Chapitre 9 :
(NC-17) Parce que des lecteurs ont moins de 17 ans et que les scènes qui vont suivre sont assez hot, je ne les publierai pas on-line. La partie censurée n'influence en rien la suite logique de l'histoire et les chapitres à venir. Pour ceux et celles que cela intéresse, envoyez-moi un commentaire avec votre adresse email ou pour ceux qui me connaissent, un courriel et je vous renverrai illico presto le morceau manquant.
La journée s'était écoulée comme elle avait débuté péniblement. C'était une des plus longues et éprouvantes que j'avais vécues jusqu'à aujourd'hui.
Julia nous avait tout raconté, tout ce dont sa mémoire lui permettait de se rappeler la disposition des lieux, la description de la maison, du paysage extérieur et du quartier qu'elle avait pu entrevoir par les baies vitrées.
La petite fille semblait plus à l'aise sur ce témoignage elle ne devait plus parler d'elle, ni de ce qu'elle avait subi… On faisait appel à ses capacités d'observation et elle se prenait, du coup, pour un détective. Dès qu'un élément attirait notre attention ou nous permettait de l'ajouter aux autres indices collectés, elle se rehaussait de fierté… La journée pour elle, par contre, se terminait de façon plus douce qu'elle n'avait commencé.
J'avais emprunté une voiture de fonction pour les raccompagner à l'hôpital. Je les déposai à l'entrée, Julia me sauta au cou et m'embrassa sur la joue :
- « Merci » me dit-elle furtivement « Ca va aller ? ». C'était elle qui me maternait. Elle ne faisait plus son âge, elle avait grandi trop vite.
Je lui fis un signe de tête et lui souris, confiante :
- « A demain 9h ». Et elles partirent main dans la main, la doctoresse et la petite fille. Alexandra remit sa ceinture et me demanda :
- « Tu me ramènes à la Section ? J'y ai laissé ma voiture…
- Bien sûr, tu ne veux pas boire un verre avant ? C'est moi qui offre.
- Non … Non, Merci… Je crois que je vais plutôt travailler encore un peu sur mes dossiers …. J'ai besoin de me jeter à corps perdu dans quelque chose d'autre pour ne pas penser…. Pff Quelle journée ! ».
Nous quittâmes séparément le parking de la Division. La Substitut du Procureur entrait par la porte de service sans se retourner et moi, je m'en éloignai, je n'avais plus rien à y faire.
J'hésitais entre rentrer chez moi ou à aller boire ce verre, même seule. Je n'étais pas d'humeur joyeuse j'étais contrariée, renfrognée, lugubre. Tout ce que Julia nous avait confié me pesait lourdement et je n'avais personne vers qui me tourner et me soulager. En tenant compte que j'avais du mettre en place une barrière de défense pour protéger ma sensibilité et un masque inflexible pour poursuivre l'interrogatoire objectivement, j'étais exténuée psychologiquement.
Mes meilleurs amis m'en voulaient pour diverses raisons, je m'étais discréditée aux yeux de mon patron et de mes collègues, j'étais suspendue pour un temps indéterminé, je devais aller voir un psy et tout ça en moins de 12h… Je n'étais pas fière de moi, que du contraire, je ne menais pas large. Je ne valais pas grand-chose à mes yeux et … aux yeux de mes proches.
Remontée contre mes attitudes et en colère contre moi-même, je n'avais qu'une envie, me vider encore la tête … oublier … foncer droit devant et tenter de larguer mes mauvaises pensées derrière moi.
Les températures avaient chuté subitement, le ciel s'était obscurci. Puis une pluie fine et glacée de fin d'hiver se mit à tomber et à s'immiscer dans les coutures de ma veste en cuir. Je sentais le vent et les gouttes froides percer mes vêtements. Décidément, rien ne me serait épargné.
Pour m'abriter, j'entrai dans la première taverne du coin et m'assis au bar. Je commandais une bière, puis retirais ma veste. De longues traces humides imprégnaient ma chemise qui me collait désagréablement à la peau. Je bus ma première bouteille d'un trait, j'en commandais aussitôt une deuxième et toujours assise sur mon tabouret, je me tournais vers la salle et m'accoudais sur le plan.
La pièce était mal éclairée, assez sombre. Peu de monde était attablé au devant de la pièce. Mais très vite, mon attention fut attirée par des cris et des applaudissements dans le fond de la salle.
D'extérieur, la taverne ne semblait pas si profonde et pourtant, il y avait bien une énorme succursale à l'arrière. De la fumée s'en échappait, les lumières tamisées étaient orientées vers les coins et des spots aux couleurs bariolées balayaient le plafond. J'entendis nettement une musique basse, sourde au tempo régulier et lourd. Comme un papillon attiré par les lumières de la nuit, je me relevais de mon siège et me dirigeais à l'origine de ces exclamations, en vidant le fond de ma deuxième bière.
Sous mes yeux, une superbe créature se mouvait sur un podium au milieu d'un attroupement masculin empestant la testostérone. Elle tournait le dos à ses spectateurs, ne portant qu'un string et un top moulant noir à paillettes. La foule hurlait et l'encourageait à enlever le haut sous une pluie de billets de dollars.
Dans le coin gauche de la scène, il y avait une table et une chaise libres. Je m'installais, croisais les jambes, puis je fis signe à une serveuse, pas plus habillée que la stripteaseuse mais nettement moins attirante. Elle ne devait pas avoir plus de 22 ans. Je secouai ma bouteille vide par le goulot et lui fis comprendre que j'en voulais une autre bien fraîche. Elle acquiesça et s'en alla vers le comptoir.
Mon regard retourna à nouveau auprès de la danseuse. Elle continuait à jouer avec les nerfs de ses fans, elle déchira le devant de son top puis le retira par le haut.
[Partie censurée]
On l'applaudit mais on rouspéta aussitôt, elle portait toujours, pour le plus grand déplaisir des hommes rassemblés autour d'elle, un soutien gorge au décolleté pigeonnant.
Elle dansait au rythme de la musique. Elle donnait des coups de hanches à droite, puis à gauche, au bruit des caisses de résonance, des cymbales et des tambours. Telle une danseuse orientale, elle leva les mains gracieusement vers le ciel et les fit virevolter. Elle fit glisser sa main droite le long de son bras gauche, se touchant le biceps, le creux de son avant bras puis l'épaule. Elle descendit en même temps son autre main, les passa à l'arrière de la nuque, se caressa le haut du torse et se dirigea, après une trop longue attente, vers ses seins, qu'elle prit à pleines mains.
Les hommes hurlaient, moi j'arrêtais de respirer.
Elle avait quelque chose qui m'hypnotisait, elle était magnifique. Elle retira son épingle de ses longs cheveux d'un noir de jais et secoua doucement la tête. Ils glissèrent dans une onde douce et soyeuse, la lumière accentuait leur éclat. La couleur de ses yeux ressortait encore plus fort : ils étaient d'un bleu limpide, presque transparents, captivants.
Ses formes étaient très généreuses. Elle était petite, ronde, robuste, avec un corps athlétique. Dans un mouvement souple, elle s'agrippa à la barre, se souleva du sol, la cala au dessus de ses abdominaux et se maintint en équilibre horizontalement, les jambes écartées, pendant quelques secondes. Puis elle pivota, la tête vers le sol, les pieds croisés au ciel, maintenant serrés entre ses chevilles le linteau de fer. Toujours à la force des ses bras, elle remontait vers le haut des tentures, fit le grand écart. Elle tournait autour de cette barre avec beaucoup d'aisance, sous les yeux admiratifs de ses spectateurs. Soudain, elle éleva la voix :
- « Musique Maestro ».
Le volume poussé à fond, une musique plus rythmée, plus saccadée battait à rompre nos tympans. Elle fit une pirouette avant et atterrit sur le devant de la scène sous les applaudissements de ses admirateurs, bouches ouvertes. Elle continua à se déhancher sous nos yeux, s'avança langoureusement.
Un homme plus téméraire se jeta à ses pieds avec un billet de 100$ enroulé dans le coin de sa bouche. Tel un reptile, elle glissa à même le sol, rampa souplement vers le jeune homme, remonta le long de sa poitrine comme un cobra, l'hypnotisa par quelques mots mielleux, se saisit du billet du bout de ses lèvres, comme si de rien n'était, et se releva. La foule l'acclama. Le pauvre homme venait de perdre 100$ pour quelques brides de paroles mais il se pavanait comme un paon devant ses amis. Ils s'agglutinaient autour de ce podium, comme des mouches, poussaient des cris de loups assoiffés de sang ? … de sexe ? Ils se poussaient et se repoussaient, comme des brutes, à qui mieux-mieux, pour attirer, par tous les moyens, cette somptueuse danseuse.
Elle se faufilait entre leurs mains, entre leurs bras tendus. Elle jouait avec eux, acceptait un nombre incalculable de billets, ou elle les laissait les glisser dans les lanières de son string et dans les bretelles de son soutien. Elle dansait toujours avec des mouvements circulaires des hanches, puis elle me vit. Peut être m'avait-elle repérée avant sans que je ne m'en aperçoive, mais à cet instant, elle restait fixée sur moi, malgré le rythme de sa chorégraphie. Elle descendit de son piédestal dans une danse sensuelle, écarta la table qui nous séparait et entama des mouvements plus personnels, plus langoureux.
Aux éclats de voix, aux cris d'encouragement et d'excitation des hommes qui nous entouraient, le spectacle semblait bien leur plaire et elle redoubla la cadence. Puis elle me tourna le dos, s'abaissa à ma hauteur, se colla à quelques millimètres de mes cuisses et dans un déhanché régulier, elle remua ses fesses comme si elle faisait tourner un cerceau imaginaire. Elle prit mes mains, les posa sur ses épaules, elle les maintint avec une légère pression.
Si elle voulait jouer avec moi, ce serait en tenant compte de mes règles également. Je luttais contre la pression pour que mes doigts ne la touchent que très légèrement. C'était du donnant-donnant le plaisir sera partagé. Elle se laissa faire, surprise par cette marque d'autorité.
Je suivis le tracé qu'elle voulait que j'emprunte. Elle guidait mes mains le long de ses bras, je ne l'effleurais que très doucement. Je voulais, moi aussi, lui offrir le peu de plaisir qu'elle pouvait en éprouver sous les yeux de ses hommes abreuvés par le fantasme qu'on concrétisait. Ils lançaient des liasses de billets qui nous collaient à la peau, mais on n'y prit garde.
Elle reprit mes mains et les posa sur ses seins, les caressa par mon intermédiaire. J'en profitais pour pincer insidieusement, avec mon pouce et mon index, la pointe de ses tétons au travers du tissu. Je perçus, grâce à mes paumes, la vibration d'un gémissement qui traversait sa gorge, qu'elle tentait d'étouffer. Elle le savait, elle augmentait également mon désir.
Puis, elle glissa mes mains dans le creux de ses reins et je continuai à la toucher imperceptiblement. Elle en frissonnait, je pouvais le voir au duvet qui se dressait dans le haut de sa nuque malgré la chaleur de la salle.
Elle les descendit le long de ses fesses, j'agrippai ses muscles, pénétrai mes ongles dans la courbure de ses formes, elle les amena à l'intérieur de ses cuisses, remonta le long de son string.
Changeant de rythme et de position, elle se retourna, prit appui sur mes épaules, debout sur ses jambes droites, elle se mit en avant. Elle me fit volte face, mes mains reposaient alors sur ses fesses. Elle étendit son bras, saisit la bouteille de bière que la serveuse avait déposée sur ma table sans que je m'en aperçoive quelques instants auparavant apparemment, l'apporta à sa bouche et but goulûment quelques gorgées. Le liquide ambré s'échappa de ses lèvres et s'écoula le long de sa gorge aux nerfs tendus.
Sans réfléchir, je m'avançai vers elle et lécha les coulées de bière mélangées à sa sueur salée. Elle s'approcha de mon oreille et me chuchota :
- « Derrière toi, à droite du comptoir, tu montes quelques marches… Dans dix minutes… ». Et elle partit. Elle se faufila derrière les énormes tentures abaissées lorsqu'elle avait quitté la scène, sous les acclamations des dizaines d'hommes qui restaient là, ébahis et paralysés par leurs hormones.
Je vidais ce qui me restait de bière, me dirigeais vers le bar et j'en recommandais une autre. Mon cœur battait la chamade. Il avait du mal à reprendre ses battements réguliers. Elle m'avait bel et bien attrapée dans ses filets, la demoiselle. Cela faisait bien longtemps que je n'avais plus été la souris. Et ça faisait du bien au moral, je ne pensais plus qu'à elle.
Je réglais ma note et finis, en moins de temps qu'il ne faut pour le dire, la bouteille qu'on venait de me servir. Il me fallait du courage la motivation ne me manquait pas.
Je gravis d'abord quatre à quatre, puis plus lentement et plus sûrement l'escalier qui me menait vers le salon privé. Un videur costaud en surveillait l'entrée. Il ne trahit aucune émotion, ouvrit la porte et me dit :
- « Miss Summer ne va pas tarder, faites comme chez vous ».
J'entrai. Toute la pièce était capitonnée, du sol au plafond, de tapis moelleux. De petites lampes halogènes l'éclairaient de façon indirecte et tamisée. Un fauteuil circulaire au rembourrage épais et au rehaussement de velours bordeaux était encastré, quelques marches plus bas, dans le sol, au milieu du salon. Je devinais que dans les murs, des armoires gardaient jalousement des jouets, des objets, des produits, … pour des clients plus particuliers.
A gauche, se dressait un comptoir privé avec un présentoir de flûtes, de coupes et d'alcools divers. Sur une table centrale, au pied de ce magnifique canapé, dans un sceau rempli de glaçons, une bouteille de champagne « Dom Pérignon » et deux verres attendaient d'être servis.
Je ne suis entrée qu'une seule fois dans un de ces salons et c'était en service. Un client s'était fait assassiné, le pantalon baissé, un talon aiguille planté dans le cou. Très vite, il s'est avéré que c'était de la légitime défense, barbare. L'homme avait tenté d'abuser de son escort-girl après l'avoir sérieusement tabassée.
Je connaissais les ficelles, je connaissais l'envers du décor. Je savais ce que chaque coin recelait comme trésor. Je savais également les plaisirs qui pouvaient y être procurés, échangés … et, ou, vendus suivant le montant… Pour une fois, j'étais invitée en tant que cliente et … anonymement.
Des petits tintements attirèrent mon attention. D'une porte dérobée, dissimulée par une fresque sur laquelle était peinte une illusion d'optique, Miss Summer se faufila dans la pièce comme un félin. Vêtue d'une tunique turquoise qui se mariait bien avec la pigmentation basanée de sa peau, elle avança sur la pointe des pieds nus. Des centaines de médailles décoratives, à la mode hindoue, avaient été cousues, les unes à côté des autres, sur tout le haut de son soutien et sur le rebord de sa taille. Puis d'un saut de chat, elle franchit, sans bruit, le « mur » de fauteuil et rétrécit la distance qui nous séparait :
- « J'espère que je ne t'ai pas fait trop attendre ? »
En plus de s'être changée, elle avait pris une douche. De sa peau émanait une douce odeur de fleurs de tiaré et son haleine sentait la menthe.
- « Non, je viens d'arriver. Je te sers ? », lui demandais-je en désignant le champagne.
- « C'est là pour ça », me répondit-elle, avec confiance.
- « Tu danses divinement bien… Tu m'as transportée … J'en ai oublié où j'étais et qui j'étais…
- Pendant une fraction de minute, tu as eu le même effet sur moi…
- Ca ne t'est jamais arrivé ?
- Non, jamais.
- C'est vraiment dommage. Tes clients y perdent beaucoup. » Et je levais mon verre à ma constatation. Nous trinquâmes, nous bûmes quelques gorgées. Le pétillant du champagne picotait agréablement mon nez. Elle reprit :
- « Je suis curieuse de voir de quoi tu es capable. Tu es prête à jouer avec le feu ? … Et à te brûler ?
- Je suis toujours prête à relever les défis ».
Elle s'élança vers l'entrée, appuya sur un bouton, près du comptoir. L'intensité des lumières faiblissait doucement et une légère musique suave s'échappait des baffles calfeutrés dans les murs. J'engloutis rapidement mon deuxième verre de champagne. La musique, la chaleur, le mélange d'alcool, le désir, tout me montait au cerveau et cognait à mes tempes. Ma tête commençait à tourner.
La jeune danseuse virevoltait dans tous les sens, elle tournait sur elle-même et autour de moi, jouant avec ses voiles, les faisant glisser sur mon visage, mon cou, mes mains.
Elle s'approchait de moi et quand je voulais la toucher, elle s'éloignait d'un geste gracieux. Tout cela semblait naturel. A nouveau, je ne savais plus où j'étais, tout ce que je savais, c'est que je n'avais d'yeux que pour elle. Elle me captivait, je ne pensais qu'à l'attraper, la toucher.
Elle dansait au son du piano et du violon ils ne formaient plus qu'un. Elle se cabrait, mettait ses formes généreuses en avant. Elle découvrait son ventre et son petit tatouage en dessous de son nombril. Elle secoua sa poitrine et faisait retinter ses médailles. Chaque mouvement m'hypnotisait, chaque son m'enivrait, je n'étais plus qu'un pantin dans ses mains. Elle se releva, glissa au dessus de mes jambes, presque assise sur moi. Elle posa ses mains sur mes hanches, remonta le long de mon estomac, de ma poitrine puis de mon cou. Je ne m'en rendis pas compte tout de suite elle avait déboutonné d'un geste souple ma chemise. Elle saisit ma nuque de ses doigts fins, remuait son bassin contre le mien dans un mouvement de va et vient qu'elle maîtrisait, de la pointe des pieds.
- « Profite », me susurra-t-elle dans l'oreille « c'est la maison qui régale … Ce n'est pas tous les jours que la Grande Ophélia Summer s'octroie personnellement une cliente ». Elle glissa sa langue dans mon oreille, lécha les moindres creux avec douceur.
Je frissonnais de plaisir. Comme si c'était un signe que mes mains attendaient, elles entrèrent alors en contact avec sa peau, dans le bas de son dos, glissèrent sous sa tunique, s'éloignèrent l'une de l'autre pour se retrouver dans le creux de ses reins que j'effleurais du bout de mes ongles.
- « Mmmmm, j'adoooore ».
Elle descendit sa langue le long de ma nuque, effleura mes muscles tendus. Ses mains caressaient mes épaules, mes bras, rejoignirent mes mains. Avec cette autorisation, mes mains descendirent plus encore, saisirent pleinement ses fesses, puis je la soulevai et l'entraînai en avant, sur le fauteuil d'en face. Je changeais les positions. C'était à mon tour de contrôler la situation.
Je commençais par la mordiller dans le haut de sa nuque, au niveau du bulbe rachidien, lieu de tous les frissons. J'y plantais mes crocs et mordais subtilement son nerf. Elle gémissait déjà :
- « Haaaa ».
Je sortis la langue, la fis glisser le long de ses tendons, j'attrapai le lobe de son oreille que je suçais avec délectation. Mes doigts, dans un mouvement de va et vient, caressait l'intérieur de ses cuisses sans pour autant attaquer, déjà, l'antre sacré.
Elle se laissait dominer. Ses mains caressaient ma peau à l'intérieur de ma chemise. Elles étaient douces et souples.
Etait-ce une séance intentionnelle de sa part ou cherchait-elle un moment de plaisir ? Peu m'importait la raison, j'étais déjà trop concentrée sur ma tâche.
Quelques instants plus tard, je la sentis qui résistait. Elle me repoussa doucement, me regarda dans les yeux et me dit :
- « Attends-moi, derrière la porte de service, je finis dans un quart d'heure. » et elle s'enfuit, me planta là, à demi vêtue dans un état de frustration intense.
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