Chapitre 8 : (9 pages)
C'était à mon tour de travailler. Et ce ne serait pas la partie la plus agréable… Surtout après le passage plus « léger » de mon coéquipier… Comment la ramener sur ses mauvais souvenirs et lui faire dire tout ce qu'elle voulait absolument oublier...
Je rapprochai ma chaise d'elle, lui pris la main et inspirai un bon coup.
- « Julia … ma chérie … Il va falloir ... J'ai besoin … Je dois entendre … ce qui t'es arrivé… exactement … J'ai besoin de savoir tout ce qui s'est passé depuis le moment où il t'a enlevée jusqu'à ce que tu te retrouves avec nous, à l'hôpital. »
Elle se referma aussitôt… comme en début de matinée. Mais je n'avais pas le choix. Il ne me restait plus que quelques heures pour avancer dans le dossier.
Je repris :
- « Mais avant … je te propose de manger quelque chose … Il est une heure… On a bien mérité de prendre une petite pause… Qu'est-ce que tu veux manger ?
- On va sortir ? » me demanda-t-elle inquiète.
- « Si tu ne veux pas, non … Par contre, je connais un endroit sympa à te faire découvrir… dans l'immeuble … et où on pourra prendre notre déjeuner…
- Oui … je préfère … j'aimerai … un Happy Meal … Ca fait très longtemps que je n'en ai plus mangé … Je peux en avoir un ?
- Ooh oui tu peux … bien sûr … tout ce que tu veux !
- Et vous Mesdames, que prendrez-vous ? C'est la maison qui régale.
- Une salade César et un coca light », me répondit Alexandra.
- « Je prendrai la même chose mais en plus un sundae chocolat … je vais profiter de votre générosité… » me dit le Docteur avec un sourire.
- « Pas de problème, je prends note … Et moi ce sera un Royal Cheese et un coca normal… », j'ouvris la porte et transmis la commande à un officier qui partit aussitôt, « On y va ? Vous me suivez ? …
- Où ?
- Sur le toit de l'immeuble … Vous allez adorer !! »
J'attendis que l'information passe de l'autre côté des murs et qu'on libère le passage jusque là pour Julia.
- « Je pense qu'on peut y aller »
J'ouvris la porte, nous traversâmes le couloir, le hall central, nous montâmes dans l'ascenseur qui nous conduisit directement au dernier étage. Il ne restait plus qu'à franchir quelques marches de l'escalier de secours. Je poussai une énorme porte métallique coupe-feu qui nous séparait de la terrasse.
Sur le toit, nous pûmes admirer la superbe vue qui se découvrait sous nos yeux.
- « Whaaa, c'est magnifique » s'exclamèrent en même temps mes trois compagnes.
- « On a une vue sur tout New York ! » ajouta Anna.
- « Je ne connaissais pas cet endroit ... Pourquoi me l'as-tu caché tout ce temps ? » m'interrogea Alex.
- « Oh mais ce n'est pas un secret. Tous les flics montent ici pour se reposer, se détendre … prendre du recul. On a de la chance, il n'y a personne… Venez, là bas, il y a des fauteuils…
- Et mais on dirait que vous vous êtes bien installés… Frigo … table … coussins … Vous avez même du matériel de fitness… C'est excellent !
- La plupart d'entre nous s'entraînent dans la salle du sous-sol… Ici c'est en cas de coup dur, de besoin de solitude ou … pour extérioriser sa rage sans témoin… C'est un lieu que tout le monde respecte et entretient… Tout le monde en a besoin un jour ou un autre …
Allez asseyez-vous … profitez … détendez-vous … le repas ne va pas tarder … »
La Substitut du Procureur fit le tour du propriétaire. Elle se promenait le long du périmètre de sécurité que l'ancien commissaire avait installé quelques années plutôt, avant mon arrivée. Sur le muret, au bord du toit, il avait fait mettre une grille assez haute pour ne pas tomber ou qu'une balle ne s'échappe et ne crée des dégâts.
Notre coin repos s'étalait sur le toit de deux immeubles de même hauteur. Au centre, nous avions transformé et aménagé la cage de l'ancien ascenseur en véranda. D'énormes baies vitrées s'ouvraient aux quatre points cardinaux. Nous avions percé le toit pour le remplacer par une verrière transparente. C'est là que se trouvaient les fauteuils et le frigo. A l'abri, sous le préau, on rangeait précieusement les poids, les cordes, les sacs, les balles, … tout le matériel sportif. Sur la gauche, Alexandra admirait le terrain de basket fait maison avec différentes récup'… Aucun panier n'était semblable. L'un provenait de Brooklyn et le filet était « tissé » de mailles en fer monté sur de grosses barres métalliques. L'autre était plus simple et plus léger. Nous avions dû le souder au sol de peur qu'il ne s'envole ou qu'il écrase un joueur en Slam Dunkant (). Nous avions peint nous-mêmes les limites du terrain. C'était notre fierté.
Sur la droite de la véranda, Jacky, le gardien du bâtiment, a empoté des arbustes, des plantes fruitiers, des fleurs et du lierre. Il avait ajouté une touche naturelle qui faisait défaut alors et qui était indispensable aujourd'hui. On pouvait se croire dans un petit parc privé.
Notre immeuble surplombait tout le quartier. Nous pouvions admirer au loin l'embouchure de l'Hudson, le port et ses embarcadères. Alexandra, Anna et Julia regardèrent ensuite les bateliers, les douaniers et les dockers s'agiter comme des fourmis, les immenses bateaux de transports, les cargaisons, les grues et les conteneurs de marchandises dans un mouvement continu d'embarcation et de débarquement.
Aucun bâtiment voisinant ne nous obstruait la vue ou le soleil. Les hauts Gratte-ciel du quartier financier se dressaient majestueusement plus au Sud Ouest de nous. C'était la nuit qui offrait le plus beau spectacle : des milliers d'étoiles étincelaient à hauteur d'hommes, il suffisait de tendre la main pour avoir l'impression de les cueillir.
Nous étions à l'abri de la pollution et du bruit. C'était un vrai havre de paix.
Une jeune auxiliaire se présenta enfin. Je reconnus tout de suite les sacs de papier brun recyclé du fast food.
- « Haaaaa … Merci », lui dis-je en la délestant de ses paquets, « c'est bien aimable à vous ».
Elle me sourit et me regarda avec insistance. Je ne l'avais jamais vue avant aujourd'hui et je le regrettais aussitôt : elle est bien mignonne. Je l'observais, je la détaillais du regard … et bien 'faite'.
- « Si je peux faire quelque chose d'autre pour vous, Inspecteur Benson… » dit-elle. Grrr elle a un petit accent chantant… et elle, elle me connaît … Harg ! En d'autres temps, d'autres circonstances … Benson ! Reprends-toi ; t'es en service !!
- « Oliviaa, on a faim … » Alex me regardait curieusement ? … avec perplexité ? … jalousie peut être ? … Ne rêve pas non plus.
- « Je viens ». Je fis un clin d'œil à notre jeune hôtesse et m'éloigna. « Voilà, un Meal pour toi … salades pour vous deux … Coca light … et mon menu … Bon appétit !
- Bon appétit ! » me répondirent-elles en chœur.
Et nous mangions, profitant du calme et de la sérénité du lieu.
De retour dans la salle d'interrogatoire depuis deux heures trente, nous reprîmes là où nous en étions arrivées. Nous avions récapitulé tout ce que nous avions appris au matin pour lui rafraîchir la mémoire et, malheureusement, la remettre en situation.
Julia avait le visage trempé de larmes qu'elle avait versées quelques minutes auparavant, se remémorant son kidnapping et nous racontant sa séquestration dans d'horribles conditions… ses viols répétitifs, les brutalités qu'elle a subies quand elle résistait. Elle s'était réfugiée dans les bras d'Anna qui me regardait avec désapprobation bien qu'elle savait que je devais lui poser toutes ces questions. J'étais obligée de pousser la pauvre petite victime dans ses plus profonds et pires cauchemars, et elle savait que Julia devait tout revivre et tout nous raconter pour avancer dans l'enquête … pour l'aider.
Alexandra, elle, était debout près de la fenêtre, elle nous tournait le dos, le regard, sans doute, perdu au loin, et avait les bras croisés. Je crois qu'elle pleurait elle aussi, silencieusement, et qu'elle ne voulait pas le montrer.
J'endossais encore une fois le mauvais rôle : je ne devais trahir aucun sentiment, je devais être transparente, ni juger, ni compatir, ni réconforter, ni adoucir. Je devais être objective et obtenir les meilleures informations, les plus précises et les plus pertinentes. Je devais être pointilleuse et ne pas lésiner sur les détails. C'était à Anna de se montrer forte pour deux et soutenir la petite fille. C'est pour cela que j'avais accepté sa compagnie. Je comptais sur elle pour réconforter la petite. Elle ne s'en privait pas et l'encerclait de ses bras en signe de protection. Elle la soutenait et contenait ses soubresauts, ses crises de larmes, …
Julia avait évalué le temps de son enlèvement à approximativement trois jours… peut être quatre ou cinq ; elle avait sombré dans l'inconscience sous la force d'un coup de poing que son agresseur lui avait assené et qui l'avait envoyé frapper, la tête la première, le coin d'un meuble.
Elle ne se souvenait de plus rien : le trou noir.
Nous supposions, qu'énervé par le manque de réaction de la petite, « Oncle Bill » s'était défoulé sur elle, pendant son évanouissement… Quelque part, il valait mieux qu'elle ne s'en souvienne pas.
Julia hoquetait et avait du mal à retrouver sa respiration. Il était temps que nous marquions une nouvelle pause…
C'est alors qu'apparut une nouvelle fois Elliot, accompagné, cette fois, de Lizzie et Dickie.
- « C'est encore moi. Je me suis dit que ça te plairait sûrement de rencontrer mes petits démons … Olivia t'en a parlé… tu te souviens … On va vous laisser un peu et on vous ramène de quoi grignoter : cookies et lait pour tout le monde, je suppose ?
- Ouiiiiiiiii ! » s'exclamèrent les jumeaux en se précipitant dans la pièce. « C'est trop cool ici … Y a trop de trucs … T'as vu la voiture ? … Regarde la Play …
- Et la maison de Barbie ? …. Y a toute la famille … » ajouta Lizzie.
Anna, Alexandra, Elliot et moi quittâmes la pièce sur la pointe des pieds et je refermai la porte derrière moi. Nous soufflâmes toutes profondément. Elliot nous demanda :
- « Ca a été là-dedans ?
- On avance … on a déjà sa déclaration sur son enlèvement et sa séquestration… Elle doit encore nous décrire les lieux, ce qu'elle a vu autour d'elle, si elle a vu quelque chose par la fenêtre … et bien sûr je dois l'interroger sur son passé, sur ses 3 ans d'absence … et sa première famille… ». Le docteur Anna m'interrompit :
- « Je ne me doutais pas une seconde que votre travail était si insupportable. Je dois soigner les blessures extérieures, j'entends d'une oreille les causes, mais je ne me penche pas sur les conséquences… Avec Julia, c'est différent maintenant … je suis passée de l'autre côté … Je ne peux plus me voiler la face … Je ne serai plus jamais la même… Je ne sais pas comment vous faites … », elle baissa la tête.
Alex restait silencieuse, elle semblait loin de nous, loin d'ici. Elliot ajouta :
- « On va les laisser un peu seuls, que Julia pense à autre chose, qu'elle reprenne contact avec le monde et ses habitants … Je fais confiance à Dickie, il met très vite les gens à l'aise…
L'Agent Thompson s'est proposée pour aller leur préparer un goûter, elle les surveillera de l'autre côté de la vitre pendant que nous discuterons dans le bureau de Cragen. Munch et Fin nous attendent déjà…
- Docteur » fis-je « je suis désolée mais vous ne pouvez pas nous accompagner…
- Ca m'arrange … j'ai vraiment besoin de prendre l'air … Loin d'ici … Loin de tout ça … Vous voyez là … je culpabilise parce que moi, je peux m'en aller … oublier … passer à autre chose … et que Julia … devra vivre avec ça toute sa vie ! » Et elle se dirigea vers la sortie.
- « On vous bipera quand on recommencera … » lui criai-je. Elle avait disparu au coin du couloir.
Un frôlement d'étoffe attira mon attention derrière moi.
- « Hum, … euh … Inspecteur Benson … s'il vous plait … si vous pouviez m'ouvrir la porte … j'ai les bras encombrés … »
Je me retournai et me retrouvai face avec la jolie Auxiliaire qui tenait dans ses mains un plateau avec des biscuits, du lait, des tasses et des serviettes.
- « Oui bien sûr », et avec un large sourire, je la précédai, lui ouvris la porte et restai dans l'embrasure. Elle s'avança et devait m'effleurer pour entrer dans la pièce. Au contact, nous nous regardions longuement … Puis elle se détourna et appela les enfants. Je refermai la porte, contente de moi et fit volte face au regard inquisiteur d'Elliot…
- « Quand tu auras fini … tu nous feras signe … On peut y aller ?
- Oui … on peut y aller » lui répondis-je en rougissant, prise à défaut.
Dans le bureau du Capitaine, tout le monde était assis et nous attendait impatiemment ; Munch sur le rebord de la fenêtre, Fin sur l'accoudoir du fauteuil dans le coin et le Capitaine derrière son bureau, les mains jointes à plat l'une contre l'autre, le menton posé sur les pouces : il réfléchissait.
- « Bien commençons… On a un portrait robot du gars et un signe distinctif. On va se pencher là-dessus.
Munch et Fin vous me cherchez tous les tatouages possibles avec une tête de chat qui …
- Excusez moi Cap' … », intervint Elliot « … mais je pense savoir ce que c'est … Je suis étonné que Fin et vous n'y ayez pas pensé… Vous êtes des enfants de NY … comme moi … Allons ça ne vous dit rien ??? … Allez Capitaine … Surtout vous ! … Chat … violet …
- Non je vois pas du tout » répondit Fin.
- …
Les deux hommes creusaient leur mémoire…
- « Mais oui ! Le 'Violet Bobcat' !! Pourquoi je n'y ai pas pensé tout de suite ! » s'écria le chef.
- « Le quoi ? » demanda Alexandra
- « Le 'Violet D. Bobcat' … Le Lynx Violet … l'effigie … la mascotte des équipes sportives universitaires de New York… La plus grande université de la ville … après Columbia … qui regroupe tous les sports de compétitions : Base Ball, Basket, Volley et aussi le Soccer … dont l'équipe féminine est entrée dans le top 16 des meilleures victoires du pays en 2003 … et … » nous dit Elliot emballé.
Nous le regardions tous avec étonnement…
- « Bah oui, j'aime le foot féminin et alors ! Elles sont bonnes … sur le terrain ! … rhoo, ne me regardez pas comme ça … Elles excellent la balle au pied !
- Ok … ce 'Violet Bobcat' représente un sport en particulier ? » demandai-je.
- « Non tous les sports de l'Université de NY » expliqua le Capitaine « … en ne tenant compte que des équipes masculines … soit, si mes souvenirs sont bons … Base-ball, un … Basket, deux… Football américain, Golf, Soccer, Natation, six … Athlétisme, Tennis, … Lutte … et le Volley n'est composé que de femmes … Donc une dizaine d'équipes approximativement.
- Je pense que vous devriez prendre en compte les équipes féminines … Parfois leurs entraîneurs sont des hommes… » corrigea Munch. Elliot reprit :
- « Dans ce cas, la Lutte, le Base Ball et le Football sont les seuls clubs sportifs qui n'ont pas d'équipes des deux sexes.
- Pff … Ca va être long !!! » râla Munch.
- « Et dans les archives … Rien ne prouve que cet homme soit toujours sur le terrain ou comme coach… C'est peut être un ancien élève, un ancien prof … ou … et je ne l'espère pas …un fan du numéro 52 … » conclua Fin. Cragen intima :
- « Hé bien, vous savez où chercher, à qui demander …
- On peut certainement éliminer les équipes qui comprennent moins de 52 numéros ou qui ne possèdent pas de numéros du tout… » ajouta Alexandra.
- « Oui comme le Volley … et les sports individuels : le Tennis … le Golf … On devrait établir la liste maintenant … ensemble, ça nous évitera de nous éparpiller et de nous disperser … » proposai-je.
- « Attends, j'ai une solution plus rapide … Je reviens … » Et Munch quitta le bureau.
- « Je vais chercher du café en face … quelqu'un en veut ? … Je suppose Capitaine que c'est toujours le même noir de chez noir ? Fin un crème, Olivia un brésilien, Munch ce sera un moka sans doute et toi Alex ? » proposa Elliot.
- « Café chocolaté … j'ai découvert ça il y a quelques jours … ils y ajoutent quelques copeaux de chocolat noir à l'ancienne … c'est savoureux ! » dit-elle en salivant.
- « Bien à dans quelques minutes, je fais vite.
- Attends je t'accompagne … Deux paires de mains seront amplement suffisants ».
Et nous partîmes à notre tour.
- « Elliot » je devais en profiter pour lui parler sur le chemin … je n'avais plus beaucoup d'occasions de le faire … « tu as fait du bon boulot aujourd'hui … Je ne sais pas d'où t'es venu tant d'inspiration, mais ça a transporté la petite Julia, … tu as allégé sa journée et tu as vraiment soulagé l'interrogatoire…
- Oui » me répondit-il le visage fermé, le regard sévère, focalisé sur ses pas. Il marchait vite … plus vite qu'à l'ordinaire, comme s'il voulait marquer une distance avec moi.
- Ecoute … je voulais te dire que …
- Tu as été voir Huang ou quelqu'un ?
- Non, mais le Capitaine m'…
- Dans ce cas, on n'a rien à se dire … » et il clôtura la conversation. Mais je repris :
- « Elliot, je suis suspendue … je …
- Et ? C'est une bonne chose ! … au moins, je ne devrais plus surveiller mes arrières et les tiennes en plus. C'est épuisant.
- Ecoute, j'ai rendez-vous …
- D'ici là … Olivia … d'ici là … on attendra … Merci » il balaya mes intentions avec sa main, il mettait un point final à notre dialogue.
- « Vos cafés … fraîchement moulus … tout chauds … tout bons ! » Il les déposa sur le bureau … Munch ne mit pas longtemps à nous rejoindre :
- « Le travail prend moins de temps quand tout a déjà été pré-mâché par Internet… Voilà … Toutes les équipes sportives que l'on peut trouver à l'Université de New York. » Et il nous tendit les copies.
SVU – Manhattan 24th March 2007
240 W 47th Street
NY 10036 - USA
Sports, Recreation, Athletics and Intramurals
– Table of Content –
Sports ContentPlayeurs &Shirt's
RemplacementsNumbers
Baseball M 9 5/900 to 99
FootballM 11 42 00 to 99
Basketball M & F 5 5/700 to 99
SoccerM & F 11 11 01 to 99
SoftballM 9 3/900 to 99
Volleyball F 6 6 01 to 23
Swim M & F Individuel /
Dive M & F Individuel /
Cross M & F Individuel /
Escrime M & F Individuel /
Tennis M & F Individuel /
Athletics M & F Individuel /
Lutte M Individuel /
Golf M Individuel /
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Il poursuivit :
- « Si vous regardez bien je les ai également regroupés : les sports par équipe, individuels et par numéros pouvant contenir le 52…
- Il nous reste 8 clubs dans lesquels il va falloir fouiller … passé … présent … », Fin courbait déjà le dos sous le poids du travail.
- « Positivons ! On a deux cartes positives en main : un portrait robot & son tatouage… », le Capitaine s'agitait et tentait de remonter le moral de sa troupe « …et on peut cibler également d'après son âge. Ca diminue la quantité d'archives. ». Il marqua une pause puis reprit « Allons-y les gens ! … Assez de bavardages … Au travail ! … Fin, Munch, vous allez à l'Université, au secrétariat… Stabler et Benson vous restez deux minutes encore dans mon bureau j'ai à vous parler… Cabot … tu es libre pour un petit quart d'heure … Je t'appellerai quand on recommencera à interroger la petite. Ne t'éloigne pas trop … » Il referma la porte quand tout le monde vaqua à son occupation.
- « A nous, maintenant …
Elliot … Olivia est suspendue … Et je l'ai déjà remplacée … Tu auras une nouvelle coéquipière pendant quelques temps … Tu n'avanceras pas en territoire inconnu… Tu la connais et tu as déjà travaillé avec elle.
- … Capitaine … Ne me dites pas que c'est Jeff Ries … S'il vous plait …
- Si … et il n'y a pas à discuter … Il y a un temps où vous faisiez tous du bon travail ensemble avant cette sombre histoire … Son dossier est blanchi … Elle a fait une erreur … Je compte sur toi pour ne plus en tenir rigueur…
- Si vous me garantissez qu'elle ne couchera pas avec ce suspect-ci …
- Elliot ! Que je ne t'entende plus sortir ce genre de remarques, c'est mon seul avertissement …
- Elle va en entendre d'autres de la part des autres …
- Et bien tu seras là pour gérer et t'en occuper …
- Merci du cadeau … » Et il me jeta un regard noir. Il était évident qu'il me reprochait sa situation… et il n'avait franchement pas tort … Lui aussi … je devrais bientôt compter les amis qu'il me reste sur une seule main à ce rythme-là … Je crois que je peux déjà commencer …
- « Elle ne viendra pas avant la fin de la soirée … elle doit clôturer une affaire … entre temps tu es consigné ici … Fais des recherches sur Internet ou écoute l'interrogatoire et rassemble les informations …
Olivia, tu peux continuer à interroger Julia… J'appelle Cabot & bipe le docteur. Allez-y déjà »
En quittant le bureau, Elliot grommela entre ses dents :
- « Putain quand tu foires … tu fais pas les choses à moitié … Tu m'appelles quand tu auras fini de foutre la merdre partout ???
- Elliot, je suis désolée … si j'avais pu …
- Il est trop tard maintenant, non ? Et je t'avais prévenue aussi … non ? Ecoute Olivia … j'ai besoin de respirer là, j'ai besoin d'air … et surtout là … j'ai besoin d'être loin de toi … Sinon je dirai ou ferai des choses que je risque de regretter… Alors au nom de notre amitié … prends tes distances… N'insiste pas ! … Ca me fera du bien, après tout, de travailler avec quelqu'un d'autre… »
Je baissai les yeux, dépitée, triste … vide. Lui aussi, je l'avais déçu.
J'entrai dans la pièce où les rires et les cris d'enfants résonnèrent.
- « Oliviiiaaaaa … » et ils se précipitèrent dans mes bras. J'engouffrais mon visage dans leur manche et dans leur pull… J'essayais de me contenir … là encore et toujours, je ne pouvais laisser transparaître aucune émotion.
() NA – Néologismes de l'auteur :
Slam Dunkant Slam Dunk (ou Jam) : Lorsqu'un joueur saute haut pour marquer un panier, enfonce avec force d'une main la balle, s'accroche au filet de l'autre et se laisse pendre.
