Le lendemain matin
Edward était encore troublé du baiser échangé la veille, avec celui qu'il avait toujours considéré comme son supérieur hiérachique mais aussi une personne qu'il aimait profondément.
Depuis cette révélation sentimentale, Ed se sentait comme renaître, comme si ces deux ans d'exil avaient été l'attente « payante » d'un jour nouveau.
Lorsqu'il s'était endormi ce soir, troublé jusqu'au plus profond son être, il avait ressenti de la joie, tel une flamme qu'on ne pouvait éteindre, un sentiment de profond soulagement, un espoir retrouvé et un bonheur qui s'annonçait …
Lorsqu'il s'était réveillé le lendemain matin, une angoisse omniprésente s'imisceant au travers de son esprit , bien que son premier baiser avait été pour le moins imprévu, mais tout de même réussi, il commençait à douter de lui-même, sa confiance remise en jeu, tel un retour à la case départ.
Comment allait-il faire ce matin, comment verrait-il le Colonel maintenant, qu'il se sentait pour le moins désemparé et dépourvu totalement de solutions et puis seul…
Malgré toutes ces questions, au réponses non prononcées, Ed décida de se jeter à l'eau, il descendit lentement les escaliers, où il aperçut par la suite de la lumière dans la cuisine, et un visage si familier à présent, qui semblait perdu dans ses pensées …
- Ed ? Tu as bien dormi ? Je ne voulais pas te réveiller …
Le ton était sérieux, et à la grande surprise du FullMetal, sans allusions
irritantes à propos de sa taille qu'il désignait lui-même, et intérieurement, comme « problématique »…
-Euh oui …, fit-il d'un air gêné, ce qui lui valut un regard interrogateur de Mustang, qui leva négligemment un sourcil.
- En fait, j'ai beaucoup réfléchit cette nuit, à cause d'hier …
- Est-ce que tu regrettes FullMetal, où alors mets-tu en doute mes capacités à te rendre aussi « accro » que hier soir ?
- Mais que … ?
- Bien …
Avec un calme presque insupportable, et toujours cette même classe qui le caractérisait tant, Roy Mustang refit la même expérience qu'hier, en posant ses lèvres sur celles d'un FullMetal encore sous le choc, étant donné que lui-même hésitait encore à reproduire ce geste qui commençait à devenir une habitude chez le second concerné …
Résigné, il répondit ardemment au baiser, l'approfondit et commença à sentir une confiance tant attendue le gagner, enfin, il se sentait libre,enfin libre de lui faire subir ou plutôt de lui apporter la même satisfaction, qu'il le rendait si heureux …
D'un coup, le Colonel cassa le baiser, sentant un Ed hostile à cette réaction plus que volontaire, et qui aussitôt, jura contre un Mustang satisfait de ce qu'il venait d'accomplir.
- C'est bien ce que je pensais, dit Mustang, tes performances sont « proportionnelles » à ta petite taille.
Ce ton provocateur incita le FullMetal à lui prouver le contraire, le rendant plus furieux, et tellement plus désirable aux yeux d'un Mustang totalement à l'aise.
- Très bien, j'ai encore le temps de faire mes preuves.
C'est à ce moment là que Mustang commença à sourire et Ed le regardait satisfait de sa réaction, pour, un centième de seconde plus tard s'emparer de ses lèvres, sans prévenir, et il sentit son « supérieur », surpris mais visiblement heureux que Ed prenne ce genre d'initiative.
Ils s'embrassent ainsi pendant un bon moment, se prouvant leur sentiments respectifs, Ed totalement heureux comme depuis la première fois.
Quelques semaines plus tard
Ed habitait officiellement chez Mustang et son frère était reparti à Rezembool, depuis qu'il vivait avec Mustang, le jeune alchimiste avait pour sa part découvert le bonheur,le vrai bonheur, une sensation qu'il ne s'était jamais accordé le temps de découvrir, lorsqu'il s'était donné un but à atteindre, il y a encore deux ans.
Sa relation avec Mustang se résumé à une vie plutôt calme mais pas platonique, il savourait chaque instant avec un homme dont il avait été encore aux ordres plusieurs années auparavant. Pour résumer, il « jonglait » entre des recherches dans Central la journée et les soirées dans les bras de Mustang. Sa vie lui plaisait bien, certes, mais il n'en été pas encore satisfait, il en voulait plus, comme pour dépasser ses propres limites dans un domaine encore inconnu à ses yeux…
Bref, il était résigné.
Il voulait simplement passer à l'acte, maintenant que de si belles années s'annonçaient à ses yeux.
Ainsi un jour, une fin de semaine, un Mustang rentrant du QG déterminé visiblement à profiter de sa soirée et un Ed résigné à aller « plus loin » avec un pervers qui aimait le « rabaisser », (c'est le cas de le dire) simplement pour le voir pester s'énerver, contre lui et rougir comme à son habitude…
Ed avait l'habitude de ce « jeu » entre eux, mais c'est comme ça qu'il l'aimait …
- Ah Edward, je ne t'avais pas …
- Entendu ? Oui, comme je te le répète si souvent je suis discret.
- Je t'avais pas vu, et tu le sais très bien, ajouta Mustang…
Le Colonel satisfait du sort qu'il avait « mijoté » quelques minutes avant de rentrer, au jeune alchimiste pestant intérieurement, à un certain FullMetal, réagissant pour la énième fois à la mention de cette remarque, désarmé, littéralement, devenu rouge tomate, une rage contenue qui était non négligeable aux yeux de son rival.
- … Impuissant, va ! Je ne te ferais jamais oublier cette journée, où une fois de plus, tu n'as servi à rien.
La remarque désobligeante de Ed porta ses fruits, la réaction fut immédiate ! Mustang plaqua l'alchimiste contre le premier mur à portée, l'embrassant langoureusement, et dont le baiser fut apprécié également par le second concerné.
- Pas si mal, FullMetal…
Mais c'est à ce moment là que quelqu'un frappa à la porte…
Petit changement de suite, je trouvais le lemon un peu trop rapide,
