Auteur : Leviathoune

Pas de bêtalecture, haute présence de fautes ! Désolé…

Résumer ? Rien de plus simple : Voici venu le temps de ZE Bataille Finaude, avec du sang, des morts et des entrailles qui virevoltent dans la nuit noire ! Là maintenant, tout de suite ! La plus dantesque de toutes les Batailles Finiounes de toutes les fics que j'ai fais ou a venir.

Toutefois, ça ne veut pas dire que c'est encore la fin, lolilol. Vous y avait cru, hein ? Non ce serait trop beau ! Je dirais qu'il reste encore environ 5 chapitres, à vu de nez. Mais bon, avec moi on ne sait jamais ! Pourtant, c'est bientôt fini ! Très bientôt ! C'est le début de la fin là, ça y'est… Sniiiif !!! Quel stresse, Moudiou di Foutrediou !!! C'est d'ailleurs à cause de ce stresse que j'ai bloqué sur ce chapitre et que je suis en retard d'un bon mois. En plus, je tiens à vous dire que je risque de continuer à être bloqué, toujours pour la même raison. Fin. Snif !

Et bonne lecture quand même ! (et je m'excuse encore pour la non bêtalecture de ce chapitre)

RAPPELLE-TOI, Chapitre 27 : La Porte du Nord

Ensemble, les jumeaux Weasley et les hommes du Ministère avaient travaillés dur pour mettre au point une véritable armure, objet de perfection, légère, souple mais résistante et bardée de sorts de protections puissants.

Elle était principalement noire avec des tranches grises foncées, toute de cuir et renforcée en certaine partie un peu comme le sont les protections pour le Quidditch. Des sangles argentées et des lanières permettaient de l'ajuster un peu partout et, en certaine endroit, comme sur la poitrine ou les genoux, le cuir devenait presque une coque très dure comme si le vêtement avait été doublé de fines et souples plaques de métal à l'intérieure.

A cause de tout cela, il y avait besoin de s'y mètre à plusieurs pour ajuster correctement la lourde armure de protection et une fois cela fait, on donnait aux combattants ainsi harnachés la touche finale : un casque étrange à la lisière entre un heaume de fer, un bonnet de cuir et un casque de motard, surtout lorsqu'on abaissait la visière.

Dans le Manoir Malfoy, tous enfilaient son vêtement lourd et chacun savaient que, partout dans le monde, beaucoup d'autres personnes étaient exactement en train de faire la même chose qu'eux et cela avait un je ne sais quoi de rassurant et d'inquiétant à la fois car inévitablement, une partie de ses personnes étaient leurs ennemis…

L'affrontement était si proche. Avant, il n'avait été qu'une lointaine illusion. Plus maintenant… avec ses vêtements que tous portaient tel un uniforme.

« Au moins… » soupira Ron en pliant bras et jambes pour tester l'amplitude de ses mouvements. « Si l'on meurt aujourd'hui, nous aurons la classe. »

« Super. » s'exclama Harry sans joie.

Hermione ne dis rien, la bouche étroite et tremblante, abaissant la visière transparente de son casque.

Quand tous furent prêts, la mère de Draco donna les coordonnées de Stonehenge et tous transplanèrent, en tenant les jeunes encore incapable de se déplacer ainsi dans leur bras. Seul Harry et Draco passèrent ensembles à travers les murs, utilisant la faculté du Serpentard de se déplacer comme bon lui semblait, chez lui.

Instantanément, le stresse grimpa d'un cran et glaça les entrailles des combattants car, tout autour d'eux, dans la plaine enneigé, se déployaient les nombreux et diverses escadrons d'une armée entière.

Des milliers de personnes et de créatures, de toutes les nationalités et races confondus, étaient accoutrés pour le combats et campaient, debout bien droit sur leurs pieds, en formation autour du cercle de pierre, déjà préparés à l'attaque. Même les centaures avaient revêtue une sorte d'armure faite d'écorces d'arbres et de cuirasses de métal. Même les quelques dragons dressés étaient là, bardé de fer articulé autour de leur puissant long cou. Charlie devait en chevaucher l'un d'entre eux, avec d'autres dragonniers. Il y avait d'autres créatures, mais Harry ne reconnut que des Gobelins. Il se dit que s'il survivait, il demanderait à Hermione, si elle survivait, qu'elle était les autres races.

Il détourna son regard de la pleine et se concentra sur Stonehenge.

Dumbledore était là. Au centre des pierres majestueuses qui s'érigeaient vers le ciel comme des monuments d'éternité. Il était en train de tout préparer pour le rituel et on aurait dis Merlin lui-même.

A ses côtés, en retrait, Draco aperçu son père, les poings liés devant lui, le regard vague. Il ne portait pas de tenue de combat, tout comme sa mère. Tous deux étaient habillés de vêtements simples de lin blanc, le plus épurés possibles dans leur coupe. C'était pour symboliser la pureté et ainsi, favoriser le rituel - ou le sacrifice car, par ce froid, être vêtu ainsi devait être une souffrance sans équivoque.

Draco tourna le visage vers sa mère occupé à donné des instructions à la petite troupe des Sangs Pures qui allaient rependre leurs hémoglobines sur les pierres. Il attendait ardemment de voir sa réaction lorsqu'elle verrait son père. Pour l'heure, presque comme si elle faisait exprès de ne point tourné son visage vers le centre de Stonehenge, Narcissa continua sa tache qui consistait à placer chaque personne par petit groupe autour des Dolmens et des Menhirs immenses.

Pendant ce temps, dans des immenses cracs collectifs, d'autres troupes transplanaient dans la plaine et s'organisaient rapidement par rapport aux autres escadrons en faction. La neige fut bientôt totalement piétiné et invisible. Le terrain devint boueux et dégoutant, bien plus en rapport avec une guerre.

Enfin, Narcissa tourna la tête vers Lucius, sans hésiter, comme si elle l'avait toujours senti là, l'attendant et Draco l'imita pour juger l'expression de son père.

Lucius souriait doucement, comme penaud et Narcissa couru vers lui et se jeta à son cou pour l'embrasser. Lucius mit fin assez rapidement au baiser et l'obligea à reculer quelque peu pour pouvoir passer ses bras autour d'elle en les glissant par-dessus sa tête comme pour l'enfermer dans le lien que formait ses poignets liés. Le baiser reprit de plus belle et Draco détourna le regard en souriant, plutôt fier.

Harry, remarquant la réaction du blond, roula des yeux d'agacement.

« Qu'est-ce qu'il y a ? T'es jaloux ? »

« Alors là ! » s'exclama Harry, un peu trop fort. « Tu te fourres le doigt dans le cul et tu fais l'hélicoptère ! »

Draco arbora une expression scandalisé, tout comme les autres Serpentards qui avaient entendus la réplique. Ron éclata d'un rire tonitruant et Hermione leva les yeux au ciel en murmurant : Non, mais… Vraiment !

oOo

Au même moment mais dans le manoir Malfoy, Lydie, qui avait été laissé à l'abri, au bon soin des elfes de maisons, réussie à échapper à ses geôliers en leur donnant toutes sortes d'ordres compliqués, pour la plupart contradictoires, et avait traversé les centaines de mètre qui séparaient le Manoir de l'écurie en courant, pour harnacher son poney en toute hâte. Elle n'avait pas le sang des Malfoy dans ses veines, le pouvoir de traverser les murs de la maison ne lui était pas attribué et son seul moyen de rejoindre Stonehenge était de faire galoper ventre à terre son poney blanc neige.

Arrivé dans la plaine, fendant la foule en direction du cercle de pierre, elle se fit beaucoup remarqué, ainsi vêtu de sa capeline rouge sang. Tous ceux qui croisaient la route de la petite fille étaient scandalisés. Aussi, un brouhaha s'éleva de la plaine et son arrivée fut très remarquée. Mais de tous, Draco, Narcissa et Lucius en furent les plus outrés d'ainsi la trouver sautant à bas de son poney comme si la situation n'était pas extrêmement critique.

« Qu'est-ce que tu fiches ici ! » s'exclama Draco, énervé. « Tu as perdu la tête ! »

« Je voulais voir papa, je trouve que j'en ai parfaitement le droit. » minauda-t-elle en courant vers Lucius qui ôta les bras de sa femme pour s'accroupir dans la neige et serrer la petite fille de la même façon.

Harry le vit murmurer quelque chose à son oreille et la fillette se recula en fronçant les sourcils.

« Mais pourquoi ?! » s'exclama-t-elle. « Je voudrais aider, moi ! »

« C'est impossible… » murmura Lucius Malfoy d'une voix tellement rauque qu'Harry compris pourquoi il était si taciturne – lui aussi, s'il avait une telle voix, il ne dirait pas grand-chose. « Tu vas devoir rentrer et vite. »

« Mais j'ai le pouvoir de vous aider ! Je sais ce que vous allé faire, j'ai entendu les conversations et… »

Tremblante de rage, Narcissa se saisit de la petite fille et secoua ses épaules.

« Lydie, tu te rends compte de ce que tu dis, de ce que tu fais ! Tu n'as pas l'air de comprendre ce qu'il va advenir ici, nous ne t'avons pas mis à l'abri pour rien ! Pourquoi nous as-tu désobéis ! Ce sera bientôt la guerre, ici. Il va y avoir des combats, et des morts. Comment peux-tu venir ici, aussi inconsciemment ? Ressaisis-toi ! »

« Je sais ce qu'est une guerre. Je voulais aider, être avec vous justement pour ça. Même si je suis jeune, j'en ai le pouvoir. C'est la même chose pour Draco. Il est bien là, lui. Pourquoi pas moi ? »

Narcissa se triturait les doigts de stresse. N'y tenant plus, elle gifla la fillette et cria, la mine défaite, les larmes aux yeux :

« Ça suffit, comme ça ! Je ne veux plus entendre un seul mot de plus ! Quelqu'un va te ramener immédiatement et cette fois ci, tu as intérêt à te terrer dans un coin, de ne plus bouger et d'attendre sans faire d'histoire que tout soit terminé ! » Elle se tourna pour cacher à la plupart les larmes qui coulait sur ses joues en haletant : « Saleté d'elfes, pourquoi se laissent-ils berner par une gamine ! »

Lydie qui se touchait sa joue rougie fut encore plus horrifiée de voir sa mère, même dissimulée, en train de pleurer. Draco se précipita sur sa sœur et l'attrapa dans ses bras.

« Je la ramène. » dit-il. « C'est pas la peine de m'attendre pour commencer. »

Harry le vit disparaitre dans l'un des piliers d'un grand Dolmen comme s'il s'enfonçait dans une matière molle, la petite fille dans ses bras semblait extrêmement choquée et retenait ses larmes à grandes peines – pour le coup, il en fut carrément jaloux.

Dumbledore prit le relais de Narcissa Malfoy en donnant des couteaux rituels à chacun, recommençant les mêmes explications que l'admirable femme blonde.

Harry, Hermione et Blaise étaient les seuls qui n'avaient pas de couteaux dans le cercle de pierre. Etant de simples spectateurs, ils regardaient tristement les autres s'affairer. Notamment Ron, Ginny, ainsi que les autres enfants et parents Weasley qui constituaient un peu de leur cœur, leur famille. De leur connaissance, il y avait aussi Neville et dans une moindre mesure, les Serpentard, Pansy et Theo, Gregory et Vincent, avec, ou sans, leurs parents.

Au signal de Dumbledore, ils passèrent tous la lame d'argent sur leurs paumes de mains pour s'entailler leur chair à vif. Le sang pur jaillit de toutes ses mains et Hermione frémit en s'agrippant au bras d'Harry tandis que tous posaient leurs plaies ruisselantes bien à plat sur les immenses piliers de Stonehenge, abreuvant les aspérités de la pierre, formant de nombreuses coulures sanglantes le long des courbes anthracite, imbibant la neige puis terre en dessous.

Comme il fallait que la blessure saigne longtemps, ils s'étaient tous coupés très profondément et avait bu un peu avant une potion d'anticoagulant, et d'antidouleur. Si le rituel durait trop longtemps, c'était une mort exsangue des suites d'une hémorragie qui les guettait, simplement. Pourtant, investit d'une mission au caractère sacré, aucun n'avait rechigné, ou grimacé, dans l'acte et maintenant, chacun d'eux se mit à réciter, à psalmodier, l'incantation qu'ils avaient tous appris les jours précédents avec Dumbledore et Narcissa Malfoy.

Harry avait également appris cette vieille incantation, il la récitait à voix basse comme si cela pouvait les aider. Il ne connaissait pas le vieux langage celtique qui la composait mais Hermione leur avait traduit le message. En gros, l'équipée de Sang Pur imploraient la terre, les pierres, le Tout, d'ouvrir les gonds gigantesques de la Porte du Nord. De boire leurs sangs, d'écouter leurs suppliques et d'offrir en retours la puissance du Tout.

Au centre du cercle de pierre, Narcissa et Lucius tenait eux aussi une dague de rituel, à la lame torsadé, au manche d'ivoire et de jade et à tête de loup blanc, gueule ouverte. Lucius teint le manche dans ses mains et Narcissa glissa les siennes, longues, blanches et tremblantes, comme pour se saisir de lame, se coupant les deux paumes en même temps. Frissonnante et les poings ensanglantés, elle prit le couteau et Lucius en fit de même.

La grande femme blonde trancha les liens de son mari, son amour, son reflet masculin. Dumbledore fit un pas en avant mais elle le fusilla du regard et il ne dit rien. Elle jeta le couteau à terre dont la lame se planta dans le sol et elle enlaça ses mains blessées avec celle de Lucius qui la regardait avec passion et mélancolie.

Leurs habits blancs étaient déjà considérablement tachés de sang lorsqu'ils commencèrent à chanter leur propre incantation. Là, Harry eut vraiment l'impression d'assister à quelque chose de grand, de pur.

Ce fut comme si le brouhaha des armées tout autour n'existait plus, comme si la vingtaine de Sang Pur ne psalmodiaient plus, comme si Lucius et Narcissa était des elfes d'un autres temps, qu'ils pratiquaient un autre genre de magie plus belle, plus vieille et obscure, plus intuitive et sacré. Qu'ils étaient seuls au monde, dans un univers de blanc et de pierres ancestrales érigées. Il n'y avait que le vent, et leurs voix. Leurs voix qui étaient empreintes de sens palpables, compréhensible par la peau et non par l'esprit, et qu'ils étaient capable, par cette voix dédoublées, de façonner le monde, les arbres, les collines et le ciel.

Tous avaient fait silence pour les écouter, admiratif au-delà des mots – Harry aussi, bien qu'il en soit halluciné. Hermione resserra sa main sur son bras car tout venait de vraiment commencer. Il ne faisait aucun doute que, là où il était, Voldemort ne manquerait pas de sentir ce qui était en préparation.

oOo

Lydie descendit des bras de Draco, maussade, lutant pour retenir ses larmes et sa peine.

« Ce n'est pas juste. » soupira-t-elle, la voix tremblante.

« La guerre n'est pas censé l'être. » répondit Draco en lui faisant un maximum de confort puisqu'il était fermement décidé à l'enfermer dans une cave, cette fois-ci.

« Je ne parle pas de ça ! » pesta la petite fille.

« De quoi donc alors ? »

« Je sais ce qu'est une guerre, je ne suis pas stupide. J'ai tout perdu dans une guerre. Et maintenant je suis sur le point de tout perdre à nouveau. Pourquoi, alors que je le puis, je ne peux pas choisir de disparaitre avec vous ? »

« Tu nous enterres un peu vite, tu ne crois pas ? » plaisanta Draco.

La petite fille croisa ses bras sur la poitrine en baissant le regard, des mèches blondes ondulées dissimulèrent son visage et elle se mit enfin à pleurer.

« Menteur ! » s'écria-t-elle en hoquetant. « Tu viens de poser un sort pour que la porte s'ouvre d'elle-même dans deux jours ! Pourquoi aurais-tu fais cela si tu étais si sûr de revenir me sortir d'ici ! »

Draco revint vers elle et la prit dans ses bras.

« D'accord, nous risquons de mourir. » concéda-t-il. « Et c'est pour cela que tu dois accepter d'être celle qui nous survivra, parce que tu es une petite fille et parce que tu es notre petite fille adoré. »

« Mais je ne suis pas du sang Malfoy ! » gémit-elle. « A quoi cela servirait si je reste la seule ! »

« Tais-toi… » chuchota Draco pour l'apaiser. « Tout n'est pas qu'une histoire de sang. Tu es une Malfoy par le cœur. Tu l'es parce que c'est comme ça, nous l'avons voulu. »

Il la serra dans ses bras en la berçant gentiment et puis il dit :

« Je dois y aller. Veux-tu que je te plonge dans un sommeil agréable ? »

Elle secoua la tête en essuyant ses larmes.

« Déjà que je suis cloitrée ici, si en plus je dormais bien tranquillement alors que vous êtes en train de vous battre, je ne pourrais plus jamais être fier de moi de toute ma vie. »

« Lydie… Tu n'as que onze ans. » gronda Draco en remettant ses longues mèches de cheveux ondulées en place. « C'est entièrement normal que tu ne sois pas là-bas. Cesse de culpabiliser. »

Il s'apprêtait à continuer son sermon quand, soudainement, la petite fille se pendit à son cou et posa ses lèvres sur les siennes en rougissant furieusement.

« Je t'aime, Draco. » souffla-t-elle en se reculant, honteuse.

Le Serpentard, interloqué, lui caressa la joue.

« Dans un moment pareil, tu joues à la princesse ? » se moqua-t-il gentiment.

« Bien sur que non ! » s'offusqua-t-elle. « Les princes ne sont pas censés emmurer leurs princesses dans des caves. Ils sont censés les délivrer des donjons en leur donnant un… un baiser. »

« Là, si je comprends bien… C'est tout le contraire d'un compte de fée ? »

« Parfaitement ! » s'exclama-t-elle. « Et puis le prince est censé aimé la princesse, pas son ennemi. » ajouta-t-elle, de plus en plus rougissante.

Draco stoppa une seconde sa caresse sur sa joue mais elle releva un regard accusateur vers lui.

« C'est maman qui me l'a dis, mais elle m'avait expliqué depuis longtemps que, de toute façon, j'étais plus ta sœur que ta fiancée. J'étais triste au début, mais j'ai compris que c'était seulement une métamorphose. Comme un papillon, c'était devenu plus beau. Mais je voulais encore t'embêter… Pardonne-moi. »

Draco se sentit rougir. Sa mère était au courant, sa sœur aussi… et son père aussi, tant qu'on y était ?

« On dirait que tu as grandis bien plus que moi… petite fille. » chuchota-t-il finalement.

Il la serra une dernière fois dans ses bras, s'apprêtant à partir.

oOo

Les deux chants de Narcissa et Lucius étaient très différents l'un de l'autre et ils s'entremêlaient pourtant à la perfection.

Celui de Lucius était masculin, très bas, rauque, presque un chuchotement. Malgré ça, il était bizarrement harmonieux et tous l'entendait comme un martèlement continue dans leur crâne.

Celui de Narcissa était clair et plein de ferveur, elle voulait clairement donner le change en rapport à la défaillance de la voix si faible et râpeuse de son mari, pourtant elle ne la couvrait pas vraiment. C'était plus comme si sa voix dansait autour de la sienne pour l'enjoliver de chatoiements.

La chanson qu'ils formaient à eux deux était dans la même langue que tous incantaient mais était nettement plus compliquée et les deux Malfoy la chantaient comme s'ils avaient grandis en parlant ou en inventant cette langue ; elle roulait sur leur langue sans aucune hésitation, elle prenait vie et devenait vivante, appropriées.

Pendant une longue minute, il n'y eut que ça et puis, peu à peu, les sons extérieurs à leur chant revinrent. La chanson au centre, les incantations autour et les armées par delà s'entremêlèrent étroitement pour ne former qu'un tout formé d'un aggloméra de sons bien ordonnées comme une musique.

Et puis, il y eut quelque chose de plus…

La terre, le ciel se mirent à vrombir tout doucement et de plus en plus fort. La neige s'envola en fine tornades poudreuses dans un vent invisible.

Le tremblement devint plus fort sous les pieds d'Harry et le tout grandit de bien plus de ferveur.

Soudain, le sang rependu par le rituel prit vie. Les coulures cramoisie remontèrent le long de la pierre au lieu de descendre et formèrent des centaines de symboles et de cigles tout autour des Dolmens et dans la neige. C'était des choses complexes mais très belles et Hermione en resta sans voix, la bouche entrouverte, car elle pouvait comprendre les messages qui se formaient, elle.

Il y eut comme une pose, comme si, une seconde, tout était resté suspendu dans une bulle de savon et qu'elle venait d'éclater et alors le sang ne fut plus seulement du sang ; il devint lumière, et chaque symbole tracé sur les pierres ou dans la neige fut progressivement illuminés de bleu acide scintillant tandis que la chanson repartait de plus belle, étouffé dans le vrombissement de la terre un peu plus grand.

Ce fut à ce moment que Draco revint, sortant du sol juste à côté d'Harry qui sursauta.

« Lydie est à l'abris. » crut-il bon de lui dire, comme s'il en avait quelque chose à faire.

Sous ses pieds et devant lui était en train de se dérouler la démonstration de magie la plus incroyable qu'il n'ait vu de sa vie.

Entre les pilonnes de pierres marqués de milliers de dessins de lumières, là où avait été inscrites des frises d'hémoglobines dans la neige commençait à s'élever des bulles de magie bleue turquoise et translucides. Comme des gouttes d'eau tombant vers le ciel, elles s'étiraient, lentement, et puis se détachaient de la terre et montait vers la nuit, de plus en plus grosse et de plus en plus nombreuses.

Draco fit un tour d'horizon, perplexe, pas étonné le moins du monde.

« Ça ne va pas… » constata-t-il.

« Quoi ? » firent Hermione et Harry d'une même voix. Ils se sentaient misérablement inutile sous se déferlement lent de magie vers le ciel.

« C'est beaucoup trop lent, il n'y en a pas assez. Ça ne marche pas bien. »

Harry regarda les milliards de bulles luisantes qui commençaient à dessiner un lent faisceau de plus en plus épais, au dessus de leurs têtes, tant elles devenaient nombreuses. Il ne comprenait pas comment Draco pouvait trouver ça trop peu ou raté, comment il pouvait seulement être blasé.

« Vous pouvez m'aider à rendre mon armure moins cuirassée et bien blanche ? » demanda le Serpentard en autant son casque.

Hermione acquiesça et s'exécuta, Harry ne comprenait rien, contrairement à elle, mais il s'y mit également et quelques secondes plus tard, ils avaient rendus à eux trois l'armure de Draco presque totalement blanche, sauf les partie gris foncé qui était devenu blanc cassé très pale.

« Elle ne te protègera plus. » rappela Hermione car ils avaient du ôter des sortilèges pour la transformer.

« Ce n'est pas le plus important pour l'heure. » répondit le blond en se dirigeant vers ses parents, traversant les pierres parées de lumières et les goutes d'or bleu en fusion qui s'élevaient comme les pierres coulent au fond de l'eau. Il ramassa la dague au manche à tête de loup et s'agenouilla à terre, dans la neige balayée. Il cala le manche entre ses genoux et comme sa mère et son père avant lui, il se trancha les paumes des mains en même temps, profondément et sans aucune hésitation. Il se releva et alla les rejoindre, rependant son sang sur ses jambes et dans la neige.

Lucius et Narcissa détachèrent leurs doigts l'un de l'autre et prirent chacun une main de leur fils, échangeant des regards bleus et gris plein d'adoration et d'orgueil. Harry était jaloux et émerveillé. Et Draco se mit à chanter avec ses parents, avec les Sang Pure psalmodiant, avec la plaine, les armées et le vrombissement. Comme sa mère, il chantait pour palier à la faiblesse de son père, qui était la véritable clé du rituel. Mais comme il était le fils de son père, cela fonctionna bien mieux qu'avec Narcissa, dont la voix cessa de tourner, s'accordant plus simplement avec celle de son mari, de son fils et du bourdonnement croissant. Et soudain, les bulles gouttes de pluie inversée devinrent des trainées continuelles, de plus en plus grosses, de plus en plus nombreuses et vives et crescendo, et encore et encore…

Le temps se suspendit à nouveau et puis ce fut l'explosion, la Porte du Nord fut largement ouverte et la magie s'en écoula comme un ouragan ou un geyser de magie bleu acide, d'électricité liquide et translucide. La gerbe immense et lumineuse s'élargit et son débit devint dantesque, la neige fut complètement balayer sous lui et tout ceux qui était dans ou autour du cercle de pierres se voyaient fouetter par un vent chaud et puissant s'élevant vers le ciel. Leurs cheveux et leurs vêtements, surtout ceux de Narcissa et Lucius, étaient follement agités en tous sens.

Harry, les yeux exorbités, regardaient le ciel de nuit dans lequel, très haut, peut être à la surface du monde, à la barrière séparant l'espace de la couche d'ozone, le jaillissent se voyait arrêté et se rependait dans une vasque démesurée et inversée, se rependant tout autour d'eux, loin, là haut, comme remplissant la coupe du ciel de son liquide sacré, le Sang de la Terre.

Alors, Harry se rendit enfin compte combien ce qu'ils faisaient était immensément outrageant, du gaspillage, un grandiose et impardonnable gaspillage sanctifié.

Une larme coula sur sa joue, il regarda Hermione. Elle aussi pleurait comme si s'était sa propre âme qu'elle voyait lui échapper si puissamment.

Il pria pour que Voldemort vienne le plus vite possible, lui qui aimait tant la magie, sa puissance, sa pureté. La voilà qui se vidait dans le ciel… pour rien. Pour ça…

Harry baissa le regard et vit Draco sortir en titubant du cercle de pierre. Il lui tomba dans les bras, un sourire immense sur les lèvres comme s'il était drogué ou saoul.

« Ça marche, maintenant. » souffla-t-il à l'oreille d'Harry. Dumbledore s'approcha d'eux, le regard mortellement grave. Il prit les mains de Draco et le referma d'un sort avant de les bander d'un autre avant de lui donner un flacon de fortifiant.

Le Serpentard quitta peu à peu son état extatique et se reprit. Il leva un regard peiné et inquiet vers le ciel ou s'étendait de plus en plus le Sang de la Terre tandis que s'élevait, toujours aussi dense et féroce, le geyser de magie pure.

Ils avaient ouvert la Porte du Nord, complètement.

Ils avaient utilisé un lieu sacré comme on ouvrait en grand les vannes d'un barrage et en avait fait une plaie béante. Une meurtrissure sanglante dans la planète elle-même.

Il prit la main d'Harry dans la sienne et lui aussi se mit à prier pour que Voldemort, insupporté, vienne au plus vite faire cesser cela, cela qu'il avait un peu plus sur la conscience à chaque seconde.

oOo

Moins d'une heure plus tard, sur une colline adverse, une tache sombre comme un nuage de néant s'avança sur la neige encore immaculée à cet endroit. Le néant se rependit puis fut balayer par quelque coup de vent méphitique et, à la place, se trouva alors les effrayantes troupes sombres du Mal, du plus puissant des Mages noirs de tous les temps.

Ils étaient venus, leurs adversaires…

Comme prévus, ils n'avaient pu résister à l'appelle de la magie se déversant. Trop intolérable. Trop dégueulasse, même pour eux. Surtout pour eux, peut être.

Elles portaient bien leur nom, les troupes de Voldemort. Elles lui rendaient hommage par leur simple présence. Immenses, elles étaient. Noires, grouillantes et abjectes. Elles grandissaient encore car du sol s'extirpait des squelettes blancs et vert fluorescent armée d'épée comme des corsaires, paré des bijoux des trésors enfouis dans les tombes de la terre et des armures des guerriers de toutes époques et tous lieux. Samouraï, chevalier, marine, mercenaire, guérilleros et tant d'autres encore.

En première ligne se détachaient nettement les formes de draps sombres et mouvants des Détraqueurs. Ils gémissaient et flottaient, impatient de se repaitre d'âmes effrayées. Et entre eux, Harry pouvait voir les formes blanches et désarticulées des Inferi qui se mouvaient si horriblement, avec leurs gestes saccadés, la tête penché, le regard vide, les membres se balançant comme inutiles.

De gouffres noirs néantissimales que les Mangemorts créaient sous leurs mains dans le sol, s'élevaient des volutes noires et acres. La fumée se condensait et prenait forme, devenant ça et là une créature de cauchemars toute en dents et en crinière, en griffes et en échine pointu jusqu'au bout de la queue. Toutes avaient une forme différente et changeante mais elle avait en commun des yeux rouges incandescents. C'était des Sharmes Noires complexes, les plus complexes qu'ils soient, que chevauchaient les Mangemorts encapuchonnés de noir et masqués de blanc – Harry avait déjà vu Theodore Noth en créer des tous petits pendant les entrainements et alors, ils avaient été presque mignons ; jamais il n'aurait cru que cela pouvait devenir si monstrueux.

Parmi les troupes adverses, beaucoup tirèrent des Morsmordre dans le ciel et bientôt la lande fut jetée dans une lumière étrange, fantomatique, morbide et verte, sous les marques des ténèbres qui s'étiraient en dessous de la vasque du ciel de plus en plus emplie de magie.

Après quelques minutes que les deux armées passèrent à se contempler, à se jauger – les armées de l'Alliance étaient bien plus dense mais celle des Ténèbres étaient principalement composée de créatures ne pouvant mourir ou étant déjà morte – Voldemort s'avança entres ses créatures grouillantes et cliquetantes, solennel.

Il leva le poing, son poing blanc et presque squelettique et léprosé, et il hurla de toutes ses forces :

« Traitres à votre sang ! Pour servir votre cause, vous n'avez pas hésité, chiens !, à bafouer les règles les plus sacrés et les plus élémentaires du feu la vie ! Vous êtes des profanateurs ! Des impies qui violez, qui outragez la magie la plus pure et la plus puissante qui soit ! Pour espérer caresser la victoire, vous avez jetez en pâture la déification de l'Être et du Destin, elle même ! Porcs infâmes ! Vous méritez pire que la mort, vous méritez d'être coupé du fil éternel ! Profanateurs ! »

« Ça lui va bien de dire ça… » se moqua Blaise, vert de peur qui contemplait les Inferi avançant, tombant, se relevant ou rampant vers eux. « Alors qu'il a ramené à la vie toutes ses… ses choses. »

« De toute façon, il ne peut pas faire ça… » souffla Draco à l'oreille d'Harry comme pour le rassurer. « Il ne peut pas nous couper du fil de vie.

« Je sais pas de quoi tu parles. » bredouilla le brun tandis que s'élevait dans les troupes adverses un son gourd et répétitif, de plus en plus immense et oppressant, comme si chaque Mangemorts hurlaient en même temps son dégout, sa haine, sa rage tandis que les squelettes armées et les créatures de nuit, qui se faisaient de plus en plus nombreuses, faisaient résonner leurs armes de métal ou de crocs et de griffes en les faisant claquer et bruire ensembles. Les Inferi et les Détraqueurs se mirent à mugirent des son inarticulés et horrifiants.

« Profanateurs ! » étaient le mot revenait le plus souvent. « Parjures ! Traites ! A mort ! Sacrilège ! »

Tous ensembles, l'Armée des Ténèbres chantaient une musique parfaitement effrayante.

Harry avait de nombreuses fois imaginé la Bataille Finale en son esprit. Il avait imaginé des duels plus ou moins héroïques ou il aurait été aidé par ses amis, il s'était imaginé mourir, dignement, en combattant, ou Survivre. Il avait imaginé beaucoup de scenarii possible mais jamais il ne se serait cru si mort de peur et misérable, découragé par la passion et le côté effrayant de ses ennemis et le poids d'une erreur irréparable. Chacun dans les armées de l'Alliance se sentaient misérable. Car Voldemort avait dit vrai, ils n'avait tués personne, pas comme lui et les siens, ils n'avaient pas joués à contrer la mort, et pourtant c'était quelque chose d'infiniment précieux qu'ils avaient fait s'écouler dans le ciel en sacrifice. C'était comme s'ils avaient détruit les âmes des morts et des vivants à venir, elles-mêmes.

Dumbledore s'avança au sein de l'armée, comme Voldemort l'avait fait, et lui aussi leva son poing.

De sa baguette jaillit un éclair qui émit un son comme un gong étrange. Après ça, il y eut un silence de mort et puis soudainement, la vaste plaine enneigé fut emplie d'un nouveau bruissement, comme des milliers de petites explosions ayant lieux toutes en même temps.

Sur les collines avoisinantes, et même à la lisière d'une forêt lointaine, apparaissait une ligne souple comme serpent qui s'agrandissait et les encerclait tous dans son immense cerceau.

En y regardant de plus prêt, Harry vit des centaines, des milliers d'elfes de maison qui se tenaient mains par la main, les cernant de leurs infimes corps.

Voldemort rugit :

« Vous battre avec des elfes ineptes ! Voilà votre plan Dumbledore ? »

« Vous avez tord de les sous-estimé, Tom. » fit le vieil homme, dont la voix sans rage portait pourtant très loin.

Il leva la main, faisant taire le début de rire impressionnant du Mage Noir, et claqua des doigts.

Aussitôt, les petites créatures crièrent : « Maintenant ! » et le cri se répercuta d'elfe en elfe comme une réaction en chaine.

Harry les vit s'abaisser comme pour saluer, toujours se tenant main dans la main, et d'eux partit un bouclier de protection au proposions tout bonnement hallucinante.

La vague de magie transparente monta vers le ciel en une courbe comme si elle suivait les formes d'une immense cloche au dessus de la plaine, emprisonnant les marques des ténèbres, mais bien, bien en dessous de la mer de magie qui flottait bien plus haut dans le firmament.

Dumbledore se tourna vers Stonehenge et réitéra le cri innombrable des elfes.

« Maintenant ! »

Les Sang Pur épuisés se détachèrent des Dolmens de lumières et Narcissa et Lucius tombèrent à genoux, silencieux et épuisés.

Aussitôt, le vrombissement cessa, la lumière et les dessins s'effacèrent, ne laissant que du vulgaire sang séché et le geyser devint une seule et immense goute d'eau qui fusa, avec une lenteur croissante vers le ciel, rejoignant le reste de la mer de magie s'étendant à la lisière de l'espace dans une nimbe enluciolées de lueurs bleu verte.

Le passage libre, la barrière des elfes continua à s'étendre et se referma enfin juste au dessus de Stonehenge, les enfermant tous sous cette cloche irisée.

Dumbledore se tourna à nouveau vers les troupes ennemies.

« Personne ne pourra transplaner et fuir la bataille. » annonça-t-il. « La magie des elfes et plus puissantes que l'on ne croit et leur kakeï ne s'évaporera que lorsque la bataille sera finie. Si c'est nous qui gagnons, ils auront gagné leur liberté pour ce service inestimable. Si c'est vous qui gagnez, alors ils seront vos ardents ennemis, ou vos esclaves. »

Voldemort éclata enfin d'un rire macabre et tous ses Mangemorts avec lui.

« Tant mieux pour nous ! » fit-il avec un air très mauvais, presque heureux et indubitablement sadique. « C'est vous qui tremblez, c'est vous qui périrez de ne pouvoir vous enfuir ! »

Il hurla la charge et le flot de monstruosités noires et cadavériques déferla comme une vague sur les troupes de l'alliance qui se mirent également à courir vers la rencontre.

Harry resta tétanisé entouré d'Hermione et Draco devant la soudaine rage qui venait de saisir les deux armées, fonçant l'une vers l'autre en poussant des cris gueriers.

Des sorts fusaient en tout sens, les corps en première ligne tombaient déjà, les suivant les enjambaient sans un regard. Et puis se fut la rencontre, la mêlée et tout devint confus et indescriptible. Le choc fut palpable.

Les créatures de cauchemars voguaient, plus grande que le reste, au dessus des hommes se combattant, en vomissant des flammes rouges ou vertes. Les Détraqueurs flottaient aussi, de-ci de-là. Parfois poursuivis par des Patronus. Les taches blanches des Inferi et des squelettes étaient sporadique. Tout comme les Gobelins et les centaures. Les Dragonniers chevauchant les trois Dragons dressés se battaient contre les Mangemorts assis sur les échines des Sharnes, les conduisaient aves des chaines qui tintaient une musique macabre. Flammes rouges contre flammes vertes. Au centre de la plaine, Dumbledore et Voldemort s'affrontaient et faisaient cercle autour d'eux tant le déchainement de leurs puissances étaient complet. Tout autour, ce n'était qu'enchevêtrement guerrier, sorciers contre sorciers.

Harry sentit dans un demi-brouillard qu'Hermione le secouait, détournant son attention de la bataille.

« Il faut aider les autres ! » cria-t-elle en le tirant avec elle, lui et Draco.

Harry se précipita vers les Sang Pure exsangue et leur prodigua des soins en leur bandant les mains comme il avait vu Dumbledore le faire avec Draco. Il vit le blond s'agenouiller et en faire de même avec ses parents. Tous autour de Stonehenge avait l'air épuisés alors ils leur donnèrent toutes les fioles de potion revitalisante qui avait été préparé pour l'occasion.

Les Serpentards se relevèrent un peu plus en forme et vinrent s'agglomérer autour de Draco.

Les adolescents se mirent alors à regarder la bataille craintivement entre les colosses de pierres. Pour le moment, ils étaient presque éloignés de toute la cohue sanglante qui se déployait de part et d'autre dans la plaine. Ils étaient protégés.

Mais Theo demanda aves ses grands yeux d'ambres pales :

« Mais où est Blaise ? »

Draco se tourna sur lui-même, cherchant son ami. Les autres en firent de même.

« Il est… il est allé se battre. » fit Pansy, horrifié. « Comme Mili. »

Harry avait bien vu des sorciers épéistes se battre à leur manière quelque part dans la mêlée. Il se retourna vers elle, la Bataille, effrayé parce qu'il allait devoir y aller lui aussi. Il ne comprenait même pas comment il avait put rester là sans rien faire si longtemps. Du feu se déversa dans ses veines, il savait maintenant.

Draco le tira en arrière par le bras.

« Qu'est-ce que tu fais ? »

« Je… »

« T'as pas intérêt à ne serait-ce que le penser, Potter ! » le coupa-t-il.

Theo s'avança au delà des pierres. Il posa la main sur le sol et incanta dans une langue encore plus étrange que celle qui avait ouvert et refermé la Porte du Nord. Peu à peu, sous sa main sortit une fumée noire qui s'aggloméra et forma un autre monstre de nuée noire aux yeux rouge. S'accrochant à la crinière du monstre et aux chaines qui partaient de quelque part dans son cou épais, Theo grimpa sur son échine et le monstre se mis alors debout, absolument impressionnant – mais Harry ne savait s'il était plus grand que les autres réellement ou bien si j'étais juste parce qu'il le voyait de prés.

« Qu'est-ce que tu fais ! » s'écria Draco. « Tu es stupide, ils vont te prendre pour un ennemi ! »

Theo sourit en enfonçant ses mains dans la tête du Sharme Noir, il continua son incantation et les bras de la créature grandir et devinrent des ailes nébuleuses et étranges.

« Peu importe pour qui ils me prennent. » souffla Theo, épuisé – c'était la première fois qu'Harry le voyait un peu en difficulté. « Je serai bien au dessus d'eux tous. »

« Et les Dragons ! » gémit Pansy.

« Ils comprendront… ou ils mourront. »

Le cauchemar de nuée battit des ailes en hurlant sa suprématie, beaucoup dans la bataille l'entendirent et l'aperçurent s'envoler. Les troupes de l'Alliance craignirent pour leur vie mais lorsque le monstre vomit son feu, ce fut sur leurs adversaires et ils comprirent. Les Dragons qui l'avaient prit en chasse virèrent sur eux même et attaquèrent en même temps que cet allié improbable.

Theo était partit dans la bataille à la recherche de Blaise, laissant ses amis tétanisés derrière lui et un Harry de plus en plus brulant de fièvre.

Bientôt, les autres qui avaient donnés leur sang partirent aussi. Les adultes, tenant encore sur leurs jambes grâce à la potion se jetèrent dans la mêlée et Harry sentit de plus en plus son cœur faire des embardés à chaque seconde où il n'y allait pas. Il fallait qu'il y aille. Il esquissa un mouvement et :

« Harry ! » cria Draco en lui tirant le bras plus brusquement que les autres fois. « Tu ne dois pas y aller ! Tu m'entends ! On a fait tout ça pour être à l'abri, tu n'es pas obligé d'y allé. Laisse les adultes géré le problème ! C'est leur responsabilité pas la notre ! Pas la tienne ! »

« Ma responsabilité ? Mais ce n'est pas ça… » fit Harry agar. « Draco, regarde. » Il montra la plaine derrière lui, la plaine emplis des hurlements d'homme en train de tuer, ou en train de mourir. « Toute ma vie, je n'ai vécu que pour ce moment. »

« Qu'est-ce que tu raconte, tu es devenu fou ? »

Harry posa alors ses yeux dans ceux du Serpentard et Draco vit que ces orbes vertes étaient devenues brillantes à l'extrême, d'un vert acide et étrange, et que ces pupilles étaient fendus comme ceux d'un chat. Il serra encore plus fort ses mains sur son bras et le tira en espérant lui faire très mal.

« N'y va pas ! On a fait un marché ! Tu n'iras pas ! » Puis se ravissant, il le supplia : « Harry, je t'en conjure, n'y va pas. Ce serait stupide, du suicide. Reste avec moi. » Voyant que cela ne marchait pas non plus, il essaya de raisonner directement l'autre qu'était devenu Harry. « Tu… tu as dis que tu te fichais de toutes ces histoires, que ça ne te concernais pas. Pourquoi tu irais te battre, hein ? Qu'elle est l'intérêt ? »

Harry, plus vraiment Harry, haussa les épaules.

« Il faut croire que je me suis trompé. »

« Non ! » jura Draco en s'agrippant à lui, désespéré et furieux. « Toi ? Arrête ! Tu étais si sur de toi ! Qu'est ce qui pourrait bien te faire changer d'avis ? »

L'Elu regarda avec un sourire le vaste champ de bataille.

« Lui. »

« Lui ? » demanda Draco, halluciné, de plus en plus effrayé. « Vol… Voldemort ? »

Harry acquiesça et frissonna, souriant de plus belle.

« Il est si fort. » fit-il admiratif. « Sa magie est palpable. Elle ressemble à la mienne, en plus mature. »

« Oui, ben justement ! »

« Mais tu ne comprends pas. » fit le brun en regardant Draco droit dans les yeux. « J'avais tellement tord. J'étais orgueilleux, je me croyais unique. Mais je fais partie de lui, il m'a choisi. Sa magie fait résonance en moi comme si elle me reconnaissait. Peut être que je n'ai été créé que pour le combattre. »

Il frissonna à nouveau et eut un sourire impatient, les yeux rivés sur la bataille qui faisait rage, sur, plus particulièrement, le point ou Voldemort se battait avec Dumbledore.

Draco dans un sursaut se retourna vers Ron et Hermione qui était en train de s'embrasser en pleurant.

« Aidez-moi, vous deux ! » leur cria-t-il.

Les deux amis se détachèrent l'un de l'autre et firent non de la tête.

« Depuis la première année c'est comme ça, Malfoy. Il est impensable que nous ne fassions rien cette fois-ci alors que c'est l'ultime bataille. » fit Hermione la voix tremblante.

« On est de stupide Gryffondor. » ajouta Ron.

Ils se placèrent en avant, de part et d'autre d'Harry qui fit un sourire sadique à Draco, arrachant son bras à sa malheureuse poigne.

D'un mouvement de la main, il érigea un bouclier sur Draco qui ressemblait à celui des elfes dans une moindre mesure.

« Je n'ai pas oublié… » souffla-t-il en embrassant doucement le blond. « Tout à l'heure, nous t'avons enlevés tes protections. Je me rappelle aussi de tout, de tout… C'est étrange, n'est-ce pas ? Peut être pas pour toi, tu as toujours dis que nous étions la même personne. Mais… et si nous devenions la même personne, juste parce que nous t'aimons tous les deux ? Juste parce que tu le veux ? Moi je t'aime, toi. Je ne sais pas pourquoi, ni comment. Mais j'ai changé à cause de cela. C'est que ce doit être puissant. M'as-tu affaiblis, ou bien le contraire, Draco Malfoy ? Parce que je me souviens de tout. Je me souviens que je vais faire ça pour mes parents, pour mes amis, et pour toi. »

Draco eut un hoquet. Il retint ses larmes et Harry, pas vraiment Harry, l'embrassa à nouveau.

« Tu ne crois pas que je puisse réussir ? Quel dommage… »

Et puis il partit, courant vers la plaine déchainé, ses amis dans son sillage.

A suivre…

NDA : Niah ! Et bien voila un très long chapitre de Bataille Finale qui ne se finit même pas encore, et oui. Il faudra attendre la suite pour en savoir plus, comment Dark'Ry va s'en sortir, etc. J'espère que vous avez aimé ce chapitre parce que j'ai cette vision que la magie qui s'élève dans le ciel depuis des lustres et ça me briserait le cœur de l'avoir mal rendue… J'attends vos reviews avec impatience.

Bisous.

Levia