Chapitre 13 :
Le noir.
Encore perdue dans les limbes de l'inconscience, ne réalisant pas vraiment ce qui se passait, j'ouvrais péniblement les yeux. Je ne savais pas où j'étais. Je ne reconnus rien, je n'avais aucun repère. Tout n'était que brouillard. Je ne distinguais que des ombres, des silhouettes floues. La tête me tournait.
Je tentais de me concentrer sur un point. Puis je me rendis compte que j'étais étendue, couchée sur le dos, légèrement relevée. J'entendis, en fond, le son régulier du bip d'un moniteur. Je reconnus l'odeur caractéristique de l'éther et du dethol dans les hôpitaux. Je pouvais sentir sans trop voir que j'étais reliée à des perfusions et des baxters, que des tubes me sortaient du nez et qu'un masque me collait au visage.
Un poids pesant engourdissait mon bras et me fit tourner légèrement la tête vers la droite. De longs cheveux blonds épars, un visage endormi, des mains serrant la mienne, Alex dormait profondément.
Je tentais de bouger, je voulais presser mes doigts contre les siens, mais une douleur fulgurante m'arracha de la réalité, m'aspira vers des abîmes profonds et sombres, m'emporta dans une spirale, un siphon qui m'entraînait vers un trou sans fond. Je tombai, je glissai… Le noir.
Mes paupières étaient lourdes, je devais lutter pour les entrouvrir. Une lueur blanche m'aveugla. Puis, très lentement, j'embrassais la pièce du regard et tentais de retrouver quelques repères. Je voulais me familiariser avec le décor et la disposition du lieu. Où étais-je ? Quel jour ? Que s'était-il passé ?
Devant l'encadrement de la fenêtre, qui laissait échapper les rayons blanchâtres du soleil de la fin de l'hiver, je reconnus Alex.
Elle était restée. Elle se tenait droite, au trois quart, me tournant légèrement le dos et regardait dehors. Les bras croisés, elle semblait perdue dans ses pensées. Elle portait un pull ligné bleu et un jeans… Je ne l'avais jamais vue en jeans auparavant, et cela lui aillait bien… Je pouvais voir son visage de profil, et je vis des larmes s'écouler le long de ses joues. Je levais la main dans sa direction, je voulais l'appeler… mais je ne pus souffler un mot. Aucun son ne sortit de ma bouche. Et je fus submergée par une énorme vague obscur qui me happa, à nouveau, dans l'inconscience.
- « Olivia ? » murmura une voix familière « Olivia, vas-y doucement ». Je reconnus le ton grave et inquiet d'Elliot.
Je tentais à nouveau d'ouvrir les yeux. Après quelques battements désordonnés de cils, je pus enfin les garder ouverts. Je souris, fière de l'effort accompli. J'en étais quand même à ma troisième tentative.
- « Ne parle pas tout de suite. Tu dois avoir la gorge sèche. Je vais te donner un peu d'eau… Voilà ». J'entrouvrais la bouche, je sentis mes lèvres craquelées se coller douloureusement au gobelet qu'Elliot me tendait. Je bus quelques gorgées et laissais échapper un filet de salive qui s'écoulait le long de mon menton. « Doucement, attends, je vais t'essuyer ». D'un élan de ma main, j'arrêtai la sienne.
- Caughf … caughf … Je … vais le faire… Suis une grande fille. » Ma voix semblait appartenir à une autre. Une voix de vieille fumeuse. C'était étrange de s'entendre de cette façon. Je pris la serviette de papier et me tamponnai légèrement le coin de la bouche.
Elliot, soulagé, me sourit. Il se tenait toujours debout, penché attentivement au dessus de moi.
- « Comment tu te sens ?
- Comme quelqu'un qui vient de se faire renverser par une dizaine de camions… Oughf…
- C'est à peu près ce qu'il t'est arrivé comparé à ce que tu viens de traverser. Je suis content de te voir enfin réveillée.
- Ca fait combien de temps que je suis là ?
- Quinze jours. » J'ouvrais grand les yeux. « Tu nous as foutu une sale frayeur !
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- Tu te rappelles de quoi ? »
Je rassemblais mes derniers souvenirs : l'enlèvement de Julia et Alex, la séance avec Huang, nos recherches et notre enquête, les services de nettoyage, William B Hatcher … et l'adresse.
- « Notre entrée dans la maison de Hatcher. Notre confrontation… Alex !
- Elle va bien. Calme toi. Tu es intervenue, il y a eu une bagarre et le coup est parti… Il a transpercé ton poumon droit, Olivia…
- Quoi ?! Comment je vais ?
- Depuis hier ? Nettement mieux. Tu n'es plus sous assistance respiratoire … Je me suis renseigné, ne t'inquiète pas. Y a eu pire… un gamin espagnol du nom de Sebastiãn Castello (), un habitué des coups de corne, il a été transpercé maintes fois. Là, à cette heure-ci, il doit certainement être au milieu d'une arène quelque part et combattre un taureau… Tu t'en sortiras très bien. Tu es forte. Tu t'en remettras en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. » Il me fit un clin d'œil.
- « Et Julia ?
- Elle va bien, elle a été très brave. Ses parents l'ont récupérée très vite. Ils ont été très coopératifs. Heureusement. Le Docteur Hendrix s'en est occupée.
- C'est un bon psy…
- Oui. Huang et Alex ont travaillé en collaboration. A trois, ils ont fait du magnifique boulot.
- Et ?
- Et ? … Pfff C'est une longue histoire compliquée … » il se frotta vigoureusement le crâne. « Je te la réserverai quand tu iras mieux. Mais ne te fais plus de soucis pour Julia. Elle est retournée dans sa famille à Riverton. Et le FBI s'occupe de l'enlèvement à ses 6ans. Là par contre, ils ne nous tiennent pas du tout au courant. Il n'y a qu'Huang qui lâche de temps à autre des petites infos quand on lui demande. »
Puis je vis une silhouette se caller contre la porte entrouverte de la chambre. Elle posa sa tête sur le côté pour un meilleur appui. Je tournais la mienne vers elle. Alex était là avec deux cafés.
- « Hé ! Salut » lui fis-je en lui souriant.
- « Salut » me répondit-elle doucement.
- « Je vais vous laisser… je sais que tu es entre de bonnes mains. Je suis content que tu sois enfin parmi nous. » Il m'embrassa sur le front. « Je reviendrai, à plus tard. » Il passa à côté d'Alex, posa sa main sur son épaule, la serra pour l'encourager, puis il prit son gobelet et disparut.
Alex s'avança lentement, me souriant. Elle ne me quittait pas des yeux :
- « Tu m'as fait tellement peur !
- Toi aussi ! J'ai eu très peur pour toi … »
Elle rapprocha le fauteuil et posa son café fumant sur la tablette de nuit. Elle s'assit et me prit la main :
- « Laisse moi parler tu veux … Je ne sais pas si j'aurai la force … ou le courage. Mais je suis partie pour le dire, là…. Je me suis promis de te le dire à ton réveil … » Elle souffla, baissa la tête et se concentra. Elle inspira profondément et releva les yeux qu'elle fixait aux miens : « J'ai eu peur de te perdre Olivia. » Une larme s'échappa. Elle me serra la main plus fort encore. « Peur comme jamais… Et j'ai réalisé tellement de choses ces derniers instants… Je … J'ai cru que je ne pourrais jamais te dire ce que … Et te voilà… » Elle posa sa joue humide sur le dos de ma main. Je sentais ses larmes chaudes s'écouler doucement. J'en attrapai une du bout du pouce et la caressai.
- « Je vais bien maintenant Alex. Je suis là.
- Non, n'inverse pas les rôles. JE suis là… J'ai toujours été là. Je ne te l'ai pas montré… Mais j'ai toujours su … que tu … que … Mais je n'ai pas voulu voir, je me suis mentie… Dès que je t'ai vue… tout de suite j'ai réalisé … je n'ai pas voulu admettre… Je suis désolée.
- Ca va Alex… Ca va aller.
- Non ça ne va pas ! J'ai failli te perdre sans t'avouer mes sentiments ! J'ai failli perdre la seule personne qui compte le plus à mes yeux pour une histoire de carrière politique. »
J'avais le souffle coupé. Mes sentiments … Perdre la seule personne qui compte le plus à mes yeux… Avais-je bien entendu ? N'était-ce pas les médicaments qui me faisaient délirer ?
Je voulais me lever, je voulais m'approcher d'elle, la regarder, lire en elle pour être certaine que mes oreilles ne me trompaient pas. Mais mon mouvement brusque avait réveillé ma blessure et une décharge électrique me cloua sur le matelas.
- « Owch ! Aah…
- Ne bouge pas, ne t'agite pas… » Alex s'était relevée et m'aidait à me remettre en place. Elle repositionna les couvertures et les coussins autour de moi. « Tu dois rester tranquille, tu viens à peine de t'éveiller… Ca va comme ça ? »
J'acquiesçai silencieusement. Elle se rassit, apaisée. Puis elle me reprit la main et continua :
- « Quand j'ai choisi la section USV c'est parce que je savais qu'elle allait me servir de tremplin dans mon plan de carrière. Assistante de Procureur chez vous me fait gagner deux ans d'ancienneté supplémentaire chaque année comparée aux autres sections… Le métier est difficile, les cas sont pénibles… Je savais à quoi m'attendre. J'étais blindée … Hé ! Tu crois que je ne vous entendais pas m'appeler 'Reine des Glaces' derrière mon dos, pendant ma première année ? … »
Je ris en repensant à toutes les vacheries que nous lui sortions dès qu'elle quittait la pièce. Ce surnom lui allait à ravir. Dès son arrivée, elle nous avait pris de haut. Elle avait adopté un comportement froid et distant. Et en ajoutant à son attitude ses yeux bleus perçants, ses tenus stricts, ses coiffures sobres, elle était capable de geler d'un regard le volcan Stromboli. J'adorais nos joutes verbales, je percevais à ce moment une tension dense et excitante. Elle pouvait m'énerver et me transporter en même temps. Elle poursuivit :
« … Mais je n'étais pas prête à te rencontrer toi ! Plus les semaines, plus les mois passaient et plus j'apprenais à te connaître. Travailler avec toi allégeait ma tâche. C'était un plaisir de collaborer avec toi, de se retrouver sur les mêmes affaires, sur les mêmes lieux, d'interroger les mêmes témoins. Tout était prétexte pour m'approcher de ton bureau et de toi, de t'appeler au téléphone, de te préparer à passer à la barre, de t'avoir seule dans mon bureau. Je te frôlais dans le couloir, dans les salles d'interrogatoire, je trouvais la moindre excuse pour tourner nos simples conversations en dispute pour ne me concentrer que sur toi. Tu me donnais la motivation d'aller toujours plus loin, de chercher la faille chez l'ennemi, de le mettre hors d'état de nuire définitivement. Je te regardais mener tes enquêtes, te donner à fond, tant sur le plan personnel que professionnel. Tu t'impliquais tellement … Nous nous rapprochions dangereusement l'une de l'autre. Et j'ai fini par mettre le haut-là. Branch venait de virer Serena Southerlyn () ! Je devais te repousser malgré moi pour ne pas céder. J'ai viré à du 180° et pour un oui ou un non, j'essayais de te rabaisser, de t'exclure, de t'ignorer… Et ensuite, tu as fini par t'investir trop … dans de nombreuses affaires… Je t'ai vue te perdre et perdre le contrôle, je t'ai sentie sombrer… et je n'ai rien fait pour t'aider… J'aurais pu. Mais je me le suis interdit. Je ne pouvais pas … Je le ne voulais pas ! Encore et toujours pour cette stupide carrière ! Je me suis toujours dit que j'avais le temps … qu'une fois mon but atteint, je pouvais me concentrer sur ma vie sentimentale… sur toi. » Elle fit une pause. J'étais bouleversée par ce qu'elle était en train de m'avouer. Je voyais dans ses yeux qu'elle revivait ces dernières années comme si elles s'étaient écoulées en une minute. Elle s'emportait contre elle-même, passionnément. Elle était rouge, hors d'haleine. « Et puis … Et puis … il y a eu ça… l'affaire Julia. Tu partais dans tous les sens, il n'y avait plus moyen ni de te parler, ni de t'approcher gentiment. Tu étais colérique, à cran, nerveuse. Tu commettais bourde sur bourde et tu étais de mauvaise foi. Pour en rajouter une couche, Cragen m'a assignée à la fonction de 'babysitter'… Ne fais pas cette tête-là ! Je n'ai servi à rien d'autre.
- Mais si ! Julia avait confiance en toi aussi et puis j'ai…
- Ne m'interromps pas, je n'ai pas fini !
- Ok ! Ok ! On se calme, Maître.
- Bien » Elle se détendit « J'ai été projetée à nouveau aux premières loges … je revoyais les affaires Sam Cavanaugh et Cheryl Avery () dont j'avais déjà du mal à me défaire … Je revivais ces situations … en premières lignes … impuissante. Mais en plus, dans ce cas, la victime était mineure, ce n'était qu'une enfant. Tu m'as fait assister à tout, Olivia. J'ai tout entendu : la déposition, les détails, les larmes, ses souffrances, ses tortures … J'étais spectatrice mais également actrice… Je n'étais plus de l'autre côté de la vitre sans teint, je ne pouvais plus protéger et attaquer comme je le faisais habituellement… Et je ne pouvais absolument rien faire contre ça. Je devais rester là, les bras balans à écouter ces atrocités. Je t'en voulais encore plus de me faire subir ça… de ne plus pouvoir utiliser mes armes, me montrer froide, ou me cacher derrière mon travail d'avocate. Je recevais tout à chaud sans pouvoir extérioriser la moindre émotion, sans pouvoir m'exprimer…
- Bienvenue dans mon monde Alex …
- Mais je t'ai rien demandé ! C'est avec tes … Huh … Ca recommence, hein ? On ne peut pas se parler plus de 5 minutes sans se prendre la tête, toi et moi ?
- Deux fortes têtes… aucune des deux ne recule et aucune des deux ne reconnaît ses torts. Mais pour ce que ça vaut… Je suis sincèrement désolée de t'avoir déçue, de t'avoir laissée tomber, d'avoir tout foutu en l'air… Si je pouvais retourner en arrière … si je pouvais effacer… » C'était à mon tour de me montrer fragile et de lui ouvrir mon coeur. « J'ai cru que je pouvais y arriver … j'ai cru que je pouvais surmonter mes sentiments, que je pouvais aller au-dessus de tout … de toi, du boulot, de ces affaires. J'ai cru que c'était facile et que seule, j'y parviendrais… Mais je me suis trompée, j'ai foiré, j'ai aggravé la situation. A force, moi aussi de te repousser, de faire semblant d'être insensible, de me montrer plus forte que ce que je n'étais, je me suis perdue…
- Je t'ai laissée te débrouiller seule. Je t'ai regardée dériver et je n'ai pas bougé. Je me doutais que je devais en être à l'origine … On a … J'ai joué avec le feu et je t'ai brûlée. Je n'ai pas assumé. » Elle baissait à nouveau la tête. « Quand je l'ai vu te frapper, avec tant de violence, quand je t'ai vue recouverte de sang, je n'ai plus pu me contenir. Il s'agissait de toi, il n'y avait plus que toi qui comptais… Pendant ces 3 jours, je n'ai cessé de penser à toi, à m'inquiéter pour toi, comment tu allais, quel était ton état… Je me suis demandée si tu allais nous retrouver, si je méritais une seconde chance, si je pouvais me rattraper… Je me suis jurée que si je m'en sortais en vie, plus jamais je ne cacherais mes sentiments vis-à-vis de toi, que je te dirais tout dès que je t'aurais retrouvée… Je … Je suis désolée d'avoir gâché tout ce temps, toutes ces possibilités. Je suis désolée de t'avoir ignorée quand tu as eu le plus besoin de moi. Je suis si … désolée… ». Elle pleurait, prise par la trop forte émotion qui la transportait. Tout le stress qu'elle avait accumulé ces derniers jours s'évacuait dans le flot de ses larmes. J'y lisais ses peurs, ses hésitations, ses regrets. Elle fermait les yeux et laissait les larmes s'écouler une à une sans les retenir. Elles glissaient doucement sur sa joue, s'échappaient de son visage et atterrissaient sur son pull. Elle souffla à nouveau, comme reprendre du courage, ouvrit les yeux soudainement, puis confiante, concentrée, elle me dit :
- « Je t'aime Olivia...
… Depuis des mois, depuis des années… depuis ce premier jour où je t'ai croisée, je n'ai pas cessé de penser à toi.
Le matin, je me réveille en pensant à toi, heureuse de pouvoir te croiser même 5 minutes. Le soir je me couche en pensant à toi, à ces instants que nous partageons bons ou mauvais… Comment t'exprimer ? Hoooh, j'ai tourné ces mots tellement de fois dans ma tête, j'ai tout répété une centaine de fois …
- Ce n'est pas nécessaire Alex … j'ai saisi. Je …
- C'est important pour moi … Tu veux ? S'il te plait.
- D'accord.
- Avec toi à mes côtés, je me sens complète, en sécurité, à l'abri. Je n'ai pas besoin de faire semblant, je me sens si bien en ta présence. Je suis apaisée, sereine, écoutée. Je n'ai rien à te prouver que tu ne saches déjà. Mon travail a du sens … j'ai du sens … J'existe… Dans tes yeux, j'existe enfin.
Avant je vivais sans me poser de questions, aujourd'hui je sais que je vis pour toi, par toi, à travers toi. Aujourd'hui, je vis et je me sens vivre, comme si je venais de naître. Tout ça je te le dois … et tout ça je l'ai renié. Mais il n'en est plus question maintenant. Je t'ai récupérée, je t'ai là avec moi, je te garde… Aujourd'hui, je suis là. Enfin si tu veux bien de moi.
- J'ai attendu si longtemps que ces mots sortent de ta bouche. Oh Alex, tu ne peux pas t'imaginer à quel point tu me rends heureuse à cet instant. »
Nous nous regardions intensément, émues par nos confidences, les yeux pleins de larmes. Puis, doucement, Alex se leva de sa chaise, elle s'approcha lentement. Ses cheveux blonds retombaient sur ses épaules. Elle prit appui sur le matelas. Je la regardais s'avancer et je descendis mon regard vers ses lèvres entrouvertes. Lorsque je sentis son souffle chaud caresser mon visage, je fermai les yeux. Nos bouches s'effleurèrent, se touchèrent avec plus d'insistance, puis nous nous embrassions passionnément.
Son baiser était chaud et doux. Elle l'appuya davantage demandant encore plus que ce que je ne lui offrais. Je la pris dans mes bras, malgré les efforts que cela me demandaient et la serrai contre moi. Je voulais sentir son odeur, goûter le sel de sa peau, … Elle éveilla tous mes sens. Ils étaient en ébullition, des milliers de vaguelettes de chaleur envahirent mon corps au même instant. Mon cœur s'emballa, ma respiration s'accélérait au rythme effréné de ses battements. Puis elle rompit notre baiser et me demanda :
- « J'aimerais me coucher à côté de toi. Je peux ? »
Je reculai pour lui faire un peu plus de place, elle s'installa sur son côté droit, sa tête reposant sur sa main droite. Elle m'encercla dans son bras gauche. Je me lovai confortablement contre son corps, le sourire aux lèvres, heureuse comme jamais. Et Alex me murmura :
- « Dors maintenant, je veille sur toi. »
Et je m'endormis paisiblement.
() Sébastien Castella de son vrai nom. Matador français, 24 ans, Transpercé 15 fois par les cornes d'un Taureau.
http://jeanphilipperaibaud. Southerlyn (S15E13) est une Assistante du Procureur dans la série NY Police judiciaire. Elle est virée pour ses partis pris et elle demande si c'est parce qu'elle est lesbienne.
Cheryl Avery (S4E21) : Charlie est un homme qui subit des transformations pour devenir femme. Elle tue son beau frère qui découvre sa véritable identité et qui menace de tout révéler à son petit ami qui n'est au courant de rien.
Sam Cavanaugh (S3E18) : subit des assauts sexuels depuis l'enfance mais ne l'accepte pas et ne veut pas témoigner. Cabot va contourner la loi pour arriver à ses fins.
