Titre: Rappelle-toi.


Chapitre 17: L'évasion de Lucius Malfoy


Severus Rogue venait de frapper à la porte des appartements de Minerva MacGonagall.

« Entrez ! » hurla la voix acariâtre de la directrice des Gryffondors.

Le maître de potion sourit et entra.

« Vous ne me semblez pas en forme, Minerva. Quel est le problème ? » fit l'homme qui tentait de ne pas trop laisser paraître son amusement. « Oh, bonsoir Drago. Tu vas bien ? »

« Oh, moi ça va. Mais je crois que le professeur n'est pas de très bonne humeur. » fit Drago en croisant les bras d'un air bougon.

Pourquoi était-il là ?

Il avait à peine eu le temps de rentrer à Poudlard par la cheminée de Dumbledore qu'on l'avait aussitôt traîné dans les appartements de la directrice des Gryffondors.

Elle ne l'avait pas du tout bien accueilli. C'était même carrément le contraire.

Elle l'avait laissé poireauter sur un fauteuil devant la cheminée tandis que la vieille femme hurlait dans sa chambre.

« Vous me demandez quel est le problème, Severus ? » pesta MacGonagall en passant une tête rouge de fureur par l'entrebâillement de la porte. « Au lieu de poser des questions stupides, passez-moi vite la potion, qu'on en finisse de ces essais. Comme si ça ne suffisait pas que je sois obligée d'avaler cette chose immonde, non ! Il faut en plus que je fasse des essais ! »

Rogue lui tendit une fiole au contenu peu ragoûtant. La vieille femme le lui arracha et claqua la porte.

« Elle ne semble pas aimer devoir se transformer en magnifique jeune femme. » constata Rogue en s'assaillant en face de Drago sur un canapé.

« Je n'aime pas ça, moi non plus. » ronchonna Drago. « Et je n'aime pas non plus que vous fassiez des allusions à la beauté de ma mère avec ce petit air… Serpentard. »

« Moi ? Je ne profère jamais autre chose que des expressions austères, voyons Drago. » railla Rogue en attirant à lui les bouteilles et les verres posés sur un buffet. « Tu veux boire quelque chose ? »

« Je n'ai pas soif, merci. »

Rogue haussa les épaules et se servit un verre de whisky.

Plusieurs minutes passèrent sans que rien de nouveau ne se produise. Rogue sirotait son verre et Drago bougonnait.

Enfin, la porte de la chambre de MacGonagall s'ouvrit sur une magnifique blonde habillée tout de blanc.

« J'ai enfin réussi à enfiler cette putain de robe. » grogna MacGonagall en baissant les yeux et en rougissant.

« Ah, c'était donc cela qui vous agaçait au point de sortir tant de grossièretés. » s'exclama Rogue.

« Malfoy ! » s'emporta la femme sur le jeune Serpentard. « Je n'arrive pas à coiffer ces espèces de cheveux trop fins ! Je m'arrache la tête à essayer de les peigner pour en faire un chignon ! »

Drago observait MacGonagall depuis qu'elle avait surgi de sa chambre. Elle ressemblait en tout point à sa mère et la robe lui allait à ravir.

Pourtant, sa tenue un peu trop raide, ses cheveux lâchés de façon désordonnée et surtout l'expression de son visage la plaçait à l'opposé de Narcissa.

« Professeur, sans vouloir vous offenser, je comprends maintenant pourquoi Dumbledore nous a imposé de faire d'abord des essais. »

« Malfoy, » s'impatienta la femme en se laissant tomber dans un fauteuil entre les deux hommes, « au lieu de déblatérer – et Severus, veuillez cesser de rire – je vous prierais de m'aider. Que je ne sois pas forcée de boire toute la nuit de cette mixture dégoûtante.»

Rogue se resservit un verre avant de se caler un peu plus dans le fauteuil, comme pour savourer un spectacle particulièrement amusant.

« Eh bien, pour commencer, vous devez avant tout rester très calme. Ma mère n'a pas particulièrement d'expression sur le visage, et jamais elle ne semble furieuse au point d'en rougir. »

« Je crois que je vais moi aussi avoir besoin d'un verre. » fit le proffésseur en tendant un bras mince et blanc vers Rogue qui lui donna un verre très bien rempli qu'elle vida immédiatement, cul sec. « …Et pour les cheveux ? »

Drago se leva pour se placer derrière l'apparence de sa mère, baguette en main.

En deux sortilèges et quelques maniements savants dans la longue chevelure blonde plus tard, la femme se retrouvait avec une longue et fine tresse fermée par un ruban blanc qui lui pendait nonchalamment sur la poitrine jusqu'au bas du ventre.

« Je ne sais pas faire de coiffure complexe. » se justifia Drago. « Mais je pense que ça suffira. »

« C'est parfait. » concéda Rogue. « C'est tout à fait dans le genre de Narcissa. »

MacGonagall examina la tresse parfaite et acquiesça.

Elle suivit ensuite tout ce que lui disait Drago, essayant de se calmer pour adopter une attitude moins rigide, plus gracieuse. Elle dut prendre une autre rasade de polynectar pour continuer la leçon sans redevenir elle-même.

Sa difficulté à imiter la démarche glissante et l'agacement permanent de Narcissa se faisait cependant cruellement ressentir.

« Je ne sais pas... » se désespérait Drago. « Imaginez que la personne en face de vous est une merde particulièrement repoussante mais que, quoi qu'il arrive, vous vous devez de rester fière et iréprochable en toutes circonstances. »

MacGonagall tourna vers Drago un regard vaguement pincé, le nez retroussé et les sourcils légèrement froncés.

« C'est presque ça. » soupira Drago qui aurait préféré ne pas voir sa mère le regarder de cette façon.

Rogue éclata de rire, son verre vide à la main.

« Severus, si vous êtes venu pour vous saouler, vous pouvez aussi bien partir le faire dans vos cachots ! » le houspilla la femme.

« C'est moi qui ai les échantillons, Minerva. » assura l'homme comme si le débat était clos simplement par cet état de fait. « Et puis, vous avez un whisky de très bonne qualité dans votre réserve personnelle. »

Drago se rassit en se massant les tempes. Il en avait ras-le-bol de ces deux-là et de leur petite rivalité.

Oo0o0o0oO

Il était très tard quand Drago quitta finalement les appartements de son professeur de métamorphose.

Quand il arriva devant la porte de sa chambre de préfet en chef, il remarqua qu'un mot avait été collé à la porte. Il se saisit du bout de papier, le déplia pour le lire.

Comme il s'y attendait, il s'agissait d'un mot de Harry.


Je t'ai attendu, mais tu ne venais pas. Tu dois avoir été emmené ailleurs. Tant pis.

Je n'arrête jamais de penser à toi, tu sais. Fais attention.

Demain, je t'embrasserai, que tu le veilles ou non.

Harry.


Drago sourit.

Cette nuit-là il s'endormit sans même se déshabiller, le mot serré dans sa main.

Oo0o0o0oO

Très tôt le lendemain matin, Drago se réveilla sous les cris de Dobby. Ce fut la peur au ventre qu'il se lava et s'habilla chaudement. Il savait pourtant qu'une simple capeline, même doublée de fourrure et bardée de sortilèges de chaleur, ne suffirait pas à le réchauffer là où il allait.

Azkaban...

Il mit le petit billet de Harry dans l'une de ses poches intérieures et sortit.

On était samedi, il était beaucoup trop tôt pour que Poudlard s'anime des rires des élèves enfin en week-end. Drago arriva bien vite sur le pas de l'entrée de Poudlard.

Tout était blanc - il avait abondamment neigé cette nuit. Il avança d'un pas décidé dans la poudreuse, sur le chemin que l'on devinait se diriger vers les portes de Poudlard.

Il passa enfin le grand portail encadré par les deux imposantes statues de sangliers ailés. Sous l'arcade, Dumbledore et le professeur MacGonagall l'attendaient. La directrice des Gryffondors avait déjà pris le Polynectar, elle était habillée de la même robe qu'hier mais y avait ajouté une grande cape de fourrure de renard blanc. Sa lourde capuche, encore plus fournie, cachait à demi son visage fin, sa longue tresse descendait sur sa poitrine, et ses mains étaient cachées dans un capuchon de fourrure, blanc comme le reste.

La femme affichait un air las et résigné qui correspondait parfaitement à son rôle.

« Bonjour, monsieur Malfoy. » fit Dumbledore. « Je suis venu pour vous souhaiter bonne chance et pour vous donner les dernier artefacts. Tenez, prenez ceci. »

Le directeur lui tendait une petite fiole où flottait un liquide bleuté suspendue à une chaine en argent.

« Mettez cela autour de votre cou, j'en ai confié une identique au professeur MacGonagall. » continua Dumbledore. « Le professeur Flitwick et le professeur Rogue se sont associés pour créer dans les plus brefs délais cette protection. »

Drago passa la tête dans la chaîne et camoufla la potion à l'intérieur de ses vêtements.

« Prennez ceci. » continua le directeur en leur tendant deux baguettes magiques. « Il vous faut cacher vos vraies baguettes dans vos bottes. »

Drago s'exécuta. MacGonagall, quant à elle, se contenta de mettre sa vrai baguette dans son manchon et la contrefaite dans l'une des poches de sa capeline.

« Faites bien attention à vous, Minerva. » murmura Dumbledore. « Monsieur Malfoy, je compte sur vous. »

Le vieil homme s'éloigna un peu et MacGonagall se retourna vers lui.

« Je présume que vous avez déjà fait un transplanage accompagné. » supposa-t-elle en tendant un bras à travers la fourure de sa cape.

Drago le saisit en souriant narquoisement.

« Je sais transplaner depuis longtemps, vous savez ? »

« Je préfère conduire pour cette fois, si vous le permettez, jeune homme. » lui répliqua-t-elle, elle aussi, en souriant.

La majestueuse femme parée de fourrure et le blond jeune homme vêtu de noir disparurent ensemble dans une petite explosion qui sonnée angoissante.

Oo0o0o0oO

Le couple venait d'apparaître sur une jetée de béton ravagé par l'eau salé.

Alentour, tout était devenu d'un gris agressif. La mer se déchaînait sur les récifs au point que l'écume frangeait le haut des vagues noires. Des embruns cinglant leur fouettaient le visage et le vent violent agitaient et entremêlaient la cape noire de Drago avec celle de fourrure blanche de MacGonagall.

Un instant pétrifiés d'horreur, ils ne s'étaient pas encore détacher l'un de l'autre.

Devant eux, une masse obscure de roches sombres se découpait sur le ciel déchiré de noir et de gris. Azkaban leur faisait face dans toute son atroce austérité et les envahissait par son aura glaciale.

Drago resserra son étreinte sur le bras de son professeur et la força à faire un pas en avant comme il l'aurait sûrement fait si sa mère était réellement à ses côtés.

MacGonagall n'avait, pour sa part, pas beaucoup d'efforts à faire pour paraître livide de peur - voir au bord de l'effondrement psychologique.

« Avançons. » ordonna Drago. « Si on reste dehors trop longtemps, on va se faire balayer par une vague plus grosse que les autres. Je n'ai pas envie de finir trempé jusqu'aux os avec ce qui nous reste à faire. »

MacGonagall acquiesça et attrapa plus désespérément le bras de Drago – c'était dans son rôle évidemment, mais c'était bien pratique tout compte fait.

Les deux silhouettes, la noire et la blanche, avançaient côte à côte sur la jetée, voie unique de béton qui menait droit vers la gigantesque et ténébreuse porte de métal rouillé. A côté d'une telle entrée, on ne peut qu'avoir envie de fuir ce genre de demeure le plus vite possible, on ne peut que ressentir par tous les pores de la peau la désolation malsaine d'une vie morbide derrière elle.

Drago frappa à la porte avec un grand butoir – un simple crâne de chien trempé dans du métal noir. Une porte en bois plus petite avait été aménagée dans l'immense battant de droite. Un petit clapet se rabattit violemment sur le côté, et le visage d'un homme apparut partiellement à travers le grillage. Un visage déformé par un regard torve et pervers, tordu par un rictus qui s'élargissait au fur et à mesure qu'il toisait les arrivants.

« Tiens... » railla-t-il. « Les Malfoy. »

La petite porte s'ouvrit en grinçant d'une façon insupportable. Drago lâcha le bras de MacGonagall et entra en premier, après lui avoir fait signe d'attendre un peu. Comme il l'aurait fait pour sa mère, il obligea l'homme de garde à reculer d'un bon mètre ou deux avant de reprendre la main de sa mère pour la faire entrer à son tour. La porte se referma derrière la femme en blanc et une noirceur lourde et froide les envahit comme si l'on avait soudainement jeté une chape de plomb et de nuit sur le monde. Il fallut quelque temps pour que leurs yeux s'habituassent à l'obscurité.

Quand le geôlier frôla tout le long de leur corps pour les fouiller, Drago entendit nettement MacGonagall émettre un léger murmure effrayé et devina de suite que, cette fois-ci, elle n'avait pas pu simuler.

« Vos baguettes. » fit la voix crasse et enraillée de l'homme. D'une certaine manière, il rappelait vraiment Rusard et pour cause, les nouveaux gardiens d'Azkaban étaient à peu près tous cracmols – ils étaient les seuls qui acceptaient de tenir ce genre de fonctions. Il y avait bien dans les tours des gardes mieux formés, en cas d'attaque, mais ils passaient la plupart de leurs temps à se saouler pour oublier qu'ils avaient été oubliés dans la forteresse la plus affreuse et la plus reculée du monde.

Drago et MacGonagall laissèrent leurs baguettes - Drago fit même semblant de grogner quelque peu.

« Dawson ! » hurla l'homme.

Un jeune homme aux cheveux longs et sales, aux yeux hagards et à l'air passablement fou accourut.

« Dawson, on a deux visiteurs de marque pour Malfoy. Emmène-les dans la pièce numéro quinze. »

Le garçon acquiesça comme un forcené, il s'empoigna de l'un des bâtons accrochés au mur et partit en courant dans les méandres de la prison. Le gardien de la porte ricana méchamment tandis qu'il jouait avec les baguettes des Malfoy. Cela l'amusait beaucoup, toute ces personnes fortunées, tous ces grands de ce monde qui venaient se souiller ici-bas…

Il adorait.

« Alors, Malfoy ? » fit-il en dévisageant Drago. « On accompagne maman ? Tu comptes les regarder quand ton paternel l'allongera sur le sol pour la besogner ? C'est que ça doit faire longtemps que madame n'a pas eu droit au devoir conjugal. » lâcha-t-il en dardant ses petits yeux vicieux sur MacGonagale.

Drago avait serré très fort sa main sur le bras de son professeur, il avait peur que la fierté de la femme et son caractère si… Gryffondor ne l'emporte. Heureusement, MacGonagall perdait son regard bleu dans le vague : elle agissait comme il le lui avait dit, comme si l'homme n'était qu'une raclure insignifiante.

L'homme rit de plus belle, il avait le pouvoir, il aimait ça. Les Malfoy savaient pertinemment que, s'ils n'étaient pas bien dociles, le paternel prendrait. Il s'approcha de Drago pour lui souffler son haleine fétide au visage.

« Tu sais, petit Dragon, ma proposition tient toujours. Il n'en tient qu'à toi de rendre la pauvre existence de ton père meilleure. »

Cette fois, ce fut MacGonagall qui crispa ses doigts sur son bras quand l'homme se mit à lui caresser la joue de ses ongles couverts de graisse noire. Il lui répondit d'une légère pression pour la rassurer - il avait la situation bien en main. Les hommes de la prison lui faisait toujours ce genre de propositions, il en avait l'habitude, il savait comment réagir maintenant.

« Si vous lui faites le moindre mal, je ne reviendrai jamais. » souffla-t-il comme si cela lui taraudait l'esprit. L'homme continua à lui caresser la joue, le regardant bien dans les yeux.

Chaque fois, Drago essayait de leur faire comprendre que leur avance n'était pas totalement repoussée.

« Tu sais, mignon, si tu continues à te refuser, il n'y aura plus grand-chose à offrir à ton père. Il ne sera bientôt plus qu'un cadavre à balancer dans la mer du haut de la forteresse. »

Drago se dégagea.

« Je dois réfléchir encore. » murmura-t-il en faisant trembler sa voix.

Ce qui sembla satisfaire l'homme. De toute façon, l'autre demeuré revenait en gesticulant dans un langage des signes approximatif.

« Emmène-les. » gronda l'homme en retournant dans une petite salle surchauffée près de la grande porte.

Drago entraîna aussitôt par le bras MacGonagall derrière le garçon qui n'avait pas toute sa tête, destiné à les diriger au travers des méandres austères de la prison. Ils montèrent un long escalier en colimaçon qui donnait sur de nombreux couloirs d'où l'on entendaient les cris et les lamentations des prisonniers. Au bout d'un instant, le garçon bifurqua dans un couloir flanqué de part et d'autre de lourdes portes de fer noir par lesquelles on apercevaient parfois le regard fou d'un prisonnier.

MacGonagall ne put s'empêcher de glapir quand un bras émacié surgit d'entre des barreaux pour l'agripper par son capuchon de fourrure. Le jeune fou se précipita avec son bâton et fracassa presque le bras du prisonnier qui glapit des insultes dans une langue étrangère. Il fit ensuite des gestes qui devait sans doute signifier quelque chose comme attention, marcher bien au milieu, me suivre maintenant

« Mère, vous sentez-vous bien ? » souffla Drago.

La professeur, encore pâle, acquiesça.

« Pardonne-moi, Drago. Je vais me ressaisir à présent. »

Leur guide s'arrêta devant l'une des portes du fond, qu'il déverrouilla avec l'une des nombreuses clefs rouillées suspendues à son trousseau. Il ouvrit largement la porte et fit signe aux Malfoy d'entrer, après quoi il les enferma avec le prisonnier.

Il était debout au fond de la pièce, là où une meurtrière laissait voir un bout de ciel et de mer déchaînés, leur tournant le dos, absorbé par sa contemplation.

Ses vêtements étaient d'un gris miteux, si larges que le col tombait négligemment jusqu'aux clavicules, dévoilant l'une de ses épaules. Le tissu était si fin que l'on avait froid rien qu'en l'observant et son corps se devinait squelettique sous les guenilles sans couleurs. L'homme avait de très longs cheveux, d'un blond si irréel qu'il serait plus simple de dire qu'ils étaient blancs, ils tombaient tout autour de lui comme un voile très léger. L'air vicié de la prison avait eu beau les salir et les déssécher, il restait encore une certaine élégance dans cette chevelure-ci. Ses mains étaient jointes devant lui, alourdie par de gros fers auxquels pendaient une chaîne faite d'énorme maillons, enchantée pour toujours retenir le prisonnier attaché.

« Père. » appela doucement Drago.

Lucius Malfoy se retourna dans un cliquetis de métal. Ses cheveux lui tombaient devant le visage mais il était impossible de ne pas être captivé par ses yeux d'une pâleur extrême, impossible de ne pas être frappé de stupeur devant son absence totale d'expression. Les yeux délavés se posèrent un instant sur Drago, puis lentement ils dévièrent sur le professeur MacGonagall et se rivèrent à ceux de sa femme.

« Narcissa… » souffla Lucius en tendant ses mains dans un mouvement de concert métallique.

« Père ! » fit Drago plus durement en s'approchant de Lucius, « Ce n'est pas elle, regarde mieux. »

Lucius ne détacha pas son regard de celle qui avait volé l'apparence de sa femme. MacGonagall se ressaisit de son mouvement de recul effrayé à l'appel du prisonnier et fouilla frénétiquement dans son manchon. Elle en sortit sa baguette et plusieurs fioles et les posa sur la petite table qu'entouraient des chaises en bois grisâtre. Drago, quant à lui, avait fait asseoir son père sur une des chaises, en avait rapproché une autre, et lui parlait doucement tandis que MacGonagall s'affairait sous le regard scrutateur de l'homme.

« Nous sommes venus te libérer. C'est le professeur MacGonagall. » Drago la désigna. « Elle a pris l'apparence de mère pour pouvoir m'accompagner et m'aider à te faire évader. Je me suis engagé dans leur camp. Mère aussi, et toi aussi… Tu comprends ? »

Lucius hocha doucement la tête. MacGonagall enleva la fiole qu'elle avait autour de son cou, la déboucha et s'en mit sur le bout des doigts comme on essaye du parfum. Ensuite, elle apposa la senteur sur chacun des murs avec application et replaça la fiole au bout de la chaînette dans ses vêtements.

« Dumbledore m'a assuré que cela empêcherait les Aurors de détecter la magie faite dans cette pièce. » expliqua-t-elle en s'asseyant à son tour. « Lucius ? » reprit-elle. « Je vais vous exposer la procédure que nous allon réaliser pour vous faire évader d'ici. Mais avant tout, il faut que vous compreniez bien que vous n'allez pas redevenir libre, vous serez simplement enfermé dans Poudlard sous notre contrôle. Votre fils a exigé que votre cellule soit de taille importante et aménagée convenablement, avec tout le confort dû à votre rang. Vous vous doutez toutefois que l'Ordre ne s'investit pas dans votre évasion sans exiger de contrepartie, n'est-ce pas ? »

MacGonagall marqua un temps d'arrêt. Elle en avait assez d'être dévisagée de cette façon. Lucius acquiesça de nouveau et abaissa son regard sur son fils.

« Stonehenge… Vous voulez la porte du Nord. » murmura-t-il d'une voix aphone. C'était comme si l'homme était devenu incapable de parler. « Est-ce toi ? » demanda-t-il à son fils.

« Oui, c'est moi qui leur en ai parlé. » affirma Drago au bout d'un moment en soutenant difficilement le regard de son père. Il espérait presque le faire entrer dans l'une de ses célèbres colères noires, mais l'homme n'en fit rien, il détourna son regard du sien, comme si cela lui importait peu.

MacGonagall reprit son manchon de fourrure blanche posé sur la table. Elle se mit à fouiller à l'intérieur et en ressortit finalement une poupée d'argile blanche.

« Je vais d'abord créer votre duplicata. Drago, j'ai besoin d'une de mèche de ses cheveux et d'un morceau de son vêtement. »

Le Serpentard s'exécuta. De sa baguette, il découpa un peu de la tunique et des cheveux de son père qui, semblant à peine concerné par toute cette agitation, observait sans rien dire. MacGonagall entoura la figurine de terre blanche avec la mèche de cheveux et le morceau de tissu et se positionna en face de Lucius, tenant d'une main la poupée grossière et de l'autre sa baguette. Elle se concentra longtemps, ne quittant pas Lucius des yeux, puis prononça plusieurs fois une incantation compliquée. La figurine grandit rapidement entre ses mains, devint de plus en plus précise et réelle, jusqu'à ce qu'un deuxième Lucius Malfoy en haillons se tienne debout devant elle, presque vivant. Il était en tout point identique au premier si ce n'est que, cette fois, son air inexpressif se justifiait par son abscence totale d'âme.

« Drago ! » le réveilla son professeur de métamorphose. « Les chaînes ! »

Drago dirigea sa baguette contre les fers qui maintenait les poignets de son père. Celles-ci étant savamment enchantées, il eut un peu de mal à les maîtriser mais grâce à l'aide de MacGonagall, le clone de son père fut finalement affublé du carcan qui serait le sien.

Lucius regardait maintenant ses deux mains comme si le fait de les voir libérées était réellement le plus impressionnant.

« Le Polynectar. » souffla MacGonagall en empoignant une petite fiole posée sur la table. « Buvez, Lucius. » ordonna-t-elle en lui tendant la potion.

L'homme ne fit pas plus d'esclandre que pour le reste. Il prit la fiole et la porta à sa bouche sans protester. Il avala lentement son contenu et lâcha brusquement la fiole qui se brisa au sol pour se maintenir le visage en poussant des gémissements de douleur étouffés. Ses cheveux lui recouvraient le visage, aussi sa transformation leur fut-elle quasiment imperceptible. Ses cheveux devinrent plus blonds, son corps rapetissait et sa tunique dévoilait à présent deux épaules féminines. Quand il redressa son visage, Lucius était devenu Narcissa.

« Allons, dépéchons ! » s'impatienta MacGonagall dont la chevelure virait peu à peu au gris.

Elle obligea Lucius à se mettre bien devant elle et jeta un coup d'œil entendu à Drago.

« Invertir Vestido. » clama-t-il en visant les deux apparence de sa mère.

MacGonagall, à présent vêtue des haillons de la prison, ne s'autorisa même pas une expression de dégoût - elle vieillissait et revenait à sa propre apparence à vue d'œil. Elle créa une poche dans sa tunique à l'aide de sa baguette et rangea aussitôt sa précieuse arme dans le repli formé. Elle vérifia que la fiole était bien autour du cou de Lucius tandis que Drago se dépêchait de lui natter ses cheveux. Tout deux remirent correctement le manteau de fourrure sur les épaules du prisonnier, ainsi que le manchon, devenu à présent d'invisibles menottes. Lucius ne protesta même pas quand il sentit ses poignets de nouveau prisonniers.

« Drago. Je vais me transformer sous mon apparence de chat. Tout va bien ? » demanda MacGonagall.

« Oui. » souffla Drago. « Tout se passe bien plus rapidement que je ne l'aurais imaginé, mais je suis prêt. »

Son professeur acquiesça et l'instant d'après on ne vit plus qu'un banal chat tigré aussi gris que les pierres d'Azkaban. Drago s'empara de la fiole qu'il avait autour du cou, la déboucha et en prit une goutte du bout des doigts pour la déposer sur le front du chat.Il s'empara ensuite de sa baguette et donna un petit coup sur le crâne de l'animagus, qui s'ébroua comme s'il venait de recevoir un saut d'eau glacé. Petit à petit, le chat se fondait dans la pierre, et bientôt il ne resta plus qu'une impression floue de félin à l'endroit où s'était trouvé MacGonagall.

« Surtout, ne nous quittez pas d'une semelle. Je ne pourrais pas voir si vous êtes avec nous alors ne nous perdez pas de vue. »

Il sentit l'animal lui effleurer la jambe en signe d'encouragement.

« Père, tu es prêt ? » demanda Drago en empoignant le bras de son père comme s'il s'était agi de sa mère.

Lucius hocha de la tête imperceptiblement, il ne cessait de quitter des yeux son double qui s'était déplacé vers le fond de la pièce pour observer le paysage par la meurtrière, tout comme lui-même le faisait peu auparavant.

Drago cogna à la porte et aussitôt, il entendit le cliquetis d'une clef dans la serrure. La porte s'ouvrit et comme dans un rêve il entraîna son père par le bras hors de la prison, doucement, à pas modérés, derrière le garçon un peu taré. Doucement, entre les cris de rage et de désespoir des prisonniers, il entraînait son père hors de cet enfer. Il avait envie de pleurer. Ils étaient maintenant devant cet homme ignoble qui lui crachait encore et toujours son venin. Il prit leurs baguettes factices sans dire un mot. La porte s'ouvrit et c'est en tenant son père encore plus fort qu'ils franchirent la porte d'Azkaban. La porte se referma et Drago espéra de toute ses forces que MacGonagall avait pu les suivre et ressortir à temps de cette forteresse immonde et glauque. Quand on arrivait à Azkaban, le paysage sonnait comme un mauvais pressage, pourtant il restait le même, et quand on en ressortait c'était toujours un ravissement de revoir ce panorama, sauvage, terrible, déchaîné, mais vivant.

Drago sentait que son père à ses côtés avait un peu de mal à respirer, il l'empoigna avec encore plus de force pour le soutenir et l'obligea à avancer encore le long de la jetée. Arrivés au bout, tout se passa en un éclair. Quelque chose de translucide mais avec une vague forme humaine venait d'apparaître devant eux. MacGonagall les attrapa très fort tout les deux. Ils transplantèrent et atterrirent tout les trois dans la neige devant le portail aux sangliers de Poudlard. Dumbledore était là, il fit aussitôt apparaître un lourd manteau bien chaud et en couvrit les épaules de MacGonagall qui venait d'annuler les effets du sortilège de désillusion.

« Je suis très fier de vous. » acclama le directeur les yeux pétillant de joie pour mieux cacher son ancienne inquiétude. « Rentrons nous réchauffer à présent. »

Oo0o0o0oO

Lucius Malfoy avait été emmené aussitôt dans sa nouvelle cellule - plutôt un appartement clos, comme l'avait réclamé Drago. La grande pièce était centrée autout d'une cheminée entourée de fauteuils confortables et d'une table basse, où l'on avait fait apparaître un bon repas. Il y avait au fond, derrière des paravents de papier de chiffon, un grand lit deux-places joliment drapé. Aux murs étaient accolés deux bibliothèques très bien fournies et une armoire remplie de vêtements. Dans un autre coin de la pièce était aménagée une salle de bain derrière des murs montés par magie.

Le père de Drago avait été délivré de ses fers et on l'avait laissé seul dans sa nouvelle prison dorée pour se dévêtir de l'apparence de sa femme et redevenir, autant que possible, celui qu'il avait été. MacGonagall avait pu elle aussi retourner dans ses appartements pour se laver rapidement et se vêtir correctement. Moins d'une heure après, Dumbledore, Drago, MacGonagall et Rogue entraient dans les appartements du prisonnier.

Lucius s'était lavé et peigné puis retenu ses longs cheveux par un ruban noir. Il était vêtu d'un costume sobre et élégamment sombre. Il était, comme déjà à Azkaban, assis près d'une fenêtre à contempler mélancoliquement le parc recouvert de neige. Il n'avait pas touché au repas et Dumbledore le fit disparaître d'un coup de baguette magique.

Comme la première fois, il ne daigna faire attention au monde qui l'entourait que lorsque Drago l'appela doucement pour le faire asseoir dans un fauteuil près de la cheminée. Et, comme la première fois, Lucius ne fit aucune histoire et obéit.

Drago s'appuya nonchalamment sur un accoudoir du fauteuil où s'était installé son père tandis que le directeur et les professeurs s'asseyaient également.

« Désirez-vous boire quelque chose, Lucius ? » demanda le vieux mage derrière ses lunettes en demi lune.

Lucius fit signe que non puis il sembla se reprendre, mais lorsqu'il parla sa voix était si enrouée et ténue que Dumbledore avait certainement dû plus lire sur ses lèvres qu'autre chose.

« Du café… »

Le directeur fit apparaître une tasse de café noir très fort qui voltigea jusqu'au longue main émacié et translucide de Lucius.

Chacun sa tasse à la main, Dumbledore se racla la gorge et entama le dialogue.

« Savez-vous où en est la guerre, Lucius ? » demanda-t-il.

« De vagues rumeurs… » souffla l'homme. « Ce que Drago me disait… pas grand-chose, en vérité. »

« Voldemort, d'après ce que nous savons, a réuni des forces incommensurables. Son armée est parfaitement capable de mettre à mal l'ordre du pays, à tel point que les Moldus eux-mêmes réunissent leurs forces, croyant être victimes d'attentats terroristes massifs. Le ministère ne sait plus ou donner de la tête tant les attaques se déclenchent régulièrement, parfois même simultanément. »

Lucius acquiesça les yeux dans le vague. Comme le silence se prolongea, il tenta de parler.

« Je ne peux pas vous renseigner… Il n'y avait pas autant de force armée de notre côté avant mon arrestation. »

Dumbledore encouragea Lucius à continuer et l'homme se fit violence pour poursuivre.

« Il n'y avait pas spécialement de plan prévu pour le recrutement… Nous étions à peine moins de trente Mangemorts… Soixante de plus, si l'on compte les partisans et les hommes mis sous Imperium… »

Lucius se retourna vers Severus et le dévisagea longuement sans aucune expressions.

« Je ne crois pas vous apprendre plus que vous ne savez déjà… »

« Pensez-vous que Voldemort ait des doutes à propos de Severus ? » reprit Dumbledore.

« Evidemment… Sinon, pourquoi n'aurait-il pas été au courant pour le vol de la prophétie ? » Lucius sourit un peu. « Mais le maître t'aime trop, Severus… »

« Il aime me jeter des Doloris, tu veux dire ? » fit Rogue en souriant lui aussi à Lucius.

« Comme si tu étais le seul… » murmura l'autre.

« Je comprend que parler du bon vieux temps entre vieux amis soit désopilant. » ironisa MacGonagall. « Mais puisque vous étiez au courant pour la prophétie, pouvez-vous nous dire exactement ce que sait Vous-Savez-Qui à son propos ? »

« Potter… » expira Lucius. « Le maître sait qu'il y a un lien particulier établi entre lui et le gosse... Il sait que l'enfant porte en lui des pouvoirs capables de le détruire… des pouvoirs similaires aux siens, et tout à la fois différents… Un mystère qu'il espérait élucidé en prenant connaissance de la prophétie… »

Drago se sentait glacé. Il se doutait bien de quelque chose comme ça mais être à présent sûr et certain que Voldemort plaçait Harry sur un pied d'égalité l'effrayait au plus au point. Cela le rassurait en même temps, comment avoir peur d'un homme, même un homme aussi puissant, qui avait peur d'être détruit par un adolescent ? Il était à la fois tétanisé et tranquillisé, un mélange de sensation très étrange.

« Quelle importance accorde Voldemort à Stonehenge ? » questionna le directeur en se lissant la barbe.

Lucius regardait son café comme hypnotisé. Il en but, un peu, une gorgée, à peine, avant de répondre dans un souffle.

« Severus a dû vous en parler… C'est une réserve colossale de magie, il s'en sert comme pour s'abreuver, se surcharger de puissance… Pour faire des rituels supérieur aussi, ou droguer un grand nombre de fidèles… »

« Pourquoi alors ne l'utilisait-il plus ? » sollicita MacGonagale.

« Pourquoi ne pas m'avoir libéré ? » demanda Lucius en souriant faiblement. « C'est simple… pour me punir… La porte du Nord ne lui est pas si indispensable… Le maître peut très bien se fournir ailleurs… je ne suis bien sûr pas au courant… Peut-être que… cela a un rapport avec sa si nouvelle et grande armée… » haleta Lucius avant d'étouffer une quinte de toux.

« Lucius, pensez-vous que si vous ouvriez les vannes de Stonehenge, cela attirerait Voldemort à nous ? » demanda MacGonagall.

L'homme toussait encore, voûté, une main devant la bouche, des mèches de cheveux pâles basculant devant son visage.

« Vous… hhh… vous seriez prêt…hhh… à gâcher tant de magie originelle ? » s'insurgea le Malfoy en dardant ses yeux glacés sur Dumbledore.

« Oui. » murmura Dumbledore. « Si j'étais sûr que cela attirerait Jedusor, je n'hésiterai pas une seconde. Pourtant, il n'y a que vous qui soit capable de le faire. »

« Il suffit de me tuer… » coupa Lucius.

« Père ! » s'insurgea Drago. « Que dites-vous ! »

Mais Lucius ne l'écoutait pas, il dardait toujours son regard sur le directeur.

« Drago serait bien plus sûr pour vous que moi… » continua-t-il.

« Je ne suis pas certain que Drago continuerait à vouloir nous aider si nous nous débarrassions de vous. » répondit Dumbledore en souriant.

Drago allait balbutier un argument décousu pour récupérer la situation mais son père posa une main légère sur son bras et, comme quand il était petit garçon, cela le fit taire immédiatement. Il en eut honte. C'était maintenant lui que son père dévisageait.

« C'est bon… Je te dois beaucoup, mon fils… Je ferais donc ce que tu attends de moi… »

Dumbledore quitta après un bref au revoir la pièce, MacGonagall le suivit. Severus fut chargé de rester pour surveiller Drago, demeuré avec son père contre l'accoudoir du fauteuil.

« Père... » commença le jeune Malfoy. « N'êtes-vous pas furieux ? »

Lucius finit de boire son café en silence avant de répondre.

« Tu voudrais que je le sois… »

Ce n'était pas vraiment une question mais plutôt une affirmation.

« Mais, père, je n'ai pas choisi la voix que vous me destiniez. Je me suis mis au service d'une personne que vous méprisiez. Je vous demande de trahir vos idéaux et de détruire une grande magie dont vous êtes le gardien. Ne devriez-vous pas être en colère ? »

« Que c'est… tragique. » ricana Rogue en observant la scène.

« Comment pouvez-vous vous moquer ! » s'exclama Drago.

« Allons, Drago, tu ressembles à ces adolescents qui font tout pour faire sortir leurs parents de leurs gonds. » continua le maître de potions avec un air taquin.

« Mais, qu'est-ce que… Qu'est ce que vous racontez ! » s'emporta le jeune Serpentard.

Lucius se leva brusquement faisant sursauter son fils. L'homme se précipita vers le coin de la pièce qui faisait office de salle de bains et Drago l'entendit vomir.

« Mais… Père ! » appela-t-il en regardant désespérément son directeur de maison qui ne semblait pas du tout affolé.

« C'est rien, son estomac n'a simplement plus l'habitude. Encore heureux qu'il ait eu la présence d'esprit de ne pas faire ses petites affaires devant nous. Il sait encore se tenir, tu vois, tout n'est pas perdu. »

Drago serrait les poings et les dents à s'en faire mal. Il en avait assez, il devait sortir ! Il n'en pouvait plus. Il étouffait dans cette pièce. Il claqua la porte et s'enfuit, furieux, le plus loin possible de ce lieux sordide, même s'il n'en avait pas l'apparence.

Oo0o0o0oO

Harry s'était réveillé très tôt ce matin-là. Il avait tout de suite eut l'idée de fouiller dans sa grande malle en bois pour en sortir la vieille carte du maraudeur. Depuis, il n'avait pas bougé de l'embrasure d'une fenêtre dans son dortoir où il s'était enroulé dans sa couette rouge et or.

Il avait surveillé scrupuleusement les allées et venues de chacun, mais il n'avait pas pu dénicher la moindre petite étiquette qui désignerait Drago.

Il avait attendu et attendu et enfin, il était apparu à la lisière de la carte, il avait vu son étiquette traverser tout le parc de Poudlard vers le château. Autour de lui, il voyait écrit les noms d'Albus Dumbledore, de Minerva MacGonagall et de… Lucius Malfoy.

Ils ont réussi ! se dit-il en se précipitant sur la vitre pour essayer de les apercevoir dans le parc. Il crut apercevoir quatre petites silhouettes, mais, bizarrement, il ne lui semblait pas voir le père de Drago parmi elles. Il suivit toutefois les étiquettes sur la carte, elles semblaient s'affairer de toutes parts pour enfin se stabiliser toute dans une salle. Rogue était venu les rejoindre. Harry attendit encore longtemps, se demandant ce qu'il devait se dire dans cette salle, ne voyant qu'une chose : les étiquettes de Drago et de son père se chevaucher franchement.

Est-ce que les Malfoy étaient en train de se câliner ? Il avait du mal à imaginer cela…

Enfin, Dumbledore et MacGonagall quittèrent la fameuse salle. Harry guetta la carte avec encore plus d'attention, s'imagina que si Drago n'était pas dans les bras de son père devant Dumbledore, il devait certainement y être à présent qu'il était quasiment seul avec lui.

Les évènements se précipitèrent, Lucius venait de partir d'un côté tandis que l'étiquette de Drago filait comme une flèche à travers les couloirs.

Ils se sont disputés ?

Ce n'était pas normal de voir une étiquette se déplacer aussi vite. Drago devait à tout les coups courir comme un perdu et ce n'était certainement pas dans les habitudes du roi des Serpentards d'agir ainsi. Harry enfila rapidement une cape sur ses épaules et courut à la rencontre de Drago. Il s'arrêta une ou deux fois pour se repérer par rapport à la carte et, finalement, le retrouva. Le Serpentards s'était arrêté, il se tenait appuyé d'une main contre le mur, ses épaules étaient agitées spasmodiquement, son souffle était bruyant et décousu mais surtout… Harry l'entendit sangloter désespérément.

Drago pleurait !

C'était impossible et pourtant, Drago pleurait, seul, effondré à même la pierre d'un vulgaire couloir.

C'était insupportable ! Atroce, impossible !

Harry avait envie de pleurer lui aussi. Il s'approcha du Serpentard en l'appelant doucement. Il vit Drago s'essuyer prestement ses larmes avant de se retourner pour enfin le reconnaître. Ses yeux, encore plus bleus d'avoir pleuré, étaient emplis de douleur contenue.

Harry s'approcha, de façon plus en plus précipitée, il se saisit du corps de Drago et le prit spontanément dans ses bras contre lui… Tout contre lui…

Il crut d'abord que le Serpentard allait se débattre et lui échapper, mais le blond n'en fit rien, au contraire il se laissait aller dans cette étreinte trop franche, trop chaleureuse… beaucoup trop tendre…

Le Survivant sentait que Drago retenait ses sanglots sans plus y parvenir. Le fier Malfoy venait de maintenant se raccrocher désespérément à ses épaules et lui pleurait doucement dans le cou sans plus aucune retenue.

Les deux garçons restèrent longtemps ainsi, silencieux, l'un réconfortant, l'autre se laissant consoler.

A un moment, Harry entendit des cris joyeux d'élèves qui se rapprochaient. Il prit Drago par la main et, à l'aide de la carte du maraudeur, il l'emmena sans croiser personne jusqu'à sa chambre de préfet en chef. Devant la porte joliment sculptée, le blond lui lâcha la main pour souffler le mot de passe et pousser la porte.

Harry n'osait plus le suivre, osant encore moins lui demander de l'inviter à entrer. Ses yeux, pourtant, le réclamaient de toute son âme et, heureusement, le Serpentard lui fit un pauvre sourire.

« Mais bien sûr, idiot, que tu entres ! » s'amusa Drago en tentant d'effacer les marques que les larmes avaient laissé sur ses joues. Lui aussi avait finalement bien plus besoin du Gryffondor que ce qu'il ne pensait. « Tu m'as promis un baiser de gré ou de force, il me semble ? » fit-t-il en lui attrapant le bras pour le tirer à l'intérieur.


A suivre…


NDA 1 : Est-ce que ça se sent que j'aime ce chapitre ? En fait, je crois que j'adore les Malfoy, pas seulement le fils, mais le père, la mère aussi. Le chapitre précédent était sur Narcissa, celui-ci était plus axé sur le beau Lucius – je l'imagine très beau, moi, même si je le décris plutôt comme une loque humaine, mais justement, il a une beauté sauvage... Je ne sais pas ce que vous avez ressenti mais, s'il vous plaît, dites-moi ce que vous avez pensé de mon Lucius, please ! En fait, dites-moi vos sentiments pour l'ensemble, je ne sais pas pourquoi mais votre avis sur ce chapitre me tient très à cœur. (ndJ : ça veut dire : reviewez, que diable ! une fic pareille le mérite bien) J'espère de toutes mes forces que vous l'avez aimé.

Pour le prochain chapitre, lemon ! (ndJ : ça c'est Ze stratégie pour attirer la chalande ;-) Qui dessus, qui dessous ? Seul l'avenir nous le dira, hi hi !

NDA 2 : J'ai écris ce chapitre il y a des mois et maintenant que je vais enfin le poster, je le trouve beaucoup moins bien. Je l'ai écris avant d'avoir lu le tome 6 et je trouve que dans celui ci il y a trop de chose qui m'y font penser. Le moment ou Harry regarde la carte du maraudeur et le moment ou il voit Draco en train de pleurer. On dirait que j'ai voulu réécrire des moments du 6 en les tournant mieux. Beuh !

Si je met autant de temps à poster, ce n'est pas de ma faute ! C'est juste que j'ai un peu de mal à me coordonner avec mon bêta ! Dites lui qu'il est trop lent !

NDA 3 : Allez lire le premier chapitre de la confrérie Drarryste ! C'est moi qui l'ai écrit et il est vraiment bien, je trouve. Sérieusement ! Oui oui, sérieusement, je suis fière de moi ! Le numéro à mettre après le u est : 918400.


Réponses aux reviews :


Lemoncurd : Salut ! J'ai pas le temps d'être sur le net en ce moment, snif… Contente que tu ais aimé le chapitre précédent. J'espère que tu as aimé celui là. Bisou. ( J'ai été viré de chez Quick ! Je suis une incapable ! )

LadyNush : Ta Serpentine préférée ? C'est trop gentil ! Je vais pas très fort en ce moment, sniouf. Moi aussi je commence à devoir travailler sérieusement, sniouf. Je suis contente de t'avoir rendu ta journée un peu plus sympa et j'espère que ce chap te plait également. Ne t'inquiète pas. Comme tu le vois, la réconciliation est en bonne voie. C'est normal que tu n'es pas saisi l'histoire de la petite Lydie. C'est encore un secret. Mais elle n'a aucun lien de sang avec Drago. Contente que mes idées te plaisent et aussi je suis très heureuse que tu sois allé sur mon site, merci. Bisou, j'attends ta review avec impatience. Moi aussi, ce sont mes petits plaisirs dans mes journées, toi les fics, moi les reviews.

MilyBlack : Salut toi!Justement Laika la louve me parlait de toi tout à l'heure. Ta review l'a vexé comme un poux, j'ai essayé de lui dire que tu faisais de l'humour mais elle n'est pas de mon avis. Je ne me rappelle pas si j'ai lu des fics de toi, j'ai une mémoire de haricots bouilli. Mais tu ne devrais pas avoir si peu confiance en toi. Ecris et ça viendra, on s'améliore tellement en écrivant, je pense. Sinon pose toutes les questions que tu veux, je serais heureuse d'y répondre. Le mystère Lydie sera dévoilé plus tard, fufufu. Et t'inquiète pas, c'était la première fois qu'on la voyait. Tu me dis que ça ne va pas bien moralement ? Qu'est ce qu'il y a ? Je t'embrasse en tout cas, en espérant que ce chapitre t'ais plue. Bisous.

Ange de un cisme : Nan, c'est pas un effet voulu de faire un Harry mal fichu et un Draco parfait. C'est mon inconscient qui s'enflamme alors que j'essaye de rétablir la balance, ça marche pas ! Pourquoi tu ne serais pas là pour lire la suite ? En tout cas, j'espère que tu as aimé. Bisous.

Myschka : Merci de cette review, ô toi, l'auteuse préféré de Umbre77. J'espère que tu aimes toujours avec ce chapitre et je suis contente qu'enfin quelqu'un ne me réclame pas à corps et à cris des réconciliations mouillées. Bisous. ( Ps : il serait temps que je te lise, désolé. Mais mon problème, c'est que c'est un univers alternatif. S'il te plaît, motive-moi. Fait moi une review BA écrite de ta fic dont on dit tant de bien. )

Vert Emeraude : Salut la folle qui croit que cette photo de Blaise pourrait vraiment être Blaise. Au fait, t'es sur que c'est pas un chanteur de rock ? Cure, je crois. Il n'y a pas que le rapprochement entre Harry et Dray qui compte, il y a aussi les difficultés qui se dressent entre eux, nan ? En tout cas, j'espère que tu as aimé ce chap. Bisous.

Serpentis Draco : Ils se réconcilient bientôt. Au prochain chap, ce sera le bouquet. Et t'inquiète pas, ce sera une happy end. J'espère que tu as aimé. Bisous.

Lélou : Oui, on peut dire que l'action se profile à l'horizon. Même si dans ce chapitre y'a quasiment que de ça, non ? Je suis contente que tu aimes l'aventure, très contente. J'espère que tu aimes encore ce chapitre. Je t'embrasse.

Artoung : Le pseudo ne rentre même pas en entier. Mdr, je t'imagine chercher désespérément ma rar. C'est trop chou, fufu. J'ai pas pu poster si vite, j'avais oublié que j'avais les rar à faire, tss. Comment j'ai pu oublier ça ! Ha je sais, l'attente tellement longue ! Même moi j'oublis ma fic tant c'est long. En tout cas, après le prochain chapitre, je devrais me remettre à écrire sur cette fic. Enfin ! J'espère que tu aimes ce chapitre. Bisous. ( Et comme j'ai été viré de Quick, on se verra sûrement plus souvent. Sniouf, je suis une incapable. )

Cizia : Enfin quelqu'un qui aime bien mon Ron ! Je commençai à désespérer ! Le mystère Lydie sera dévoilé en temps et en heure, fufu. Je me languie d'avoir ta review et que tu me dises si tes attentes on était comblé. J'espère que tu as aimé et n'hésites pas à me faire part de tes attentes pour la suite. J'adore lire les attentes de quelqu'un lorsqu'elles sont un peu différentes des attentes des autres. Bisous.

Eileen Ana : Cool, toi aussi.

Feylie : Ta review devrait être mise dans les anales des meilleurs reviews. Merci de m'avoir un commentaire si drôle ! J'adore ce genre d'attention, merci merci merci ! J'espère que tu as aimé ce chapitre en tout cas, et encore merci d'aimer ma bande de Serpentards et de ne pas être là pour le lemon. Bisous.

Vif d'Or : Contente que tu ais aimé le chapitre précédent. Tu vois, Harry et Draco sont à nouveau réunis. Je suis pas si méchante. Effectivement, on s'est bien revue sur MSN. Alors j'espère que tu aimes également celui là. Dis moi ce que t'en penses. Bisous.

Onarluca : Contente que tu aimes toujours. J'espère que c'est également le cas pour ce chapitre. Bisous.

Blue Cinnamon : Oui, Harry est tellement puissant qu'il pratique la magie noire trop facilement et cela lui porte tord. Ce n'est pas qu'il soit fragile psychologiquement mais que la magie « mauvaise » qui passe à travers son corps l'empoisonne. Je ne comprends pas cette expression quand tu dis : je trouve que tu drevais faire un harry qui "se sort les doigts". Explique-moi. Ne t'inquiète, j'aime beaucoup les reviews critiques, alors ne t'arrête pas. Et puis tu n'es pas la seule à me dire que Draco et Harry sont disproportionnées dans ma fic et depuis longtemps. J'essaye pourtant de faire un Harry de caractère et très puissant alors je suis un peu triste de voir que mes lecteurs ne remarquent pas. Cela veut dire que j'ai vraiment beaucoup de mal à cause de mon inconscient qui aime trop Draco à faire un Harry de taille. Je ne sais pas. En tout cas, sache que personnellement, j'essaye de faire un Harry surpuissant, limite incontrôlable à par un peu par Draco. Pour moi le noir peu être une mauvaise couleur, ça dépend avec quoi on l'associe. Les ailes de Harry ne sont pas mauvaise à cause de leurs couleurs mais à cause de leurs dualités. Imagine qu'elles sont à moitié peau à nu avec des os apparents et moitié plumes douillettes et brillante. Il y a sa part à lui et une part qu'il est obligé de porter, en quelque sorte. C'est ce que je voulais dire. Draco a vu ses ailes, mais il a vu aussi que Harry en avait honte et qu'il les a aussitôt fait disparaître. Alors il ne fait pas son lourd à vouloir les regarder de prés. Je n'ai pas fait apparaître cet aspect de la scène. Mais tu as raison pour les ailes de Draco. Elles sont voyante mais n'oublie pas qu'elles ont deux couleurs, en apparence elles sont comme un blindage métallique et dessous elles sont absolument blanche. Alors je pense que tu dois continuer à faire des analyses sur ma fic car j'adore ça ! Vraiment. Je t'embrasse en espérant que tu ais aimé. Bisous.

Farahon : Pour Lydie, tu le sauras plus tard. Fufufu.

BadAngel : Voilà la suite, elle a tardé car mon bêta m'a limite supplier de le garder. Tu trouves qu'il corrige bien ? En tout cas je me rappelle plus si je t'ai fais lire ce chap mais en tout cas j'espère que tu aimes. Bisous.

Ishtar : J'adore ta review. Merci de me dire autant de choses gentilles. La suite n'est pas venue très vite hélas mais j'espère que tu aimes encore. Je puis te dire déjà qu'il y aura des lemons dans le chapitre suivant et je suis contente que tu aimes également mes lemons. Bref ! Je suis contente et tu as intérêt à aimer la suite si tu ne veux pas passer par le compresseur de poubelles ! Bisous !

Melusine : Tout d'abord, laisse moi te dire que je te remercie d'aimer ma fic au point de l'avoir lu d'une traite. Ensuite, la partie la plus triste : j'affronte tes critiques négatives. Pardon de te décevoir ! yaaargh ! Tu n'es pas la seule à me faire ces critiques et depuis longtemps. Le pire c'est que j'essaye depuis quelques temps de redresser la barre, de faire que Harry et Draco soit plus équitable. Je ne sais pas si je fais un Draco trop parfait, je fais juste un Draco que j'aime et pourtant je l'aime avec ses défauts, je comprends pas. Pour moi, Draco doit être amoureux d'un type génial alors Harry ne doit pas être trop faible ou insipide. Pourtant certain comme toi, me dise qu'il l'est par rapport à Draco. Pourtant, dans le dernier chapitre, Harry était celui qui était surpuissant tandis que Draco était en nage, épuisé. C'est sur qu'au début l'AD était un peu pourris mais ensuite avec le tri, il me semblait que j'avais fait une AD très bien. Avec même des Serdaigles et des Pouffsouffles intéressants. J'avais l'impression que tous se tenaient presque coudes à coudes. Et Ron, je pensais que je l'avais fait intéressant. Même s'il s'insurge contre Theo à cause de ces ailes, ce que moi je trouve normal compte tenu de ce qu'il y a sur les ailes. Tu veux que Draco se casse la gueule de son pied d'estale ? Est-ce que ce chapitre répond à tes attentes alors qu'à la fin, il pense avoir sauvé son père et qu'il se sent plus que désemparé ? Pour Ron, il aura une part active dans le dévoilement du mystère Theo, c'est lui qui a été le plus choqué par ses ailes. C'est lui qui cherchera à comprendre. Donc je ne sais pas ce que tu vas penser de son rôle de fouineur, mais bon… Le couple Theo Blaise a besoin d'entretenir son mystère. J'attends ton avis sur ce chapitre, ça m'intéresse. Et je suis contente que tu sois allé voir mes dessins sur mon site. Bisous.

Wendy Malfoy : Contente que tu sois si antousiaste. Tu en sauras plus sur Lydie plus tard. Si tu aimes les DarkHarry, tu vas être servie avec ma fic. J'espère que tu aimes ce chapitre. Bisous.

Maael : J'adore qu'on lise ma fic en une seule fois, hihi. Merci de toutes ces gentillesses. Le mystère du petit Theo sera bientôt dévoilé, snif. J'espère que tu as aimé ce chapitre. Bisous.

ZooMalfoy : Halala, ce genre de review, ça me laisse beate. J'adore, c'est si gentil de dire des choses comme ça : Je sais pas ton histoire à un côté nouveau, serpentard tout as fait assoifant! Vraiment ça me transporte sur un petit nuage. Comme beaucoup tu as aimé ma grande Mili. Mais apparemment, on dirait que tu aimes tout ! Critiques moi la prochaine fois si tu veux faire voler mon petit nuage encore plus loin. J'ai terriblement envie de m'améliorer. Dis-moi vraiment ce que tu penses de ce chapitre. Bisous.

Oxaline : Merci pour ta review, elle est super détaillé, j'aime bien quand on me dit comme ça ce que l'on a aimé. Oui, les lunettes sont à Artoung et non, tu ne sauras rien sur Lydie – du moins pas encore. J'espère que tu va me faire une review aussi enthousiaste pour ce chapitre. Bisous.

Lisylys : Merci pour ta gentille review, j'adore. Voilà, tu sais maintenant comment à fonctionner le plan, j'espère que tu va me dire ce que tu en penses. Bisous.

Miss B : Pour Lydie, non, madame Malfoy n'est pas coupable d'adultère. Tu en sauras plus tard, fufufu. Effectivement, ton idée pour les ailes de blase est pas tip top. Mais je crois que j'ai une idée… Imagine, quand Blaise prononce le sortilège de Liberar al tellus, des sorts de grandes voiles, ou de grandes écharpes immenses et rouge chaude lui sorte du dos. Elles semblent à la fois lourde, puissante et chaude et pourtant elles flottent dans les airs et le propulsent dans les airs d'une manière totalement différente que le font des ailes : par exemples en prenant appuis au sol ou en s'accrochant à des choses élevés ou encore en se gonflant dans un vent imaginaire. Les ailes de Blaise peuvent lui servirent d'armes et elles peuvent aussi entourer Theo d'une couette douillette et protectrice. Alors ? Qu'est ce que t'en penses ?

Jouzetsuka : Voilà, la suite. Même si elle est pas arrivée très vite. J'espère que tu aimes, bisous.

Beautiful Dray : Contente que tu ais aimé le chapitre précédent. J'espère que tu aimes celui là également. Bisous.

Griselle : Tu aimerais que Narcissa couche avec Rogue ? Pas avec Lucius ? En tout cas, je peux te dire que Rogue est bien amoureux dans ma fic, mais ni de l'un, ni de l'autre. Et tu peux être sur d'une chose aussi : dans ma fic, Lucius et Narcissa s'aiment très fort. Et lydie n'est pas leur fille, ni à l'un, ni à l'autre. Je pense que le lord noir a une vie sexuelle, mais pas d'inquiétude, je ne la décrirais pas, huhuhu. J'espère que tu as aimé ce chapitre. Dis moi ce que t'en penses, s'il te plait. Bisous.