Chapitre 2 : Divine cantatrice
Cela faisait maintenant quatre jours qu'Harry était sur l'île suivant l'enseignement d'Aberforth le jour, s'enivrant de la voix de la mystérieuse inconnue la nuit.
Il avait beaucoup progressé du point de vu physique comme pour la méditation ou il était plus endurant. Il avait également apprit quelques nouveaux sorts qu'Aberforth lui avait enseigné et qui pouvaient se révéler fort utile.
Cependant il ne pensait qu'à une chose attendre la nuit pour retrouver sa « divine cantatrice » comme il se plaisait à l'appeler.
Un soir Harry en eut assez et décida de l'approcher de plus près, il enfila un kimono et sortit dehors, il marcha sur la plage, ses pieds foulant le sable tout en essayant d'être le plus discret possible, il s'arrêta à distance raisonnable du rocher sur lequel elle était assis, il l'écouta chanter de longues minutes caché derrière un rocher situé à une dizaine de mètres d'elle, soudain elle s'arrêta.
« Tu peux sortir, tu n'as pas besoin de te cacher de moi. » Dit-elle alors d'une voix cristalline.
Harry, qui ne savait pas trop qu'elle attitude observer, réfléchit une demis seconde puis se leva.
La jeune femme se retourna et Harry fut choqué par sa beauté, elle était un peu moins grande qu'Harry mais mesurait au moins 1m75, elle était très féminine et arborait un sourire simple sans aucune trace d'ironie qui laissait entrevoir ses dents, parfaitement calibrées et alignées, d'une blancheur éclatante. Sa peau était mâte comme si elle passait ses journées à bronzer.
Elle secouait négligemment sa tête ce qui faisait onduler sa longue chevelure blonde qui lui arrivait jusqu'au bas des reins mettant ainsi en valeur sa taille fine et souple mais néanmoins athlétique ainsi que ses courbes gracieuses.
Son visage fin et gracieux était comme éclairé par deux cristaux d'un bleu profond qui reflétait une tristesse infini, ses lèvres pulpeuses et douces semblaient dégager un parfum sucré et son petit nez lui donnait une apparence digne des mannequins moldu en beaucoup plus naturel et simple, sans aucune trace de maquillage ni superfuge, sa beauté était bien réelle.
Harry était un peu désappointé au début, puis il se dit que c'était une bonne occasion pour tester l'entraînement d'Aberforth, il se concentra alors dans le but de se contrôler assez pour ne pas laisser paraître ses émotions puis il la fixa jusqu'à ce qu'elle éclate d'un rire franc et cristallin sans trace de moquerie.
« Je ne sais pas qui tu es mais il y a assez de place sur ce rocher pour deux. » Dit-elle en l'invitant clairement à s'asseoir à coté d'elle.
Harry s'exécuta et se dirigea vers le rocher.
« Désolé de t'avoir espionné mais je t'entends tout les soirs chanter et ce soir je n'ai pas put résister à l'envie de connaître la personne qui chantait si merveilleusement bien. »
Elle lui sourit et il s'assied à coté d'elle, la jeune femme dégageait une odeur merveilleuse si bien qu'Harry dut avoir recourt à toute sa concentration pour ne pas se laisser enivrer.
« C'est gentil, au faite je m'appelle Mëirra, en fin c'est comme cela que l'on m'appelle dans notre dialecte, dans ta langue il me semble que cela signifie Marine. Excuse moi mais je ne me rappelle plus comment tu t'appels. »Dit elle avec un sourire ironique.
Mais quel idiot se dit Harry j'ai oublié de me présenter.
« Oh excuse moi j'ai oublié de me présenter, moi c'est Harry et je viens d'Angleterre.
L'Angleterre… J'en ais déjà entendu parler, tu as de la chance, tu es libre de voyager où tu veux moi je suis coincer sur cette île de quelques hectares avec quelques paysans et je finirais probablement comme toutes les filles d'ici, marier à un paysans rustre et coincé qui me fera trois gosses dans une cabane. Elle avait dit ça comme si de rien était mais Harry avait bien remarqué l'immense tristesse que renfermait son cœur.
Je n'avais pas réalisé que c'était si pénible de vivre ici mais évidemment moi je n'y suis que pour trois semaines et vu le climat qu'il y a en Angleterre, je croyais être au paradis, surtout avec une si charmante compagnie. Dit Harry en essayant de la faire sourire.
Merci, c'est bizarre on ne m'avait pas venté la capacité de séduction des Anglais, je croyais qu'ils étaient tous coincés comme un chaudron. Dit elle avec un sourire, cette remarque fit sourire Harry.
C'est vrai que pour la plus part les Anglais ne sont pas des plus extravertis au contraire des Français et des Italiens mais cela a quant même évolué. Reprit Harry sur le ton de la conversation ce qui amusa énormément Marine.
Tu as sans doute raison, c'est encore un des inconvénients d'être coincé ici, on n'est au courant de rien où alors on reçoit des informations d'il y a un siècle. Ah ce que j'aimerais voyager. Et toi comment c'est l'Angleterre ?
Eh bien en faite il y a deux Angleterre, l'Angleterre moldu et l'Angleterre sorcier qui est caché aux yeux de tout les autres. L'Angleterre en elle même ne serait pas si désagréable à part peut être pour le climat, si un mage noir n'agissait pas et ne tentait pas de me tuer chaque années. Dit Harry avec un sourire ironique tout en serrant les poings en se rappelant l'année précédente.
Ta vie n'as pas l'air d'être facile et moi qui me plaignais d'être trop seul.
Oh je pense qu'être seul est encore pire que d'être poursuivit.
Je ne sais pas je n'ais jamais été poursuivit contrairement à toi qui semble avoir connu les deux situations, si je ne me trompe pas. Dit Marine en lançant un regard très profond à Harry comme si elle essayait de le sonder. A ce contact Harry se raidit.
Oh excuse moi j'oubliais que tu n'étais pas d'ici, tu n'es pas habitué à ce genre d'échanges mais ne t'inquiètes pas je n'essayais pas de violer tes pensées.
C'est pas grave, ne t'excuse pas c'est juste que je repensais à ce mage noir.
Je comprends, tes parents ont dût t'envoyer ici pour te protéger.
Malheureusement non, mes parents sont morts assassinés par ce même sorcier mais c'est vrais que si on m'a envoyé ici c'est pour me protéger même si c'est plus de moi que de ce mage.
Oh je suis désolé pour tes parents, moi aussi ma mère est morte, je l'aimais beaucoup et ça me fait un grand vide je pense savoir ce que tu ressens. Dit-elle d'une voix apaisante.
Je n'ais pratiquement pas connu mes parents, ce n'est comme pour toi qui as passé une partie de ta vie avec ta mère, cela doit être beaucoup plus douloureux. » Dit Harry tristement.
Ils fixèrent ensuite la mer sans dire un mot comme si elle pouvait les apaiser, puis soudainement Marine se mit à chanter la même chanson triste que les autres soirs mais ce soir ce n'était pas la même chose pour Harry comme si la proximité avec la jeune fille faisait ressortir des émotions dans la chanson qui n'étaient pas présentes avant, Harry finit par fermer les yeux tant les larmes perlaient au coin de ses paupières.
Ae il temù telii ona des fulmo Mëirra
Fluctuam jilun qui jùre lüft do saaïa
Silvier na doumi queso sùil feri elmi
Queo lesmo trea frenesum ùteal hui
Duea redi tùruê kloiu mines Mëirra
Joun guedsù quoun flucoin blacchia
Deur jiff deul sumo plerit ser plaviu
Hiov wedrel qüèlo vuit deul kùlionu
Elhi, Elhi redi des fulmo as Mëirra
Sion jiff na plestri doumi de feiera
Qoiem mines feri hamfillote ômiio
Servum guyron ser de fiuhr vunio
Nomina bello desdemonia Mëirra
Duion Elhi as fluctuam sion baïaa
Wulli siou des nuon na dejubbillée
Guy muuâ plestri na quiff des effëe
Mërria, Mërria, Mërria alla muiaa
Elhi, Elhi, Elhi fuvia kilom pestriaa
Vernonlu as sumo belleyti esquorum
Mërria, Mërria, Mërria alla baïïaa
Elhi, Elhi, Elhi hui mores ser quoiaa
Celom ser flucoin sion derlm dromum
Lorsqu'elle s'arrêta Harry put voir qu'elle pleurait.
« Je n'est jamais entendu quelqu'un chanter aussi bien que toi. » Dit Harry ému.
Mais Marine continua de sangloter alors Harry pour la réconforter passa un bras derrière ses épaules et la serra contre son torse, elle lâcha toute ses larmes sur l'épaule d'Harry.
« Merci beaucoup pour ta tendresse ça m'a énormément libéré, en faites c'est la première fois que je pleure comme ça mais je me sens soulagé. Dit la jeune femme sans chercher à desserrer son étreinte comme si elle cherchait du soutien, ce qu'Harry comprit en resserrant encore plus l'étreinte.
C'est normal de pleurer quant on a perdu quelqu'un, en plus la chanson que tu chantes bien que très belle n'est pas très gais.
C'est ma mère qui me la chantait quant j'étais petite, ça va peut être te paraître idiot mais je m'accroche à cette chanson comme si elle me reliait à ma mère alors que je sais très bien que je ne la reverrais plus. Dit-elle en s'essuyant les yeux.
Non ce n'est pas idiot, on n'a tous besoin de réconfort et si ta lueur se trouves dans cette chanson alors garde la au plus profond de ton cœur comme si c'était un secret inviolable. Dit Harry avec sagesse.
Tu as sans doute raison, mais que dira mon cœur en apprenant que je l'ais partagée avec toi. » Dit elle en riant avec un sourire mesquin.
Harry la regarda dans les yeux puis se jeta sur elle et commença à la chatouiller si bien qu'elle éclata de rire, puis quant elle réussit à se défaire de l'étreinte d'Harry, elle se mit à courir sur la plage le jeune homme à sa poursuite.
L'heure était avancée lorsque Marine et Harry se relâchèrent en se donnant rendez vous la nuit suivante, avant de partir Marine déposa deux baisés sur les joue de Harry, qui avait beau avoir tout le self contrôle qu'il voulait, ne put s'empêcher de rougir.
« Harry debout paresseux »
C'est donc au son de la voix mélodieuse d'Aberforth qu'Harry se mit debout, il n'eut même pas le temps de s'étirer qu'Aberforth était sur le seuil de la porte.
« Alors qu'est-ce qui t'arrives, on dirait que tu étais en charmante compagnie hier soir. » Dit le sorcier avec un sourire. Ce qui provoqua l'effet escompté lorsqu' Harry rougit violemment.
« C'est bien ce que je pensais, mais tu fais ce que tu veux de tes nuits, ce que j'admets moins c'est que tu n'as rien retenu de notre entraînement, combien de fois t'ais-je dis de ne pas montrer ta gène ou encore des détails qui peuvent permettre de deviner tes pensées comme par exemple rougir violemment. » Dit Aberforth une expression sévère sur le visage.
« Sinon, comment elle s'appelle ? Dit-il en perdant son air contrit.
Marine. Répondit Harry plus que surpris par le changement soudain d'attitude de son mentor.
Très jolie en effet, en plus c'est une chanteuse hors pair et elle peut facilement émouvoir même les plus téméraires. Dit le vieux mage avec un clin d'œil complice.
Comment le sais-tu ? Demanda Harry furieux.
Disons que grâce au développement de ma sensibilité j'ai une idée de tous ce qui se passe autour de moi, je perçois tes sentiments pour pouvoir intervenir si jamais il y a un problème.
Mais c'est de l'espionnage ! Rugit Harry.
Eh bien jeune homme si tu ne veux plus que je te surveille tu n'as qu'à travailler sérieusement pour protéger ton esprit. Eh maintenant assez parlé, on commence l'entraînement.
Tout de suite mais je n'ais même pas pris ma douche.
C'est de ta faute tu n'avais qu'à te lever plus tôt, on se retrouve en bas dans deux minutes. »
L'entraînement se passa plutôt bien hormis qu'Harry était souvent distrait en pensant à la veille mais il faisait tout pour bien faire si bien qu'il avait enfin atteint le contrôle total de son corps, il lui manquait juste un peu d'endurance mais les muscles de son corps ressortaient peu à peu surtout les abdominaux et un peu les pectoraux mais il lui fallait encore beaucoup travailler surtout les biceps, les iso-jambiers et les dorsaux.
Il s'entraînait maintenant surtout sur le contrôle de son esprit en n'y mettant énormément de volonté ne voulant pas qu'Aberforth le suive par la pensée dans toutes ses escapades nocturnes.
En faites Aberforth en était tout à fait conscient, il avait fait cela simplement uniquement pour motiver son élève et cela avait très bien marché.
Le soir arriva enfin et il se dirigea vers la plage où se trouvait déjà Marine, en se retrouvant face à elle il ne sut pas tout d'abord comment agir mais elle le rejoint et lui fit la bise, ils parlèrent alors pendant un moment de tout et de rien puis ils eurent l'idée d'aller se baigner, Harry enleva simplement sa chemise, laissant voir ses muscles naissant tandis que la jeune fille portait déjà un maillot de bain deux pièces laissant voir ses formes plus qu'agréables.
Ils rentrèrent dans l'eau, qui était tiède à ce moment de la soirée, s'amusant comme des enfants sous l'éclairage de la lune puis lors d'un contact anodin Harry saisit les hanches de la jeune femme et plongea ses yeux dans les siens, il réduisit alors l'espace entre leurs visages comme il l'avait fait avec Cho l'année précédente mais lorsqu'il ne resta plus que quelques centimètres la jeune femme fut prise d'un tremblement et elle repoussa Harry lui murmurant qu'elle devait partir avant de s'enfuir à l'intérieur de l'île.
Harry était dépité, il avait envie de crier, de sortir toute les tensions de son corps.
Pourquoi toujours moi, qu'est-ce que j'ai bien pu faire. Se morfondait Harry.
Il resta de nombreuses minutes assis sur le sable en regardant les étoiles et en maudissant sa vie.
Harry fut réveillé par les cris des oiseaux qui cherchaient leurs nourriture à marée basse, il se leva le dos douloureux à cause des pierres qui lui avaient tranchés le dos durant la nuit, puis il se dirigea vers la maison d'Aberforh avant que celui ci ne se réveille, ce ne fut que quant il prit sa douche que le souvenir de la veille lui revint. Il se sentit alors abandonné comme au début de l'été si bien qu'il ne sentit pas les jets d'eau bouillant lui brûler le dos, il était à nouveau près à mettre fin à ses jours sauf que cette fois c'était comme si une force invisible lui donnait de quoi résister à la tentation et remplaçait ses envies suicidaires par une volonté de survie ainsi qu'une envie intense de venger ses proches et de protéger ses amis de Voldemort, il avait déjà assez souffert et cette fois il allait se battre.
C'est donc avec une hargne retrouvé qu'il sortit de la salle de bain et alla de lui même sur le parcours du combattant, il en sortit deux heures plus tard et rejoignit Aberforth qui était dans la cuisine et qui ne semblait pas du tout surpris de le voir.
« Je suis fier de toi Harry, j'ai senti ce matin un changement en toi, signe que tu as atteint un certain degré de maturité et que tu as compris l'enjeu de cette guerre, tu as un rôle capital dans ce conflit et tu dois t'entraîner très sérieusement comme tu l'as fais ce matin. Harry ce que je vais te dire maintenant est très important, tu ne gagneras cette guerre que si tu es sur de toi et que tu gardes la tête froide jusqu'au bout, c'est pourquoi tu ne dois surtout pas être influencé par toute les choses de la vie quotidienne même si elles sont pénibles, ne garde en tête que les bons moments et profite de la vie. »Dit Aberforh l'air plus sérieux que jamais.
Le reste de la matinée fut utilisé pour l'entraînement de l'esprit et Harry à force de concentration parvint à ressentir quelques vagues émotions d'animaux et d'humains aux alentours, puis il se concentra à essayer de repousser les attaques mentales que lui lançait Aberforth par un autre procédé que l'occlumencie, qui visait à repéré l'intrusion dans son esprit grâce à une maîtrise total de son corps en protégeant les informations les plus capital derrières des barrières mentales, qui était très difficile à mettre en place et qu'Harry essayait tant bien que mal de construire mais elles craquaient à chaque fois sous les puissants assauts d'Aberforth, heureusement celui ci était beaucoup moins brutal que Rogue et s'arrêtait dès que Harry craquait.
Le soir arriva rapidement et Harry alla s'asseoir sur le rocher dans l'espoir que Marine se décide à revenir mais malheureusement pour lui la jeune femme ne revint pas.
Les jours qui suivirent furent assez pénibles pour Harry, premièrement car l'entraînement d'Aberfoth devenait de plus en plus difficile surtout au niveau physique où Harry devait à présent s'entraîner cinq heures par jour ensuite il fortifiait ses barrières mental et augmentait sa concentration mais il avait beau faire des efforts pour se concentrer il était toujours distrait par l'absence de « sa divine cantatrice ».
Il allait tout les soirs sur la plage avec l'espoir de l'apercevoir mais revenait toujours triste, Aberforth l'avait tout de suite comprit et entraînait de plus en plus Harry pour lui occuper l'esprit, d'autant plus que le temps leurs était compté, il ne restait plus que deux semaines avant le départ d'Harry et il avait encore beaucoup de chose à apprendre même si il faisait beaucoup d'effort.
Au niveau physique il développait de plus en plus ses muscles et n'allait pas tarder à devenir un vrai Playboy, il arrivait même à passer sous la barre des deux heures au parcours du combattant. Il avait par contre plus de mal pour l'entraînement mental, il ressentait un blocage qui provenait sans aucun doute du vide causé par l'absence de Marine qu'il avait apprit à aimer malgré le peu de temps qu'ils avaient passé ensemble. Il avait alors convertit tout son stress et toute sa tristesse en amour pour la jeune femme mais maintenant qu'elle n'était plus là il ressentait à nouveau le vide du début des vacances.
Harry n'avait même plus le courage d'aller vérifier si elle était sur la plage, ce soir là, mais une chanson qu'il ne connaissait que trop bien lui vint soudain aux oreilles lui faisant sauter deux battements cardiaque, il regarda par le balcon et vu qu'il s'agissait bien d'elle, il sortit vêtu simplement d'un jeans exposant ainsi ses abdos et s'approcha de la plage mais s'arrêta soudain. Que va-t-elle me dire ? Comment va-t-elle réagir ?
Il réfléchit plusieurs minutes.
Oh et puis zut, c'est trop con de se poser ce genre de questions maintenant, il faut y aller.
Il s'approcha alors doucement par derrière.
« Salut. Dit Harry faisant sursauter la jeune femme.
Oh Harry ! Tu m'as fait peur. » Dit elle avant de lui sauter au coup avant de se mettre à sangloter contre son épaule.
« Pardonne moi Harry je suis vraiment stupide.
C'est pas grave. Dit Harry en la réconfortant.
Si, je n'ais pas pensé à ce que je faisais, j'ai pris peur au moment où tu allais… »
Mais la jeune femme ne termina pas sa phrase car elle avait redressé la tête et avait plongé ses yeux bleu azuré rougit par les larmes dans ceux d'Harry. Cette fois Harry prit ses précautions et entoura la blonde de ses bras puis il réduit l'espace entre eux jusqu'à ce que leurs lèvres se touchent, il ressentit à nouveau un tremblement de la part de Marine mais cette fois elle ne s'enfuit pas et se pressa encore plus contre Harry, celui ci ouvrit la bouche et fit passer sa langue entre les lèvres de sa partenaire frissonnant au contact de la bouche de la jeune femme, puis il lui caressa la langue avant de se lier dans un profond baisé.
Ils ne se séparèrent que plusieurs minutes plus tard, aucun des deux n'ayant envie de parler.
« Harry je suis sincèrement désolé, je n'avais jamais eut d'expérience avec quelqu'un d'autre sur cette île et je suis plutôt solitaire alors j'ai paniqué. Dit la jeune femme.
C'est rien, je comprends tout à fait. » Répondit à nouveau Harry avant de l'embrasser.
Ils finirent la nuit sur la plage dans les bras l'un de l'autre en se murmurant des mots d'amour entre deux baisés enflammés.
Harry fut à nouveau réveillé par les goélands mais ne mit cette fois que quelques secondes à se souvenir de la nuit dernière en apercevant la personne qui dormait contre son torse, elle était encore plus belle lorsqu'elle dormait, on aurait dit une princesse elfe ou une déesse Grec.
« Salut beau prince. Murmura la jeune femme en ouvrant les yeux.
Bien dormis… princesse. Dit Harry en suivant son jeu.
On ne peut pas dire que le sable soit très confortable mais avec une tel compagnie, comment aurait il put en être autrement ?
Tu veux dire avec un tel oreiller, tu m'as écrasé toute la nuit. Grogna Harry avec un sourire mesquin.
Toi tu vas me le payer. » Répondit Marine en se mettant à la poursuite de son bien aimé.
C'est donc sous les éclats de rire qu'Aberforth se réveilla, « Ha les jeunes » Soupira-t-il avec un sourire nostalgique avant de se lever.
Il avait apprit à connaître Harry en une semaine mais il était toujours surpris par ses réactions, il avait tant souffert qu'il avait bien le droit lui aussi à un peu de bonheurs mais ça tout le monde semblaient l'oublier, pour les gens il n'était qu'un symbole, il était Harry Potter le sauveur de l'humanité. Pratiquement personne n'avaient vu Harry Potter comme il l'était vraiment, c'est à dire un adolescent qui avait grandit beaucoup trop vite et avait encore besoin de s'épanouir.
Harry était un adolescent complexe il avait été traumatisé dès le plus jeune âge, avait connu des pertes, subit de grandes désillusions et il était sûrement l'un des seuls à voir la vie comme elle l'était vraiment c'est à dire cruel et pleine d'épreuves. Mais en même temps c'était un adolescent comme jamais il n'en avait vu, plein de valeurs morales, toujours prêt à aider les autres, possédant entre autre un courage hors du commun.
Les deux adolescents quant à eux ne se posaient pas ce genre de questions tant ils étaient occupés à se lover, jamais Harry n'avait été aussi heureux mais il dut se séparer de sa belle pour aller retrouver Aberforth afin de commencer l'entraînement, il donna rendez vous à la jeune fille en fin d'après midi puis l'embrassa langoureusement avant de partir en direction de la maison.
« Bonjour ! S'écria Harry en rentrant dans la cuisine.
Tu as l'air de bien bonne humeur ce matin. Dit Aberforth en buvant son thé.
Ouais j'ai du me lever du bon pied.
Et surtout bien accompagné. Rigola Aberforth.
Hum aussi. Reprit Harry en lançant un regard assassin à son mentor.
Alors c'est Marine l'heureuse élue ? Demanda sournoisement le mage.
Ouais.
Hum, une histoire bien triste. Murmura tous bas Aberforth ce qui n'échappa pas à Harry.
Tu sais quelque chose sur elle ?
Ce n'est pas à moi de t'en parler, elle le fera si elle le souhaite ». Dit Aberforth sur un ton qui signifiait que la conversation était finie.
La matinée se passa normalement jusqu'à ce qu'Aberforth propose un duel pour voir les progrès qu'Harry avait faits. Ils se mirent donc en place sur le ring de duel.
Chacun observant les mouvements de l'autre, ce fut Aberforth qui rompit le silence :
« Incarcerem » Harry évita facilement son sort et répliqua à son tour « locomotor mortis » Aberforth fut surpris qu'Harry lance un sort aussi basique mais réussit à l'éviter il ne put cependant pas éviter le sort qu'Harry lança immédiatement après : « impedimenta ». Il mit quelques secondes pour se libérer laissant ainsi à Harry le temps de concentrer sa puissance magique et de lancer un sort d'onde de choc « projicio ex » mais Aberforth avait disparu.
En se concentrant mentalement pour pouvoir le détecter Harry s'aperçut qu'il n'avait pas disparu mais qu'il bougeait très vite. Pour pouvoir le toucher il fallait donc bouger aussi vite que lui alors Harry murmura la formule de célérité : « celeritis corpori », l'inconvénient de se sort c'est qu'il demandait énormément d'énergie, Harry n'arriverait pas le maintenir très longtemps il fallait donc finir le duel rapidement. Soudain Aberforth lança un sort qu'Harry ne connaissait pas « disapointum », le jeune homme se sentit alors drôle comme s'il ne savait plus où il était, il n'avait plus de repère ce qui était très déstabilisent, il essayait juste de ne pas être touché par les nombreux éclairs de stupéfixion que lui envoyait Aberforth ce qui n'était pas facile dans la mesure où il ne savait pas ce qu'il faisait, il jeta alors au hasard un sort de douleur mineur « doleo » qui par chance atteint le bras d'Aberforth qui du lâcher sa baguette, Harry allait gagner il n'avait plus qu'à ramasser la baguette mais s'en sans rendre compte à cause du sort d'Aberforth il trébucha, or on n'avait pas le droit de sortir du ring lors d'un duel Aberforth avait donc gagné.
« Jolie duel. Dit Aberforth en enlevant le sort à Harry. Tu m'as surpris avec ton doleo, je ne pensait que tu maîtrisais un sort de douleur même mineur, tu dois faire très attention en utilisant ce sort car même s'il n'est pas aussi puissant qu'un endoloris si tu y mets assez de force les effets peuvent être dévastateur peut être même mortels. Tu as très bien combattu heureusement que mon sort à eut l'effet escompté.
Tu voulais me faire tomber ?
Bien sur il me fallait pour cela que tu te déconcentres, alors j'ai lâché ma baguette en te laissant croire que tu avais gagné, tu t'es alors déconcentré pour attraper ma baguette et tu as chuté. C'était pour te monter qu'il faut rester concentré du début à la fin dans un duel car on ne sait jamais ce que l'adversaire prépare. Dit sagement Aberforth.
Au faite c'était quoi ce sort ?
Un sortilège de la classe confusion, un des moins puissants d'ailleurs.
Ils sont très efficaces tu pourras me les apprendre ?
Mais j'y compte bien. » Répondit Aberforth avec un sourire.
Le reste de la journée passa très vite et au coucher du soleil Harry alla retrouver Marine, elle était assise sur la plage les bras entourant ses genoux et semblait frissonner, elle était vêtu d'une simple robe qui s'arrêtait à ses genoux, Harry s'approcha lentement d'elle et lui passa un bras autour des épaules mais elle n'eut aucune réaction, il lui tourna alors la tête et remarqua qu'elle pleurait silencieusement.
« Qu'est-ce qui va pas ? Demanda Harry en la serrant contre lui.
Rien je repensais juste à ma mère. Dit Marine un air de détachement dans la voix qui lui rappelait Luna Lovegood.
Elle te manque beaucoup n'est-ce pas ? »
Elle répondit d'un hochement de tête avant de mettre sa tête sur l'épaule d'Harry.
« Ma mère était quelqu'un d'exceptionnel, elle avait toujours le sourire et savait toujours redonner l'espoir, malheureusement un jour un homme s'est échoué en bateau sur cette île, il était très faible alors ma mère l'a recueillit et l'a soigné, elle en est même tombé amoureuse, seulement cette homme en a beaucoup profité et quant il a été parfaitement rétablit il s'est approché de ma mère alors qu'elle faisait son linge, il l'a attrapé et l'a violé puis il est partit et on ne l'a plus jamais revu. »
Elle marqua une pause.
« Tu as compris n'est-ce pas ? Je suis née d'un viol. Oh Harry je suis affreuse n'est-ce pas ? Dit-elle en sanglotant de plus belle.
Bien sur que non, ce n'est pas de ta faute mais de celle de ce salaud, si un jour je le retrouve je lui ferais payer je te le jure, à quoi ressemblait il ?
Ma mère m'a juste dit qu'il était grand, blond, les yeux bleu avec un anneau à l'oreille et une cicatrice sur le torse, ah il avait également un tatouage horrible selon ma mère une espèce de tête de mort avec un serpent.
La marque des ténèbres !
Tu connais ?
C'est le symbole de celui qui a assassinée mes parents, c'est sûrement un de ses serviteurs ça ne m'étonnerait pas d'eux, ce sont des êtres dénués de toute valeurs, ils sont près à tout pour s'attirer l'attention de leurs maître, même les actes les plus bas, il sont vraiment abjectes j'en ai même vu un se couper la main et la jeter dans une potion de magie noir afin de ressusciter son maître. Dit Harry d'une voix chargée de haine.
Les meurtres de nos parents ne sont pas si éloignés alors.
Je te promets de le retrouver et de lui en faire baver.
Ne risque pas ta vie pour ça. Dit-elle à Harry qui ne répondit pas.
Après ce qu'il a fait ce serait normal de lui faire payer.
Oh mais ce n'est pas tout, quant j'ai eu six ans ma mère est morte d'une maladie mystérieuse, sur le coup je n'ais pas comprit lorsque le médecin à parlé de maladie sexuelle, or ma mère n'a eut qu'un seul rapport, le viol l'ayant dégoûté, il est donc doublement responsable, de ma création puis de la mort de ma mère.
Chut. Chuchota Harry en l'embrassant. Moi je t'aime.
Moi aussi, tu es mon seul espoir dans cette vie. Murmura-t-elle.
Je ne te laisserais pas tomber.
Il le faudra pourtant, ta vie n'est pas ici et tu le sais, en plus si tu veux venger ma mère.
On trouvera un moyen. Lui souffla Harry dans l'oreille.
Ca ne sert à rien de se faire de fausses illusions.
On verra, au faite tu résides où depuis que ta mère est…
Chez des voisins qui ont acceptés de me recueillir, ils sont gentils avec moi mais ils ne remplacent pas ma mère.
Personne ne remplace une mère. » Dit Harry avant de l'embrasser.
Harry s'entraînait de plus en plus, cela faisait une semaine et demis qu'il était sur l'île et Aberforth n'arrivait pas à réaliser les progrès stupéfiant qu'avait fait le jeune homme en si peu de temps, Harry devenait de plus en plus endurant aussi bien en sport qu'à la méditation qui augmentait ses réserves magiques de jours en jours, il n'avait maintenant plus besoins que de ne dormir six heures par nuit après un entraînement acharnée et cinq en tant normal.
Aberforth avait d'ailleurs commencé à lui enseigner les sortilèges de la classe confusion durant la nuit. Quant enfin tout ses entraînements étaient terminés Harry pouvait aller retrouver sa dulcinée sous la surveillance de la lune.
Harry essayait de plus en plus d'aborder le sujet de Marine avec Aberforth mais celui ci se défilait à chaque fois, un soir pourtant alors que l'entraînement était finit Aberforth le fit s'asseoir à ses cotés dans le salon :
« Harry cela fait plusieurs jours que tu veux me parler, je pense savoir le sujet que tu veux aborder mais dis toujours. Soupira le vieil homme.
C'est à propos de Marine.
C'est ce que je pensais, que veux-tu savoir ?
N'y a t'il pas un moyen pour elle de partir d'ici ?
Il existe bien un très ancien rituel qui aurait le pouvoir de briser la malédiction sur un seul habitant, mais cela ne s'est jamais vu.
Une malédiction ?
Oui, ce ne sont pas des lois qui empêche les habitants de cet île à pouvoir partir mais bien une malédiction, il y a très longtemps lorsque cette île était encore très peuplé, un sorcier très puissant nommé Alvarus Hogway tomba éperdument amoureux d'une jeune femme qui s'appelait Nérré d'où le nom de cette île. Norrobaïa signifie en faite la malédiction de Nérré, d'ailleurs si tu étais aller te promener un peu dans l'île tu y aurais vu pleins de statuts de cette femme qui a vraiment déterminé le future de cet île, mais je comprends cependant tout à fait, que tu ais d'autres choses à faire. » Dit Aberforth en faisant un clin d'œil à Harry qui lui jeta un regard noir.
« Bon bon, c'est bon je reprend mon histoire, dit Aberforth le sourire aux lèvres, alors voilà Alvarus était un très grand sorcier Anglais, tu en apprendra certainement plus sur lui dans peu de temps, je vais juste rajouter pour ta culture qu'à cette époque cette île était sous une très forte domination Anglaise, mais les relations se désagrégeaient lentement entre les deux nations, Alvarus fut envoyé sur place par le ministre de l'époque : Mnéarus wolfgang Davies.
Je connais un Davies à Poudlard. S'écria Harry.
Les Davies sont une très ancienne et puissante famille, ils sont arrivée en Saxe comme on l'appelait autrefois lors des premières incursions viking, ils se sont très vite imposés et on ne compte plus les membres de cette famille qui ont eu des postes importants au ministère ou dans l'armée, quoi qu'il en soit Mnéarus à envoyé Alvarus à Norrobaïa dans le but de contrôler le pouvoir du nouveau roi qui était fougueux et impulsif, il se nommait Dukric. Durant son séjour Alvarus fit connaissance de la princesse Nérré qui était la fille de Dukric et il en tombât passablement amoureux, le problème c'était qu'entre temps les relations avec l'Angleterre avaient encore empirées, alors quant Alvarus alla demander la main de sa fille à Dukric celui ci le fit chasser de l'île et enferma sa fille dans le donjon de son château. Fou de colère Alvarus jeta une malédiction sur l'île qui disait que toutes personnes née où résidant sur l'île depuis des années ne pourraient plus sortir de l'île. Comme lui ne pouvait pas faire sortir sa bien aimé de l'île, il n'y avait pas de raison pour que d'autres personnes puissent partir, selon Alvarus, les eaux autour de cette île à plusieurs miles sont arrêté par une barrière magique d'où aucun humain ne peut sortir à part ceux qui venait juste voyager ou suivre une formation comme toi, car à cette époque l'île à formé de nombreux combattants aux armes, par la suite lorsque la population de l'île à commencé à largement diminuer vu le peu de visiteurs qui venaient s'installer définitivement sur l'île le gouvernement à encore durcit la loi qui est celle que tu connais, une fois que l'on s'installe ici peu importe la durée, à part pour les voyageurs et les personnes venant suivre une formation, c'était pour la vie. Néanmoins on raconte qu'Alvarus qui n'avait pas oublié la peine qu'il avait eut quant il dut abandonner sa femme, d'ailleurs il ne s'en remit jamais, donna la possibilité aux jeunes gens majeur de prouver leur amour à la personne de l'île, par des défis très compliqué où il devait mettre sa vie en danger à chaque instant, il fallait pour cela trouver le phœnix rouge qui vivrait dans l'île pour qu'il te fasse passer l'épreuve. J'ai cherché ce phœnix pendant des mois tout en sachant que le temps jouait contre moi si bien que le jour où je dus choisir entre rester et partir arriva trop vite et je décidais de rester sur l'île avec la personne que j'aimais. Termina Aberforth avec une profonde tristesse sur le visage.
Je trouverais ce phœnix. Dit Harry rageur.
Dois-je te rappeler que tu n'es même pas majeur et que seule une personne majeure peut trouver le phœnix.
Mais je n'arriverais jamais à tenir une année sans voir Marine.
Tu pourras toujours la voir pendant les vacances et lui écrire des lettres mais je veux que tu me jures une chose, si jamais tu ne le trouves pas ne fais la même connerie que moi, ta destinée est ailleurs, beaucoup de chose reposent sur tes épaules Harry. Dit le vieil homme en lui donnant une tape sur l'épaule.
Je peux te poser encore une question ? Demanda le jeune homme.
Bien sur les vieux sont là pour ça. Répondit Aberforth avec un sourire.
Comment tu as fait pour savoir cela, même les gens de l'île ne semblent pas connaître cette possibilité.
Ce savoir a été oublié depuis très longtemps, seul le conseil en conserve une trace dans sa bibliothèque, bien évidemment il se garde de le crier sur tout les toits, leurs politiques étant basé sur la conservation de la population mais j'ai toujours eut un caractère fouineur et je suis tombé dessus comment dire… par hasard. Dit le vieil homme avec un sourire.
Tu veux dire que tu as piqué des informations aux sages. Demanda Harry étonné.
Aucun sens des nuances, je leurs est simplement emprunté un livre il y a quelques années il faudra d'ailleurs peut être que je pense à leurs rendre. »
Décidément les Dumbledore ce ressemblaient anormalement. Pensa Harry.
