« Ahhhhhhhhh !!!!! Tu me fais chier dégage !!! »

Nous voyons ici tout le vocabulaire de notre chère brunasse qui commence fort

C'est ainsi qu'il me parlait depuis notre première rencontre enfin, juste en privée, en public il était « un peu » plus polie… Je me relevais en vitesse afin d'éviter un coup de pied dans le dos, il détestait les familiarités pourtant c'était lui qui à chaque fois venait me chercher, dans mon lit. Je n'avais pas le droit de venir dans sa chambre, je n'avais pas non plus le droit de refuser ses avances, je le détestais !

------Panda le conquérant l'appellera t'on, comme ça lui va Bien-------

« Tu pourrais être un peu plus doux non ? »

Il me regarda d'un air froid qui me glaça le sang, c'est yeux dévisagèrent mon corps nu, heureusement le bas était caché par le drap du lit. Je me mis à rougir instinctivement en baissant les yeux, je le sentis s'approcher de moi et me chuchoter :

« Tu veux de la douceur ? »

Il se mit à mordre mon oreille et je ne pu retenir un cri de douleur. Ses mains attrapèrent mes hanches pour ne me laisser aucune échappatoire et il se colla contre moi. Pendant quelques secondes il resta ainsi croquant à pleine dent ma peau déjà bien brulante, lorsqu'il jugea bon de me relâcher il me poussa en arrière ce qui eu pour conséquence de me faire tomber sur le dos du matelas. Ses pupilles ne se décrochait pas de mon visage et je le vit discrètement tirer le drap pour me découvrir, je le retenais aussitôt comme un instinct de survie mais celui-ci ne me laissa pas le temps de me défendre et s'allongea tout contre moi. Ses doigts caressais ma poitrine doucement puis parfois en griffant je haïssais ces moments là où il s'amusait « gentiment » à me torturer.

« Je n'appelle pas ça de la douceur ! »

Il sourit et m'embrassa délicatement les lèvres, ses ongles s'arrêtèrent d'érafler mon torse et se placèrent autour de mon pour le caresser amoureusement. L'une de ses mains partit dans mes cheveux et s'amusait avec, on aurait dit un enfant qui après avoir passé sa crise souriait de satisfaction car il avait eu ce qu'il voulait. Son visage restait de marbre mais son corps semblait doué d'un amour passionnel… Oui le problème de Kanda c'était son côté émotionnelle à fleur de peau, il en avait pas l'air comme ça mais lorsque ses sentiments était trop fort il devenait extrêmement susceptible et agressif. En effet il avait l'air d'un être sans cœur et sans pitié mais lorsqu'il apportait une importance à quelque chose il devenait irritable notamment avec moi.

« Je ne suis pas gentil… Moyashi »

Ca oui il n'était pas ce qu'on pouvait qualifier « d'agréable » mais sous ses airs de vieux grincheux il avait tout de même sa part d'humanité, je le savais car il me l'avait montré… Je m'en souviens parfaitement c'était un mois de décembre, il faisait froid dans le quartier générale mais lui comme si de rien était se baladait en chemise. Tout le monde le regardait d'un sal œil mais il s'en contre fichait, tant mieux si on lui foutait la paix il pouvait ainsi vivre sa vie tranquille cependant il fallu que je lui pose la question :

« Tu n'as jamais froid ? »

Il me regarda de son habituel visage dégouté et me dit d'une voix hautaine :

« En quoi ça te regarde shiji ? »

Mon sang bouillonna dans mes veines je lui répondis du tac au tac :

« Je voulais être gentil ! Désolé de vous avoir importuné monseigneur !!! »

J'étais ironique bien sur Kanda l'avait d'ailleurs remarqué mais au lieu de partir ou de répondre de façon cinglante il me dit tout simplement :

« C'est mignon monseigneur »

Je me suis alors retourné, ma tête rouge comme une tomate je balbutiais :

« C'est… C'est une blague je… Je ne vais pas t'appeler comme ça !!! Rêve… Rêve pas ! Pour moi… T'a s rien d'un seigneur !... »

Il continua de me fixer toujours de sa manière froide comme de la glace puis sans rien dire se il repartit d'où il venait. Je ne pensais pas du tout que cela déboucherait sur quelque chose de bien plus compliqué… Un peu plus tard dans la semaine, (et yuyun mais longtemps à réagir XD) je m'entrainais seul dans la salle qui était prévu à cet effet. Cet alors que j'entendis une voix qui me fit frémir d'anxiété : c'était celle de Kanda qui arrivait près de la pièce, je ne n'eus même pas réfléchir car mon corps sans me demander mon avis se fraya un chemin dans la salle pour ensuite aller se cacher derrière une colonne. Pourquoi m'étais-je caché ? L'instinct de survie peut-être ? Le problème c'est que ce geste m'a couter très chère… Kanda entra dans la salle et alors qu'il avançait, nous entendîmes un son bien familier, comme si cela ne suffisait pas Lenalee se joignait à la partie ! Non seulement j'allais me faire tuer par la brunasse car il allait penser que je les espionnais mais Lenalee penserait que je ne suis qu'un lâche incapable de faire face à quoi que ce soit, résigner j'allais me relever quand j'entendis la jeune fille dire à Kanda :

« Tiens c'est pour toi. »

Kanda la regarda sans comprendre, elle soupira et lui expliqua :

« Tu c'est quel jour on est ? »

« On est le 24 décembre. »

« Oui et qu'est-ce qu'il y a le 24 décembre ? »

« … »

Kanda regarda le paquet qu'elle tendait mais il n'y toucha pas. D'ailleurs il répondit :

« Je ne suis pas intéressé par ce genre de chose inutile. »

Il se retourna puis sortit Mugen et s'avança vers moi. JE crus ma dernière heure arrivée mais comme si de rien était il passa dans l'autre pièce sans me remarquer. Quant à Lenalee le visage triste et fermée elle repartit dans la grande salle espérant que Lavi accepte le cadeau un peu que celui qu'elle avait prit pour Kanda. Une fois partit je me relevai doucement vérifiant que personne ne me voyait. Estimant que tout allait mieux je fonçai vers la sortie sans faire de bruit. Ce que je ne savais pas encore c'est que de l'autre côté Kanda était allongés dos contre le mur les yeux fermés et il avait sont épée était rangé…

Fin de la première partie…

(Et 2 secondes après XD)

2ème partie

Je m'étais réfugié dans ma chambre à l'abri de tous (en fin je le croyais). Exténué par cette histoire j'enlevais mon uniforme (je vous vois venir petites perverses) puis m'allongea sur le lit. Le sommeil me vint assez facilement et je me laissai bercé par les bras de Morphée (on est vraiment sur que c'est Morphée ? XD) Je fut réveillé par un bruit qui frappait contre ma porte, je me releva encore endormi puis ouvrit doucement la porte. Les yeux dans le vague je discernai un uniforme d'exorciste, serait-ce Lavi ? Non il n'était pas aussi grand… Je relevais ma tête légèrement pour connaître celui qui frappait à ma porte et je fut vite réveillé en voyant son visage : Kanda.

« …Kan… Kanda ? »

Oui c'était bien lui qui se trouvait devant ma porte à… Je regardais la fenêtre : Le soleil n'était pas encore levé. Je me retournais vers lui en lui demandant :

« Il est quel heure ? »

Il me dévisagea, je déteste quand il fait ça ! Puis il dit en soupirant :

« 1h00 ou 2h00 »

« 1h00 ??? »

« Ou deux t'es sourd ? »

Cette réplique m'énerva et je ne pu m'empêcher de lui dire :

« Je suis peut-être sourd mais toi t'es insomniaque ! Réveillé les gens à des heures pareils il n'y a que toi pour faire ça ! Si tu veux bien je vais me recoucher ! Bonne nuit !!! »

J'étais en train de refermer la porte quand Kanda l'arrêta de sa main. Je l'observai du coin de l'œil, apparemment il n'avait pas envie d'en finir comme là. J'examinais à nouveau ses yeux, ils gardaient toujours cette froideur qui me mettait mal à l'aise non pas parce qu'il m'intimidait mais à cause d'une question qui me trottait dans la tête : Ca ne lui arrive jamais de sourire ? Je tentais de refermer la porte mais en vain, Kanda était bien plus fort que moi et cette idée m'énerva encore plus… Ce fut avec difficulté que je lui demandai :

« Qu'est-ce que tu veux ? »

« Parler »

Parler ? Parler de quoi ? Depuis quand il savait dialoguer celui-là ? D'habitude il passe son temps à nous dire de la fermer et là il veut qu'on l'ouvre ? Il n'était vraiment pas net et mon expression laissait bien remarquer cette pensée. Sa main qui au départ ne faisait que m'empêcher de rabattre la porte commença à repousser la porte pour la rouvrir.

« On peux pas se parler demain ? »

« Non »

Non, genre il n'était pas capable d'attendre quelques heures ! Non il voulait parler alors il fallait parler ! Je ne pu m'empêcher de lui dire :

« J'ai pas que ça à foutre de parler avec toi ! Surtout avec toi ! »

« Je ne te demande pas ton avis »

« Et ben tu l'as quand même ! »

Pris d'une pulsion qui sortait de je ne sais où ma main resserra la poignée de la porte et la referma aussitôt. Je fus même surpris de voir que ma force avait surpassé celle de Kanda, mais bon ce n'était pas le moment de jauger ma force, tous ce que je voulais c'était me rendormir. Mais quelque chose attira mon attention un bruit sourd qui provenait de derrière la porte. Je maudis ma curiosité et ouvrit une nouvelle fois la porte découvrant un spectacle qui en étonnerai plus d'un : Kanda était assis par terre contre le mur, les jambes replié sur lui-même et ses bras entourant ses jambes, sa tête elle était posé sur ses genoux. Je lui demandais surpris :

« Mais tu fais quoi ? »

Sans même me regarder il répondit d'un ton boudeur :

« J'attend »

« T'attends quoi ? »

« Demain »

« ??? »

« Tu m'as dit qu'on se parlera demain alors j'attends »

« T'es vraiment insomniaque ?!! »

« … »

Il se tut un instant puis reprit d'une vois triste et monotone :

« J'attends… Que tu veuilles bien me parler… Je n'arriverais pas à dormir tant que je n'aurai pas parlé avec toi. »

Mon sang se glaça. Avait-il autant besoin de me parler ? Pourquoi moi ? Je devais avouer que le voir là assis par terre tout seul me faisait mal au cœur. Pourtant je savais que si je lui disais de rentrer il allait se passer quelque chose qui me mettait mal à l'aise… Je ne connaissais pas la raison de la conversation qu'il voulait entretenir avec moi mais je me doutais que ce n'était pas pour s'excuser de toutes les salopries qu'il m'avait dites. Au bout du compte ma gentillesse vaincu ma raison et je lui dis :

« Aller rentre mais t'as intérêt à ce que ce soit bref et pas gonflant sinon tu retournes sur le carrelage »

Je n'avais pas envie d'être méchant mais il ne connaissait pas la bonté. Pour pouvoir placer un mot ou donner son opinion il fallait être aussi ombrageux que lui. Il rentra sans un mot, je fermai la porte puis me retourna vers lui. Il sembla assez perdu, il faut dire que c'était la première qu'il voyait ma chambre et que les goûts et les couleurs n'était surement pas les mêmes.

« Bon qu'est-ce que tu veux ? »

« Bonne question… »

« Commença ?!! »

Je m'emportais à nouveau, mais pourquoi ? Pourquoi avec lui j'étais aussi colérique ? Tout m'énervait chez lui, sa façon de parler, de penser, de vivre tout me déplaisais et cela semblait réciproque alors pourquoi venait-il me voir ? Il regarda mon lit défait et me demanda :

« Tu dormais ? C'est pour ça que tu étais… »

« Dans le potage ! Oui je dormais ! Comme tout être-humain normalement constitué je dors la nuit ! »

« Désolé de t'avoir réveillé… »

« Tu est vraiment… Qu… Quoi ? »

Je le regardais de l'air le plus ébahi que je connaissais, Yu Kanda venait de me demander pardon…

Fin de la deuxième partie…

3ème partie

Mes yeux étaient grands ouvert par cette réponse des plus improbable : Kanda, l'antisocial qui abandonnerais ses coéquipiers venaient de me demander de l'excuser… Vous y croyez-vous ? Moi non, j'ai du lui demander de le répéter pour être sur de ne pas avoir rêvé.

« Je t'ai dit que j'était… Désolé de t'avoir réveillé ou est le mal ? »

« Il n'y a pas de mal justement… »

« Tu penses que je passe mon temps à envoyer bouler les gens par plaisir ? »

« Euh…Et bien… Oui. »

« … »

Il tourna la tête vers le mur, l'avais-je blessé ? Cela me paraissait impossible Kanda se sentait bien supérieur à tout ça, pour lui je n'étais qu'un mioche rêveur alors pourquoi aurait-il put avoir mal ? Essayant de me rattraper je lui demandai une nouvelle fois :

« Que veux-tu ? »

Il me regarda pour la énième fois et comme si aujourd'hui était le jour de toutes les découvertes miraculeuses je vis des yeux terriblement affectueux se poser sur moi. Tout d'abord je crus à un coup de fatigue alors je me suis mis à frotter mes yeux puis l'observa encore une fois. Il continuait à me fixer de cette étrange lueur que je ne lui connaissais pas.

« Ca ne va pas Kanda ? »

« Non… Tu as parfaitement raison ça ne va plus du tout »

Je le vis détourner les yeux vers le sol en se mordant la lèvre inférieure, il semblait face à un dilemme. Je me sentis coupable, non seulement je lui avais parlé de manière assez sèche et je lui avis claquer la porte au nez alors qu'il avait besoin de moi… Je m'approchais légèrement et doucement je lui demandais :

« Raconte-moi… »

Il prit une profonde inspiration et essaya de m'avouer quelque chose mais qui n'arriva pas à sortir. Je le voyais tenter désespérément de me le dire mais rien n'y faisait il n'y arrivait pas. Je m'avançais encore un peu plus de lui, il essayait encore et encore sans résultat je vis son visage passer du regard sang-froid à celui de la tristesse. Oui Kanda semblait malheureux de ne pas réussir à me parler. Une de mes mains vint se poser sur son épaule. C'est alors que je aperçu quelque chose qui me marquera toute ma vie…

Des larmes, des larmes coulaient sur ses belles petites joues. Je le voyais trembler sous son regard d'habitude impassible, Kanda était en train de pleurer. Mon autre main comme par un reflexe vint essuyer ses larmes. J'étais perdu je ne savais pas quoi faire pour l'aider… Je l'emmenai sur mon lit et le fit s'asseoir.

« Kanda… Dit moi ce qui ne va pas… Si tu as des problèmes je peux t'aider… »

Ce fut entre deux sanglots que je pu entendre cette phrase qui elle aussi restera à jamais gravé dans ma mémoire :

« C'est toi mon problème baka ! »

Mon sang se figea, qu'avais-je pu donc faire pour le rendre à ce point si malheureux ?

« Que veux-tu dire ? Explique-moi… »

« Je… Je… »

Il me regarda et je vis ses joues devenir rouge et son visage semblait plus frustré que jamais :

« Je te déteste ! »

Lorsque j'entendis cette phrase mon cœur se serra, apparemment j'avais bel et bien fait du mal à Kanda sans m'en apercevoir… LA moindre des choses que je pouvais faire c'était d'ne connaître la raison puis de m'en excuser. C'est pourquoi je le sollicitai :

« Pourquoi ? »

« Parce que… Parce que… Ta simple présence me fait souffrir ! »

« Que t'ai-je fait ? »

« Tu… »

Sa main frôla la mienne du bout de ses doigts puis avec un peu plus d'assurance il prit ma paume et tiras dessus pour me faire venir près de lui. Sans rien dire j'exécutais et arriva à quelques centimètres de lui. Je le regardais assis pendant que moi j'étais debout, sa deuxième main attrapa on nœud de papillon. Il m'obligea à m'abaisser, encore une fois je fis ce qu'il voulait… La main qui tenait la mienne la lâcha puis se posa sr mon visage. Dans d'autres circonstance je me serais reculé mais là je ne le pouvais pas, Kanda ne semblais vraiment pas dans son assiette et le repousser n'aurai qu'aggraver les choses… Tout en me taisant je le laissais faire il posa sa tête contre mon épaule et me murmura.

« Tu m'as… Rendu complètement fou… »

Je sentis deux lèvres effleurer mon cou, je me mis à frissonner.

« Naze… »

Je ne compris pas ce mot, il était en train de parler dans sa langue et je ne la connaissais pas et tant mieux cela faisait une chose de moin à comprendre mais au fond de moi je voulais tellement savoir ce qu'il avait dit ainsi que la suivante…

« Ai shiteru »

La curiosité l'importa une fois de plus et je lui suppliais de me dire ce que cela signifiait :

« Kanda je ne comprend pas le japonais »

« Je sais »

« Alors dit le moi en Anglais »

« J'essaye depuis tout à l'heure… Moyashi no baka »

Il semblait avoir reprit un peu du poil de la bête et intérieurement j'en fus très content. Je préférais le voir hautain que de le regarder en train de pleurer… Je m'assis sur le lit faisant attention à garder la tête de Kanda sur mon épaule.

« Alors ne le dit pas si ça te fait tant souffrir… Je ne veux pas te voir pleurer. »

« Je te fais pitié c'est ça ? Hein ? »

« Non je n'aime pas te voir triste c'est tout… »

Ces bras entourèrent mon cou, je fus figé sur place… Quelque chose me disait que Kanda n'allait pas me dire quelque chose mais FAIRE quelques choses.

« Kanda ? »

« Walker… »

Je fus surpris de l'entendre m'appeler par mon nom enfin, c'était toujours mieux que Moyashi !

« Allen… »

Oups, humm là j'aurai bien voulu qu'il reste au Walker… Mais je ne pus continuer à rester sur cette idée car Kanda m'observait a présent. Je devenais de plus en plus inquiet et pourtant je me laissais faire.

« Tu as peur ? »

Aie… Kanda était à la hauteur de sa réputation il avait remarqué mon anxiété pourtant je lui souris en disant :

« J'ai peur pour toi, je ne sais pas ce que tu as… »

Evidement c'était un mensonge, je m'inquiétais pour ce que j'aillais devenir mais aussi je commençais à me douter du problème de Kanda… Et mon doute ce confirma en effet il ne me laissa pas finir ma phrase, lorsqu'il entendit le « j'ai peur pour toi » je vis qu'il ne pouvait plus se retenir : Il m'embrassa. Je me sentais bien et mal à la fois. Il m'enlaçait avec amour et cela me rendait heureux mais une ombre venait de noircir mon tableau : C'était Kanda, une personne froide et insociable mais aussi un homme…

Fin de la troisième partie…

4ème partie

Un baiser… Mon premier véritable baiser était celui d'un homme, et encore aujourd'hui il est celui que j'ai le plus aimé…

Je sentais Kanda se serré un peu plus contre moi, ses lèvres contre les miennes ne voulaient pas se détacher et ses mains caressaient tendrement mes hanches… La tête me tournait, mes yeux étaient ouvert et fixaient ceux de Kanda, celui-ci les avait fermé. Au bout de quelques secondes il interrompit le baiser. Je le vis se lever et se diriger vers la porte. Paniqué par tous ce que je venais de découvrir je courus vers lui et me plaçant devant lui je lui bloquais la porte.

« Tu as raison Kanda il faut qu'on parle… »

« Non nous avons fini toi et moi ! »

« Pourquoi ? Pourquoi m'embrasses-tu puis me rejettes-tu ? »

Il sourit et prit mon menton entre ses doigts :

« Parce que j'avais envie de t'embrasser. Maintenant que j'ai eu ce que je voulais je me casse »

Cette réponse pénétra dans mon cœur comme une flèche empoisonnée. Mon corps tout entier se figea et des larmes se mirent à couler sur mes joues. J'étais un jouet ? Je n'étais qu'un amusement pour lui ? Il venait de me réveiller pour une envie pressante puis disparaissait ? Ce n'était pas juste ! On n'avait pas le droit d'utiliser et de manipuler les gens comme ça ! Je continuais de pleurer devant lui en silence et en le regardant dans les yeux. Quand il vit mes larmes couler sur ma joue son visage inexpressif changea. Il semblait surprit et gêné de mon mal aître. Il s'avança et posa sa main sur ma pommette humide, il frotta doucement dessus avant de m'offrir un baiser sur le front.

« Allons ne t'en veux pas… C'est moi qui suis méchant mais tu n'as pas à pleurer. Tout le monde à un jour souffert par ma faute mais tu dois aller de l'avant ! Ce n'est qu'un baiser Allen, sache que j'ai fait bien pire… »

« Pire ? Je m'en moque que tu sois pire avec les autres ! Tu m'as manipulé ! Tu me fais souffrir ! »

La main de Kanda agrippa mon pantalon et m'obligea à me coller contre lui. Je sentais son parfum embaumer mon corps pendant qu'il me murmurait à l'oreille :

« Tsss arrête de faire l'enfant… Si tu continues à faire le gamin je vais te donner une bonne raison de pleurer »

Ces mots me refroidir d'un seul coup et pourtant je sentais dans mon bas ventre qu'une chaleur c'était réveillé. Il mordilla mon oreille et s'il ne m'avait pas retenu fermement j'aurai bel et bien reculé d'une dizaine de mètre. Mais Kanda avait anticipé mon geste et me tenait fermement les hanches et collait son bassin contre le mien. Il m'embrassa à nouveau mais cette fois par petit coup. Mon bas ventre s'enflamma doucement et je tentai en vain de me contrôler tout en essayant de le repousser. Il arrêta le baiser sans pour autant me lâcher.

« Je croyait que tu ne voulais pas que je parte ? Faux savoir ce que tu veux… »

« Je voulais qu'on parle ! Pas faire ça ! »

« Faire quoi ? »

Je sentis mon cou se déchirer entre ses dents, je fermais les yeux et essayait de ne pas penser à la douleur. Il me prit à nouveau les lèvres, je regardais ses pupilles closes qui semblait apprécier le contact de ma peau, il s'amusait, il n'y avait pas de doute là-dessus. Ses mains toujours fixé à mes hanches commencèrent à remonter dans mon dos puis revenaient sur mon bassin. J'avais beau essayer de le refouler une petite flamme en moi était en train de se consumer, chaque geste chaque souffle qu'il offrait à mon corps se répandait en moi tout d'abord dans ma poitrine puis plus bas, toujours plus bas… Je sentis Kanda entrouvrit mon pantalon, ce fut comme la douche froide, mon corps réagit tout seul comme ma main qui vint se coller à sa joue. Il resta ainsi interloqué par la gifle que je lui avais donnée. Enervé je retenais de vociférer des insultes à son égard mais quand je vis ses yeux stupéfait devant tant répondant je ne pus que me sentir gêné. Frappé les gens n'était pas dans mon habitude. Je m'approchai de nouveau vers lui et lui demanda d'une voix douce :

« Kanda… »

Il baissa les yeux et essaya de partir. J'attrapai fermement son bras que je serrai ensuite contre moi. Il tenta de me faire lâcher mais je tins bon.

« Lâche-moi ! »

« Kanda écoute… »

« LACHE MOI !!! »

« Non »

Kanda ne bougea plus il me regarda et répéta :

« Non ? »

« Non »

« Je vois… TU NE SAIS PAS A QUI TU T'ADRESSE C'EST CA ?!!! »

« Si »

« ??»

« Je m'adresse à Yû Kanda un être humain comme les autres… »

« COMME LES AUTRES ???!!! »

« Il n'est pas question que je fasse du favoritisme à qui que ce soit »

Kanda sourit mais c'était un sourire mauvais. Il dit d'un ton moqueur :

« Va falloir t'y faire ! Pas question que je me rabaisse aux autre comme toi ! Pas question que je me laisse dominer par toi ! »

« Je ne te domine pas. Je te considère comme mon égal c'est tout. »

« Comme mon égal ? Amusant… »

« Ce qui est amusant c'est que tu passe du rire aux larmes d'une manière assez inquiétante… »

« Ah oui ? Et bien du moment que ça te plaise… »

« Ca ne plait pas, ça m'énerve… »

« Arf, au moin ça te fais quelque chose… »

Je tentais à nouveau de repousser ses mains un peu trop baladeuse à mon goût, il était intenable ce soir ! Ses doigts reprirent mon pantalon je me préparais à lui en recoller une mais cette fois il ne se laissa pas faire : Cette fois c'est moi qui reçut la baffe. Pendant que je tentais de reprendre mes esprits, Kanda était retourné à ses occupations c'est-à-dire baisser mon caleçon qui rejoignait le reste que je n'avais pas vu disparaître bien trop sonné…

Je le suppliai d'arrêter mais il ne m'écoutait pas, il ne m'écouterait probablement jamais. J'étais son jouet et il ne cessait de me le répéter ainsi que de me le faire dire. J'avais mal, j'avais chaud je suffoquai dans cette pièce qu'il c'était accaparé tout comme mon corps. Je gémissais à chaque mouvement qu'il faisait et je ne cessai de trésaillé. Il ne voulait pas s'arrêter pas tant qu'il n'aurait pas eu ce qu'il voulait, et ses attentes allaient être récompensées. Je criais sans honte se qu'il me murmurait à l'oreille, je promettais tout ce qu'il me demandait. Je voulais que tout se finisse que tout s'achève. La pression était trop je ne pouvais plus tenir. Je me libérai d'un coup sans crier ne pouvant plus conserver ce brulant désir. Il enleva sa main et je soupirai de soulagement.

« Arrête de soupirer tu me feras pas croire que tu n'as pas aimé. »

« T'aurai pu me demander mon avis ! » dis-je tout essouffler.

« C'est la première fois que je vois un homme râler parce qu'on le… »

« Rohh ça va ! »

« C'est toi qui a prit ton pied pas moi ! »

« Ah ouai ? Si t'avais envie de te faire du bien fallait pas te gêner ! Tu m'as déjà obligé à faire ça… »

« Le faire ça à un nom ça s'appelle branler »

Je m'assis sur le lit prit un oreiller et le balança sur lui.

« Sainte nitouche »

« Ta gueule ! »

« Oh mais c'est que tu en connais du vocabulaire… Tu te familiarises ? »

« Dégage ! »

« Non »

Il s'approcha et m'embrassa… Alors que je me laissais faire il me repoussa sur le lit avant de se mettre au dessus de moi. Il me sourit et je ne pouvais m'empêcher de l'apprécier…

J'ouvris mes yeux sur le monde qui m'entoure, il était encore là me regardant dormir. Je vis un visage doux plein de douceur qui me caressait des yeux. Je me relevais doucement encore fatigué mais au moment où je m'apprêtais à lui dire « bonjour » il me repoussa dans les couvertures. C'est d'un air blessé que je le dévisageais : Pourquoi il était si froid ? Je baissais les yeux et me retournais dans le lit pour ne pas qu'il voit ma douleur. Pas question qu'il sache qu'il pouvait me manipuler ! Je sentis ses mains parcourir mon dos et un doux baiser vint se glisser sur ma nuque. Je le rejetais furieux :

« Ca commence à bien faire tes gamineries ! Tu m'aimes ou tu ne m'aimes pas ? »

Il me sourit à nouveau. Qu'est-ce que ça m'énervais ! Il savait que je craquais pour lui et il s'en amusait. Il avança vers moi et me murmura :

« Devine… »

« J'ai pas que ça à foutre ! »

« Ah mais moi j'ai tout mon temps… »

Il m'attrapa par le bras et m'embrassa une nouvelle fois mais cette fois je ne répondis pas. Il le remarqua et se mit à me dire :

« Ahhhhhhhhh !!!!! Tu me fais chier dégage !!! »

Nous voici donc revenu au début de l'histoire…

« Je ne suis pas gentil… Moyashi »

« Et bien moi si et j'aimerais que tu sois un peu plus poli et doux à mon égard ! Sinon…»

« Sinon ? »

« Sinon t'iras t'amuser avec quelqu'un d'autre ! Je suis pas ton chien et ni ta chose ! Je suis un être humain ! »

« Ca te gêne tant que ça d'être à moi ? »

« Non ce qui me gêne c'est que tu ne prends pas soin de tes affaires »

« … »

« Yu ? »

Il posa ça tête contre mon épaule et m'enlaçant tendrement il me dit :

« Je t'aime Allen »

Cette déclaration me transforma en statue, je ne pouvais plus rien faire hormis l'entendre me répeter :

« Je t'aime Allen »

« Yu… »

« Je… Je Allen… »

Je lui souris et l'embrassa pour la première fois de ma propre initiative. Il répondit à mon baiser.

« Excuse-moi Allen »

« Je t'excuse… Mais seulement pour ne pas m'avoir dis plus tôt ce que j'attendais. Le reste je m'en fiche… »