Me revoilà avec un nouveau chapitre Bonne lecture !!
Disclaimer : rien ne m'appartient sauf l'histoire.
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- Qu'est-ce que tu veux ?
Bien... Le ton était comme prévu désagréable, mais pas vraiment agressif. Setsuna fit un pas en avant, hésita encore un moment, puis commença à faire demi-tour.
- Rien, dit-elle simplement.
Kankurô ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais il se ravisa. Il était tout aussi bien tout seul. Quand à Setsuna, elle ne se retourna pas une seule fois, et alla s'assoir de l'autre côté. Une fois là, elle se permit de l'observer plus ou moins discrètement. En temps normal, elleserait rester là-bas, quitte à imposer sa présence. Juste quelques minutes, pour l'embêter un peu. Pour ne pas se laisser jeter. Pour montrer qu'elle faisait ce qu'elle voulait. Pour entamer la conversation... Mais depuis qu'elle se savait observée en permanence par trois personnes, elle ressentait quelque chose de désagréable... Comme si son temps, ses gestes, les conversations qu'elle avait n'étaient plus à elle. C'était vraiment très désagréable. Et elle ne voulait pas imposer cela à d'autres, ni se l'imposer à elle-même. Le seul moyen était donc de ne plus parler à personne, sauf en cas de besoin. Ou bien d'aller convaincre l'Hokage de stopper cette surveillance... Mais là, il ne fallait pas trop y compter...
Setsuna poussa un profond soupir, et ramena ses jambes vers elle pour appuyer son menton sur ses genoux. Peut-être devait-elle retourner chez le clan Nara, pour tenter de questionner ce Shikaku. Ni Tsunade ni Jiraya n'avaient eu de réactions normales. L'un par une réaction trop vive, et l'autre par une absence totale de réaction... Donc même si cela semblait totalement irrationnel, il y avait une mince chance pour que ce Shikaku la connaisse... Comme d'autres habitants de Konoha. De toute façon, maintenant qu'elle y pensait vraiment sérieusement, elle était forcément originaire de Konoha. Elle avait connu le Sandaime, et Tsunade et Jiraya la connaissaient, cela ne faisait plus aucun doute...
- Tu m'as l'air bien pensive ! S'exclama quelqu'un en s'asseyant à ses côtés.
Setsuna sursauta et tourna la tête vers le nouvel arrivant. Il s'agissait de Kankurô. Elle ne s'était même pas rendue compte qu'il s'était levé pour venir la rejoindre. Il souriait légèrement, son regard fixé sur la surface du lac. Setsuna se contenta de hausser les épaules, et reposa son menton sur ses genoux.
Kankurô de son côté n'insista pas, et se contenta d'étendre une jambe devant lui, en s'appuyant sur ses mains. Il avait longtemps hésité avant de venir la rejoindre, mais finalement, il n'avait pas pu résister et était venu. Il ne savait pas pourquoi au juste, mais il n'avait pas envie de rester tout seul, et pas envie de la laisser toute seule.
- Je suis originaire de Konoha, dit-elle soudainement. Je crois...
Kankurô tourna la tête vers elle pour l'observer. Sa soeur lui avait dit plusieurs fois qu'il devait apprendre à faire confiance plus spontanément à certaines personnes, et à ne pas se borner aux premières impressions. Et il essayait. Il essayait, et à cet instant précis, il fut presque ému. Setsuna avait le regard dans le vide, une tristesse profonde ancrée sur le visage. Ses fins cheveux bouclés volaient légèrement avec le vent, et ses yeux brillaient étrangement.
- Et quoi d'autre ? demanda-t-il finalement en regardant à nouveau la surface de l'étang. Qu'est-ce que tu fais de tes journées ?
- Rien. Je... Il faut que j'y aille, dit-elle soudainement en se levant.
Le jeune homme lui jeta un regard surpris, mais ne dit rien. Setsuna le salua rapidement et s'éloigna rapidement. A ce moment-là, Kankurô ressentit une sorte de déception... Un regret... Il avait vraiment envie de discuter avec elle... Et puis non. Finalement heureusement qu'elle était partie.
- C'est quoi ce regard ? demanda une voix.
- Ca te regarde pas, rétorqua-t-il en reconnaissant la voix de sa soeur.
Il se retourna, et vit qu'elle était seule.
- Tu as perdu ton guide ? demanda-t-il d'un ton ironique.
Pour toute réponse, sa soeur s'assit à côté de lui et lui enfonça un coude dans les côtes.
- Je prend une pause. Avec l'examen qui débute demain, ce sera sans doute la dernière que nous aurons avant la fin. Tu as parlé avec Setsuna ? demanda-t-elle après un court silence.
- Oui. Et non. Elle est partie comme ça, soudainement.
- Mmh... se contenta de répondre Temari d'une voix absente en s'allongeant dans l'herbe.
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De son côté, Setsuna serrait les poings en longeant les rues de Konoha. Elle avait été obligée de partir... En quelque sorte. Elle avait vraiment envie de parler avec Kankurô, mais elle ne voulait pas que chacun des mots de leur conversation soient scrupuleusement consignés dans un rapport. Alors tant pis, elle ne ferait pas connaissance avec...
- Je t'ai vu...
Setsuna fit volte-face, et se retrouva nez-à-nez avec Jiraya. Ce dernier s'était penché en avant pour que leurs visages soient à la même hauteur, et un sourire idiot était étalé sur ses lèvres.
- Jiraya-sama... soupira Setsuna. Qu'y a-t-il encore ?
- Je t'ai vu avec ce garçon de Suna, répondit-t-il avec un clin d'oeil.
Setsuna ouvrit la bouche pour se défendre, mais elle la referma... C'était un peu fort, comme intervention...
- Jiraya-sama... commença-t-elle calmement.
- Oui ?
- Si vous voulez vous comporter de façon aussi familière avec moi il va d'abord falloir commencer par avouer que vous me connaissez déjà depuis longtemps, dit-elle d'une voix sans réplique.
Elle lui avait déjà tourné le dos et s'apprêtait à se diriger vers le restaurant d'Ichiraku quand Jiraya lui répondit.
- D'accord, dit-il simplement, d'une voix calme.
Lorsque Setsuna se retourna pour le regarder, il s'était redressé, et il affichait un air calme, mais déterminé.
- Je l'avoue, je te connaissais déjà avant que tu n'arrives avec la Team de Kakashi. Et je ne suis pas le seul.
- Je suis originaire de Konoha ?
- Tu l'es. Mais je ne t'en dirai pas plus. Parce que tu dois te souvenir toi-même. Si nous te racontons tout pour que tu te souviennes, nous te raconterons les choses telles que nous les avons vécues, et ton jugement en sera changé. C'est hors de question.
- C'est pour ça que vous ne voulez pas me dire comment Sarutobi-sensei est mort ?
- C'est pour ça oui.
Setsuna se plongea un long moment dans ses pensées, puis elle eut une idée.
- Vous me connaissiez... bien ?
- Oui.
- Alors vous savez sûrement que je ne reviens jamais sur une parole donnée ?
- Oui, répéta Jiraya sans se méfier.
- Donc si je vous donne ma parole de ne jamais essayer de m'enfuir, ou de ne rien faire qui pourrait causer du tort à Konoha et ses habitants, vous irez voir Tsunade-sama pour qu'elle annule la surveillance de l'ANBU ?
- Ouuuu... Non, se rattrapa Jiraya, juste à temps. Comprend bien une chose. Ce n'est pas de toi qu'on se méfie.
- Mais alors quoi ?
- Ce sont de tes souvenirs et de la façon dont ils vont revenir qu'on se méfie.
- Alors faites juste surveiller les entrées du village, proposa-t-elle. Mais je ne supporte pas de savoir que chacun de mes faits et gestes, et que chacun de mes mots, sont observés, et notés dans un rapport !
- J'en parlerai à Tsunade... soupira Jiraya.
Setsuna hocha la tête pour le remercier, et attendit, sans savoir quoi faire. D'un côté elle recherchait la compagnie des autres, et de l'autre, elle les fuyait parce qu'elle se savait observée. Et puis elle aurait voulu continuer à questionner Jiraya, mais d'un autre côté, elle voulait déjà commencer par réfléchir à ce qu'il venait de lui dire.
- Bien, changeons un peu de sujet, commença le vieil homme.
Setsuna leva les yeux vers lui, attendant qu'il continue, mais lorsqu'elle vit son sourire stupide revenir, elle lui tourna le dos.
- Je me fiche de ce garçon, dit-elle simplement avant de commencer à s'éloigner.
- Bien-sûr, se contenta de répondre Jiraya en la suivant. Bien-sûr...
Setsuna leva les yeux au ciel, mais sourit. Comme le vieil homme marchait légèrement en retrait, elle laissa ses pas la guider au hasard des rues tout en réfléchissant. Alors elle était de Konoha. Elle avait du disparaître quand elle était enfant, donc les plus jeunes ne pouvaient pas la connaître. Et en réalité, c'était sans doute Shikamaru qu'elle voyait dans ses souvenirs. Et elle connaissait aussi son père, Shikaku, peut-être parce qu'elle l'avait déjà vu quand elle était enfant... Elle hocha la tête tout en marchant. Et le petit logement que lui avait donné Tsunade et Jiraya était déjà le lieu où elle vivait avant. Une seule question se posait dans ce cas... Où était sa famille ?
- Jiraya-sama, dit-elle aussitôt en s'arrêtant devant le restaurant d'Ichiraku. Si je suis originaire de Konoha... Qu'en est-il de ma famille ?
- Tu es orpheline, répondit Jiraya. Son visage se rembrunit, et il ajouta : depuis toujours.
Setsuna baissa la tête, le temps d'assimiler cette nouvelle donnée. Elle n'était même pas triste en réalité... Elle ne se souvenait pas... Sans souvenirs, comme être triste ?
- Setsuna-chan ! S'exclama une voix en provenance du restaurant.
- Naruto-kun, répondit Setsuna.
- Tu te joins à nous ? demanda le jeune homme.
Setsuna regarda rapidement avec qui il était. Il y avait Shikamaru, Kankurô, Temari, Sakura, et un homme plus âgé qu'elle n'avait jamais vu.
- Ne t'inquiète pas, c'est Iruka-sensei qui régale ! insista le jeune homme.
- Naruto... soupira Iruka.
- Non, je ne crois pas, répondit Setsuna avec un sourire triste.
- Tu devrais, la conseilla Jiraya.
- Vous savez très bien pourquoi je refuse, dit-elle simplement en tournant le dos. On se voit peut-être plus tard, ajouta-t-elle avant de s'éloigner.
Les sept shinobi se regardèrent sans comprendre, puis tous les regards convergèrent vers Jiraya. Ce dernier leva les mains en signe de protestations.
- Je ne sais pas de quoi elle parle...
- Ero-senin ! S'exclama Naruto.
- Naruuutooo ! Ne m'appelle pas comme ça, je suis ton sensei !!
- C'est à cause de l'ANBU ? demanda soudainement Shikamaru.
Aussitôt, Jiraya redevint sérieux, et il hocha silencieusement la tête.
- Elle ne supporte pas ça, alors elle évite toutes les conversations et préfère la solitude... Même si elle en souffre, elle continuera comme ça, ajouta-t-il, plus pour lui-même que pour les autres.
- L'ANBU ? demanda Temari.
- Elle est surveillée jour et nuit par trois membres de l'ANBU, expliqua Shikamaru. Ce n'est jamais très agréable quand tout ce qu'on veut c'est vivre normalement en attendant de retrouver la mémoire, ajouta-t-il en jetant un regard en coin à Jiraya.
Ce dernier haussa les épaules, puis salua les six compagnons du moment avant de s'en aller. Kankurô se tourna à nouveau vers son bol de râmen. Il comprenait mieux pourquoi Setsuna avait coupé court à leur conversation plus tôt dans la journée, et étrangement, il en ressentait un grand soulagement.
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De son côté, Setsuna, le coeur à la fois plus léger et plus lourd, s'était installée sur sa terrasse, la nuit était douce, et elle n'avait pris qu'une légère couverture, ayant l'intention de dormir là. Le ciel était rempli d'étoile, et cette vue la rendait complètement nostalgique. A tel point qu'elle avait presque envie d'en pleurer.
Avec les aveux de Jiraya, elle pensait avoir mis en ordre et rassembler les pièces de puzzle... Sauf que depuis qu'elle avait accepté ces suppositions comme étant la vérité, elle se sentait encore plus triste, encore plus vide... Et une chose lui apparut soudainement comme l'évidence même : il lui manquait bien plus que ses souvenirs... Il y avait autre chose qui lui manquait. Une présence qu'elle pouvait presque se remémorer. Au fur et à mesure qu'elle se fixait sur cette impression, elle sentit des larmes couler le long de ses joues. Ce grand vide qu'elle ressentait... C'était le vide causé par l'absence d'une personne... Mais elle n'arrivait toujours pas à se souvenir. Elle avait tous les éléments en main, mais elle ne se souvenait de rien...
Finalement, épuisée comme tous les soirs, elle se laissa glisser dans le sommeil. C'était finalement le seul moment de la journée où elle ne ressentait plus rien, et chaque soir, elle était soulagée de rejoindre sa chambre ou sa terasse pour se coucher...
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Le lendemain, Setsuna se réveilla tôt, à cause d'éclats de voix qui venaient de la rue. Elle se redressa péniblement, en clignant plusieurs fois des yeux, puis se leva complètement et alla se pencher au-dessus du bord de son toit pour voir ce qu'il se passait. Plus bas, un groupe de cinq jeunes se disputait violemment. Setsuna reconnut deux jeunes shinobis de Konoha, mais elle n'avait jamais vu les trois autres. Un rapide regard vers leur bandeau lui indiqua qu'ils venaient en effet d'un autre village. Celui de la Brume, si elle ne se trompait pas. Elle ne comprenait pas l'objet de la dispute, mais lorsqu'elle vit l'un des shinobi du pays de la Brume se jeter sur les autres, son sang ne fit qu'un tour.
Elle sauta aussitôt du haut du toit et, à peine arrivée au sol, elle rejoignit en quelques bonds le lieu de la dispute et s'interposa. Elle bloqua sans soucis l'attaque du shinobi étranger, en laissant faire ses réflexes, et le repoussa en arrière d'une violente tape dans la poitrine du plat de la main. Ce dernier revint à la charge sans réfléchir, mais Setsuna n'eut qu'à s'écarter de quelques pas pour accompagner la charge de son adversaire et l'envoyer voler plus loin.
- Je peux savoir ce qu'il se passe ici ? demanda-t-elle d'une voix froide en se tournant vers les deux autres shinobi restant.
- Ca te regarde pas, tire-toi de là ! s'exclama le plus vieux, qui semblait à peine âgé de quinze ans.
- Lui cause pas comme ça minable ! rétorqua l'un des shinobi de Konoha.
- Ca suffit ! tonna une voix plus loin.
Tous se tournèrent vers la personne, et aussitôt, les trois shinobi du pays de la Brume se calmèrent. Setsuna détailla l'homme du regard. Il était bien plus vieux, et semblait être leur sensei.
- Vous feriez mieux de surveiller vos élèves, dit-il d'un ton dédaigneux en toisant Setsuna.
- Ce ne sont pas...
- Comprenez-moi bien, il ne faudrait pas qu'il leur arrive des bricoles avant le début de leur examen, ajouta-t-il avec un sourire horrible.
Setsuna se contenta de le fusiller du regard, et garda le silence. Dès qu'ils eurent disparu au coin d'une rue, elle se tourna vers les deux shinobi de Konoha et les fusilla du regard. Ces derniers détournèrent le regard, et l'un d'entre eux la remercia du bout des lèvres.
- Vos noms ? demanda-t-elle finalement.
- Pour faire quoi, un rapport ? demanda le plus petit, méfiant.
- Pour savoir qui je vais encourager pendant l'examen, répondit-elle en souriant.
C'était plus fort qu'elle, les enfants arrivaient toujours plus ou moins à l'attendrir, même lorsqu'ils faisaient les plus grosses bêtises possibles. Elle songea au passage que si elle ne se souvenait pas de sa vie, elle se souvenait en revanche très bien de ses traits de caractère et de ses goûts et préférences...
- Moi c'est Koji, dit le plus grand, et lui c'est Juro.
Setsuna les détailla un peu du regard. Le plus grand, Koji, avait l'air totalement sûr de lui. Brun avec les cheveux complètement en bataille, il avait choisi de mettre son bandeau de travers, la plaque de métal sur le côté de sa tête. Ses yeux bleu brillaient avec assurance. L'autre, un peu plus petit, était brun également, mais ses cheveux étaient plus foncés, et ses yeux étaient totalement noir. Il portait son bandeau autour du cou, et avait une courte tresse.
- Et toi ?
- Setsuna.
- T'es drôlement rapide et forte pour une civil, fit remarquer Juro.
Setsuna le regarda, surprise, puis sourit. La remarque était plus que judicieuse. En fait... Elle méritait même une mûre réflexion...
- On y va, sinon on va être en retard ! s'exclama soudainement Koji. A plus tard alors, nee-chan !
- A plus tard les mioches, s'exclama-t-elle en se dirigeant vers chez elle.
Une fois là-haut, elle se prépara un rapide petit déjeuner, et s'assit devant sa soupe au miso pour réfléchir. Selon ses suppositions, elle avait "quitté" le village quand elle était vraiment jeune, cela expliquait pourquoi les plus vieux étaient les seuls à se souvenir d'elle. Mais dans ce cas, que s'était-il passé depuis ? Pourquoi son corps avait-il les mêmes réflexes qu'un combattant endurci ? Et pourquoi cela n'avait-il pas étonné Jiraya ? Et maintenant qu'elle y pensait... Comment pouvait-il savoir qu'elle tenait toujours parole si elle avait vraiment quitté le village si jeune ?
- Marre... grogna-t-elle en finissant sa soupe. Vais aller faire un tour...
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Plusieurs heures plus tard, alors que Setsuna parcourait tranquillement les rues de Konoha, elle s'entendit appeler joyeusement. En se retournant, elle aperçut Juro et Koji se précipiter vers elle. Avec eux se trouvait un troisième, blond cette fois.
- Setsuna nee-chan ! s'exclama Juro. On a réussi ! On a passé le premier examen !
- Mais je n'en doutais pas, dit-elle avec un sourire. Bien joué les mioches, ajouta-t-elle avec un clin d'oeil.
- Lui c'est Reizo, dit Koji en désignant le petit blond.
- Salut, dit-il d'une voix neutre.
- On va au restaurant avec notre sensei fêter ça, à plus tard !
Les trois enfants s'éloignèrent en riant, et Setsuna sourit.
- Le plus dur reste à venir pour eux...
- A ce point ? demanda Setsuna en se tournant vers le nouvel arrivant.
Son coeur ratta un battement quand elle reconnut Shikaku. Elle détourna les yeux, et regarda les trois jeunes shinobi tourner à un coin de rue.
- A ce point oui. Comment tu te sens aujourd'hui ?
- Bien, répondit Setsuna, toujours sans le regarder.
- Tant mieux.
La jeune fille se décida finalement à lever les yeux vers Shikaku, et elle affronta son regard pendant de longues secondes. Il leva le menton en l'air, d'un air agacé, puis sourit.
- Quoi ? demanda Setsuna.
- Rien, rien... répondit Shikaku en secouant la tête. Je vais y aller, ajouta-t-il. Je dois retrouver Chouza et Inoichi. Mes anciens co-équipiers.
Setsuna hocha silencieusement la tête, sans répondre.
- Qu'est-ce que tu comptes faire ?
- Je vais voir l'Hokage. J'ai quelque chose à lui demander.
- Nous allons donc suivre le même chemin, conclut le père de Shikamaru en souriant.
Setsuna hocha une nouvelle fois la tête, et ils marchèrent tous les deux, l'un en direction d'une auberge pour retrouver ses amis, et l'autre en direction du bureau de l'Hokage pour se débarasser de trois pots de colle indésirables.
