Disclaimer :
Les personnages de Harry Potter ainsi que les « décors, mots et créatures » sont la propriété exclusive de J.K. Rowling. Il n'y a aucune intention de contre-façon ou de violation de ses droits d'auteur. Cette histoire est écrite pour le plaisir de l'écriture et ne rapportera aucun centime à son auteur.
Cette fanfic se déroule pendant la sixième année de Harry à Poudlard mais ne prend absolument pas en compte le tome 6 de Harry Potter.
Couple : Draco / Hermione, pas de slash !
Important : Collés pour la Saint Valentin 6ème année et Collés pour la Saint Valentin 7ème sont deux fics indépendantes l'une de l'autre et peuvent être lues séparément. Elles ne contiennent que quelques renvois. Des événements sont bien entendu identiques, mais j'ai essayé de les mettre en scène différemment. Bonne lecture !
Pense-bête de l'auteur : Draco a la main droite collée à la main gauche de Hermione.
Coucou à tous ! Je suis désolée du retard, mais ceux qui sont passés par ma bio le savent bien : je travaille et mes horaires sont très lourds...
Mais de toute façon... MERCI POUR TOUTES VOS REVIEWS ! Sincèrement je ne pensais que vous seriez si nombreux à me suivre... ! Bonne lecture !
Pour les lecteurs n'ayant pas de compte ffnet (Lili, HERM, Sakura, Harmony, Lyonne, Lisylys, Lili, Nynousette, Malicia56, Maeva et Mione Mione) vous trouverez les réponses là (je n'ai pas utilisé le mail quand vous ne m'avez rien dit à ce propos...) : http(:)(/)melindra(.)livejournal(.)com(/)11997(.)html
J'espère que le système de reply marche !
BON ANNIVERSAIRE GALOUZ !
Chapitre 3
Contrainte et forcée, Hermione suivit Draco dans le dédale de couloirs et d'escaliers de Poudlard. Le jeune homme s'arrêta devant une porte, sur laquelle était inscrite en lettre d'argent : « Préfets de Serpentard ». Le « S » de Serpentard était en fait un serpent d'argent, qui les fixa de ses yeux d'émeraude froids et inquiétants. Puis reconnaissant Draco, le serpent darda sa langue bifide en demandant :
- Le mot de passsssssse ?
- « Sang-pur », fit Draco.
Hermione corrigea immédiatement ses pensées : Draco Malfoy était exactement comme elle le pensait. Ni plus ni moins. Qu'avait-elle espéré ? Que le seul élève qui la dépasse en potion – d'ailleurs certainement par pur favoritisme – ait… comment dire, oui une personnalité réelle au lieu de n'être qu'une pure copie de son père ? Elle ricana donc, alors que la porte docile s'ouvrait.
Draco lui jeta un bref regard interrogateur et elle répondit à sa question muette :
- Quelle originalité, Malfoy, j'en suis étonnée…
Draco la fixa de ses yeux gris un instant avant de dire, un sourire moqueur sur les lèvres :
- Crois ce que tu veux, amour…
- Pardon ?
- Amour… C'est de circonstance, non ? », ironisa-t-il.
Mais le ton était tranchant comme l'acier. Et le mot amour lui était jeté en pleine figure, telle une insulte acérée.
- Bien sûr, chéri… », répliqua aussitôt Hermione.
- Tu n'es pas très originale, répliqua-t-il.
Son air de suffisance amusé agaça Hermione. Elle le suivit dans le petit salon des préfets, décoré de vert et d'argent. La décoration surchargée la mettait mal à l'aise, et ces deux couleurs évoquaient l'atmosphère malsaine d'un marais : le vert des plantes vénéneuses et l'argent de la surface de l'eau... Elle se sentit oppressée et furieuse de l'être.
- Mon doudou d'amour, c'est mieux , jeta-t-elle énervée.
- Non merci je ne veux pas que tu m'appelles comme tu appelles sûrement Weasley… Au fait, réalisa-t-il en entrant dans sa chambre, il doit être content de ce qui arrive, non ? Un Malfoy lui prenant sa dulcinée ! », dit-il avec cynisme.
- Je n'appartiens à personne !
- Alors il est vraiment idiot, murmura-t-il très bas.
Et de faire un geste brusque de sa main comme pour chasser une idée importune et insensée.
- Quoi ? », demanda Hermione qui était sûre d'avoir mal entendu.
- Il est vraiment idiot, répéta-t-il sèchement et plus fort. M'étonne pas !
Draco se dirigea vers une armoire pour sortir de quoi se soigner, mais Hermione le tira rudement arrière pour qu'il lui fasse face.
- Comment ça, Ron est idiot ? Tu crois que tes deux copains sont des prix Nobel peut-être ? Et quel rapport avec moi ?
- Cet idiot aurait du se bouger pour sortir avec toi ! S'il avait agi, on n'en serait pas là aujourd'hui, voilà ce qu'il y a ! Mais Weasley a toujours la tremblote pour un oui ou pour un non, et je ne parle même pas de ses performances en tant que gardien de Quidditch, lança Draco avec une certaine colère.
- Je ne te permet pas de le juger ! », s'emporta Hermione. Ne me dis pas que tu n'as jamais du te battre pour quelque chose, que ça a été difficile, que tu as peut-être échoué !
Draco la regarda avec une certaine condescendance.
- Rarement car je n'ai aucune envie d'échouer dans mes choix. Je les assume, c'est tout. Mais oui, visiblement pour une fois j'ai brillamment échoué... !
- En quoi ? », demanda Hermione curieuse malgré elle.
- A te chasser définitivement de mon espace vital ! », conclut-il avec méchanceté.
- Si ça peut te rassurer, réussit à rétorquer la jeune fille, c'est pareil pour moi !
- Tu veux la vérité ? Tu es comme un insecte dont je n'ai jamais réussi à me débarrasser : toujours présent et agaçant à bourdonner sans cesse, qui me pique et qui me pourrit la vie ! », cria-t-il presque, surpris lui-même de sa violence. La preuve c'est qu'aujourd'hui c'est à toi que je suis collé ! Ca aurait pu être n'importe quelle fille, eh bien non ! C'est encore toi, la Sang-de-Bourbe !
Hermione n'aurait pas du être surprise de ce rejet si total... Mais elle en était néanmoins blessée car tout n'était question que de ses origines moldues. Alors elle choisit simplement de dire, avec bon sens :
- M'insulter ou être méchant ne nous aidera en rien.
- Peut-être, grinça Draco, mais moi, ça m'aide à faire face à... ça !
Et il leva leurs deux mains toujours jointes. Ce lien entre eux chaud, vivant et... impossible à rompre. Mais Hermione s'en amusa :
- Incroyable ce que cette situation semble t'horripiler, nota-t-elle avec malice.
- Ce n'est pas la situation..., gronda-t-il.
- J'avais deviné et je n'ai pas fini ! », le coupa Hermione d'un ton plus sec, je pensais que ma présence te serait... indifférente. Au lieu de ça, tu n'as jamais été si ignoble. Tu es sûr que le sortilège se trompe ?
- Quoi, tu voudrais dire que je suis amoureux de toi ? », se moqua-t-il.
- Tu veux qu'on parle de l'impossibilité génétique que tu aies un coeur ? Non simplement que tu ressens quelque chose pour moi.
Draco rit :
- C'est la meilleure de l'année. Je te déteste !
- C'est bien ce que j'ai dit...
- Ne me dis pas que toi non ? », s'étonna-t-il.
Juste un peu flatté au fond de lui.
- Malfoy, je suis sensiblement plus évoluée que toi. Je déteste ta famille qui a fait de toi ce que tu es – pour ton information un Malfoy arrogant – et je te plains d'avoir du suivre ce chemin, expliqua Hermione à son tour condescendante.
- Tu... attends. Toi, me plaindre ? TOI ? », s'offusqua le jeune homme.
A partir de là, Hermione laissa tomber, puisque Draco se mit à lui hurler de nouvelles insultes. Quand elle en eut assez, elle laissa platement tomber :
- Tu n'as pas un autre mode de communication autre que me hurler des insanités ?
Draco s'interrompit puis demanda enfin, sur un ton plus calme :
- C'est vrai ?
- Quoi ?
- Ce que tu as dit ?
- J'ai horreur de mentir Malfoy.
- Ah...
Un silence se fit, une véritable bénédiction pour Hermione après cet affrontement. Elle en profita pour observer la chambre de Malfoy alors que celui-ci se dirigeait à nouveau vers l'armoire pour se soigner, toujours perplexe. Les mots de Hermione restant en lui.
La chambre était semblable à la sienne quant à la surface et la disposition des meubles. Mais les couleurs étaient encore ce vert infâme et cet argent terne. La fenêtre qui dans sa propre chambre laissait passer les rayons chauds du soleil ici était cachée par des lourds rideaux. Comme si, même en dehors des cachots, tout était fait pour en rappeler l'atmosphère délétère... Les rares meubles d'ébène ornées de fioritures d'argent acheva de convaincre la jeune fille qu'elle n'aimait pas la chambre de Draco : tout ici cédait à l'importance de l'apparence – une chambre de maître - , délaissant ce qui pour elle était essentiel. Le confort et la chaleur.
Elle ne fut pas non plus surprise de constater que Malfoy ne rangeait rien, laissant ce soin aux elfes de maison de Poudlard. Comme en témoignait les draps défaits et son linge sale éparpillé au sol... au sommet duquel trônait une adorable petite culotte en dentelle rose... Hermione détourna le regard, gênée : à moins que Malfoy n'ait des moeurs étranges, cela devait appartenir à l'une de ses conquêtes d'un soir. Sa réputation de séducteur sans scrupules n'était plus à faire... Et elle se trouvait coincée avec lui.
Entre temps, Draco avait sorti quelques potions pour soigner sa blessure toujours douloureuse. Hermione jeta un coup d'oeil dans l'armoire pour constater le nombre impressionnant de potions, fioles et ingrédients en tous genres.
- Tu es vraiment passionné de potions, murmura-t-elle surprise. Je ne pensais pas que tu en avais autant...!
Il haussa les épaules, cherchant une fiole bien précise pour se soigner :
- C'est normal... Dans les dortoirs des Serpentard, tout le monde se blesse à un moment ou à un autre, expliqua-t-il un peu distrait. Et comme Snape n'est pas toujours disponible, j'ai un stock de potions pour les urgences...
- « Tout le monde se blesse » ? », répéta Hermione sans comprendre.
Et avec la sensation un peu étrange d'avoir changé d'univers. Car personne ne se blessait dans les dortoirs des Gryffondors ! Enfin, si on exceptait les fois où les jumeaux Weasley avaient essayé leurs inventions sur un public consentant...
- Les Serpentards aiment bien appliquer leurs connaissances, répondit Draco laconique. En créer de nouvelles aussi... Ah, la voici ! », s'exclama-t-il en prenant un flacon.
Il se retourna vers Hermione :
- Bien, puisque tout est de ta faute et que je ne peux me soigner, c'est à toi de le faire !
Et il lui tendit le flacon. Hermione le regarda sans faire le geste de prendre le flacon. Les yeux gris de Draco s'étrécirent : quand il demandait quelque chose, la moindre des choses était qu'on le fasse...
- Alors ? », insista-t-il.
- Comme je te l'ai dit tout à l'heure, débrouille-toi ! Tout ce que je veux bien faire, c'est de regarder si tu as une écharde... mais ce n'est pas moi qui l'ôterait ! », répliqua la jeune fille avec une certaine moquerie.
Et la sensation de jouer avec le feu. Ils étaient liés et il ne pourrait rien faire contre elle qu'il ne regretterait tôt ou tard : tout le monde avait besoin de dormir, n'est-ce pas ?
- D'accord...
Il cédait bien vite, s'étonna Hermione.
- J'avais raison : les Gryffondors ne valent pas mieux que les Serpentards quand il s'agit d'aider quelqu'un...
- Je ne vais pas céder à cette tentative grossière de manipulation : ce n'est pas en me disant ça que je vais culpabiliser et te soigner. Et tu sais pourquoi ? Parce que je suis gauchère, fit Hermione sur un ton faussement désolée.
- Je ne te crois pas.
- Oh bien, ne viens pas te plaindre si j'arrive à rien et que je renverse de la potion dans les yeux !
- ... tu es vraiment gauchère ?
- Oui et toi ?
- Moi aussi.
Draco soupira :
- Bon alors regarde voir au moins si j'ai une écharde... ça tiraille depuis tout à l'heure alors... A moins que ce ne soit trop demander...
Hermione le considéra de ses yeux noisettes.
- Ce sera ma bonne action de la journée. Allez penche-toi, lui ordonna-t-elle.
Il hésita, craignant de lui faire confiance, puis s'exécuta n'ayant pas d'autre choix. Hermione souffla pour dégager la blessure des mèches blondes, avant de les écarter doucement de sa main libre... La blessure n'était pas belle et quelques fibre de bois étaient présentes, entraînées par la chute de Draco :
- Tu dois avoir la tête sacrément dure : je pense que tu as essayé d'emmener le bois de la table avec toi quand tu as glissé... ou alors le bois était pourri.
- Je le savais... ! », maugréa-t-il.
D'une main légère, elle lui retira les éclats.
- Tu as quelque chose pour nettoyer la blessure ?
- Je suis étonné que tu aies changé d'avis si rapidement : tu me soignes ? », s'étonna-t-il.
- Je crois bien que je préfère le faire plutôt que tu râles pendant des heures sur cette ridicule égratignure, fit-elle avec bon sens. Donne ta potion !
Sans relever la tête, il lui tendit le petit flacon qu'il tenait toujours dans sa main gauche.
- Fais bien attention de n'en mettre que sur la blessure !
- Ah bon, pourquoi ?
- C'est une potion spéciale : elle régénère rapidement les tissus pour arrêter tout saignement. Comme elle est un peu dangereuse, l'infirmière ne l'utilise pas... ?
Il s'interrompit alors que la douleur de sa blessure disparaissait mais qu'une longue mèche de ses cheveux se balançait désormais devant sa tête toujours penchée. Cheveux qu'il avait normalement courts. D'autres mèches rejoignirent rapidement la première.
- ... elle fait pousser les cheveux ? », s'étonna la jeune fille, amusée.
- Mais arrête ?
- Malfoy, j'ai toujours pensé que tu serais bien mieux avec les cheveux longs... », ironisa-t-elle.
Il s'écarta brutalement et quelques gouttes de la potion tombèrent sur le tapis dont les fibres de laine se mirent à grandir de plusieurs centimètres.
Hermione regarda le nouveau Draco Malfoy qui lui faisait face, furieux. Des mèches souples encadraient son visage aux traits fins et purs. La pâleur de ses cheveux faisaient ressortir l'orage de ses yeux... ainsi que le pli contrarié de ses lèvres.
Nda – Je ne pense pas que les cheveux mi-longs iraient à l'acteur qui joue Draco, mais je peux vous dire que ça va trèèèèès bien au perso que j'ai en tête. bave
Sans laisser démonter par la fureur du jeune homme, Hermione ajouta :
- Ne te plains pas : tu es guéri, non ? Et puis... essaye le catogan Malfoy... Parce que j'imagine que tu ne veux pas que j'essaie de te couper les cheveux avec ma main droite, si ?
Draco essayait de convaincre que non il ne devait pas réagir en gamin et lui jeter la première potion qu'il arriverait à attraper. Que c'était une mauvaise idée. Pourquoi il ne le voyait pas là tout de suite, mais plus tard – beaucoup plus tard – cela lui apparaîtrait clairement. Sans aucun doute.
- Bien sûr que non, amour. Puisque que tu as voulu que j'ai les cheveux plus longs, réussit-il à dire d'un ton doucereux. J'imagine que ça doit te plaire... mais je pense que Weasley serait affreux avec... Mais si tu veux, je peux te laisser un peu de cette potion pour que tu essaies ?
Le sourire moqueur d'Hermione disparut aussitôt.
- Laisse Ron tranquille !
- Très bien, alors parlons du gâteau. Ce matin, quand tu l'as reçu, tu as pensé que ce serait qui ? Weasley ? », questionna-t-il avec curiosité.
Hermione resta silencieuse, pensant avec remords à sa réaction. Quand elle avait été soulagée que ce ne fut ni Ron ni Harry. Oui car elle voulait que Ron lui demande, qu'il vienne à elle. Et non pas qu'il soit forcé par un stupide sortilège. Qu'ils prennent le temps de construire leur relation... Voilà ce dont elle se essayait de persuader pour ne pas culpabiliser.
- Personne, je voulais échapper à ça, avoua-t-elle avec franchise. Et toi ?
- Personne ? », s'étonna-t-il. Tu n'as pas eu d'idées bêtement romantique ?
- Non. Pourquoi toi si ? », répliqua-t-elle aussitôt.
Draco rit presque joyeux :
- Oh non tu me connais mal ! C'est Pansy. Elle est restée près de la fenêtre à guetter la moindre chouette. Ensuite, elle a voulu m'empêcher de manger le gâteau parce qu'elle était persuadée que c'était une condition de réalisation du sort. Elle voulait le manger à ma place.
- Ca n'a rien à voir : je n'ai pas touché au mien pour la même raison, soupira Hermione en s'asseyant sur le lit.
- Ce qui me rappelle que je commence à avoir faim...
- Et la bibliothèque ?
- « Et la bibliothèque » ? », singea-t-il aussitôt. Franchement, dès qu'on parle de livres...
- Je te trouvais moins désagréable quand tu étais blessé.
- Je deviens encore plus désagréable quand j'ai faim, crois-moi.
Hermione se retint de dire que c'était difficilement possible et fit :
- Très bien allons manger...
- Pas dans la Salle à Manger. Je vais demander à ce qu'on nous serve ici... », dit-il comme s'il s'agissait de la chose la plus naturelle du monde.
- Pourquoi donc ? », soupira-t-elle, fatiguée de son arrogance.
Pour toute réponse, il leva leurs deux mains liées.
- Ca te suffit comme raison ? Je n'ai aucune envie de manger en public avec toi à côté !
- Et moi je n'ai aucune envie de passer le reste de mes repas en tête-à-tête avec toi ! Alors crois-moi, si ce midi on mange ici, ce soir...
- Arrête ça : il n'y aura pas de « ce soir » car je te garantis qu'on va trouver un moyen de se libérer !
La jeune fille haussa les épaules.
- Mais bien sûr Malfoy. Je te signale que j'ai déjà rapidement cherché ce matin et je n'ai rien trouvé.
- Et tu as regardé dans la Réserve ?
Son sourire narquois l'agaçait au plus haut point :
- D'abord, la Réserve est interdite et ensuite je te rappelle que ce sortilège n'est pas un sort de magie noire !
- Eh bien s'il existe un moyen de magie noire pour l'annuler, je suis preneur ! Fais ce que tu veux, mais moi je le ferais, promit-il.
- Très bien Malfoy, répondit-elle les dents serrées. Et comment fait-on pour accéder à la Réserve ? Il faut une autorisation, non ?
Draco ouvrit rapidement le tiroir de la table de nuit et en sortit un parchemin qu'il ouvrit maladroitement de sa main libre pour le tendre sans un mot à Hermione :
« Le Professeur Severus Snape autorise l'élève Draco Malfoy à effectuer des recherches dans les livres de la Réserve dans le cadre de ses devoirs de potion », lut rapidement la jeune sorcière.
- Alors tu vois ? On peut y aller !
Et il se leva pour sortir de sa chambre. Hermione suivit le mouvement :« Si seulement, il existait un moyen de lui ôter son stupide sourire supérieur », pensa-t-elle sa main libre la démangeant de le lui effacer de façon radicale.
- Très bien, allons-y.
- Je te sens vexée, persifla-t-il.
- La ferme Malfoy, répliqua-t-elle.
Déjà lasse de dire cette phrase car elle devinait qu'elle allait la dire souvent.
- Mais bien sûr amour !
De même qu'elle allait aussi souvent entendre la réponse qui lui faisait le même effet qu'un morceau de craie sur un tableau...
Il ferma la porte derrière eux et ils se retrouvèrent dans le petit salon des préfets... où la délicieuse odeur d'un repas chaud les attendait. En effet un plateau repas avait déposé et il était clair qu'il était à leur attention. Le gâteau au chocolat en forme de coeur sur lequel était inscrit dans des lettres roses « Draco et Hermione pour toujours » ne laissait aucune place au doute. Il y avait même une rose rouge dans un petit soliflore.
De même, le menu laissait place à une certitude quant au sadisme de son auteur : carottes râpées en entrée puis cailles rôties et petits pois en plat principal.
Nda – Je m'excuse de mon manque d'imagination car c'est exactement le même menu que dans « collés pour la St Valentin 7ème année », mais je n'ai pas trouvé pire comme plat « classique ».
- Celui qui a fait le choix de ce repas est sadique, laissa froidement tomber Draco en s'asseyant dans un canapé.
Nda - ... ... ... ... ... ... meuh non. J'aurais pu mettre des escargots, tiens !
Hermione n'eut pas d'autre choix que de s'asseoir à sa droite. Elle demanda alors :
- Et comment fait-on ?
Draco ne répondit pas, prit une fourchette et commença à manger son entrée directement dans le plat.
- J'aurais du me douter... », marmonna la jeune fille avant de l'imiter.
Mais lorsqu'une fois son entrée finie, Draco voulut s'attaquer à la suite, il comprit rapidement, qu'il était hors de question qu'il mange les petits pois un à un. Il chercha en vain une cuillère : apparemment l'auteur de ce repas sadique avait pensé à tout. Il fallait deux mains pour manger un repas pareil !
Nda – Mais uniquement parce qu'un lecteur m'a fait la remarque sur la fic « collés pour la St valentin 7ème » !
- Je te propose un marché, dit-il enfin.
Hermione s'arrêta de manger, ravie de constater qu'il n'avait pas tenu longtemps.
- Je suis toute ouïe.
- Tu m'aides à manger et je fais pareil pour toi.
La jeune fille fit mine de réfléchir, pourchassant par jeu les petits pois dans son assiette avec sa fourchette. Avec une certaine habilité pour une gauchère...
- Alors ? », insista-t-il.
- Je ne sais pas... Tu es sûr de vouloir mon aide ? Après tout, tu pourrais demander à Parkinson, non ?
- J'ai faim.
- Oui j'ai entendu ton estomac.
- Je veux dire... je refuse d'aller chercher Pansy dans la salle à manger devant tout le monde... pour lui demander ça !
- Donc tu préfères que ce soit moi ?
- Ce n'est pas ce que j'ai dit !
- Très bien, fit simplement Hermione.
Avant d'essayer de manger sa caille d'une main sans plus lui prêter d'attention.
- D'accord, d'accord... Je veux que ce soit toi ! », céda-t-il plus agacé qu'autre chose.
Hermione le regarda, ses yeux noisettes pétillants de malice :
- « S'il te plait ».
- Tu te fiches de moi, là !
- Non Malfoy. Quand on veut quelque chose... on y met les formes.
- C'est un marché ! », lui rappela-t-il.
- Et alors ? Je ne t'ai jamais demandé ton aide.
Draco posa sa fourchette avec un mince sourire amusé.
- Dis voir... Ton pantalon... il se ferme par un bouton, n'est-ce pas ?
Elle fronça les sourcils sans comprendre mais déjà il poursuivait :
- Tu as déjà essayé de boutonner un vêtement d'une seule main ? Et en plus avec ta main droite ? Parce que... je suppose que tu imagines très bien ce qui se passera si ce bouton n'est pas correctement mis. Mais oui... parce que tu y toucheras forcément durant la journée, précisa-t-il se délectant de sa réaction.
Car en effet, la jeune fille avait pâli, comprenant clairement ce qu'il sous entendait.
- D'accord ! », fit-elle d'une voix moins assurée. D'accord, on passe ce marché : je t'aide et tu m'aides !
- Je savais que tu finirais par penser comme moi... », fit-il avec un grand sourire. Ah et si tu pouvais m'aider à m'attacher les cheveux, j'en ai marre de les avoir devant les yeux.
Hermione soupira alors que Draco transformait la rose en un mince lacet de cuir pour le lui tendre sans un mot. Mais avec toujours ce léger sourire supérieur sur les lèvres... Elle se leva pour se mettre derrière lui : elle réunit les mèches souples dans sa main libre tout en tenant le lacet entre ses dents.
- Tiens-les, marmonna-t-elle.
Le jeune homme s'exécuta et Hermione réussit à nouer le lacet de sa main libre, tout en tenant une extrémité entre les dents. Ses lèvres effleurèrent la main de Draco sans qu'elle y prit garde, concentrée sur sa tâche. Attentive à la réussir du premier coup.
Draco, lui s'en rendit parfaitement compte. Et bien qu'il chassa cette pensée aussitôt, il éprouva un étrange sentiment. Un trouble fugitif du à cette intimité forcée...
Ils finirent donc le repas – refroidi entre temps – Draco les cheveux rassemblés en catogan, et Hermione dans un silence crispé.
De loin, un observateur attentif les aurait pris pour un couple soudé et aimant, se donnant amoureusement la becquée à tour de rôle. Quoi de plus romantique qu'en ce jour de la Saint-Valentin ? Mais quoi aussi de plus risible quand on regardait de plus près ces deux-là, crispés pour réduire le contact ou la moindre forme d'intimité à néant.
Quand ils eurent enfin fini, Hermione se leva d'un bond :
- Bon alors, on va à la bibliothèque ?
- Et le gâteau ? », protesta-t-il.
- Tu veux manger ce truc ?
- Après avoir effacé ton nom, bien sûr, fit-il insultant.
- Comme tu veux, fit-elle en haussant les épaules.
Draco ne prit pas la peine de se couper une part : il attaqua le dessert à... la fourchette. Sous le regard navré d'Hermione qui soupira.
- Quoi ? » fit-il.
- Rien. Rien du tout. Un mythe s'effondre, voilà tout.
- Comment ça ?
Et avant que Hermione n'ait pu réfléchir à ce qu'elle disait, les mots sortirent tous seuls :
- Tu manges les desserts comme Ron. Surtout ceux au chocolat.
La fourchette tomba dans le gâteau alors que Draco la regardait, vexé :
- J'ai fini, dit-il d'un ton sec.
- Et comme Ron, tu en as partout...
Hermione prit une serviette mais Draco la lui arracha pour s'essuyer et la jeter.
- Bon on va à la bibliothèque ?
- Ne me dis pas que tu es vexé ?
- Mais non amour, répliqua aussitôt le jeune homme.
Hermione ne put retenir un sourire amusé : il ne supportait pas la moindre comparaison avec quiconque, visiblement.
- Quoi ? », voulut savoir Draco.
- Je n'ai rien dit Malfoy, dit-elle en ouvrant la porte.
Ce qui s'amorçait comme une nouvelle dispute, fut heureusement interrompue. Ils sortaient des appartements des préfets de Serpentard... quand une vive lueur les aveugla. Juste après, ils entendirent :
- Ouiiiiiii ! J'ai la première photo des Collés de la Saint Valentin !
Colin Crivey, jeune sorcier toujours à la recherche d'un scoop, les contempla d'un air heureux avant d'ajouter :
- Grâce à vous deux, mes économies vont exploser ! », déclara-t-il ravi.
Et il s'enfuit en courant avant que Draco n'ait eu le temps de se saisir de sa baguette.
Je ne pouvais pas passer à côté, n'est-ce pas Galouz ? Bref, je prends les paris sur l'espérance de vie de Colin...!
Pour la suite... je dois toujours écrire les 2 fics pour 2 zines, et ça va me bloquer un petit moment. Même si je n'en ai pas l'air, je pense à vous et à mes fics en cours ! Une petite review ? (et si vous voulez votre réponse directement par mail, avec le lien, n'oubliez pas de laisser le mail !) BISOUS !
Edit : merci à MalfoyHermy d'avoir relevé mon erreur. J'ai remplacé la cuillère du gâteau par une fourchette. J'ai écrit trop vite la fin...!
