En réponse à Ayu : Merci beaucoup pour ce premier commentaire… Je sais que mon histoire n'est pas terrible (surtout le scénario) mais je l'ai surtout écrite pour garder un souvenir : comme je l'ai expliqué au début, toute cette histoire n'est qu'un rêve alors normal que L ou Light soient à côté de la plaque… Enfin, cette une fic très classique (je t'aime, mwa non plus), Yukira est intelligente sans l'être (forcément, c'est mwa qui l'ai inventée xDDD), au faîte, c'est kwa une Mary-Sue ?? J'imagine que c'est une héroïne qui sert à rien… Et ben ouais ! Yukira ne sert à rien, à part pleurnicher pour se faire accepter par L huhu ! Cette fic n'est pass psychologiquement et je m'en sers aussi pour m'entraîner car normalement j'écris toujours au présent alors ça ne fait pas de mal de changer un peu de temps pour une fois…Enfin si mon niveau en orthographe te satisfait, tant mieux . Et y'a aussi un autre truc, j'aimerai que toutes les fans de L se mettent à la place de Yukira, oui, je sais que c'est nulle comme excuse mais c'est comme ça… Par exemple, j'aimeraiiiiii trop une aventure avec L xDDD(par contre Light, eurk, eurk !). Il n'y aura rien de nouveau par rapport au manga, sauf que Yukira tirera des conclusions que Light trouve dans le manga (en claire, l'étudiante le remplace avec ses petites manies). J'espère avoir su t'éclairer et bonne soirée .
Huitième pas :
Affalée à plat ventre sur le lit, ses cheveux chatouillant ses reins encore frémissants, la jeune fille tenta de prendre ses aises.
Installée sur le futon de L dans une chambre plongée dans l'obscurité et bien sobre par rapport aux autres pièces, elle posa son menton sur ses mains. Son cœur se calmait peu à peu, reprenant aux battements doux. Son teint redevenait blanc, son sang pulsant dans les veines fines, son bas-ventre soulagé dans son appétit.
L avait été si surprenant encore une fois. Sous son flegme habituel, il cachait sûrement une face plus forte et si charismatique…
La façon rapide dont il l'avait prise contre le mur démontrait qu'il était sûr de lui, il ne croyait pas échouer. Mais après tout, qu'avait-il à craindre de celle qui se disait sa petite amie ?
Elle se lissa du bout des doigts les draps défaits. Depuis quand n'avait-il dormi ici ? Les tissus du lit arboraient cette rigidité commune aux matières textiles abandonnées depuis longtemps. Et il y avait aussi un parfum de vieillerie… Ainsi que ces vêtements éparpillés aux quatre coins : pour preuve, un sweat blanc pendant sur une chaise, isolé. Et les jeans qui encombraient le parquet n'étaient sûrement pas là pour faire joli…
Elle soupira, déviant son regard sur les rideaux fermés. Elle pouvait partir si elle le souhaitait, retourner à l'université mais l'envie lui en manquait. Elle se sentait envahie d'une paresse incroyable, n'ayant qu'une envie : se prélasser dans cette chambre obscure… En écoutant la voix de L à travers la porte. Il discutait avec un vieil homme des affaires de crimes. Plus personne n'avait été tué depuis que Light avait été enfermé si elle comprenait bien. L'homme d'âge mûr s'emporta à cet instant, tempêtant contre le détective.
Yukira roula sur le dos, se redressant. Elle ramassa ses vêtements qu'elle avait jetés dans la pièce, les enfilant avec lenteur, le regard obscurcit. Elle chercha son sac, ne sachant plus où elle l'avait mis :
- Zut, il doit être dans le salon, et dire que je comptais rentrer discrétement… Pfffu… Désolée Ryûga…
Elle s'avança vers la porte et l'entrouvrit doucement, glissant un œil dans l'entrebâillure : quatre personnes, dont L, étaient présentes, à visionner l'écran de surveillance.
Prenant son souffle, la jeune fille entra dans le salon, gardant sa contenance. Les policiers tournèrent vivement la tête vers elle :
- Je ne fais que passer. S'excusa-t-elle en se dirigeant vers le fauteuil au pied duquel était tombé le petit sac à main
- Ryuzaaki, qui est cette jeune fille ? Chercha à s'informer le vieux chef
- La nouvelle personne qui va travailler avec nous dans la cellule de crise : Yukira. Le renseigna Ryûga, mordillant son pouce
- Euh… Ben… Oui… Balbutia la demoiselle en serrant son sac contre elle
- Chef Asashi… Se présenta le vieil homme
- Matsui…
- Et Aibara…
- Enchantée… Termina l'étudiante en pinçant les lèvres
- Bien, tu veux rentrer Yukira ? Questionna L en s'installant sur un fauteuil
- Je crois que je vais retourner à l'université en effet…
- Yu…Kira, que pensez-vous pour votre part de l'enquête ? Interrogea Asashi calmement (comme la bière Oo ???)
Il joignit les mains sur son poitrail, resserrant rapidement sa cravate :
- Qu'elle est utile. Light Yagami a bien sûr des chances d'être Kira mais aussi de ne pas l'être. Contrairement à ce que j'ai dis tout à l'heure, à toi Ryuzaaki, il n'y a vraiment pas de preuves concrètes que Light soit le meurtrier. Il faudrait le prendre en plein acte.
- Pourtant, depuis que le fils de chef Asashi est enfermé, on n'a pas recensé de nouveaux meurtres. Intervint Matsui
- Kira n'est pas si bête, il a du prévoir une parade…
- Mais si tout prouvait que Light n'est pas Kira, que vas-tu faire Ryuzaaki ? Tu n'as pas l'air prêt d'en démordre. Rétorqua la jeune fille
- Ce n'est qu'un suspect potentiel dont le pourcentage de culpabilité augmente sans cesse.
- N'oublions pas que c'est Light lui-même qui a demandé à être mit sous clé pour que tous les soupçons contre lui s'évanouissent. Mais pour l'instant, ce n'est pas encore prêt d'être le cas. Remarqua Aibara
-…
- Pourquoi restes-tu si silencieux Ryuzaaki ?
- Je vous laisse juste exposer vos théories.
- Toujours aussi étrange. Marmonna le dénommé Matsui, levant les yeux au plafond joliment éclairé
L, assit sur un fauteuil de teinture rayée, ramena ses jambes contre lui plus fermement, observant chacun des rares gestes de Misa Amane à l'écran. Elle ne se décidait pas à avouer qu'elle était le deuxième Kira alors que tout ramenait à sa culpabilité. Précédemment, elle était restée muette, tandis que maintenant elle déversait tant de paroles incorrectes.
Me, a pervers ?!
Dans ces instants précieux de réflexion, L en oubliait presque où il était, n'écoutant plus les conversations, seulement pour se concentrer sur l'objet de ses pensées, de son enquête. Première fois qu'il risque sa vie dans une telle affaire mais pour une recherche dangereuse, un bon détective. C'est ce qu'ils avaient dit en haut lieu….
Et ils avaient eu raison…
Misa se débattait, attachée à une chaise, un bandeau sur les yeux. Elle le traitait de Stalker. Sans aucune raison apparente…
Elle ne finissait pas de provoquer des interrogations chez le détective qui glissa contre son palais une sucette prise sur la table la plus proche, la léchant pensivement. Goût citron encore. Yukira ne réagissait plus, fixant la scène. Asashi haussa un sourcil :
- Au bout de combien de temps, selon toi Ryuzaaki, mon fils sera-t-il disculpé ? Sollicita-t-il
Pour toute réponse, Ryûga appuya sur un nouveau bouton, allumant un deuxième écran montrant Light assit dans une cellule. Seul. Étalé contre le banc en hauteur, il restait sombrement méditatif, vêtu de vêtements noirs :
- Alors Light, es-tu Kira ? Sens-tu un changement ?
Le garçon leva à peine la tête :
- Je crois bien que…
-… ?
- Ryuzaaki, peux-tu m'enfermer aussi ? Réclama Asashi, semblant perdre son contrôle
- Hum…
- Ryûga, je vais rentrer. On se voit plus tard. Je n'ai pas envie d'être mêlée à cela. Monsieur Asashi est un père. Il vaudrait mieux, même si je n'ai pas d'ordre à te donner, l'éloigner du site. Il sait sûrement garder son calme mais à le voir…
Elle lança au policier un regard méfiant, se préparant à partir. Elle sourit intérieurement, se dépêchant au côté de Ryûga pour l'embrasser délicatement sur les cheveux :
- A plus tard !
- Oui…
Il secoua son imposante chevelure en bataille, replaçant ses mèches dans un autre ordre. Matsui écarquilla les yeux avec stupeur. Bon, Ryuzaaki qui avait parlé de n'être connu de personne, jouait à présent les jolis cœurs. C'en était presque risible. Le plus grand limier du monde… avec un génie féminin. Cela ne manque guère d'ironie.
Le policier tordit sa bouche en une moue insolente lorsqu'il observa la fille partir. Elle avait une excellente capacité d'analyse, comme Light et L. Mais, si c'était elle Kira ?
Encore une fois, Matsui s'exposait mentalement une théorie qu'il avait préparée au hasard, sans preuve, sans rien, juste en contemplant. D'ailleurs, d'après lui, L était un cas social. Et il ne pouvait être en couple autrement qu'avec une personne intelligente. Cela pouvait être une manœuvre de Kira pour se rapprocher de lui. De plus, elle connaissait aussi Light. Tout cela pouvait être le fruit d'un esprit machiavélique car il ne faisait aucun doute que Kira est dérangé, depuis le temps, il est comédien par la même occasion. Le premier meurtrier veut la mort de L et il a besoin de savoir le nom et le visage. Il connaît déjà sa face sûrement.
Matsuda gratta son menton, son hypothèse se vérifiait. Cette Yukira, si elle était vraiment avec L, l'aurait embrassé passionnément. Hors, à part le baiser sur les cheveux, elle n'a rien fait d'autre. Cela démontre une certaine froideur à son égard. Mais que faisait-elle alors dans la chambre ? Une sieste peut-être…
Enfin, Matsui sourit, remarquant la porte qui se fermait derrière la jeune fille. Visage d'ange pour cerveau de démon, il devait prévenir Ryuzaaki et lui-même prouvera qu'il a raison…
Il resta debout à la gauche du détective, étudiant du regard l'écran :
- Ryuzaaki, cette fille est bizarre. Tu devrais t'en méfier. Commença-t-il
- … Explique…
- Et bien…
Yukira marchait dans les rues, muette. Elle n'avait pas prit la peine de demander un taxi. Vu l'heure, elle arriverait facilement au deuxième cours de l'après-midi, mathématiques appliquées des ressources. Rien de mieux pour se changer les idées qu'un bon vieux cours de théologie.
Elle prit son portable, composant le numéro de Maïko :
- Maï ?
- Muchi, muchi ? Nasilla la voix à l'autre bout du fil
- C'est Yuki…
- Où étais-tu ? On t'a cherchée avec Rui mais tu n'étais nulle part !
- Normal… J'étais avec Ryûga.
- A l'hôtel ou quoi ?
- Tu n'es pas si loin de la réalité…
- Aller, racontes-moi tout !
- Tout à l'heure d'accord ? Je retourne à Tôô là. J'te dirai en mathématiques appliquées des ressources.
- Mais Monsieur Yamada n'est pas là aujourd'hui. Où as-tu donc la tête ? Je me suis inquiété quand je t'ai su absente mais visiblement tout va bien. Tu t'es réconciliée avec Ryu-san ?
- Il est venu me chercher à l'université.
- Un vrai gentelman ! T'en as de la chance ! Moi aussi, j'aimerai bien avoir un petit copain comme le tien.
- Sauf que tu ne tiendrais pas deux minutes dans une conversation avec lui…
- Je suis si bête que ça pour toi Yuki ?
- Je me moque de toi Maïko, si t'étais peu intelligente, tu ne serai pas mon amie.
- Toi et ta super ironie…
- J'saaaaaaaaaais bien
- Enfin, dépêche-toi !
- Bien sûr qu'on en reparlera, bye.
Dans le bâtiment de l'université, Maïko raccrocha avec un joyeux sourire. Tout n'allait pas pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais l'amitié qui régnait entre elles continuerait à être conservé…
Yukira augmenta le rythme de sa marche, une moue délicate sur son visage qui poussait plusieurs jeunes hommes à se retourner. Une telle expression absorbée ne pouvait qu'appartenir à une étudiante.
Elle détourna son regard des boutiques qui passaient devant elle, contemplative. Yukira… Son nom comportait cette particule orthographique qui faisait tant réfléchir Ryûga… Kira…
Déjà une lourde pression s'écrasait sur ses frêles épaules, lui imposant plus qu'elle ne pouvait supporter. Tout ce qu'elle avait dit au détective était totalement aberrant, il a du s'en rendre compte.
Elle attacha ses cheveux en queue de cheval, cheminant d'un bon pas dans les rues bondées de Tokyo.
Le ciel pollué de la capitale semblait bien bas ce jour-là, devenant peu à peu ténébreux et présageant une mauvaise nuit.
Yukira osait à peine le regarder, arrivant au bout d'une bonne demi-heure de marche devant Tôô. Elle pénétra sur le campus avec quiétude :
- Yuuuuuuuuuuuuuuuki !!! S'écria Mïko en se jetant à son cou
- Maï…
- Tu as mangé ?
- Merci de prendre autant soin de moi…
- Sh'uis ta deuxième tête. Viens !
L'étudiante crispa ses ongles sur son sac, suivant son amie lorsque celle-ci la lâcha…
A suivre…
