Grand-frère un jour, grand-frère toujours ?
2


Une ombre passa devant une maison illuminée par quelques bougies. Une femme flâna devant la fenêtre, son regard attrapa une voiture sombre dont la présence était trahie par les rayons de la lune. La jeune femme fronça les sourcils, et attrapant un châle, elle ouvrit sa porte d'entrée. Elle examina la voiture, et même si il en avait changé la plaque d'immatriculation, elle fit un rapide sourire tournant la tête à gauche puis à droite.

- Dean ? »

Le bruit d'un pied écrasant son tapis de feuille la fit tourner vers sa droite, il lui fallut quelques instants pour reconnaître, celui qui avait été son compagnon pendant un certain temps. Il semblait plus petit, plus tassé. Son visage était livide, Dean se racla la gorge et une voix brisée sortit de sa bouche.

- J'avais juste envie de te voir une dernière fois. »

Cassie ouvrit de grands yeux. Une dernière fois ? Elle voulut lui poser une question, mais la main de Dean lui attrapa le menton pour l'en empêcher. Son regard semblait lui ordonner de ne rien ajouter, alors elle fit un oui de la tête.

- Je vais bientôt mourir. J'ai signé un pacte, ma vie contre celle de Sammy. Il va sûrement passer te voir, c'est pour ça que je suis là. Je veux que tu lui donnes ma caisse, je ne supporterais pas que n'importe qui mette la main dessus. Cette bagnole représente tout ce que j'ai sur terre. J'ai plus de famille, j'ai jamais eu de maison, de réelle femme, rien. Juste Samuel. C'est pour ça que je veux que l'Impala lui revienne, c'est tout ce que je possède. Tu lui diras que je l'aime très fort et qu'il ne faut surtout pas qu'il essaye de me délivrer. J'ai vécu en enfer toute ma vie, je peux y passer ma mort. Cassie merci pour toi, pour toi et moi, pour ton amour que je ne méritais pas. Je vais bientôt disparaître, et je me demande encore si j'ai fait quelque chose de bien en vingt-huit années, je me demande si… quelqu'un se rappellera de moi, à part Sam... J'ai jamais été quelqu'un de bien, je laisse tout ceux qui me sont chers et pour qui je suis cher. Je crois que j'ai toujours eu peur de m'accrocher à quelqu'un, par crainte qu'il se lasse de moi, ou qu'il finisse par me détester. Je préférais me faire haïr dès le début, c'était beaucoup moins difficile. Je crois que je n'ai jamais été heureux, sauf avec Sammy, et encore, les choses ne sont pas ce qu'elles semblent être. Je te souhaite d'être heureuse Cassie. »

La main de Dean lâcha le visage de la jeune femme, et avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, il l'embrassa sur les lèvres, glissant une grosse enveloppe entre ses mains. Et puis, lorsque le visage de Dean s'éloigna, baignant dans une mer de larmes, elle baissa la tête. Les yeux de son ex étaient angoissants, brillants d'un éclat morne, comme si, Dean était déjà mort. Le son de ses pas se fit de plus en plus lointain, et bientôt, le calme revînt, elle était seule, debout sur son perron, regardant l'Impala au travers de ses larmes. Dean allait mourir, mais pire que ça, il n'était pas venu la voir, elle, une dernière fois, comme il avait dit ! Il était venu car il savait que Sam allait commencer ses recherches par chez elle. Quand il était revenu, il y a quelques mois, elle avait senti une différence certes minime, mais au fond de son lit, elle avait entraperçu quelque chose dans les yeux de Dean, derrière sa carapace et ce regard artificiel, elle avait lu quelque chose de profond et de blessant. A qui avait-il fait l'amour comme ça ? Elle était sûre qu'il ne s'agissait pas d'elle, non pas dans le cerveau et le cœur de Dean. Dean appartenait à sa famille, à son père et Sam, toute autre personne n'était qu'un accessoire à prendre et jeter dès qu'il devait reprendre son rôle de grand frère. Il n'était sorti avec elle que parce que Sam n'était plus là. C'est pour cette raison, qu'elle avait songé à ça. Et si Samuel n'avait pas été son frère, que ce serait-il passé entre eux ?
Le moteur d'un véhicule la réveilla, elle était encore sur son perron, roulée en boule près de sa porte, son châle l'entourant d'une chaleur fade. Son regard vit apparaître une toison châtain, et un homme sortit d'une voiture de mauvais goût. Une bouille d'ange : Sam. Ses mains serrèrent l'enveloppe entre ses doigts, mais elle ne bougea pas, toisant le cadet qui s'approchait de son porche. Sa main attrapa son châle et elle nettoya ses yeux rougis avec l'un des pendants. Sam se baissa pour lui caresser l'épaule, un frisson la parcourut, une haine indéchiffrable, alors qu'elle lui fichait une gifle en lui jetant l'enveloppe au nez.

- Ce n'est pas pour moi qu'il aurait vendu son âme ! Ce n'est pas pour moi qu'il aurait fait un tel sacrifice ! Moi j'étais la bonne poire pour satisfaire ses pulsions incestueuses ! Tu m'as enlevé Dean, comment as-tu osé ?! Je te hais Sam Winchester ! Je te maudis, et j'espère que tu crèveras aussi seul qu'il ne l'est en ce moment. Hors de ma vue ! »

La jeune femme se leva péniblement, engourdie par le froid, elle claqua la porte en ajoutant qu'il devait se casser rapidement, où alors, elle appellerait la police. Elle ne voulait plus le voir, plus entendre parler de lui ! Le visage de Sam se décomposa, il ne comprenait pas trop l'accueil, peut-être qu'à cause de la stupeur qui le frappa, il ne prit pas grade aux mots qu'elle employa. Debout sur le perron, l'enveloppe à ses pieds, Sammy regardait la porte se refermer, ne calculant toujours pas ce qui s'était passé. Il attrapa l'enveloppe et l'ouvrit, sortant un paquet de lettres, les clefs de l'Impala et le collier qu'il avait offert à son frère. Les lettres étaient adressées à lui, Samuel Winchester, Standford, Californie. Il n'avait jamais reçu ces courriers, et pour cause, malgré le papier jauni et usé, jamais ces lettres n'étaient entrées dans un bureau de poste. Elles s'étaient entassées dans les affaires de Dean, entre ses cassettes de Métalica et ses provisions pleines d'oignons. Sam quitta la maison pour s'engouffrer dans l'Impala, mais au lieu de démarrer, il ouvrit une des enveloppes et…

Salut Sam, déjà un mois que tu es parti, et je n'ai aucune nouvelle, j'espère que tu vas bien, que ta fac est sympa et surtout que tu t'es fait pleins d'amis. Comment sont tes cours, vous parlez de quoi ? Si tu savais comme j'aimerais être à ta place, chanceux va ! La Californie ! Tu dois voir de belles filles partout, tu m'en ramènes une pour les vacances ? Enfin je dis ça, mais je suis sûr qu'on ne se verra pas. Tu ne reviendras pas, hein ? J'ai du mal à y croire. Je me surprends à regarder à côté de moi, mais tu n'es pas là. Tu manques aussi à l'Impala, je crois. Elle semble triste et vide. Tu sais, papa n'a jamais voulu ça, à croire que le vrai rebelle de la famille c'est toi et pas moi. Je n'oserais pas partir, et le laisser seul, même si l'idée m'a passé mille fois dans la tête. J'ai fini par aimer cette vie, tu sais, un truc sans attache, sans personne, sans personne d'autre que vous. Je pense que j'ai simplement besoin de toi et papa pour avoir un réel but dans la vie. Et maintenant que tu m'as quitté, il me reste quoi ? Promis je t'ennuierais pas avec mes problèmes, je vais juste fermer cette enveloppe et ravaler mes larmes, en me disant que je pourrais toujours passer dans les couloirs de ta fac, et t'apercevoir au loin. Je ne vais sûrement pas envoyer cette lettre, j'aurais l'impression de passer pour un débile, mais ça m'a arraché le cœur ! Tu es parti mais tu n'as pas pensé à moi ! J'ai passé ma vie avec toi, et c'est comme si tu m'avais ôté le cœur avec une petite cuillère. Sammy, j'ai envie de te détester, mais un père doit laisser son fils vivre sa vie, seul, même si il doit s'en ronger les sangs. Celui que tu as quitté, ce n'était pas ton père, celui que tu as quitté c'est juste un gars, un chasseur qui ne vit que pour le Démon. C'était moi ton père, depuis tout petit ! J'avais un gamin de quelques mois dans les bras, je suis sorti de notre maison en flammes, et j'avais ce petit ange enveloppé dans ses draps au creux de mes bras. Au début tu as pleuré, et puis, ensuite, alors que je regardais les flammes monter au ciel, tu m'as souri, et ta petite main a attrapé mon pyjama. Papa s'est assis sur le capot de sa voiture, abattu, en train de pleurer et moi, je regardais le trésor que j'allais protéger toute ma vie, quand j'ai croisé tes yeux, tu m'as rassuré. L'incendie était loin, la mort de ma mère aussi. Tu avais déjà un grand pouvoir à ce moment, Sam, ton regard qui dit tout, bien mieux que des mots. Quand la police est arrivée, ils m'ont installé dans leur voiture, pendant qu'ils interrogeaient papa, je t'ai donné mon doigt et tu l'as tété. Au début ça me faisais bizarre, et puis je ne sais pourquoi je t'ai serré très fort et je t'ai juré que je serais tout ce que maman avait été pour moi. Quand j'allais chercher des bonbons, je passais dans les librairies et je regardais les livres de jeune mère, je savais à peine comprendre tous ces mots difficiles, mais je regardais les images, et j'essayais de faire la même chose avec toi. J'ai appris à te donner le biberon, j'ai changé tes couches, et je t'ai regardé grandir. Tu as toujours été la seule chose que j'ai faite de bien dans la vie, et je veux qu'il en soit comme ça, jusqu'à ma mort !
Sammy ! Revient-moi ! Revient-moi vite, je ne sais pas ce que je fais, j'ai besoin de quelqu'un, de toi, mais tu n'es pas là, j'ai besoin… de toi !

Le papier se gondolait çà et là, Dean avait pleuré en écrivant ces lettres, l'encre avait presque disparu à quelques endroits. Sam referma le morceau de papier et le serra contre son cœur. C'était vrai, il n'avait jamais pensé à Dean, au mal qu'il avait pu lui faire. Mais il étouffait dans cette vie, il avait fallu qu'il s'en aille, qu'il renie sa famille. Il avait délaissé Dean, et ce n'est qu'au fur et à mesure de leurs chasses qu'il s'était rendu compte à quel point Dean en avait été blessé. Il s'était senti le cadet égoïste qui ne fait pas attention aux autres, mais comment aurait-il pu savoir ; Dean, son grand frère renfermé qui ne disait jamais rien, comment aurait-il pu savoir ce que Dean ressentait, au fond de lui ?! Il n'avait pas su, enfin si, mais bien trop tard. Son crâne frappa le volant de l'Impala, il avait été con ! C'était l'adolescence qui voulait ça ! Sa main parcourut la liasse de lettres et il attrapa la plus blanche d'entre elles, elle avait dû être écrite il y a un ou deux jours. Il l'ouvrit rapidement, et sortit un feuille violacée marquée par le sigle d'un motel à quelques mètres de là. L'écriture était penchée, un peu tassée, il parcourut rapidement le papier et y vit les mêmes traces que sur toutes les autres. Celles des larmes de son frère…

Je te lègue tout, tout ce qui a été ma vie, ma caisse que j'ai traité comme un être humain depuis ton départ, mes quelques cd et cassettes, mes flingues, tout l'armement et ce collier que tu m'as offert et qui ne m'a jamais quitté. Sammy, je dois t'avouer un truc, l'Impala, quand on était tous les deux, moi et elle, sur les routes, bien avant que tu nous rejoignes, je lui avais donné ton nom. Peut-être pour faire comme si tu étais là, j'en sais rien. C'est pourquoi aujourd'hui, elle te revient à qui de droit. Je vais mourir, je vais te laisser seul comme tu l'as fait, mais n'y voit pas une vengeance, comme je me le suis toujours dis, tu es la partie de moi qui doit survivre. La seule chose que j'ai faite de bien dans ma vie, c'est t'élever comme mon fils. Tu es mon fils ! Mon enfant, ma chair et mon sang, mon chef d'œuvre et sans rire ! Je voulais vraiment être fier de moi pour une chose, et cette chose c'est toi ! Je ne pouvais te laisser mort, je devais le faire, moi j'ai raté ma vie depuis le début, j'ai obéis à père, mais pas à cause de toi, Sammy, je voulais t'être exclusif. Je n'ai pas réussi. Je ne suis pas si fort que ça, j'essaye de me cacher derrière une carapace de bad boy, mais au fond, j'ai peur que les gens m'oublient et qu'ils en aient marre de moi. Seul, je n'ai jamais eu à m'en faire. Et puis la famille ne se tourne jamais le dos. Papa et toi, étiez toujours pas loin, ça m'allait parfaitement. Aujourd'hui, c'est toi que je veux exclusif, et comme je me suis rongé de l'intérieur, j'ai envie de t'emmener dans mon monde, mais toi, tu ne mérites pas ça. En tant que père je te souhaite une longue vie, avec une femme que tu aimeras, des gosses et beaucoup de joie, en tant que grand frère je te jure de veiller sur toi, n'aie pas peur, l'enfer je l'ai connu à l'intérieur de mon corps, je saurais survivre là-bas. En tant qu'homme, en tant que Dean Winchester, je te dis que jamais je ne t'oublierais. Non, jamais, car tu représentes tous les bons moments, toutes les joies, toutes les crises de rire que j'ai eu ici-bas. Tu ne dois pas regretter les choix que j'ai faits, et surtout ne pas te sentir coupable. Je serais bien où je suis. Je t'aime Samuel, et je t'aimerais jusqu'à la fin. Si je n'avais pas été ton frère, peut-être que j'aurai continué le combat, et peut-être que je t'aurais attiré dans mon monde, pour ne plus jamais te laisser partir. Bon aller j'arrête, oublie ça ! Avec tout mon amour, ton frère, ton père, ton âme sœur qui souffre de t'être lié par un lien fraternel immuable.

Un lien fraternel immuable… Sam serra la feuille entre ses doigts, la froissant nerveusement. Est-ce que Dean voulait dire ce qu'il pensait qu'il disait à travers ses lignes ? Ses yeux relurent certains mots, surtout la fin de la lettre, les mots dansaient devant son regard, et à travers ces courbes d'encre noire, Sam Winchester perdit pour un moment toute nuance du temps, de la vie elle-même. Là, devant lui, il avait tout ce qu'il avait jamais voulu savoir de son frère. Ses sentiments, ses secrets, et quel secret venait-il de découvrir ?! Était-ce vraiment ce que le cadet avait voulu découvrir ? Il se sentait honteux. Là, devant l'intimité de ce frère qui se livrait corps et âme dans une écriture saignante. C'était pour ça ? C'était donc pour ça que Dean était toujours froid avec lui ? Sam secoua la tête. Dean aurait pu lui dire, mais il était certain qu'à sa place il se serait tu aussi. Fallait se mettre à la place de son aîné, penser à ce genre de choses c'était… Sam desserra le col de sa chemise, un peu mal à l'aise. Dean… et lui dans le même lit, avec son frère qui avait dû le dévorer du regard, peut-être même le caresser pendant son sommeil. Lui, il l'aurait fait. Et pourquoi ne pas profiter de son lourd sommeil ?! Il avait du mal à y croire. Dean avait dû penser et faire des tonnes de choses pendant cette longue année de solitude à deux à travers l'Amérique. Quel pouvait être l'aigreur d'un cœur qui tombe sous le charme d'un être lié par le sang ? Quelle pouvait être la douleur relative à cette entrave ? Quel était le goût que pouvait laisser ce sentiment, cette envie et ce désir qui n'avait pas le droit d'exister. Et au nom de qui ?! Et pire, quel était le sentiment qui étreignait son frère, quand, lorsque son corps finissait par prendre le dessus, il allait faire ça avec une de ces filles ? Lui qui croyait que son frère était un tombeur sans sentiment, Sam se rendait compte à quel point il s'était trompé. Bien sûr, il aimait Dean, mais jamais il ne l'avait aimé de cette façon, jamais il n'aurait même suspecté une telle chose. Son frère… dans quel état devait se trouver son âme et son cœur ?

Des pas raisonnaient au travers des deux rideaux d'arbres encadrant la route qu'empruntait l'aîné des Winchester. Il avait bien vu des voitures mais il n'avait pas tendu le bras pour se faire conduire à sa destination. Et de toute façon, celle-ci n'existait pas. Comment demander à quelqu'un de le déposer au milieu de nul part, au carrefour qu'il avait emprunté un peu plus tôt avec sa chérie. On allait se poser des questions, c'était sûr ! C'est pourquoi il cheminait à pied, profitant une dernière fois de l'air frais d'une fin de nuit étoilée. Dean Winchester semblait serein pour une des rares fois de sa courte vie. Un sourire flottait sur ses lèvres, bien qu'il avançât vers une mort certaine. Sammy serait bientôt au courant de tout. Tout jusqu'à son plus intime secret. Il avait voulu s'alléger la conscience avant de disparaître. Il est vrai, ce secret avait été bien lourd à supporter pendant ces huit dernières années car Samuel était passé de gamin capricieux à un jeune homme au visage d'ange. On pouvait se demander comment deux hommes comme eux pouvaient être frères. Rien ne les liait, tous les séparait, leur caractère, leur allure, leurs démons et même leur relation avec John. Mais quelque chose de fort les unissaient maintenant et même au-delà de la mort, cette chose les unirait encore. Dean partait donc confiant, il était le rejeton de son père, si John avait puis fuir l'enfer, il le ferait lui aussi. Un sourire étira ses lèvres à cette pensée et puis en tant qu'esprit, il surveillerait son frère jusqu'à ses derniers jours. C'était son rôle d'aîné, et ça le serait toujours ! Dean se stoppa tout à coup, un brouillard lui grimpa le long des mollets, il était arrivé. Son pouce se ficha dans sa poche avant de jeans et ses doigts se mirent à tapoter sa cuisse avec une sorte d'amusement. Bien. Et maintenant ? Devait-il refaire tout le blabla ou l'appeler ? Il commençait à faire jour, Dean n'avait pas envie de perdre du temps...

- Hey, grognasse brune ! T'es là ? »

Le tact de Dean devrait fonctionner, tout du moins, il l'espérait ! Il n'avait pas le matériel pour l'appeler, mais s'il le demandait gentiment… son regard scruta la matière blanche qui lui grimpait le long des cuisses pendant qu'une main glissait dans son dos.

- Et bien alors, beau brun, tu veux annuler le pacte ? »
- Je viens faire mieux ! »
- Vraiment ? Qu'as-tu à me proposer ? »
- Mon âme, maintenant, toute fraîche et dispose à te suivre où tu voudras. »

Le démon fit un large sourire. Vraiment ? C'était intéressant. Cependant, elle ne voulait pas aller vite en besogne... il était rare qu'on vienne avant l'heure dite, alors, elle voulait savourer cette grande première.