Rappelle-toi
Auteur : Leviathoune
Bêta : Sinouninou que j'aime.
Résumé : Les pouvoirs d'Harry sont devenus complètement incontrôlables. Une grande menace plane au dessus de l'école : le Survivant s'est enfui, une attaque est donc à prévoir. Draco, grâce aux dons de Pansy lorsqu'elle est sous sa forme animagus, a retrouvé Harry. Arrivera-t-il à le ramener en sécurité dans l'école ? Harry a-t-il seulement besoin d'être protégé ?
Chapitre 23 : Si tu fais ça…
Draco amorça sa descente entre les arbres. Dirigeant habilement son balai, il se posa dans une clairière de petite taille que la neige avait partiellement épargnée compte tenu de l'épaisseur du feuillage, même en plein hiver.
Il se tourna de droite à gauche en cherchant Harry mais ne le découvrit pas immédiatement ; il fallut qu'il l'entende pour le repérer enfin.
C'est alors qu'il comprit pourquoi il ne l'aurait jamais trouvé, tout en se demandant comment il avait pu passer à côté de ses yeux lampes dans le noir.
Il était là.
Tel un animal, assis sur le sol au pied d'un arbre, il se fondait presque parfaitement avec la nuit. Seuls ses iris verts aux pupilles fendues étaient visibles et Draco eut la nette impression d'être fixé par un loup ou un quelconque prédateur.
Il déglutit en serrant son balai dans sa main, à défaut de sa baguette.
« Qui es-tu ? » redemanda Harry. Sa voix était basse mais il était impossible de ne pas l'entendre – elle résonnait peut-être même dans son crâne !
« Comment ça, qui je suis ? » répondit enfin Draco, en se disant que ça commençait mal.
« Tu as raison… Peu importe. » ajouta le brun, haussant les épaules dans le noir. Il se redressa comme si cela avait été la chose la plus facile au monde dans ce froid glacial alors que ses vêtements étaient en loques, qu'il était torse et pieds nus. Mais la magie l'entourait comme cela n'était pas permis, il était la magie elle-même et elle le protégeait sans nul doute du froid.
« Es-tu venu m'empêcher de continuer ? » demanda-t-il à Draco en s'approchant de lui à pas mesuré.
« De continuer ? Mais de continuer vers quoi ? Tu poursuis un quelconque but ? »
Harry haussa des épaules, encore, imperceptiblement.
« La liberté, bien sûr. » souffla-t-il, très convaincu.
« Je ne suis pas venu pour te brimer. » fit Draco en regardant Harry qui lui tournait autour. « Au contraire, je veux t'aider. Enfin… Je veux aider celui que tu es vraiment. Que tu redeviennes toi-même. »
Harry pencha la tête sur le côté, interrogatif.
« Celui que je suis maintenant n'est-il pas celui que je suis vraiment ? »
Draco grimaça.
« Non… Celui que tu es vraiment existe depuis longtemps, des années, alors que toi, tu n'es là que depuis… quelques semaines, et encore… Tu n'as pas de passé, pas de personnalité. »
Harry souleva les sourcils en un air de défi et Draco se dit qu'il devrait être plus diplomatique, cela allait être difficile.
Harry reprit, resserrant ses cercles autour de Draco : « Tiens donc, voyez-vous ça. J'ai pourtant la nette impression d'exister, pleinement et depuis toujours. Mais si je te suis bien, sous prétexte que tu connais depuis bien plus longtemps une partie de moi, ce serait elle qui devrait prévaloir ? Juste parce que je serais plus… jeune, je devrais lui laisser la place libre et m'effacer ? »
Draco se sentit fortement contrarié. Ce que disait cet Harry-là était foutrement censé.
« Oui, tu devrais. » mentit-il. « L'autre partie est aimée de beaucoup de monde et, toi, tu n'as semé que la destruction autour de toi, tu n'es qu'avide de puissance, tu n'éprouves rien. Toi, tu n'es là que pour une seule chose… vaincre Voldemort ! »
Harry se rapprocha encore, les yeux luisant, un sourire énigmatique aux lèvres.
« Tu te trompes ! Je ne suis pas un pion ! Je suis libre comme l'air et je fais ce qu'il me plait. Je ne sais même pas qui est ce Voldemort ! Mais à t'entendre, je devrais ! Sache que lorsque je me suis réveillé, j'étais attaqué de toute part ! Voldemort ! Un ennemi ? Et vous, les ennemis de Voldemort, qui m'attaquiez ? Et tu voudrais que je sois de votre côté, que je vous aide ? Foutaises ! C'est bien normal que je me défende ! » se justifia-t-il. « Mais je ne suis pas un chevalier de l'apocalypse, comme tu sembles le croire, ni un sauveur tant attendu. Tu me traites de destructeur, de pion, mais est-ce que celui que tu aimes sait faire cela ? » Il posa sa main au sol et, soudain, la neige fondit sur une dizaine de mètres à la rondes, de l'herbe tendre se mit à pousser sous les pieds de Draco et un souffle chaud lui caressa le visage tandis qu'il regardait de petites fleurs grandir et ouvrir leurs coroles. Il se recula prestement alors qu'une plante grimpante commença à s'enrouler autour de sa jambe et de ses bras. Il arracha son balai à sa poigne car des jeunes pousses commençaient à bourgeonner à partir du manche et à s'agripper à ses vêtements. Lorsqu'il tomba à terre, le balai se tordit sous ces nouvelles pousses qui se bousculaient vers le ciel, grandissant, grandissant encore, formant un petit buisson aux feuilles tendres.
« Arrête. » gronda Draco. « C'est bon, j'ai compris. »
Harry resta accroupi et releva juste ses yeux fendus vers lui, un sourire aux lèvres. Les plantes cessèrent de pousser mais la neige ne revint pas, et même de petits insectes luminescents vinrent voleter autour d'eux, décollant de fleurs en brins d'herbes, se posant sur les arbres dans le cercle printanier.
Une véritable petite bulle paradisiaque en plein cœur de l'hiver.
Le message était clair.
Non, je ne suis pas qu'un destructeur… disaient les yeux verts.
Draco se rapprocha d'Harry.
« Est-ce que je peux simplement parler avec toi ? Tenter de te convaincre ? » demanda-t-il.
« Tu peux essayer. » fit l'autre en désignant l'herbe verte devant lui. « Je t'en prie, assieds-toi »
Draco s'exécuta et s'assit face à face avec l'Elu au regard étrange. Il soupira.
« Tu ne te souviens vraiment pas de moi, Harry ? »
Le brun haussa des épaules.
« Je ne crois pas m'appeler comme ça. C'est moche… Et non, je ne me souviens pas de toi. »
« Ah, carrément. Tu n'as pas de nom. » ronchonna Draco, bougon.
Harry sembla réfléchir.
« J'aimerais bien m'appeler quelque chose comme… Slowveh Nie. »
« Quoi ? » s'exclama Draco, abasourdi. « Mais ce n'est même pas un prénom, c'est un pays ! Ça pue grave et puis ça fait bien trop fille ! »
« Ah ? » demanda Harry en regardant une luciole se poser sur l'un de ses genoux. « J'aime bien, moi. De toute façon, je m'en fiche. Je n'ai pas besoin d'un nom. »
« Tu n'as surtout pas besoin d'un nouveau nom parce que tu en a déjà un. Tu t'appelles Harry, Harry Potter. D'accord, c'est moche. Mais c'est le tien ! Tu ne peux pas en changer. »
« Si je voulais… » fit l'autre, défiant Draco. « Je pourrais même changer physiquement. Je suis certain que j'y arriverais. » Avec horreur, Draco fixa la luciole posée sur le genou d'Harry. Elle se transformait et devenait un papillon aux très grandes ailes violettes, délicat et magnifique. « Je suis sûr que je pourrais devenir une fille, ou bien un animal, ou bien quelque chose qui n'existe même pas. Ou encore, je pourrais me dissoudre, simplement. Le corps, c'est comme le nom, ça ne sert à rien. Ce n'est qu'une vague enveloppe, un peu comme une étiquette qui te confine. Seule la puissance compte. C'est ça qui te définit vraiment, l'essence même de ton être. »
Le papillon se dissout en d'infimes particules de lumière turquoise qui se dissipèrent dans l'air. Harry redressa ses yeux, et Draco en fit de même.
« T'as pas intérêt à faire ça. » gronda le blond, menaçant. « Je te l'interdis ! »
« Ce n'est pas toi et ta misérable puissance qui m'en empêcheraient. » le menaça l'Elu. Ses cheveux se soulevèrent de fureur et ses pupilles verticales devinrent plus fines. « Qui es-tu pour me dicter ce que je dois faire ? »
Draco lui attrapa les mains dans les siennes et Harry parut surpris.
« Je suis… et puis peu importe, puisque tu ne t'en rappelles pas, mais sache que je t'aime ! Et je ne veux pas que tu meures ! »
« Je ne mourrai pas, voyons… » sourit le Survivant, redevenant doux et calme, mais mutin. Il y eut un léger temps de pause. « Tu m'aimes tant que ça ? »
Draco acquiesça : « Si ce n'était pas le cas, pourquoi est ce que je prendrais le risque que tu me pulvérises ? »
« Mmh, pas bête. » répondit Harry en souriant de plus belle. « Et… ça veut dire quoi exactement ? Qu'est-ce que tu fais concrètement, avec l'autre ? »
« Avec… l'autre… » murmura Draco contrarié. « Toi, tu m'aimes… aussi. »
Le brun souleva un sourcil, scrutateur et peu convaincu.
« Et… » poursuivit Draco, agacé. « Concrètement, nous nous embrassons. »
« Où ça ? »
« Ben… sur la bouche. Partout. »
« Partout ? »
« Oui. »
« Où est l'intérêt ? »
« Quoi ? »
« Qu'est-ce que ça vous apporte ? Il y a un échange de magie ? Cela vous rend-il plus fort ? »
« Non ! Enfin… peut-être psychologiquement. On est bien mieux à deux, lorsqu'on est amoureux. » Draco soupira, se disant que c'était horriblement niais ce qu'il se sentait obligé de dire. « Sinon, ça n'a aucun intérêt à part celui d'être… plaisant, tendre… et … excitant. »
Harry leva les yeux au ciel, comme s'il cherchait une réponse dans les étoiles.
« Je crois que ça me dit quelque chose… vaguement… Dis-moi ce que vous faisiez d'autre. »
« Nous parlons, nous nous disputons souvent aussi. Nous nous prenons par la main et nous marchons ensemble. Nous nous serrons dans les bras l'un de l'autre. Nous nous caressons. Nous faisons l'amour... »
« Et il n'y a rien que vous faites qui n'utilise pas vos corps ? Il n'y a donc ni spiritualité, ni énergie dans l'amour ? On dirait de vulgaire Moldus ou des animaux… »
Draco fut dégouté sous le sarcasme. Il n'était pas un fervent romantique, défenseur de l'amour. Il ne savait comment expliquer à ce monstre de puissance qu'était devenu Harry l'importance capitale de ce sentiment qui les unissait. Trouver ses mots à ce propos lui devenait tout simplement insupportable.
« Je ne crois pas que tu te moques de ce sentiment autant que tu le dises. » fit-il. « Je suis certain que tu dois sentir, quelque part, que c'est une puissance colossale qui pourrait bien te faire disparaitre et te reléguer au second plan. »
« Et qu'est-ce qui te fait dire ça ? » tiqua le brun.
« Les autres fois où tu es venu, tu t'es effacé face à ça. Tu as disparu à ce moment là. Et je suis sûr que si je t'embrassais, tu disparaitrais et laisserais place à… l'autre. »
Harry se mit à sourire méchamment.
« Tu sais… tu ne devrais pas me mettre ainsi au défi… Tu pourrais cruellement le regretter. »
Draco frissonna sous les douces menaces. L'Elu sembla remarquer sa peur et il s'en délecta plus encore.
« Regarde-toi. » susurra-t-il en se rapprochant tout près de Draco. « Tu doutes déjà d'y parvenir. » Il posa presque ses lèvres sur celle du blond, presque, et ses yeux restaient grands ouverts. Draco en fixait les étranges pupilles comme une proie hypnotisé par un serpent. « Il faut que tu te rendes à l'évidence… l'autre est… mort. »
Le blond se souleva furieux et lui mordit la lèvre inferieur jusqu'au sang. Les pupilles verticales s'étrécirent un peu plus sous la rage.
« C'est ça… un baiser ? Ce n'est pas très agréable… Vu comme tu en parlais, je m'attendais à mieux. »
« Tu veux que je t'embrasse ? » demanda Draco, furieux. « Je vais le faire. »
Il lui empoigna le visage et l'approcha près de lui. Harry se laissa faire, curieux, la lèvre en sang.
Draco ferma les yeux pour ne plus voir l'étrangeté des siens et lui lécha sa coupure. Il la sentit se refermer toute seule. Il resserra sa poigne sur le cou d'Harry et approfondit le baiser, très doucement.
L'autre se laissait faire mais il n'agissait pas en retour et le cœur de Draco se serra. Cet Harry-là ne savait pas comment embrasser.
Le blond ouvrit les yeux, s'apprêtant à lui suggérer de faire bouger sa langue contre la sienne quand le regard moqueur le stupéfia.
« On dirait bien que c'est raté. » constata l'Elu. « Je n'ai pas ressenti le moindre tressaillement étranger. J'en suis presque… déçu. »
Draco ne sut que répondre mais ses mains étaient restées sur la nuque du Survivant. Machinalement, ses doigts se perdirent dans ses cheveux, tristement, et il se mit à le caresser, tendrement, comme il le faisait pour Harry, son Harry qui plissait toujours les yeux de plaisir dans ses moments là.
Il avait envie de pleurer lorsque le brun se jeta sur lui, lui bloquant les poignets, dans l'herbe, au-dessus de sa tête avec ses mains, lui bloquant le corps de tout son poids.
Draco se débattit mais des lianes vinrent lui enserrer les poignets, le torse et les jambes.
Harry se redressa souriant, au-dessus de lui. Il le détaillait de son regard prédateur, passant ses mains sur lui.
« Ne t'inquiète pas. » fit-il en se pourléchant les babines. « Tu as peut être encore une chance, qui sait ? »
« Comment ça ? » souffla Draco, affolé, en tentant de se libérer des plantes.
« Je vais… Je crois que je vais te faire l'amour. » répondit le brun.
« Pas question ! » gronda le Serpentard, furieux. « Tu ne sais même pas comment faire ! »
Harry posa un doigt sur sa gorge et le fit descendre lentement vers son entre jambe. Centimètre par centimètre, Draco vit avec horreur ses vêtements s'ouvrirent comme si le doigt d'Harry avait été un scalpel. De la magie soulevait les deux bords, découvrant son torse, petit à petit.
« Arrête ! » cria-t-il en se débattant lorsque le doigt d'Harry ouvrit en deux sa boucle de ceinture en métal tout aussi facilement que le reste. « Je ne veux pas ! Et si je ne veux pas, c'est un viol ! »
« Un quoi ? » demanda Harry trop occupé à continuer à éplucher le corps svelte de Draco.
« Un viol ! » rugit l'autre, à terre. « Tu veux me forcer ! »
Harry haussa les épaules.
« Pourquoi pas ? »
« Parce que tu vas me faire mal ! »
Harry s'abattit sur lui, ôtant les dernières bribes de vêtements, insinuant ses mains partout sur son corps, le léchant et l'embrassant d'une façon animale, sans être pour autant brutale.
« Je peux aussi te forcer à aimer. » murmura-t-il.
Draco serra les dents, en rage contre Harry, en rage contre lui-même parce qu'il était fort probable qu'il se mette à aimer, même s'il ne le voulait pas…
Alors, il se mit à songer à la chose, telle qu'elle était - un viol ! -, à Harry, tel qu'il n'était pas, et cela l'empêchait de perdre pied, d'être excité.
Il avait surtout envie de pleurer mais il ne suppliait plus pour qu'il arrête.
Apparemment, l'autre n'en avait rien à foutre, de toute façon, qu'il bande ou non, mais cela n'allait tarder. En effet, ses lapements devenaient de plus en plus précis, comme s'il était à l'écoute des frissonnements de Draco, qu'il ressentait ce qu'il lui faisait ressentir, qu'il apprenait, petit à petit.
Le Serpentard était à présent excité et pantelant sous les caresse du Survivant mais il eut la force de rugir, encore une fois, en détachant chaque syllabe distinctement : « Je-n'en-ai-pas-envie ! »
C'est alors qu'il se produisit quelques choses.
Draco entrevit de grandes ailes, des serres et un bec crochu s'abattre sur le dos d'Harry. Il entendit un cri de rapace strident et un rugissement de douleur et de surprise.
Simultanément, les liens lui semblèrent exercer bien moins de pression sur ses bras et son torse, il se débâtit et se libera presque, au moins un bras. Il attrapa sa baguette et visa Harry en lui jetant un sort pour le faire dormir.
Mais le Survivant ne tomba pas à terre, endormi. Il se retourna vers lui, si furieux que ses yeux en étaient lumineux, le rapace lui lacérant toujours la peau du dos et du bras, le frappant fréquemment de ses grandes ailes et de son bec pour se maintenir.
Dans un rapide mouvement, Draco le vit se saisir d'une aile de l'oiseau dans sa main et la serrer si fort qu'elle se brisa dans un hurlement aigue. Le brun se redressa en proie encore avec les serres de l'animal, ivre de douleur, puis il le balança à terre, férocement.
« Arrête ! » hurla Draco en se redressant, le menaçant de sa baguette. « Ne lui fais pas de mal ! »
Harry fut sur lui si vite que Draco se demanda s'il n'avait pas transplané. L'instant d'après, le brun lui arrachait sa baguette des mains et la réduisit en cendres.
Le Serpentard resta stupéfait par son acte, les yeux agrandis de stupeur.
« T'as détruit ma baguette ! » balbutia-t-il, sans y croire.
« Ce n'est qu'un… bout de bois ! » lui répondit Harry en le poussant pour qu'il tombe au sol. « Et sans ce simple bout de bois, tu n'es plus un magicien ! Tu n'es plus rien ! Tu me fais pitié ! »
Draco, encore une fois sous Harry, se débattit furieusement, lui donnant coup de pied et coup de poing mais ne lui faisant absolument rien de mal. Il pouvait voir les blessures sur son bras et son épaule se guérir à vue d'œil.
« Lâche-le et tout de suite, sinon je te tue. » fit une faible mais ferme voix.
Les deux garçons tournèrent leurs regards vers une jeune fille brune habillée en costume scolaire froissé et débraillé. L'un de ses bras formait un angle étrange et pendait le long de son corps, visiblement brisé.
« Qu'est-ce que tu as dis ? » minauda Harry. « Me… tuer ? Toi ? Et comment tu ferais ça ? »
Pansy souffrait visiblement mais gardait un self control impressionnant en de telles circonstances. Elle soupira et prit son souffle avant de lui assener avec une voix méprisante: « Un Avada Kedavra, tu connais ? »
« Non ! » gémit Draco en tentant d'échapper à la poigne d'Harry, sur lui, qui l'étouffait. « Tu ne feras pas ça ! C'est bon, Pansy, ne te mêle pas de ça. »
La jeune fille lui jeta un regard suffisant et se fixa à nouveau sur Harry.
« Lâche-le et va-t-en ! Ou sinon, je te lancerai un sort qui te tuera ! Tu peux en être certain, celui-là, tu ne pourras pas jouer avec. Et maintenant, tu le lâches ! »
« Et si au lieu de le lâcher, je faisais cela ? » demanda Harry en créant une boule d'énergie dans sa main et en la plaquant contre la gorge de Draco. Le blond hurla de douleur tant la magie pure de Harry le brulait.
Pansy eut l'air pétrifiée par son acte. Sa main se mit à trembler.
« Fais pas ça ! » hurla Draco à Pansy.
« Il ne me laisse pas le choix, crétin ! » hurla la jeune fille en pleurant. « Il est en train de te tuer ! »
« Il bluffe ! »
Harry leva les yeux au ciel et enfonça sa boule d'énergie dans le ventre de Draco qui hurla de plus belle en se tenant une blessure sanglante.
« Avada Kedavra ! » rugit Pansy en visant Harry qui se redressa pour mieux accueillir la magie verte.
« Non… » gémit Draco, subissant la scène comme si elle se déroulait au ralenti.
Harry ne chercha même pas à éviter le sort, il ne chercha même pas à l'attraper ou à le diriger, il le laissa le frapper de plein fouet.
« Woaw… » soupira-t-il en sentent le rayon se rependre en lui, avec langueur, et le recouvrir d'un halo verdâtre. « Ce n'est pas rien, celle là. »
Il souleva ses bras et la magie vint se condenser dans ses deux mains.
Draco se tenait son ventre sanguinolent et regardait Harry maitriser l'Avada Kedavra avec horreur, il suffoquait tant il avait eut peur de le voir s'écrouler, mort.
Pansy, elle, n'avait même pas essayé de jeter un autre sort. Elle regardait Harry sans plus bouger, en se tenant son bras fracassé. Elle détourna son regard imperceptiblement vers Draco en essayant de lui passer un message.
Mais fuis donc, idiot ! Qu'est-ce que tu attends ?
Harry releva la tête vers elle et s'avança. Il mit tout l'Avada Kedavra dans une seule main et s'apprêtait à renvoyer le sort à l'envoyeur, un sourire malsain incrusté sur ses lèvres.
Draco essaya de se relever mais son ventre lui faisait terriblement mal mais en voyant ce que l'Elu faisait, il ne pensa plus du tout à sa douleur.
« Harry ! » s'écria-t-il.
Mais il ne l'écouta pas et poursuivit ses lents pas vers Pansy.
« Merci. » dit-il en tenant haut sa main, la menaçant. « Personne n'avait osé me lancer le plus puissant des sorts pour tenter de m'arrêter. Maintenant je sais que je suis complètement indestructible. »
Pansy se mit à trembler en fermant très fort les yeux et Draco se précipita entre elle et Harry en lui agrippant son bras armé de l'Avada Kedavra.
« Harry ! Si tu le laisses faire ! » hurla-t-il. « Ce sera fini entre nous ! Est-ce que tu entends ! Ce sera fini ! FINI ! »
Le Survivant le saisit au col, ou ce qu'il en restait, et rapprocha le sort de sa gorge brulée.
« Il n'y a pas d'Harry, ici. » murmura le brun. « Quand vas-tu enfin l'admettre, pauvre fou ! »
« Draco… » gémit Pansy derrière lui et Draco serra les poings et les dents en défiant les pupilles verticales du monstre des siennes orageuses.
« Tu vas réussir à me tuer… Harry ? »
Le Survivant plissa les yeux, il s'apprêtait à dire quelque chose, ou à le tuer tout simplement, lorsque, soudain, il s'écroula au sol, comme disloqué. L'Avada Kedavra avait disparu de sa main.
Pansy et Draco regardaient, essoufflés, son corps au sol. Harry semblait… mort.
Draco se pencha et lui prit un poignet, il le souleva et le laissa retomber à terre. Il se mit à genoux et lui ouvrit les paupières.
« Elles sont rondes… et elles bougent ! » murmura-t-il en poussant un immense soupir.
Pansy décocha alors un violent coup de pied rageur dans les côtes du Survivant, elle recommença encore et encore et Draco ne l'en empêcha même pas, essayant de remettre un peu ses vêtements en place sur son torse, de refermer son pantalon, comme il pouvait.
Quand elle eut finit de se défouler, elle tomba à genoux en pleurant de stresse, de frayeur et de souffrance.
Son ami lui prit doucement sa baguette des mains et commença à lui soigner le bras, intimidé - en effet, mis à part que ses vêtements étaient à moitié arrachés, son cou était brulé, son ventre saignait abondamment, il s'était fait maltraité, insulté, il avait faillit être violé et il avait perdu deux balais et une baguette, et tout cela devant elle, quelques part dans un arbre.
Il n'avait vraiment plus de quoi faire le fier.
Quand il eut fini de soigner le bras de Pansy, elle lui arracha sa baguette en le fusillant du regard.
Elle se releva et lui tourna le dos, méprisante. Elle se transforma en faucon et s'en alla sans avoir dit un seul mot.
Quand elle fut partie, Draco déchira un bout de sa cape et s'en servit pour se bander le ventre. Il reniflait, se jurant de ne pas pleurer. Il regarda autour de lui, il avait de plus en plus froid.
L'espèce de petite clairière printanière qu'avait créée Harry partait en lambeau sous la neige. Une luciole vint mourir dans sa main et il dut se mordre très fort la lèvre inferieure pour s'empêcher de fondre en larme.
Il remarqua que les lèvres d'Harry devenaient bleues – lui aussi était presque nu, l'autre lui avait même enlevé ses chaussures.
Il espérait que Pansy ne lui en voulait pas au point de les abandonner une nuit d'hiver, sans vêtements et sans baguette.
Il regardait Harry, il avait froid, il avait envie de pleurer et de le prendre dans ses bras, pour l'étrangler…
Un flocon tomba sur la peau du ventre du Griffondor, là ou Pansy donné libre cours à sa rage et y avait laissé quelques marques.
« Merde… » fit Draco en redressant son visage vers le ciel, constatant que la neige s'était remise à tomber.
Il se décida enfin, comme si la neige était un bon prétexte, à prendre le corps glacé d'Harry dans ses bras et il le serra très fort tout contre lui. Il eut, de suite, beaucoup plus chaud.
Mais Draco ne put plus alors retenir ses larmes et il éclata en sanglots dans le cou du Griffondor, inconscient, peut-être dans le coma.
« J'ai eut tellement peur… » murmura-t-il en lui caressant les cheveux. « Je regrette… »
Il continua à pleurer ainsi, à demander pardon pour lui avoir appris la magie noire et avoir déclenché tout ça, et cela lui sembla durer longtemps, très longtemps, lorsque, tout à coup, il remarqua que la terre tremblait par intermittence.
Il écouta, attentif, mais les tremblements reprenaient, toujours avec le même intervalle entre chacun d'eux, mais de plus en plus puissant, de plus en plus proche.
Draco avait l'impression qu'une bête gigantesque se rapprochait d'eux, lentement, irrémédiablement.
Ami, ennemi ? Draco n'en savait strictement rien ! Aussi, il se leva et attrapa Harry sous les aisselles en le tirant derrière un arbre. Il gémit, la blessure à son ventre lui faisait mal mais il fit bien attention de cacher les jambes du Griffondor derrière l'énorme tronc.
Il retint son souffle en écoutant les tremblements se rapprocher et devenir si puissants que même l'arbre derrière sa nuque se mit à trembler.
Putain, putain, putain… répétait-il sans cesse dans sa tête alors que le grondement ne s'était pas renouvelé, la chose s'était donc arrêtée ! Elle devait être juste derrière lui, dans la clairière.
Draco avait une furieuse envie de se pencher sur le côté et de regarder derrière lui lorsque, soudain, il sentit le tronc derrière lui qui bougeait, pire que ça, qui se déplaçait.
Les racines glissaient hors de terre comme si le sol était liquide et l'arbre se pliait souplement tel un véritable être vivant. Il rampa ainsi, avec le reste de la forêt, sous le regard médusé du Serpentard. Ainsi, Harry et Draco furent complètement à la vue de la chose, la chose qui était véritablement gigantesque et qui braquait ses yeux dorés sur eux.
Lorsque le blond croisa le regard de la géante végétale, il sut que c'était la statue de la fondatrice Elga Poufsouffle et un sentiment de bien être l'envahit. Il se sentit apaisé à tel point qu'il ne ressentait presque plus ni le froid, ni la douleur, ni le stresse, ni la fatigue…
Il se sentait bien, en sécurité et il adorait la géante aux yeux d'or.
Elle émit un chuchotement étrange, un chuchotement de géant, ou de Déesse, qui résonna doucement dans sa tête et il comprit qu'elle était contente de les trouver, enfin.
Elle se pencha sur eux dans un mouvement d'extrême lenteur et l'air sembla vibrer d'un grondement pareil à de la pierre raclant du métal sous des tonnes d'eau.
Elle planta ses deux énormes mains de part et d'autre d'eux et les enfonça très profondément dans le sol, les soulevant tous les deux vers les airs dans une énormes motte de terre.
Draco rampa vers les bords de ses doigts gigantesques et délicatement sculptés, jusqu'au bout des ongles, pour observer à combien de mètres du sol ils se trouvaient, il eut à peine le temps d'évaluer la distance (environ trente cinq mètres) lorsqu'une grosse liane vint s'enrouler autour de son pied et de son ventre pour le ramener vers le centre des deux paumes jointes.
Draco n'eut pas d'autre choix que de se laisser amarrer solidement près d'Harry.
Il s'allongea, en se tournant vers le ciel, une main sur son ventre qui ne lui faisait plus du tout mal.
Il regardait le visage immense et parfait de la déesse de pierre recouverte de mousse et de lianes et cela le fit sourire béatement – elle était si belle... Quelque part en lui, il savait que c'était son aura magique qui le faisait penser ainsi mais, bizarrement, avec elle, il adorait se sentir envouté.
Elle regardait droit devant elle, marchant à pas mesurés, le visage encadré par une avalanche végétale si dense qu'elle s'emblait croître et fleurir indéfiniment.
Des oiseaux chantaient dans ses cheveux et de petits animaux couraient sur ses épaules. Les arbres se pliaient et s'écartaient sur son passage et chacun de ses pas était comme une avalanche étouffé dans une immense conque de pierre.
Draco s'endormit en se disant que plus jamais il ne ferait chier un seul Poufsouffle lorsqu'un cri strident le réveilla en lui vrilla les tympans.
Combien de temps avait-il dormi ?
Il tenta de se remettre debout, du moins autant que les lianes protectrices le lui permirent, et regarda autour de lui, affolé.
Au loin, Poudlard dressait ses tours dans la nuit et une femme oiseau de nuit étendait ses ailes et braquait des yeux phares sur eux. Elle hurlait dans un cri ni humain ni animal, elle alertait quelqu'un tout en balayant de ses yeux de couleurs bleu argent les directions importantes.
Il y eut une explosion dans la forêt et les ronds de lumière immense se posèrent sur une armée de Mangemorts attaquant un géant de feu qui faisait tournoyer une épée tout aussi géante.
Les Mangemorts étaient des centaines et des centaines et le géant ne bougeaient pas assez vite pour tous les maintenir à la lisière de la forêt. Il se recevait sans discontinuer des sorts qui lui gelaient les bras et les jambes. Il se les brisait en effectuant le moindre mouvement et la lave débordait alors en gerbes rougeâtres pour lui reformer ses membres absents.
Godric se faisait complètement déborder.
Draco était tétanisé par ce constat lorsqu'il entendit un autre hurlement, plus proche, plus profond, grave et très doux, pas vraiment un hurlement en fait, mais la voix d'une statue de pierre géante de cinquante mètres de haut.
La terre rassurait l'air et la femme oiseau se mit à roucouler en réponse, un roucoulement de moulin à eau grandiose.
Cet échange était le plus beau et le plus majestueux son du monde.
En quelques pas, ils furent sur Poudlard et les bras se soulevèrent, très lentement vers le ciel, vers la plus haute tour de l'école, entre les jambes transparentes de la femme oiseau à la longue robe et chevelure de nuit.
Elle se pencha, noire, et ses yeux lampes se posèrent sur eux, lentement, tandis qu'elle poursuivait ses ronronnements.
Les lianes se desserrèrent et Draco attrapa Harry pour glisser à terre, sur la pierre rassurante de Poudlard. Jamais il ne fut si heureux de retrouver cette demeure, jamais il ne la considéra autant que comme chez lui.
Aussitôt, le Serpentard se précipita vers les remparts après avoir déposé le Griffondor bien allongé au sol, enroulé dans les vestiges de sa cape. Il ne voulait pas louper une seule miette du spectacle.
Il avait toujours une petite préférence inavouée pour la Poufsouffle qu'il voyait s'éloigner lentement avec ses yeux d'or et sa chevelure vivante.
Un sursaut d'orgueil lui rappela que c'était simplement parce qu'il n'avait pas encore vu Salazar Serpentard, ou du moins la statue représentant son élément. Mais lorsqu'il le vit, complètement mort et immobile, il fut déçu et honteux.
Le feu, en revanche, se battait comme un diable contre l'armée de fourmis. Mais il arrivait à peine à les tenir en respect, ne les tuant jamais puisque les Mangemorts parvenaient toujours à éviter ses attaques trop lentes et à le geler à temps avant qu'il n'abatte sa lame sur leur multitude.
Souvent, Godric se faisait déborder et des Mangemorts couraient alors vers Poudlard, brisant les barrières végétales et magiques, peu à peu.
La femme oiseau hurlait alors, furieusement, en braquant ses yeux là ou était le danger. Elle étendait ses ailes monstrueuses et prenait son envol pour chasser les intrus en provoquant une tempête.
Puisque la terre était revenue, renforçant ses barrières de ronces et autres lianes, le géant de lave se retira du front et se dirigea vers le lac.
Il se mit à gronder et à feuler comme s'il était un lion de pierre et de métal gargantuesque.
Il répétait le même mot en marchant. Draco tenta de le comprendre mais sa manière de s'exprimer était si lente, si enrouée, qu'il lui fallut attendre que le feu répète sa litanie quelques fois avant de la saisir.
« ………SSSSS…SAAAA…ALLLL…LAAAA…AZZZZ…ZAAAA…ARRRR……… »
Salazar !
Draco tourna son regard vers la statue représentant son fondateur, grand, fin, les cheveux longs et lisses comme un flot noir immobile.
Elle ne bougeait toujours pas, de là où il était, il la voyait tourner le dos à la bataille, le visage vers le lac, les yeux clos… mort ou, au mieux, complètement indifférent.
« ………SSSSS…SAAAA…ALLLL…LAAAA…AZZZZ…ZAAAA…AARRRRRR ! » répéta le feu, s'enflant furieusement telle une silhouette de magma à la crinière et à la cape similaire à la queue d'une comète de rage rouge.
Il souleva son épée lentement au dessus de la tête de la statue noire du quatrième fondateur et l'abattit lentement, lentement, dans un grand fracas.
« Merde… » souffla Draco, scié par les évènements qui s'enchaînèrent suite à ce geste fantastique.
La statue de Salazar était tombée en mille blocs énormes et noirs. La chute avait été lente, très lente – comme tous les gestes des quatre géants de pierre, et, à l'instant où le premier fragment aurait dû toucher la terre, chacun d'eux s'était vu changé en eau qui avait cascadé librement dans l'herbe.
La seconde suivante, un serpent d'eau noire gigantesque s'était érigé, absolument furieux, et il s'était abattu sur Godric, gueule, langue fendue et crochets en avant, sifflant de rage, le faisant tomber en arrière dans des gerbes titanesques d'eau, de feu et de vapeurs.
« Merde ! » répéta Draco en regardant le combat entre les deux éléments ennemis tandis qu'au-dessus de lui, de grandes ailes battaient, affolées.
Dans la vapeur blanche, il apercevait parfois l'éclair d'une épée ou un lion de feu qui se battait avec un serpent d'eau. Parfois c'était un homme de pierre, tordu à terre, contre un serpent ou un immense lion élémentaire qui refermait ses mâchoires sur la gorge d'un homme à la longue chevelure noire.
Au-dessus de lui, la femme oiseau paniquait de plus en plus, plaquant ses deux mains de part et d'autres lui, sur les remparts de la tour, battant des ailes et hurlant vers les deux ennemis, braquant sa lumière sur eux.
C'est alors que la géante terre s'interposa, se jetant à genoux et étendant ses bras entre les deux combattants.
« Ho non… » gémit Draco en voyant sa chevelure se faire arracher par la puissance de l'eau et ses bras prendre feu. La vapeur et autre chose, la fumée d'un incendie, dissimula totalement la scène.
Il souhaitait de toutes ses forces qu'elle ne soit pas détruite, comme la pauvre Poufsouffle bien trop bonne qu'elle était. Tout à coup, les rivalités inter-maison lui apparaissaient comme une immonde aberration qui n'avait pas lieu d'être.
Dans Poudlard, chaque élève retenait son souffle, aux fenêtres, reculant face aux Mangemorts qui commençaient à détruire les dernières protections.
Une femme oiseau enroulées dans ses grandes ailes se posa juste devant les fenêtres pour se battre seule face à l'invasion.
Mais si l'union faisait la force, Poudlard était alors en grand danger.
« Ce n'était peut être pas une bonne idée cette invocation, Professeur. » paniquait MacGonagall. « Les Mangemorts auront tôt fait de percer nos défenses. »
« Je n'avais pas le choix, Minerva. Nos meilleurs éléments étaient blessés, comment aurions-nous pu défendre l'école, nous-mêmes ? »
« Vous, vous n'étiez pas blessé, mais maintenant l'opération vous à épuisé. Qu'allons-nous faire, mais qu'allons nous faire ? »
Dumbledore observa la bataille à l'extérieure.
« Harry n'est plus protégé maintenant. Nous allons monter le chercher, pour commencer. »
Le vieux directeur tenta de se lever de sa chaise, mais il était trop épuisé.
« Je vais y aller ! » fit le professeur Bibine en retenant MacGonagall. « Je suis en forme. »
Elle commença à partir mais elle se retourna : « Et vous êtes sur qu'il est calmé ? »
« Si ce n'était pas le cas, nous l'aurions su. » fit le directeur avec un pauvre sourire.
Le professeur de Quidditch repartit à toutes jambes dans les escaliers.
« Espérons… » maugréa Dumbledore. « Espérons que les esprits des fondateurs trouvent le chemin de l'entente. »
« Pas comme les vrais… » ajouta Minerva MacGonagall en observant l'extérieur avec ferveur. « Souhaitons que le Ministère intervienne rapidement… au cas où. »
Dumbledore acquiesça, scrutant le nuage de fumée dantesque où avait disparut trois des géants fondateurs.
A suivre…
NDA : Héhé, désolé de terminer ce chapitre comme ça, mais voyez vous, ce n'est pas que je sois sadique, mais il avait très largement dépassé ses 5000 mots et ses dix pages. Alors un warning c'est allumé dans ma tête pour me dire qu'il était temps de trouver un bon moment pour le clore. Et je trouvais que ce moment là était plutôt bien, alors voilà.
J'espère que ce chapitre vous a plu, même si les pauvres Draco et Pansy s'en sont pris plein la tête, même si Harry n'était pas vraiment là, même si la partie puissante en lui n'est pas très sympa, même si c'est la Poufsoufle que je préfère, etc etc… lol
Gros bisous !
Levia
PS : Une petite dédicace toute spéciale à ma Sinelune dans une clairière enneigée avec son Ryrrytounet sauvage qui lui fait pousser des parterres de fleurs enluciolées tandis que les flocons tombent doucement.
