répondit-il.

Il la regarda vraiment. Ses cheveux longs désordonnés, ses yeux qui le fixaient comme en défi, son visage gracile... N'importe quelle autre fille lui aurait sauté au cou depuis longtemps. N'importe laquelle se serait déjà réjouie de sa chance. Mais elle... Elle non. Sang-pur et Sang-de-Bourbe : il n'y avait pas plus mal assorti. Parce que si elle avait été de Sang-pur... Il l'aurait dragué depuis longtemps. Il eut un drôle de sourire à cette pensée.

- Quoi Malfoy ? », fit Hermione mal à l'aise sous son examen.

- C'est un calvaire pour toi, non ? », fit-il presque gentiment.

- Ce n'est rien de le dire ! », rétorqua Hermione.

- C'est pareil pour moi.

Mais elle était ce qu'elle était. Alors ses soupirs tristes ou sa douleur à cette situation, peu importait : la haine demeurait voilà tout. Il laissa son masque de tous les jours reprendre le dessus.

- Allons-y alors, dit-il simplement d'une voix froide.

Il se mit à marcher et Hermione ne put que le suivre pour ne pas tomber.

- Mais où ça ?

- Dans ma chambre, dit-il, laconique.

- Mais je ne veux pas !

Hermione essaya de tirer sur sa main pour le stopper, mais en vain bien sûr.

- Ne te fais pas d'idées, je vais juste me soigner, répliqua Draco après un bref regard amusé vers Hermione. Je ne sais pas exactement à quoi tu pensais, mentit-il, mais de toute façon... tu n'es pas assez bien pour moi pour qu'il se passe quoi que ce soit d'autre, insinua-t-il un sourire en coin.

Hermione ouvrit la bouche, ulcéré par son arrogance, mais ne sut que répondre. Elle dit finalement, trop tard pour être cinglante :

- Trop bien pour toi, oui c'est une certitude !

- Ne te fatigues pas, veux-tu ? Après je te propose un truc que tu devrais adorer !

- Ah oui ? », fit Hermione avec réserve.

- Oh que oui, toi et moi allons fouiller de fond en comble la bibliothèque pour trouver un moyen de nous séparer. Je suis sûr qu'il y a un moyen, malgré ce que Dumbledore nous a dit.

Hermione ne répondit pas, le laissant la guider dans le dédale des cachots. Impossible de dire qu'elle approuvait cette idée et qu'il avait raison. Plutôt mourir !

Et impossible de dire que le masque que portait Draco la déconcertait. Quand il était en colère ou méprisant elle lisait plus facilement en lui. Et lui répondait de même. Mais avec son masque, cette attitude lisse et froide, exact reflet paternel, elle ne voyait rien à faire. A quoi bon insulter ou piquer au vif un tel être ? C'était étrange, jamais il ne s'était comporté comme ça avec elle. Depuis le début, cela avait été piques et insultes, mais maintenant… Pourquoi cela la déstabilisait-elle ? Parce qu'elle ne connaissait pas ce Malfoy là, se dit-elle aussitôt. Peut-être avait-il raison : peut-être ne le connaissait-elle pas vraiment. Mais elle ne voulait pas le connaître. Sauf que... avec ce sortilège, peut-être n'avait-elle pas d'autre choix...

A SUIVRE ?


Ps : pour ceux qui n'ont pas de compte et qui veulent le lien direct pour le chapitre 3 quand éventuellement je le posterais, laissez-moi votre mail !