( Haha, alors vous y avez cru à la fausse fin, bande de canaillous ? xD Bon, j'arrête de dire n'importe quoi… Mais voilà the véritabeul End, yes ! Et bien plus joyeuse en plus, alors arrêtez de tirer une gueule de six mètres de long derrière l'ordi (comment j'ai deviné que vous faisiez cette tête ??? oO euh… secret ! xD). Bref, j'avais pas prévu de faire de 11éme chapitre, mais, en lisant vos commentaires, je me suis dis que ce serait bête de vous laisser ainsi sur votre faim, non pas que ma fanfic mérite le prix Goncourt )
Chapitre Onze, the last one : Fin heureuse pour les protagonistes aveuglés par les sentiments (et je préviens que je ne connais pas du tout la fin de Deatrh Note, je n'ai que le scénario à partir du tome 6 )
- Pfff, elle est vraiment kinder Yuki. Soupira Maïko dans le combiné du téléphone portable qu'elle tenait collé contre son oreille
Elle enroula une mèche de cheveux noirs autour de son index, écoutant en silence son interlocutrice :
- Ce que veut dire kinder ? Et bien, c'est comme les choco européens, tu sais, les petits œufs avec des surprises dedans ? A l'intérieur, c'est blanc, à l'extérieur, c'est brun. Yuki est ainsi, brune de cheveux mais blonde de cerveau… Comment ça, j e ne devrais pas piquer les blagues à la con européenne ?! Raaaah, au moins c'est original, non ?... Ah bon ? D'accord. En attendant, elle est où ?... Ba, j'suis toujours à la cafét', c'est bientôt le reprise des cours je crois et Yukira est sûrement, encore, allée se cacher dans les toilettes de Tôô. Je sais qu'elles sont propres, mais à ce point-là… Bon, on se voit après Rui ? Hum… Okay, suki.. Ai shiteru . Oui, je sais que tu m'aimes aussi.
Elle raccrocha discrètement, et soupira une nouvelle fois. Il fallait vraiment faire quelque chose pour Yuki. Dés que cette dernière avait le cafard, la voilà qui allait se cacher dans les toilettes, et ce n'était pas très hygiénique. Jusqu'à là, Maï n'avait rien osé lui dire, mais cela suffisait ! Elle allait voir Ryu-kun de ce pas, pour s'expliquer avec lui !
Elle fronça les sourcils, reprit son portable en main et recomposa le numéro de l'étudiante amoureuse :
- Mochi, mochi, c'est Maï. Arrête de pleurnicher et passes-moi le numéro de Ryu-kun… Non, je ne vais pas l'engueuler, je veux juste mettre quelque chose au point avec lui… Yukira, si tu ne me passes pas tout de suite ce numéro, j'appelle l'asile. Tu es complètement toquée depuis que tu l'as rencontré et je n'aime pas ça. Tu veux réussir tes études, oui ou non ?... Ah, j'en étais sûre… Merci, à tout à l'heure.
Et elle referma sèchement le clapet de son motorola. Elle fixa un court instant les breloques qui pendaient sur la coque, jouant du bout des doigts avec un mini kitty en kimono à fleurs. A entendre Yukira, c'était déjà la fin du monde. Elle pleurait trop en ce moment, elle finirait par se dessécher, comme une fleur qui a passé son temps. Bien que la comparaison soit poétique, elle était lugubre, et Maïko frissonna en repensant à la voix de son amie, entrecoupée de sanglots puissants. Elle préférait ne pas imaginer dans quel état elle était. Parce que la dépendance dans laquelle elle était plongée ne pourrait que la faire souffrir.
Elle se redressa, glissa le portable dans la poche arrière de son jean, et prit le magazine qu'elle avait posé devant elle. En première page, les gros titres annonçaient que les meurtres de Kira s'étaient arrêtés. D'un côté, la jeune fille pouvait en être contente, même si ce n'était pas le premier de ses soucis. Elle avait toujours été anti-Kira. Cette homme, ou cette femme, qui tuait, restait contre nature. Il faisait souffrir inutilement, et selon elle, il faisait tout ça pour attirer l'attention. S'il voulait vraiment purger le monde de ses méfaits, il aurait été plus discret…
Elle roula le journal, pour le glisser dans sa pochette. Reprenant son portable, elle composa le numéro que Yukira lui avait donné. Elle comptait avoir une sérieuse discussion avec cet homme, qui venait déjà si peu en cours. Il y eut trois tonalités avant que l'on décroche et Maï reconnut aisément le timbre fatigué de la voix :
- Ryû-kun ? J'ai à te parler. Attaqua-t-elle la première
- Du calme s'il te plaît. Qui est-ce ?
- Maïko Ogawa, de l'université de Tôô. Je suis une amie proche de Yukira, tu as du nous voir plusieurs fois ensembles et…
- Non. La coupa-t-il
- Quoi non ?
- Je ne vous ai pas vu souvent ensembles…
- D'accord, mais ça, c'était parce qu'elle était tout le temps à baver sur toi. Bref, je voudrais d'ailleurs avoir une discussion avec toi à ce propos. Aurais-tu un moment à m'accorder ?
- Pas pour l'instant…
- Il faut prendre rendez-vous ? Ironisa la jeune étudiante, un sourire sarcastique aux lèvres
- …
- Ryûga, j'ai une option. On se retrouve ce soir à la cafét' de Tôô, okay ? Si Yukira se suicide se sera ta faute, si tu ne viens pas.
- Parce qu'elle veut se suicider ?
Maïko crut discerner une touche d'incertitude dans la voix du limier :
- Non, c'est n'est qu'une hypothèse, mais ce serait bête qu'elle y pense. Alors, ce soir à 18heures à la cafét', d'accord ?
- T'es bizarre toi.
- Pfff, et toi alors ?
Elle tira la langue, sans se rendre compte qu'elle n'avait pas le garçon en face de lui. Cependant, le ton qu'il prenait l'énervait. Bizarre, elle ? On voit bien qu'il ne s'est jamais regardé dans une glace lui.
Elle lui raccrocha au nez, avec la mystérieuse assurance qu'il viendrait. En attendant, elle regarda sa montre, il fallait bien aller en cours, et il ne faudrait pas compter sur la présence de Yukira.
Elle alla directement dans l'auditorium, où le professeur, Mme.Hana, se trouvait déjà, appuyée contre son bureau :
- Madame Hana ? Yukira Hideki ne viendra pas cet après-midi je pense. Indiqua l'étudiante
- Ah, et pourquoi donc Mademoiselle Ogawa ?
- Elle a eut un malaise, et elle est rentrée chez elle.
- Et bien, j ne lui dirai rien, mais il faudrait éviter de tomber malade. Les études sont importantes, et si elle ne vient pas, sa place sera donnée à un autre…
- Enfin, elle est arrivée troisième à la session, elle peut bien se le permettre !
- Je suis désolée, mais il faut toujours arriver plus haut ! Fin de la discussion, allez vous asseoir.
Le visage rougi par la honte, Maïko alla s'installer à sa place habituelle. Durant l'heure qui suivit, elle écouta à peine le cours, révisant son jugement sur ce qui se passait. Cette course au meilleur était aberrante, complètement sans sens ! Elle se mordilla nerveusement la lèvre inférieure. Pour sa part, elle rêvait juste de finir ses études, de se trouver un travail sympa et un gentil mari. Elle n'avait pas de rêves de grandeur mais quand quelqu'un avait des capacités, comme Ryûga, ce Light Yagami, ou encore Yukira, il fallait les utiliser jusqu'à la corde. C'est cette morale qu'on retient dans ce pays pourri par la mentalité du vainqueur :
- C'est vraiment kinder… Murmura-t-elle, surveillant du coin de l'œil la montre
Heureusement pour elle, l'après-midi passa vite, entre les cours de juridiction et la psychologie interne de la souris. Elle resta tête baissée, à prendre des notes, les boucles sombres de ses cheveux tombant harmonieusement sur son visage. Nerveusement, elle mâchonna l'ongle de son pouce, pensive. Ces derniers temps, comme plusieurs étudiants, elle ne prenait plus de plaisir dans son travail. La psychologie interne de la souris n'était pas vraiment ce qui la passionnait. Enfin, elle devait se montrer heureuse de son sort, elle avait tout de même été acceptée il y a déjà plusieurs mois dans une université des plus prestigieuses. Mais, le rêve n'avait plus de fond…
Lorsque la cloche habituelle sonna les six coups de la fin des cours, elle se leva lentement, rangea ses affaires, et se dirigea comme une automate vers la cafét'. Elle se sentait fébrile, comment Ryûga allait-il réagir à tout cela ? Elle lui faisait confiance, juste parce que Yukira le désirait fortement. En voici une qui est vraiment amoureuse, pensa Maïko.
Elle s'installa à une table, puis demanda un café noir sans sucre. Son interlocuteur n'était pas encore arrivé, et elle fut prise d'un doute. En réalité, il ne lui avait rien promis. Allait-il prendre la peine de s'expliquer lui-même ? Il devait être occupé, il n'avait pas pu venir. Affligée, la demoiselle enfouit son visage entre ses mains, lorsque soudain quelqu'un se mit en face d'elle. Elle leva le regard, capta celui, ennuyé, du jeune limier. Il était réellement là, arrivé, certes, en retard, mais bien présent. Et toujours vêtu de son sweat blanc, de son jean… Comme par magie d'ailleurs. Maïko lui adressa un sourire rassuré, auquel il ne répondit pas. Vexée, elle choisit de prendre la parole la première :
- J'ai vraiment cru que tu n'allais pas venir…
- Moi aussi… Désolé pour le retard à ce propos. Je suis d'abords aller passer ma commande.
Et comme pour appuyer ses dires, une serveuse déposa devant lui un plateau débordant de friandises en tout genre. Sous les yeux écarquillés de Maïko, le jeune homme déballa un bonbon et l'engloutit :
- C'est bon pour le cortex le sucre. Assura-t-il
- Une telle quantité astronomique… Tu dois beaucoup réfléchir alors.
- On peut dire ça… Hum… Alors, entrons dans le vif du sujet. Tu m'as fait venir pour me parler de Yukira, c'est cela ?
- Euh… Oui.
- Que se passe-t-il ?
- Pas grand-chose, mais tu lui as fait quoi ??? Tu as mis ta XXX dans XXX en faisant XXX ??? (Censuré xD)
- Excuse-moi, je ne vois pas ce que tu veux dire ?
- T'as couché avec elle, avoue !
-… hum… oui.
Il lécha sensuellement un énième bonbon pris sur le plateau, avec des mines de petit chat joueur :
- Certes. Elle est toute choquée. Tu comptes faire quoi pour la suite ?
- Pfff, elle est mignonne… Comme Misa-misa, mais elle, elle est avec Light !
- Hey, tu vas arrêter de te foutre de moi ?! J'te demande juste si c'est solide pour toi, parce qu'elle est vachement amoureuse de toi et elle risque d'en souffrir. C'est toi qui l'a foutu hors de chez toi ?
- Non, elle est sortie toute seule…
- Bon, mon gars, t'arrêtes de bouffer n'importe comment et tu m'écoutes ! Dans trois mois, il y a les partiels. Si Yukira ne se reprend pas d'ici-là, elle risque de tout ficher en l'air. Et échouer à Tôô, c'est fatal.
- Dans trois mois, j'aurai fini l'affaire…
- Certes, mais t'as intérêt à essayer de la rassurer, pigé ?
-…
- Aller, je file, sinon je vais rater mon bus. J'espère pour toi que t'as compris, sinon on va te faire une tête au carré avec Rui !
Fière d'elle-même, Maïko se redressa et partit hors de la cafétéria, sans un regard en arrière :
- Je crois qu'elle a oublié de payer son café. Remarqua l'une des serveuses
- C'est bon, je payerais pour elle. Répondit L
Il suça pensivement une sucette à la fraise, le regard vague. Il ne pensait précisément à rien, mais l'enquête avançait, les preuves de la culpabilité de Light étaient établies. Ne manquait plus que son aveu. Ils avaient fait un grand pas en avant…
Ryû-kun prit son portable et composa le numéro de Matsui…
A suivre (xS)
