troTitre : Rappelle-toi.

Chapitre 16 : Les femmes du Manoir Malfoy

ndJilian : le chapitre est déjà posté depuis deux-trois jours, mais voilà, j'avais pas fini et Levia-chama s'impatientait - eh oui le glandeur que je suis n'avait rien foutu pendant l'absence de sa supérieure autrice, il a donc bossé en urgence et en retard pour bêtacorriger quand même, même si tout le monde s'en fout. Question d'honneur de GTO. Après la 2.0 fournie par quelque autre correcteur, c'est donc la version 3.0, corrigée remaniée et tout et tout. Enjoy !

« Albus, en êtes-vous vraiment certain …? » demanda le professeur MacGonagall en enlevant ses lunettes pour se masser les yeux d'un air las.

Dans un soupir, la vieille femme toute vêtue de vert replaça ses lunettes pour lire à voix haute le long parchemin qu'elle serrait entre ses mains.

« …pour réussir un tel tour de force, j'ai absolument besoin d'un maître incontestable en métamorphose ; le professeur MacGonagall pourrait donc m'accompagner à Azkaban en ayant pris du Polynectar afin de se faire passer pour Narcissa Malfoy. J'ai la possibilité, avec votre accord, d'écrire dès ce soir une lettre à ma mère lui expliquant la situation et la priant de m'envoyer une mèche de cheveux et l'une de ses tuniques. Ainsi nous ferons évader mon père sous l'apparence de ma mère, tandis que le professeur MacGonagall se serait métamorphosé sous sa forme Animagus que je pourrai rendre invisible par le sort de Désillusion… Albus ! C'est aberrant ! Nous ne pouvons pas faire évader Lucius Malfoy de cette façon… Une fois métamorphosée en chat, que pourrai-je faire ? Comment pourrons-nous le retenir s'il décide de profiter de l'occasion ? …Je serais alors obligée de me retransformer pour le maîtriser, et je serai discréditée ! De plus, nos baguettes seront confisquées à l'entrée de la prison, comment effectuerons-nous tous ces sorts ? De toute façon, je serais très étonnée que les sortilèges de détection ne signalent pas la présence du Polynectar ou de ma forme Animagus, et il serait surprenant que l'on puisse ne serait-ce que s'introduire dans la prison. »

MacGonagall souffla de nouveau avant de reprendre sur un ton découragé : « Vous savez, pour un Serpentard, le jeune Malfoy me semble beaucoup trop audacieux. » (ndJ : parfois, les Serpentards aussi sont courageux !)

Le directeur était assis derrière son bureau. Ses longs doigts émaciés s'entrecroisaient sous son menton et ses petits yeux bleus ne semblaient plus vouloir pétiller derrière ses lunettes en demi-lune.

Il soupira, exténué - argumenter auprès de son homologue féminin n'était pas chose facile. Pourtant, il le fallait. Il entrevoyait enfin une quelconque issue dans cette guerre, et il était prêt à tout pour saisir cette chance.

« Minerva, croyez bien que je suis entièrement conscient que ce plan n'est pas tout à fait ce que je qualifierais de sûr mais il reste le meilleur que nous avions. Severus, qu'en pensez-vous ?... »

Rogue était resté debout, une main sur le montant de la cheminée, le regard perdu dans le vague et les flammes ; il ne redressa même pas la tête pour répondre.

« Il est vrai que si le plan tournait mal, non seulement nous perdrions un membre important de l'Ordre, mais par-dessus tout nous enverrions un jeune homme tout droit en prison. Malgré cela, je ne vois aucune stratégie plus astucieuse que celle-ci. J'ai beau me creuser l'esprit, si nous voulons que l'évasion de Lucius Malfoy ne se remarque pas, il n'y a que Minerva qui puisse donner vie à un objet avec autant de vraisemblance. Et il n'y a qu'elle, naturellement, qui puisse ensuite se faufiler hors de la prison par une transformation directe et discrète. Les effets d'une autre potion, ingérée dans le même temps que la durée d'action du Polynectar, seront défectueux, voire quasiment nuls... De toute façon, ce plan ne peut être possible que si Lucius coopère. Nous pouvons très bien le maîtriser en lui faisant boire une potion équivalente à l'Imperium. La potion est particulièrement facile à mélanger avec la préparation d'un gâteau ou de biscuits - je crois qu'il est encore possible de porter ce genre de substances aux détenus. C'est parfaitement indécelable, bien entendu. »

« Le jeune Malfoy semble dire que son père ne poserait aucun problème. » releva MacGonagall en cherchant un autre passage du parchemin.

« Nous ne pouvons rien laisser de côté. L'évasion de Lucius Malfoy doit être effectuée dans le plus grand secret. Severus, pouvez-vous fabriquer cette potion dans les meilleurs délais ? Et avez-vous du Polynectar en réserve ? »

« Évidement, j'en ai toujours un stock de prêt, tout comme du Veritaserum ou d'autres poisons essentiels. » s'enorgueillit Rogue en bombant le torse.

« Il n'y a pas de quoi tirer fierté à fabriquer des poisons. » rouspéta MacGonagall.

Rogue sourit méchamment, découvrant insidieusement ses incisives, mais Dumbledore coupa court au début de dispute.

« Nous pourrions demander au professeur Flitwick de nous préparer un nouveau sortilège de Détournement d'Attention. Vos manipulations seront ainsi rendues indétectables par les scrutoscopes et autres objets de ce genre, tout du moins si le sortilège est suffisamment puissant et récent. » avança le directeur qui se lissait pensivement la barbe. « Vous pourrez ainsi donner de fausses baguettes à l'entrée et camoufler les vraies dans vos bottes. Qu'objectez-vous à cela, Minerva ? »

Le professeur MacGonagall semblait encore très perplexe. Elle parcoura encore une fois le parchemin avant de reprendre :

« Narcissa Malfoy n'est donc pas encore au courant de tout cela ; comment peut-on être certains qu'elle ne posera pas aucun problème ? Je sais bien que nous parlons de faire évader son mari d'Azkaban, mais on ne sait jamais... »

« Nous pourrions, elle aussi, la mettre sous Imperium, surtout que le manoir Malfoy possède de puissantes barrières anti-détectage de magie. Personne ne saurait que la pauvre femme est victime d'Impardonnable. » fit Rogue d'un air absent en regardant le foyer.

« Et utiliser alors les méthodes que Vous-Savez-Qui ? Je n'aime pas du tout ça. » s'opposa vivement MacGonagall.

« …Si nous prenions notre décision, nous pourrions transplaner avec le jeune Drago au manoir Malfoy. Nous nous entretiendrions avec sa mère et lui proposerions de se soumettre, pour preuve de sa bonne foi, à l'un des plus puissants Veritaserum de Severus. Cela vous convient-il, très chère ? »

Les traits plissés sur son front de plus en plus appuyés, MacGonagall parut réfléchir intensément, cherchant la moindre riposte valable encore propice à soutenir ses réticences.

« Narcissa n'était pas une élève de Poudlard, je ne sais pas si elle est une grande magicienne ou non. Mais il serait plus judicieux de penser qu'elle est d'une grande puissance. Qui nous dit que cette femme ne va pas résister au Veritaserum et nous mener en bateau ? »

« Impossible. » argua Rogue. « Je connais bien Narcissa. C'est une sorcière, certes puissante, mais on ne lui a jamais demandé d'être forte. Narcissa n'était pas une Mangemort, ni même une partisane de Voldemort. C'est une femme qui se laissait porter par les décisions de son mari. Je peux vous assurer qu'en cet instant, elle est faible, autant physiquement que psychologiquement. Il n'y a aucun doute à avoir, le Veritaserum agira sur elle - surtout que c'est moi qui l'ai préparé. »

Sa revêche opposante ne trouvant plus rien à contester, elle acquiesça avant de reprendre la parole.

« Albus, j'exige une augmentation. » se retourna-t-elle vers lui avec un pauvre sourire.

Dumbledore se lança dans un doux rire et ses pupilles pétillèrent soudain.

« Minerva, ma chère, si les caisses de l'école n'étaient pas si désertes, je vous couvrirais de bijoux. »

La maîtresse en métamorphose rosit légèrement sous ses rides. Severus poussa un soupir à fendre l'âme.

« Dobby ? » appela Dumbledore.

Aussitôt, un petit elfe de maison dépareillé apparut en couinant pour satisfaire son employeur.

« Dobby, peux-tu porter un message à ton jeune ancien maître ? » demanda le vieux mage.

« Dobby peut, Monsieur le directeur Dumbledore. » répondit l'elfe en se répandant en une révérence si basse que ses nombreux bonnets effleuraient le sol.

Oo0o0o0oO

Dans la Salle sur Demande, la nouvelle Armée de Dumbledore se réunissait encore.

Depuis leurs premières réunions, ils s'efforçaient de se voir le plus souvent possible.

Même les entraînements de Quidditch passaient au second plan, car tous savaient que Harry ne s'entraînait plus avec les professeurs et qu'il avait bien peu de temps pour en apprendre un maximum avant de les combattre pour de bon et de leur en mettre plein la vue.

Et chaque réunion se révélait de plus en plus dure, de plus en plus sombre.

Les Serpentards affirmaient souvent qu'il faudrait bientôt s'arrêter de pratiquer autant la magie noire à cause des flux qui empoisonnaient leurs corps. Les Serpentards - et peut-être Hermione - étaient les seuls à percevoir les changements qui s'opéraient en eux.

Tous étaient surexcités par ces nouveaux sorts, si puissants, si ravageurs...

La salle était, à présent, divisée en de nombreux groupuscules.

Ron, de son côté, avait conçu un miroir pour admirer ses belles et étranges ailes rousses. A la base de son dos, deux grandes excroissances recouvertes d'une longue fourrure abondante se déployaient de part et d'autre de son corps. Au travers du pelage abondant s'élançaient autant de mèches rousses que de longues plumes dorés.

Hermione s'extasiait en silence derrière lui, plongeant ses mains dans la fourrure, savourant la douceur des ailes.

« Tu peux vraiment voler avec ça, Weasley ? » se moqua Blaise.

« Tu veux une preuve, la vipère ? » répondit le Gryffondor sur un ton enthousiaste.

S'ils s'étaient disputés à propos des ailes de Théo et de leur parure au symbole mortel, à présent, nul ne parlait plus de cet incident.

Les Serpentards avaient affirmé tant et si bien leur confiance envers Théo qu'il en devenait presque gênant pour les autres maisons de continuer à douter.

Pourtant, personne ne savait exactement pourquoi l'étrange petit vert et argent détenait une confiance aussi absolue de la part des autres Serpentards. Il était évident qu'il se cachait quelque chose là-dessous - et que, quoiqu'il en soit, jamais cela ne sortirait du cercle des reptiles.

Ce qui avait convaincu Ron, pourtant très remonté, c'était le fait que Hermione, elle aussi, semblait savoir quelque chose ; mais pour une raison obscure, elle non plus n'avait rien voulu avouer, pas même à ses amis les plus proches.

Harry s'était juré de demander ce qu'il en était à Drago, mais bien sûr il devait attendre d'être au moins réconcilié avec lui.

Ron, toujours à se pavaner, fit disparaître le miroir et bondit en arrière en étendant très largement ses ailes. Il battit plusieurs fois l'air, rien que pour impressionner Hermione et soulever la poussière, avant d'enfin décoller - heureusement que le plafond de la Salle sur Demande était très haut.

Ron se posa sur l'immense lustre en s'accrocha à la chaîne centrale, se balançant un peu pour faire crier les filles en bas.

De la cire giclait un peu partout, une bougie tomba, et le lustre grinça de plus belle, tant Ron et ses grandes ailes pelucheuses le mettaient à mal.

« Descends de là, Weasley ! » glapit Pansy qui avait failli se prendre une autre bougie dans les cheveux.

Milicent soupira en roulant des yeux à la vue de la scène.

Toutes les deux et Vincent Crabbe apprenaient à un groupe assez important de membres qui s'occupait à jeter divers sorts terribles sur plusieurs panneaux de bois. Les pauvres planches, découpées dans une forme vaguement humaine, finissaient les unes après les autres totalement carbonisées, explosées, déchiquetées, voire transpercées par des lames en argent et autres armes blanches diverses.

Dans un autre coin de la pièce, on voyait Blaise et Théo avachis dans des coussins posés à même le sol qu'ils avaient rapportés de la partie salon de la Salle.

Ensemble, avec les jumelles de Serdaigle, ils invoquaient de petits diables noirs et cornus ressemblant vaguement à un mélange de chauve-souris et de petits gorets. Les démons voletaient autours d'eux et l'un d'eux s'était même pelotonné sur les genoux du petit Théo pour se faire grattouiller entre les ailes.

Blaise n'avait de cesse de couver Théo du regard, ils étaient assis si près l'un de l'autre que leurs deux corps se frôlaient et s'effleuraient un peu plus que de raison.

« On peut vraiment les commander ? » demanda l'une des jumelles.

« Oui. » répondit Théo, caressant consciencieusement le diablotin maintenant roulé sur le dos. « Ceux-là sont très faciles à diriger, mais il y en a de bien plus difficiles à appeler et surtout à commander. Les Baïarts par exemple, ce sont des dragons noirs des Enfers. Les Mangemorts savent les commander, alors si, nous aussi, on sait le faire, il y aura peut-être beaucoup moins de dégâts. Cela m'étonnerait, mais bon… »

« Sois un peu plus positif... » sourit Blaise.

Théo acquiesça.

De son côté, Harry se faisait attaquer de part et d'autre par Drago et Gregory Goyle. Les deux garçons jetaient un maximum de sorts dans sa direction tandis qu'Harry se contentait de les esquiver ou de dresser des barrières autour de lui.

« Temps mort ! » cria Harry derrière son épaisse aura magique.

Drago et Greg baissèrent leurs baguettes et les autres membres de l'AD se rapprochèrent pour écouter.

« C'était quoi cette attaque ? » jeta Harry. « Celle qui était rouge et qui a glissé sur la sphère ? »

« C'est Greg qui l'a lancée. » fit Drago en se tournant vers son ami baraqué. Il avait le haut de sa chemise défait de quelques boutons et la base de son cou était largement visible. Souvent Harry se perdait dans sa contemplation en jetant un coup d'œil sur ce petit morceau ostentatoire de peau pâle dévoilée. Ses cheveux n'étaient plus du tout arrangés en arrière, la transpiration les collait en mèches luisantes contre son front…

Harry déglutit.

Qu'est-ce qu'il est beau…

« C'est le sort d'Exsanguia. La lame rouge glisse sur le sol et dès qu'elle touche un être vivant… hum… elle le recouvre complètement et… c'est pas beau à voir. » fit Gregory.

« Que ce soit une plante ou un animal, la lame en aspire tout le fluide vital. Il s'évapore, en quelque sorte, et il ne reste plus de la cible qu'une momie desséchée. » compléta Drago.

Harry grimaça. Décidément, tous ces sorts de magie noire étaient bien souvent répugnants.

A présent que Harry connaissait le nom du sort et ce qu'il était sensé provoquer, il lui paraissait clair que c'était un sort très facile. Il n'avait même pas besoin de s'entraîner contre l'une des planches de bois que faisait apparaître Hermione, il savait simplement, c'était parfaitement assimilé...

Chaque cours de l'AD le rendait un peu plus fort. Il absorbait littéralement les connaissances avec une facilité déconcertante, presque effrayante...

Il savait aussi d'où lui venait cette facilité, et au début cela l'avait beaucoup effrayé, il avait essayé de lutter pour rester un temps soit peu normal ; il y avait toutefois bien vite renoncé et accepté finalement ces capacités comme un état de fait.

C'était comme pour le Fourchelangue, il savait déjà sans savoir.

Drago et les Serpentards n'avaient, en fait, qu'à lui rappeler les sorts pour qu'il réussisse instantanément à les renvoyer.

A chaque réunion de l'AD, il demandait aux verts et argents de se jeter contre lui de toutes leurs forces et c'était sans aucune difficulté qu'il repoussait toute attaque.

C'était grisant...

Délectable...

Parfois Harry surprenait un regard effrayé de la part des autres - bizarrement, ce genre de regards provenait souvent du cercle Serpentard - pourtant, pas même Hermione ne tentait de s'opposer à cette nouvelle connaissance et à cette nouvelle puissance qu'il gagnait de jour en jour.

Et non seulement le Survivant assimilait la magie noire avec une aisance stupéfiante, mais il la repoussait également avec une si grande facilité qu'ensuite tous reprenaient espoir.

« J'en ai marre de tous ces sorts trop faciles. » commença Harry. « Je suis sûr que les Mangemorts n'utilisent pas ce genre de sortilèges de femmelette. Ils ne doivent que lancer des Avada et point barre. »

Gregory croisa les bras, franchement outré de ce que venait de dire le Survivant.

« Tu te trompes. » lâcha froidement Drago en rivant ses yeux gris sur les siens. « Ce ne sont pas des sortilèges faciles que nous te lancions. On est à la limite de nos forces, au cas où tu ne t'en rendrais pas compte. Si de tels sorts nous prennent beaucoup d'énergie, tu penses bien que de nombreuses répétitions d'Impardonnables nous laisseraient à moitié morts. Les Mangemorts ne lancent pas des Avada Kedavra à tour de bras, ils préfèrent, comme tout combattant, blesser grièvement ou mettre hors combat pour s'économiser. »

Harry eut une impression bizarre quand il entendit cela, il baissa les yeux, ne pouvant plus supporter l'étrange regard de Drago.

Était-ce l'entraînement quotidien qu'il avait reçu avec les professeurs qui le rendait si endurant ?

Était-ce de connaître depuis peu cette étrange magie noire qui l'avait rendu si diamétralement opposé à la puissance des autres?

Il se sentait bien plus fort… bien plus… sûr de lui, aussi…

Il savait que les Serpentards n'étaient rien comparés à de vrais Mangemorts, mais la simplicité et le plaisir qu'il prenait à les contrer et les dépasser sans cesse le rendait, pour la première fois de sa vie, terriblement confiant.

Il sentait en lui un nouveau pouvoir couler dans ses veines. Quelque chose que lui avait légué Voldemort. Quelque chose qu'il allait retourner contre lui.

« Je veux pouvoir lancer l'Avada Kedavra. » trancha-t-il en redressant fièrement son visage pour dévisager Drago.

Gregory grimaça.

« Je ne pense pas que ce soit une bonne idée. » fit le grand vert et argent. « Il est encore trop tôt. »

« C'est pourtant le sort le plus adéquat si je veux tuer Voldemort. » railla Harry. « Quoique, je serais bien tenté de lui jeter quelques Doloris avant de l'achever ! »

Drago le regardait toujours froidement, mais Harry ne devinait pas du tout les pensées qui pouvaient bien le traverser. En tout cas, il semblait lui aussi peu enclin à cette idée.

« Harry… » fit Hermione en se rapprochant. « Tu ne crois pas que… tu veux aller trop vite ? Pourquoi tu ne respectes pas les étapes une à une ? Nous sommes là pour écouter l'enseignement des Serpentards, pas pour partir dans tous les sens. »

Une fureur sans nom envahit le cerveau de Harry, l'étouffant presque.

De quel droit ! Mais de quel droit on lui donnait encore des ordres ! Merde ! C'était lui le survivant à la con victime de cette prophétie surchiante ! Il allait exploser et déverser sa rage sur Miss Je-Sais-Tout quand une main douce lui empoigna le bras.

« Drago ? » gronda Harry en voyant le Serpentard le détourner de Hermione.

« Tu sais ce qu'il t'arrive en ce moment ? » lui demanda le blond en le scrutant de son regard bleu perçant.

Harry se dégagea brusquement, la rage ne cessant pas d'étreindre son cœur.

« Tu es en train de faire un mauvais trip, Harry. C'est comme si tu avais pris une trop forte dose de drogue, tu n'es plus toi-même. »

« Je ne me suis jamais senti aussi bien ! » cracha le Gryffondor. « Tu te goures complètement ! »

« Pas du tout ! Tu te gaves de magie noire et tu en redemandes de plus en plus ! Tu souhaites même être confronté à des Mangemorts pour lancer des Impardonnables ! Tu n'as même plus peur ni de ta mort ni de la donner ! Ose dire que cela te ressemble ! » gronda Drago. « Si tu continues comme ça, Harry, tu vas changer, est-ce que tu comprends ? Est-ce que tu veux vraiment changer ? »

Drago continuait à le regarder durement alors que la haine continuait à compresser le cœur du brun en se diffusant dans tout son corps comme un poison.

Est-ce qu'il voulait changer ?

Oui !

Il voulait devenir plus fort, il voulait survivre, il voulait vivre, et surtout, il voulait vivre entouré de ses proches. Pour cela, ne fallait-il pas qu'il devienne plus fort, encore plus fort ?

Voulait-il tuer ? Oui ! Quelque chose en lui réclamait le sang de la vengeance ! L'appel de la haine!

Le regard de Drago… la voix de Hermione…

Harry ferma les yeux, il se mordit la lèvre jusqu'à sentir le goût du sang. La douleur sembla l'écarter de sa rage incontrôlable.

Il eut les idées un peu plus claires, et il se laissa peu à peu regagner par le calme.

Quand il rouvrit les yeux, Drago le fixait toujours, souriait narquoisement mais il décelait tout de même une certaine lueur de fierté dans ses yeux.

« D'accord. » souffla Harry. « Je vais y aller plus doucement avec la magie noire, je ne veux pas changer de personnalité. »

Quand il regarda tout autour de lui, toute l'AD s'était réunie en demi-cercle, le visage inquiet.

« Harry, tu dois méditer avec application pour te calmer avant de commencer à pratiquer de la magie noire. Si tu ne le fais pas bien tu vas encore te laisser envahir de cette façon. » fit Drago. Harry acquiesça piteusement. C'est vrai qu'il n'aimait pas la demi-heure de méditation avant chaque réunion et que dernièrement il avait fait plus semblant qu'autre chose.

« Et si on se relaxait après chaque entraînement également ? » proposa Blaise.

« A quoi tu penses ? » demanda Pansy qui affichait toujours une expression inquiète sur le visage.

Elle a eu peur que je m'en prenne à Drago, pensa Harry honteux.

« Si on arrêtait pour ce soir, que je vous montre ? » demanda Blaise amusé.

Tout le monde acquiesça et Blaise fit signe à tous de sortir de la Salle sur Demande. Théo ordonna tristement à son petit diablotin de disparaître dans un nuage de fumée noire de suie et sortit lui aussi à la suite des autres.

Quand ils furent tous dans le couloir, Blaise effectua les trois passages devant la porte avant de l'ouvrir de nouveau sur une nouvelle obscurité.

Blaise s'avança un peu, tâtonnant dans la nuit, après avoir lancé un Lumos. Petit à petit, les membres de l'AD partirent eux aussi à sa suite avec au bout de leurs baguettes de jolis Lumos projetant une lumière douce sur les formes autour d'eux.

Ils étaient entrés dans une vieille forêt aux énormes arbres centenaires. A peine à quelques mètres de l'entrée, une trouée se laissait deviner entre les arbres ; une clairière se tenait là, si paisible sous la lumière bleutée de la nuit.

Lorsqu'on levait la tête, on apercevait très distinctement chaque constellation. La lune semblait avoir été posée par quelque artisan divin, bien ronde, parfaitement au milieu de la percée dans le feuillage. Dans les buissons, des étoiles semblaient avoir chuté du ciel afin de batifoler doucement parmi les bosquets.

« Ce sont des lucioles ? » souffla l'une des jumelles.

« Peut-être des fées ? » murmura l'autre.

Plus que magnifique, l'endroit était pleinement et simplement tranquille.

L'AD toute entière s'était lentement assise ou allongée dans l'herbe douce - pas du tout humide. La plupart admiraient les cieux brillants, d'autres avaient fermé les yeux.

Tout était calme, serein. Il ne faisait pas froid mais Hermione avait allumé de charmants petits feux bleutés qui flottaient de-ci de-là.

Le temps ne semblait plus avoir d'emprise sur ce lieu étrange, la lune restait fixement dans son axe tandis que les étoiles formaient subtilement des motifs changeant dans le ciel.

« On dirait un chaudron. » murmura un Poufsouffle en levant la main en montrant le ciel. « A droite de la lune, là où il y a trois grosses étoiles bleues. »

On suivit son geste du regard et, effectivement, trônait dans le ciel un beau chaudron ventru.

« Une étoile filante ! » s'exclama Luna. « Est-ce que ça compte si on fait un vœu ici ? »

Certains membres de l'AD s'étaient endormis, mais personne ne semblait vouloir les réveiller.

Harry, lui aussi, était atteint par l'ambiance reposante de cette forêt au ciel étrange. Il se sentait beaucoup mieux.

Lui, par contre, ne regardait pas le ciel.

Harry admirait un Drago assis un peu plus loin dans la clairière.

Depuis leur dispute, le Serpentard et lui ne s'étaient pas encore vraiment réconciliés.

Il y avait les regards, les effleurements, les allusions et les petites phrases…

Il y avait tout cela, mais pas encore de réconciliations.

Ce n'était pourtant pas l'envie qui lui manquait de revenir vers lui, il voyait même dans son regard gris que Drago aussi était plutôt enclin aux retrouvailles.

Pourtant rien ne s'était encore rien vraiment passé… à part, bien sûr, les regards, les effleurements, les allusions et les petites phrases…

Drago releva son beau visage pointu et il lui lança un regard lourd de sens.

Viens… lançaient les yeux gris pâle.

Et Harry répondait tout pareil, Viens, viens…

Drago détourna le regard.

C'est pas grave, je t'aime quand même… C'est pas grave, tu viendras peut-être demain…se disait Harry, pris d'une impérieuse envie de se lever pour enlacer Drago.

Blaise avait bien osé, lui, prendre Théo dans ses bras – bon, d'accord, ça restait encore très chaste entre eux, mais c'était déjà ça.

Harry était sur le point de céder quand un bruit retentissant le fit sursauter.

Dobby venait de transplaner au milieu de la clairière et la petite explosion qui l'avait précédé avait sorti tous les membres de l'AD de leurs rêveries.

« Désolé, Dobby est désolé, Mesdemoiselles et Messieurs. » commença à couiner l'elfe, un peu affolé de se trouver en plein cœur d'une forêt alors qu'il avait transplané dans une pièce du château. « Dobby vient de la part de Monsieur Dumbledore ! Dobby est venu chercher Monsieur Drago Malfoy, Monsieur. »

Le préfet en chef se releva prestement et se précipita pour sortir de la salle sur demande, Dobby sur les talons.

« Qu'est ce qu'on fait, maintenant ? » demanda finalement Ginny. « On devrait sortir, non ? Il est dix heures quarante-quatre. Il serait temps de partir, non ? »

Sans un mot, les Serpentards se levèrent, et tous les imitèrent.

Ce furent Harry, Ron et Hermione qui refermèrent la Salle en dernier, saluant les autres membres qui filaient tous discrètement dans les couloirs pour rejoindre leurs dortoirs respectifs et se coucher.

« Tu ne t'es toujours pas réconcilié avec lui ? » demanda Hermione.

Harry secoua la tête négativement.

« En tout cas, je ne sais pas ce qu'il t'a fait, mais c'est grâce à lui si tu t'es finalement calmé. » souffla Ron, rappelant à Harry sa bévue de la soirée.

« Hermione, excuse-moi. » fit le brun en se tournant vers son amie, tout contrit.

« Oh, c'est pas grave. Fais juste attention à toi, Harry. » sourit la jeune fille.

Oo0o0o0oO

Drago arrivait maintenant dans sa salle de préfet en chef. Il venait d'avoir une discussion éprouvante avec Dumbledore, MacGonagall et Rogue. Il était ressorti de l'entrevue que les adultes avaient assimilé son plan en y apportant quelques améliorations.

Parfois cela ne lui convenait pas tout à fait, mais que pouvait-il dire ?

Il ne voulait pas que Dumbledore et Rogue rencontrent sa mère. Elle serait plus paniquée qu'autre chose, une lettre aurait pourtant suffi. Mais il ne réussissait pas à leur faire comprendre que sa mère était hors de tout soupçon, que sa mère était fragile et qu'elle aurait tout fait pour lui et son père.

Tant pis…

Demain soir, ils iraient. Dumbledore ouvrirait son réseau de cheminée - ou peut-être demanderait-il à Rogue de créer un Portoloin pour décoller chez lui, au manoir Malfoy.

Il savait lui-même en créer depuis des années, mais les adultes se révélaient très méfiants.

Il aimait pourtant qu'ils soient soupçonneux à son égard. Cela montrait qu'ils n'étaient finalement pas si stupides. Et cela lui permettait d'apporter des preuves concrètes de sa bonne foi.

Oo0o0o0oO

Le lendemain, Drago alla attendre ses amis dans la salle commune, comme tous les matins. Il aurait pu descendre à la Grande Salle déjeuner tout seul, mais il avait toujours préféré être entouré.

De plus, ce matin-là, il était venu leur annoncer une nouvelle importante.

Pansy fut la première à monter des dortoirs. Elle était pourtant du genre à prendre du temps pour se maquiller, se coiffer et chercher une tenue avec tous les accessoires qui vont avec - ce qui se montrait encore plus futile quand, de toute façon, on doit mettre un uniforme ample par-dessus tous ces apparats - mais elle était tout de même la première à être prête.

C'était l'une de ses grandes qualités, et c'était pour cette rigueur qu'elle montrait en tout qu'on l'avait faite préfète.

Peu de temps après débarquait Mili, encore un peu endormie, et ensuite, tous trois allaient réveiller les garçons.

Mili et Pansy réveillaient tout doucement le petit Theo - elles adoraient le voir émerger du sommeil, il était si mignon quand il s'étirait en bâillant.

Ensuite, Théo réveillait Blaise en se blottissant contre lui sous la couette tandis que Pansy et Mili secouaient chacune un Crabbe et un Goyle tout endormis et tout en muscles.

Drago supervisait la bonne marche de tout cela – ce qui le faisait en réalité beaucoup rire, surtout quand Crabbe faisait mine de ne rien entendre et que finalement les deux filles se ruaient sur son lit pour l'en faire tomber.

Bref… après tant d'effervescences, Drago remontait habituellement dans la salle commune avec ses Serpentards d'amis enfin présentables, et tous allaient superbement prendre leur petit-déjeuner dans la Grande Salle.

Sauf que ce jour-ci, Drago ne remonta pas tout de suite, il expliqua d'abord dans son ancienne chambre ce qui allait se passer ce soir, après les cours, et ce qui en découlerait.

« …Il n'y aura donc pas de réunion de l'AD, il faudra en informer Granger. Pansy, je compte sur toi pour tout lui dire. » fit Drago.

« Pff… » soupira la jeune fille. Elle savait que Drago, en lui demandant cela, voulait en réalité mettre le Survivant au courant de la situation et, voilà… ça la faisait tout simplement chier. « Drago, passe le bonjour de notre part à ta mère. » se reprit-elle.

« Et à la petite Lydie aussi. » rappela Gregory. « J'espère qu'elle va bien. »

« Bien sûr qu'elle va bien. Ma mère ne permettrait pas qu'il lui arrive ne serait-ce qu'une grippe. Allons manger à présent. »

Oo0o0o0oO

« Qu'est-ce qu'elle t'a dit ? » demanda un Harry interloqué alors que Hermione les avait attirés, lui et Ron, dans un coin de leur salle commune.

La fin des cours avait sonné et Harry attendait le soir avec impatience, il pensait qu'il allait pouvoir revoir Drago et continuer à jouer au chat et à la souris avec lui pendant tout l'entraînement de l'AD.

« Moi non plus j'ai pas tout compris. » fit Ron en essayant de trouver le bon fonctionnement d'une farce et attrape que ses frères lui avaient envoyée - de simples lunettes.

« Parkinson et moi sommes allées voir tous les membres de l'AD. C'est annulé pour ce soir, Drago ne peut pas venir. Dumbledore, Rogue et lui vont se rendre incognito au manoir Malfoy pour s'assurer de la confiance que l'on peut placer en Narcissa Malfoy à propos de 'vous savez quoi'. » reprit patiemment Hermione.

Harry sentit son cœur se serrer. Alors Lucius Malfoy allait vraiment être enlevé par son propre camp de la prison où il méritait de croupir ! Ça le faisait toujours autant chier, il n'arrivait pas vraiment à s'y faire.

« Parkinson m'a dit que, si tout se passait bien ce soir, ce pourrait être pour ce week-end. » continua Hermione. « Ron, ça ne va pas ? »

Ron avait essayé les lunettes et avait soudainement pris la couleur de ses cheveux. Il retira d'un geste brusque les verres pour les fourrer dans sa poche.

« Hum… » commença le rouquin avec une pauvre voix. « Je leur écrirai que leur nouvelle invention ne fonctionne pas très bien… »

Quand Hermione fut partit en direction de la bibliothèque, Ron donna un coup de coude au brun à ses côtés qui fixait le vide d'un air absent.

« Hey… Harry, essaye ça. » fit-il en lui passant les lunettes sous la table.

Intrigué, Harry enleva ses lunettes pour essayer celle des jumeaux et ne remarqua pas de réelle différence, aussi se tourna-t-il vers son ami pour découvrir que…

« Ron ! » s'exclama-t-il.

« Je sais, je sais ! C'est vraiment une très mauvaise invention. Très mauvaise. Mais je te les prêterai de temps en temps si tu veux. »

Harry rougit mais ne fit rien pour contredire son ami - il n'avait rien contre l'idée de regarder de temps en temps son Serpentard préféré se balader tout nu en toute circonstance.

Oo0o0o0oO

Narcissa avait reçu tard dans la nuit une lettre importante. Elle était comme souvent le soir dans son petit salon, en train de dévorer un de ses vieux romans, quand une explosion avait tout à coup retenti près de sa table basse, lui causant une peur folle.

Dans le petit nuage de fumée, elle avait discerné, posé sur le meuble ancien, un oiseau magnifique au plumage de feu, tenant majestueusement une enveloppe d'un beige uni dans son bec noir comme un galet anthracite humide.

Elle avait posé son livre et retiré avec appréhension la lettre du clapet acéré du phœnix, elle avait aussitôt décacheté l'enveloppe sertie du sceaux de Poudlard.

Chère Madame Malfoy,

Votre fils, Drago, son directeur de maison, Severus Rogue, ainsi que moi-même, tenons à vous entretenir d'un sujet extrêmement important et urgent.

Nous espérons que vous ne verrez aucun inconvénient à nous recevoir demain soir après les cours à 21h00 précises dans votre manoir du Wiltshire.

Fumesec, mon phœnix, est à votre disposition pour nous envoyer votre réponse dans les plus brefs délais.

Albus Dumbledore, directeur de Poudlard.

Les mains tremblantes, à la fois à cause de la joie de revoir son fils unique si tôt et de la peur à l'imagination de tous les sujets graves qui auraient pu pousser le directeur de Poudlard à venir la voir ici même et si soudainement, Narcissa attrapa sa baguette et attira à elle du matériel d'écriture d'un Accio à peine audible. Elle se saisit de la longue plume blanche et souple pour transcrire une brève réponse sur un parchemin vierge.

Bonsoir Directeur,

Je vous attendrai donc tous les trois demain soir, à l'heure convenue. J'ouvrirai pour cette occasion le réseau de cheminée du manoir.

Narcissa Malfoy.

Elle avait ensuite plié le petit mot en quatre et l'avait donné au phœnix qui attendait sagement non loin avec un air curieux. L'oiseau mythique avait coincé délicatement le billet dans son bec et avait disparu de sa façon fracassante, laissant derrière lui une jolie plume dorée, légèrement chaude.

A présent, Narcissa attendait, taraudée par l'anxiété, l'arrivée de ses étranges invités.

Drago avait été le premier à passer au travers des flammes vertes de la cheminée.

Il était si beau. Il ressemblait tant à son père, de plus en plus. Et il avait tellement grandi.

Narcissa, les lèvres un peu tremblantes, s'approcha de son fils en tendant ses mains blanche et délicate que son fils prit dans les siennes.

« Bonsoir, mère. Pardonnez-moi de vous causer tant d'inquiétude. » avait-il dit. Elle avait envie de pleurer, sa voix était si merveilleuse à entendre.

« Drago, mon fils. Tu m'as tant manqué. » soupira-t-elle en esquissant une pauvre ébauche de sourire.

« Vous me semblez fatiguée, mère. Seriez-vous souffrante ? » demanda Drago - presque par politesse ; il savait très bien ce qui n'allait pas chez sa mère.

« Non, mon enfant. Tout va bien, Lydie me donne simplement du souci. » tenta Narcissa en élargissant son sourire. « Tu sais, c'est l'âge, comme on dit. »

Drago sourit lui aussi. Il savait, bien sûr, que ce n'était pas vrai. Lydie était bien la dernière personne qui faisait encore tenir sa mère debout.

Il lâcha les mains de sa mère car Rogue venait de passer la cheminée d'un pas sûr.

« Bonsoir Cissa. » fit-il doucement, saluant la maîtresse de maison.

« Bonsoir Severus. Comment vous portez-vous ? Vos élèves vous font-ils toujours enrager ? » demanda Narcissa en se portant vers le maître de potion.

« Comme toujours... » soufla Rogue en s'inclinant un peu devant la femme. « Vous semblez plus mince à chaque fois que je vous vois. »

« Quel incorrigible flatteur ! » s'exclama-t-elle avec un petit geste anodin et gracieux de sa main gantée de dentelle blanche.

Drago s'assombrit. Bien sûr que non, ce n'était pas une flatterie… Sa mère, bien que toujours magnifique, était devenue aussi fragile et mince qu'un roseau. Elle semblait faite d'une porcelaine plus fine que feuille de verre. Elle était effrayante de maigreur ! Cela frappait malgré la somptueuse robe de brocard ivoire et son châle de lin blanc qui cachaient la majorité de son corps.

Dumbledore franchit enfin la cheminée dans un tourbillon de robe violette à motif complexe d'étoiles brillantes.

« Bonsoir, chère madame. » commença Dumbledore, solennellement.

« Bonsoir directeur. » fit gravement sa mère. « Puis-je tous vous inviter à nous asseoir afin de discuter autour d'une bonne tasse de thé ? »

« Du thé serait parfait, en effet. » répondit le vieux mage.

Tous se laissèrent guider vers un recoin du vaste salon savamment décoré - bien qu'un peu sordide - où l'on avait disposé des canapés cosys et confortables.

A peine étaient-ils installés qu'un elfe de maison surgissait silencieusement pour déposer, avant la moindre demande, un vaste plateau supportant tout le nécessaire à thé de rigueur. Vêtu d'une taie d'oreiller blanche brodée de l'écusson des Malfoy, il semblait particulièrement discret pour un elfe : pas un mot de s'échappa de sa bouche, et le service était tout juste terminé qu'il avait déjà disparu.

Narcissa servit le thé d'un coup de baguette magique désinvolte, avant de se saisir d'une tasse de ses longues mains fines parées de bijoux précieux par-dessus les gants de dentelle ; elles frissonnaient un peu mais tous firent comme si de rien n'était.

Elle avait peur. L'attente était intolérable.

« Monsieur le directeur, » commença-t-elle, « dites-moi de quoi il retourne, que je puisse enfin savoir pourquoi je m'inquiète ainsi depuis tant d'heures. »

Drago fut fier du ton sans réplique de sa mère. Il écouta Dumbledore et Rogue raconter toute l'histoire. Sa mère pâlissait à vue d'œil mais elle ne détourna ni n'interrompit une seule fois les explications jusqu'aux derniers mots du directeur.

« J'accepte, bien sûr. » lâcha-t-elle d'une voix blanche. « Je soutiendrai les décisions de mon fils. Et j'accepte aussi de prendre le Veritaserum. Severus? »

Rogue lui passa une petite fiole remplie d'un liquide absolument transparent, inodore et sans saveur.

« Une seule goutte, est-ce cela, Severus ? » demanda-t-elle sans attendre de réponse, elle s'en était déjà versé une larme dans sa tasse de thé, qu'elle avala cul sec d'un mouvement du poignet d'une grâce innée. « Allez-y, directeur… Posez-moi toutes vos questions. »

« Bien, commençons donc. Allez-vous nous aider à faire évader votre mari, sachant que nous allons par là faire courir de très grands risques à celui-ci autant qu'à votre fils? »

« Je vous y aiderai, puisque c'est le vœu de Drago. » répondit Narcissa.

« S'il s'avérait que votre mari nous opposait résistance et que nous fussions obligés d'en venir à le placer sous Imperium, seriez-vous capable de nous trahir pour le libérer ? »

« Je suis incapable de faire une telle chose. Si j'avais ce courage, j'aurais déjà libéré Lucius… De plus, je sais qu'il ne s'opposera à vous en aucune manière. »

« Votre fils nous l'a également affirmé, mais comment pouvez-vous en être aussi absolument certaine ? »

« Cela est-il vraiment nécessaire ? » gronda Drago en fusillant Dumbledore de son regard glacé.

Narcissa sourit avec amour en regardant son fils. Elle rit doucement.

« Drago, tu es si mignon. » Il en rougit. « Dumbledore. » reprit-elle plus durement. « Il vous faut savoir que mon mari n'est plus que l'ombre de lui-même. Il semble être toujours le même Malfoy, en apparence, simplement prisonnier, mal peigné, crasseux, habillé sans distinction… ; mais je ne trouve plus en lui qu'une enveloppe creuse, à peine une bribe de lui-même. Lorsque vous le verrez, vous comprendrez qu'aucun sort d'entrave n'est nécessaire, que l'Imperium n'est plus d'actualité. Il fera ce que vous lui dites, à peine heureux de quitter Azkaban. Il est détruit, tout simplement. »

Nacissa avait versé des larmes en disant cela et Drago serrait les poings. Lui aussi avait envie de pleurer, mais il ne pouvait pas se le permettre. Il se leva brusquement pour chercher dans un tiroir d'un buffet un mouchoir blanc et le tendit à sa mère avant de s'asseoir à ses côtés. Il était maintenant plus grand qu'elle. Elle semblait si fragile... Rogue lui aussi semblait mélancolique.

Dumbledore quant à lui, paraissait intransigeant. Il avait un rôle à tenir, il le tiendrait.

« Madame Malfoy. J'ai encore quelque question à vous poser - à propos de Stonehenge. Pensez-vous votre mari encore capable d'ouvrir la porte du Nord malgré son état ? »

Narcissa, le visage encore baissé de honte d'avoir pleuré, ses cheveux blonds tombant ses yeux frangés de longs cils pâles, ne répondit pas tout de suite.

« Je crois que oui. » fit-elle finalement. « Je pense que cela, aucun Malfoy ne peut l'oublier - c'est dans l'âme et dans le sang. Lucius est et restera le gardien de Stonehenge jusqu'à sa mort. Il est le seul à pouvoir l'ouvrir, et je l'y aiderai, puisque Drago me le demande. »

« Je vous remercie, madame. Il ne nous reste plus qu'à prendre une mèche de vos cheveux pour la potion de Polynectar et l'une de vos tenues. »

Narcissa acquiesça et comme pour la première fois, un elfe vint et déposa sur la table deux paquet un grand et un écrin minuscule avant de disparaître. Narcissa prit sa baguette – aussi fine et pâle qu'elle - et se coupa une petite mèche de ses cheveux blonds. Elle la plaça ensuite dans l'écrin et le reposa sur la table.

« Quand allez-vous commettre cette folie ? » demanda-t-elle.

Drago aurait bien aimé le savoir lui aussi.

« Le plus tôt possible. Ce week-end. » annonça Dumbledore.

« Permettez-moi de formuler une faveur, directeur. » demanda Narcissa.

« Si je peux vous l'accorder, soyez sûr que je ferai tout pour vous satisfaire, madame. » répondit poliment Dumbledore.

« Accordez à Drago de rester cette nuit, s'il vous plaît. Vendredi est dans deux jours, laissez-le-moi jusque là, je vous en prie. »

« C'est entendu. » fit Dumbledore en inclinant la tête. « Il rentrera à Poudlard par cheminette, vendredi soir à dix huit heures, êtes-vous d'accord, madame? »

Narcissa acquiesça et sourit.

Après quelques échanges polis et quelques sourires peinés, Rogue et Dumbledore repartirent comme ils étaient venus.

« Mère. » fit doucement Drago une fois seuls. « Père n'est pas vraiment comme vous dites. »

Narcissa se tourna vers son fils et se mit à lui caresser doucement les cheveux.

« Je ne crois pas que, lorsqu'un homme comme ton père perd tout ce qu'il a, il puisse se reconstruire. »

Sa mère disait des choses dures lorsqu'elle était sous Veritaserum.

« Mais, mère, il vous a, vous. » souffla Drago.

Narcissa le prit dans ses bras doucement et lui posa un baiser léger sur le front.

« Tu es gentil, Drago. » fit-elle en se reposant contre son épaule.

Drago tenait sa mère contre lui en lui caressant doucement les cheveux. Il aimait son odeur. Il l'aimait.

« Drago ? » fit une petite voix au bout de la pièce.

« Lydie ? » chuchota-t-il en redressant la tête.

Elle était là, petite fille habillée en robe de chambre ancienne, les cheveux lâchés en boucles blondes, magnifique petite poupée du haut de ses douze ans.

« Tu ne devrais pas être dans ta chambre à dormir, petite reine ? »

La fillette s'approcha doucement.

« Mère s'est endormie ? » demanda-t-elle en regardant une Narcissa silencieuse dissimulée derrière ses longs cheveux.

Le jeune homme acquiesça et la petite fille s'assit à côté de lui.

« Drago, je savais que tu allais venir. Mère n'est dans cet état que lorsque tu reviens de vacances. Mais ce n'était pas encore le temps des vacances, pourtant je savais que tu allais venir. »

« Lydie, tu ne regrettes pas de ne pas aller à Poudlard ? » demanda Drago.

« Ho si, j'aurai tant aimé aller dans la maison des Serpentards avec toi. Mais… » continua-t-elle sur le ton grave de la confidence. « … tu sais bien que mère a besoin de moi. Ce n'est pourtant pas juste, car c'est toi qu'elle préfère de nous deux. »

« Lydie… Ce n'est pas vrai, ce n'est pas très bien de me mentir. » sourit Drago. « Tu peux mentir à qui bon te semble, mais n'essaye pas avec moi. » minauda-t-il. « Mère préférerait se tuer que d'avoir à choisir entre nous deux. »

« C'est toi le menteur ! » s'exclama la fillette d'un léger murmure pour ne pas réveiller la mère de Drago. « Mère te choisirait parce que tu es un Malfoy et pas moi ! »

« Ça suffit, espèce de sale gamine. Tu vas nous réveiller la belle au bois dormant. » rit Drago, souhaitant à sa mère de n'avoir jamais à faire ce choix.

Tu as pourtant raison, petite fille, pensa-t-il tristement.

Drago resta longtemps là, à tenir sa mère dans ses bras en parlant avec la fillette.

Le lendemain, il envoya très tôt une lettre à Pansy à la volière du manoir, lui expliquant ce qu'il se passait, et l'invitant implicitement à faire suivre le message.

Un sourire vola sur ses lèvres - vraiment, il n'était pas très compréhensif envers Pansy. D'un autre côté, il était sûr que la Serpentarde adorerait être la seule à recevoir de ses nouvelles écrites de sa propre main.

Drago passa deux jours fantastiquement Malfoyens dans le manoir en compagnie de sa mère, de la petite Lydie, des quelques elfes de maisons et des immenses terres alentour qui étaient les siennes.

Il chevaucha au soleil couchant jusqu'à Stonehenge avec la petite Lydie qui le suivait crânement en amazone sur un poney crème, profitant d'une occasion d'admirer le cercle de pierre qui faisait la gloire de la famille Malfoy.

Deux jours parfaits avant la première grande action qui signerait réellement son engagement dans la guerre.

Il y aurait à jamais pour lui un avant et un après.

La guerre, pour lui, débutait dans deux jours…

Oo0o0o0oO

Dans le grand parc de Poudlard, les premières neiges venaient enfin de tomber. Elles ne recouvraient pas encore totalement le paysage ; l'hiver dans toute sa splendeur n'était pas encore arrivé.

Harry, Ron et Hermione avaient rendez-vous avec les Serpentards au bord du lac, près de la grande pierre plate qui formait comme une sorte de jetée sur l'eau.

Après quelques instants, Pansy arriva, entourée de Crabbe et Goyle.

Tous les six restaient très encapuchonnés dans leurs capes chaudes et lourdes, et de grands ronds de buées sortaient à chacune de leur respiration.

« Alors …? » demanda Harry. « Tu avais quelque chose à nous dire. »

Pansy fronça son petit nez en pointe avec dédain mais elle parla sans trop faire d'histoires. Elle semblait triste.

« J'ai reçu une lettre de Drago ce matin. Il m'annonce que sa mère a pris le Veritaserum, qu'elle a tout accepté sans faire d'histoires, comme il s'y attendait, et que Dumbledore lui fait confiance maintenant. Il me dit aussi que c'est ce samedi qui vient qu'aura lieu l'évasion et que, comme ça risque de tourner mal, Dumbledore lui a donné l'autorisation de rester chez lui avec sa mère et sa… »

Pansy laissa la phrase en suspens. Elle jeta un regard vers Crabbe et Goyle, quêtant leurs accords, mais tous deux haussèrent des épaules, comme pour dire « fais comme tu le sens ».

« Avec qui d'autre ? » demanda Harry soudain très intéressé.

« On s'en moque, Potter, avec sa famille, peu importe les détails. L'important, c'est qu'on ne pourra pas le revoir d'ici là. Il ne va rentrer que vendredi soir et ce sera sûrement pour se faire réquisitionner par les adultes pour régler les derniers préparatifs. Il ne sait même pas s'il dormira à Poudlard ou ailleurs. On ne le reverra que si le plan a fonctionné. »

Harry se renfrogna tristement.

Il n'avait même pas pu se réconcilier avec Drago. Il avait peur. Très peur.

« Est-ce qu'il …dit autre chose ? » demanda-t-il.

«Oh… Il nous dit qu'il nous aime tous très fort et que même par-delà la mort, il ne nous oubliera jamais. » fit Pansy en joignant ses mains, les yeux pleins d'étoiles tournées vers le ciel.

« C'est ça, on y croit. » grogna Ron. « Vraiment n'importe quoi. Et si on rentrait au château, il fait froid. »

Harry acquiesça en jetant un regard froid à Pansy. Qu'est-ce que cette fille l'énervait ! Pourquoi Drago lui avait écrit, à elle !

« Bien évidemment… » s'écria Pansy en mettant ses mains en porte voix. « On ne fera pas d'entraînement de l'AD. Tu risques encore de t'enflammer, Potter. Et apparemment, il n'y a que Drago qui puisse avoir un peu de contrôle sur toi. »

« La ferme ! » cria Harry en se retournant vers les Serpentards. « Malfoy n'a pas de contrôle sur moi, ok ! »

« Harry, calme-toi. » fit Hermione. « Parkinson a un peu raison, tu sais. Tu étais bien parti pour être incontrôlable la dernière fois. Il ne vaut mieux pas tenter de faire de la magie noire sans Malfoy. »

« Ce que je ne comprends pas, » se demandait Ron à voix haute, « c'est, pourquoi c'est si secret tout ce tapage autour de cette libération ? Il suffirait de trouver une excuse pour que le ministère libère Malfoy senior. Tout le monde saura qu'il y a de l'argent là-dessous, personne ne s'en étonnerait, non ? »

« Voldemort ne doit absolument pas être au courant, Ron. » expliqua Hermione. « Il pourrait alors s'en prendre à la mère de Drago pour le forcer à venir dans son camp et l'utiliser à défaut de son père. Ou pire encore, Voldemort pourrait prendre peur et déclencher une attaque très rapidement. Il est indispensable que notre ennemi pense toujours Lucius Malfoy bien au chaud en prison, là ou il peut le trouver. »

Ron s'exclama, prenant soudain conscience des risques encourus pour le Serpentard et sa famille.

Harry, lui, se disait, un peu honteux, qu'il préférait toutes les attaques du monde sur des inconnus qu'un Drago capturé par Voldemort.

Ce soir-là, le Gryffondor envoya une lettre au manoir Malfoy avec Hedwige. Moins qu'une lettre, un simple mot.

Reviens-moi en pleine forme, je t'en supplie.

Je crois que j'ai plus besoin de toi que je ne le voudrais.

Harry.

'Ne t'inquiète donc pas, idiot. Fais-moi confiance', lui avait renvoyé la blanche chouette à l'aube.

Je serai toujours là pour te faire… … …

Je laisse libre court à ton imagination pour combler les vides.

D.M.

A suivre…

NDA : J'aime beaucoup ce chapitre – en plus, il est plutôt long. On y voit beaucoup de situations et de personnages, comme Narcissa et Lydie. L'action et la guerre se profilent franchement à l'horizon, on voit que la vieille MacGo aura son p'tit rôle, et que Lucius ne semble plus être lui-même, et en plus Harry se laisse gagner par le côté obscur de la force. Franchement, j'adore ! J'espère que vous aussi. Je suppose que vous vous posez tout plein de questions sur la petite Lydie, elle est blonde, elle appelle Narcissa mère ? Hum hum, mais qui peut-elle bien être ? Vous le saurez, bien évidemment, dans les prochains chapitres !

Bisous à tous !

Réponses aux reviews:

Mily Black: Salut! 10 pages, oui c'est à peu près la taille que j'aime pour écrire, pour me relire et tout. Contente que ça te convienne. ( même si je fais souvent un peu plus long, mais guère ) Merci de dire que j'ai du succès avec ma fic, pourtant en ce moment ça traîne, je trouve! J'ai écris pleins de chapitres à l'avance mais mon bêta ne me les corrige pas. Bouh… Fais chié! J'ai peur que mes lecteurs ne sachent plus de quoi ça parle après! Merci de dire que c'est original. Pour les reviews, en ce moment ça baisse. Avant j'ai atteint les 40 reviews par chap, maintenant ça redescend à 20! OUIN! Trop pas juste! Artoung me bat à plate couture alors qu'elle a moins de chapitres! La déchéance! Pour les ailes, si ils ont des couleurs mélangé ou des genre mélangé, c'est parce que je voulais faire quelque chose d'originale, pas les ailes exacte d'un oiseau en plus grand mais quelque chose qui pourrait coller à la personnalité. En faite pour Drago, l'argent à l'extérieur ça pourrait être son armure de froideur et d'arrogance envers les autres et le blanc en dessous des ailes montrerait sa véritable personnalité, son âme bien plus pure que ce que les gens imaginent. Pour Harry, elle sont noire car son âme est bien plus torturé que ce qu'il montre en apparence. A la base de son corps, elle sont à plumes douce, il est encore pure et innocent à la base mais ensuite elle se dépouille des artifices et la peau de dragon tendu s'élance, acerbe. C'est sa violence et son désir de vengeance qui prédomine finalement, c'est ce côté de lui qui va agir violemment. Voilà, en gros…

Merci pour ta review et ton soutien, bisou!

Vert Emeraude: Salut! Contente que tu aimes toujours. J'aime aussi les ailes de Drago et je les dessiné donc si je le scan un jour et le met sur mon site, tu le verras, même si c'est pas en vrai. Pour le mystère Theo, il sera bientôt découvert, huhu. Bisou!

Onarluca: Merci, tu es vraiment gentille et encourageante. Vraiment merci beaucoup. J'espère ne jamais te décevoir. Bisou.

LemonCurd: Salut! Au fait, tu sais que tu appelles tout le temps Blaise Basile? J'ai remarqué ça hier et dans ta précédente review, huhu. J'espère que tu aimes la suite. Bisou!

Serpentis Draco: Salut! Comment ça tu comprend pas ce que Drago cherche a dire à Harry? C'est pourtant clair non? Il veut que Harry enfile sa cape pour se promener la nuit et que tout les deux se retrouve lors d'une ronde nocturne. C'est pas chou? J'espère que tu aimes la suite, bisou.

Wendy Malfoy: Merci d'aimer - surtout mon nouveau sort: Liberar al Tellus. Tourlou toi aussi, huhu. ( j'espère que tu aimes toujours, bisou )

Lélou: Voir Drago avec des ailes d'ange? Ça te paraît bizarre? Moi j'avais peur que ça fasse trop vu et revu, au contraire. En plus, c'est pas des ailes d'ange, mais des ailes presque métallique. Imagine les comme si un coup d'aile pouvait trancher mais qu'en dessous, bien caché, elles sont toute blanche et douce. Tu trouves vraiment que ça ne lui va pas? Moi si, en tout cas. J'aimerai bien que mes chapitres viennent plus vite mais c'est de la faute à mon vilain bêta! Bouh!

Bon, bien j'espère que tu as aimé, bisou.

Hazel Malfoy: Theo nous chache des trucs c'est certain et ne t'inquiette pas, nous le saurons tous bientôt. Qu'est ce que je dis, je le savais déjà au moment même ou j'ai créé son caractère… Qu'est ce que je vous fais languire dis donc, hihi. Oui, un Malfoy, c'est beau, c'est la classe, nous nous devons de les idolâtré. Je suis la Colin Crivey des Malfoy, moa! J'espère que tu aimes, bisou.

Cizia: Merci pour tous tes compliments, ça me motive trop. Bisou, en espérant que tu aimes toujours autant.

Griselle: Parfait! Que c'est gentil, nia. J'espère que tu ne tariras pas d'éloge à mon sujet pour la suite. Bisou.

Emilie: Salut à toi, au gentille fille qui a tout lu d'un coup. Pour la possible erreur sur le Malpercia Foyenson, non non, je ne crois faire d'erreur. Ce n'est pas à partir de l'anglais que je m'inspire - même si je sais que son veut dire fils - mais à partir de mes BD sur Thorgal qui parle des scandinaves et des vikings. Et dans cette BD, Aaricia, qui est la princesse du nord, fille de Gandalf, s'appelle Aaricia Gandalfson. Donc, cette règle s'applique à tous, autant fille que garçon. Peut être qu'à l'époque, ou dans ces lieux, ça ne voulait pas dire la même chose mais plutôt enfant de ou né de. Bref… Je peux me tromper. Tu est sur de ce que tu avances sur Dottir? C'est scandinave?

En tout cas, sache que je n'arrêterai pas cette fic, c'est sûr et certain! C'est mon plus cher bébé, alors… En plus elle approche du dénouement final, ce serait con d'arrêter maintenant! Je ne me le pardonnerait pas! J'espère que tu as aimé la suite. Bisou.

Vif d'Or: Salut, ô toi nouvellement listé dans mes contacts. Je ne t'ai que parlé une seule fois pour le moment, c'est pas beaucoup. En tout cas, les ailes de Harry ne sont pas si laide. Imagine les comme des ailes de dragon recouverte de plumes à la base. Elles peuvent être très sympa aussi. Non? Ron est con? Ah bon? Zut, j'essayais juste de le faire méfiant. Merci pour ta review, j'espère que tu aimes la suite. Bisou.

Beautiful Dray: Merci d'avoir aimé ma fic. J'espère que le reste te plaira tout autant. Bisou.

Lilly Malefoy: Voilà la suite, j'espère qu'il te plait autant que les précédents. Bisou.

Artoungtoungtounguettenounichoune: Oui, j'ai vu ton joli pseudo, nia. J'ai surtout mal aux genoux à cause des vendanges, mais c'est gentil de t'inquiéter pour mon dos. Et le tiens? Niahahaha. Comme tu le sais, mon bêta travaille dur… Grr… Il ne me repond plus à mes mails! Le goujat! J'espère qu'il passera un peu par là, pour voir que je suis malheureuse! Tu connais la suite toi. Alors bien, j'espère que tu aimes toujours. Bisou.

Zairoon: Salut. La suite n'arrive pas très vite, mais c'est pas ma faute du tout! J'espère que tu aimes. Bisou.

Oxaline: Merci pour tous tes petits commentaires tout bien décris, ça me fait plaisir et ça m'encourage. J'espère que tu aimes toujours la suite. Bisou.

Blue Cinnamon: Salut. Mais nan, Ron n'est pas un sal con. Il est méfiant, c'est normal non? Une tête de mort c'est pas un symbole très marrant. Un peu des deux pour Drago, au début il en voulait à Harry et puis après il s'en veut à lui, mais il est un peu trop fier. Mais bon, il a fait le pas quand même. Personne n'a du avoir le temps de voir les ailes de Harry, il les a fait en cachette car il devait sentir que ça allait donné un truc bizarre et il les a fait disparaître presque aussitôt. Mais même si Hermione ou Ron les a vu, ils ne s'inquiètent pas car ils connaissent Harry et sa part sombre. En tout cas, une chose est sur. Les ailes de Harry montrent aussi sa puissance. Tu as deviné, Theo est dangereux et Ron n'est pas tranquille. C'est lui qui cherchera à découvrir le mystère Theo. « C'est marrant: la tête apparaît quand il replis ses ailes... Cela signifie que lorsqu il se replie sur lui même, il devient mortel ? Peut être pour lui ou les autres... » J'adore quand il y a des analyse comme ça dans les reviews. C'est trop fort! Bravo à toi! Tu m'épates, hihi. Oui, c'est un peu ça. Tu me diras ce que tu en penses lorsque tu sauras enfin. J'espère que tu aimes la suite. Bisou.

Patdrue: Salut. Merci d'aimer, j'espère que c'est toujours le cas. Bisou.

Amy Keira: Merci pour ta review enthousiaste. J'espère que tu aimes toujours et que tu retrouveras le temps de lire de tout. Bisou.

Miss B: Salut. Les ailes de Blaise? Heu… Alors là… Je ne sais pas. Tu aurais une idée, toi? Oui Malpercia Foyence égal bien Mal+Foy. Merci de me vouer un culte, niark. J'espère que la suite sera à la hauteur de tes attentes. Bisou.