Ouh là… Je viens de regarder la date de mon dernier update… Est-ce que ça fait vraiment deux ans depuis la dernière fois que je me suis montré le bout du nez? Si c'est le cas, eh bien, sachez que je suis tout à fait confuse! Je comprendrais que vous boudiez ce chapitre, bien qu'il soit l'un des derniers, ainsi que celui dont j'attends le plus grand nombre de reviews (bonjour le manque d'assurance). Du moins voilà, je tiens à m'excuser auprès de tous ceux qui ont dû attendre après ce chapitre, je sais ce que ça fait… Mais bon, blocage intense suivi de l'oublie (oui oui, c'est possible) de la fic. Maintenant, je suis amoureuse, et je viens tout juste de finir le dernier livre de Harry Potter. (Oui bon, finir est un grand mot puisque je fixe depuis un mois déjà la dernière page de l'Épilogue, mon cerveau refusant de le lire… C'est fou comme c'est terrifiant, la fin d'une aventure!) M'enfin, trêve de bavardages inutiles, voilà le chapitre tant attendu (du moins, je l'espère). En espérant qu'il vous plaise toujours autant! Toujours aucune promesse pour la date du suivant… Sinon, je vous aime!!!

Disclaimer: Les personnages et le contexte de cette histoire ne m'appartiennent pas, l'honneur revient de droit à la déesse qu'est J.K. Rowling. Par contre, cette histoire-ci est à moi.

Paring: Harry/Drago

Note de l'auteur: Attention, SLASH, c'est-à-dire une histoire qui comporte des relations homosexuelle. Si cette idée ne vous plait pas, Au revoir! Les autres, bonne lecture!

Chapitre 8 : Dure réalité…

Harry entra dans le dortoir des Gryffondor et s'effondra sur son lit. Son VRAI lit.

Alors qu'il rabattait les couvertures sur sa tête pour s'enivrer se la chaleur et de l'odeur des draps qu'il aurait pu reconnaître parmi 1000, quelqu'un ouvrit la porte.

- Harry, fit la voix de Ron près de son lit. Harry, est-ce que ça va?

L'interpellé sortit des couvertures pour regarder son ami en souriant.

- Mais bien sur que ça va, Ron, pourquoi tu me demandes ça?

Ron le regarda en fronçant les sourcils, comme s'il avait dit quelque chose de particulièrement insensé.

- Parce que tu n'es pas en cours et que la chambre a été victime de ta crise de colère d'hier… dit-il en articulant très lentement, comme on ferait pour faire comprendre une chose compliquée à un enfant extrêmement têtu.

- Oh, ça… fit Harry en se passant une main dans le visage. Il avait l'impression que plusieurs mois le séparaient de cette "crise de colère", comme le disait Ron. Drago venait de le laisser tomber. C'était ce soir-là qu'il avait fait un vœu qui l'avait fait tomber dans une toute autre vie, et il était devenu un tout autre Harry.

Vraiment? fit une voix dans sa tête. Il soupira. Non… Il n'était pas un tout autre Harry. Il avait simplement laissé ce coté sombre prendre l'emprise de son esprit, de son corps et de son cœur.

- Harry, t'es toujours là? insista Ron en passant une main devant ses yeux, ce qui eut pour effet de le faire sursauter.

- Hein, quoi? fit-il en levant la tête pour regarder celui qui l'avait interrompu dans ses pensées. Oh, Ron, oui ça va, je suis là.

Il prit une pause avant de soupirer de lassitude.

- Écoute, Ron, je…

- Non, Harry, tu n'as pas à t'expliquer… dit-il avant de se retourner vers son lit pour y chercher quelque chose, mais Harry ne vit pas de quoi il s'agissait.

- Mais j'en ai envie… C'est à ça que servent les amis, non?

Le roux se figea dans son mouvement, ses épaules se redressant comme s'il était soudainement très tendu.

- Oui, répondit-il doucement. C'est à cela que servent les amis… Mais j'ignorais que tu m'attribuais toujours ce titre…

- Mais qu'est-ce que tu crois? Jamais tu n'as arrêté d'être mon ami…

- C'est faux.

Il recommença à s'activer devant son lit, mais Harry avait l'impression qu'il ne faisait rien d'autre que de se tenir occupé, de lui tourner le dos, comme si ça lui était nécessaire.

- Notre amitié s'est arrêtée le jour où il est entré dans ta vie, reprit Ron sur un ton neutre, ne se donnant pas la peine de se retourner pour regarder la réaction de son interlocuteur. Celui-ci aurait préféré qu'il ne reprenne jamais, car maintenant, il se retrouvait sans mot.

- Je… ne vois pas ce que… commença-t-il sans grande conviction, mais il fut coupé par Ron qui se tournait et dardait sur lui un regard froid.

- Ne joues pas les idiot, tu sais très bien de qui je veux parler, Harry.

Le survivant avala difficilement sa salive avant de détourner le regard. Alors Ron savait. Il avait tout fait pour garder cette relation secrète, mais son compagnon de chambre l'avait quand même découvert.

- Depuis longtemps? demanda-t-il en fixant la fenêtre, ne sachant plus trop quel comportement adopté. Il se sentait trahi, car Ron n'avait pas pris la peine de lui faire part de sa découverte, mais aussi intimidé parce que luin'avait pas eu le courage d'en parler à son meilleur ami.

- Depuis le jour où Hermione et moi nous t'avons surpris en train de l'embrasser à pleine bouche dans une classe vide.

- Et ça fait longtemps?

- Oui, dit-il simplement en haussant les épaules avant de retourner à son lit.

Le silence régna pesamment dans la pièce pendant très longtemps, simplement accompagné du va et vient que faisait Ron en secouant ses draps. Et dire qu'Harry avait eu tellement hâte, alors qu'il marchait pour le dortoir, de finalement tout raconter à Ron. Maintenant il apprenait que ses deux meilleurs amis savaient son secret depuis longtemps mais qu'ils n'avaient pas pris la peine de le lui dire. Et lui n'avait pas fait mieux.

- Je dois retourner en cours…

Harry releva la tête vers lui et sursauta. Il était juste à coté de lui.

- Moi aussi…

- Alors on se verra en cours, répondit-il en haussant les épaules avant de se diriger vers la porte. Pourquoi agissait-il avec tant d'indifférence à son égard alors que Harry sentait bien qu'il voulait exploser.

À vrai dire, il aurait préféré qu'il se mette en colère et qu'il jette au travers de la fenêtre tout ce qui lui passait sous la main. Mais non, il restait impassible, au grand malheur du survivant. Soudain, il réalisa qu'il n'avait pas spécifié quelque chose, il avait plutôt contourné la question, et il sentait que s'il ne le faisait pas maintenant, avant que Ron ne sorte de la chambre, plus jamais l'occasion ne se représenterait.

- Ron?

- Quoi? dit celui-ci en se retournant.

- C'est faux… Tu n'as jamais arrêté d'être mon ami. L'amitié ne cesse pas du jour au lendemain… Moi je n'ai jamais cessé d'être ton ami, et je n'ai jamais arrêté de te considérer comme un frère…

Ron resta un long moment immobile à le regarder, et Harry avait très peur de recevoir une réponse du genre "Alors ce que nous avions ne devait pas être de l'amitié!" ou alors "Dommage que tu aies tout gâché!". Cependant, la réponse le surpris plus encore que ce qu'il aurait pu imaginer.

- Le problème, Harry, c'est que je ne veux pas que ton amitié …

Puis, sans attendre une seconde, il se retourna, ouvrit la porte et la referma, laissant derrière lui un Harry qui avait des airs de poisson, assis dans son lit, plutôt verdâtres, à ouvrir et fermer la bouche, incapable de prononcer une seule parole.

- Le monde entier est contre moi… finit-il par dire en se laissant tomber sur son lit et en jetant un oreiller sur sa tête dans la ferme intention de s'étouffer.

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- Hermione, je ne vois vraiment pas ce qu'il y a de si drôle…

Harry était assis dans la grande salle en compagnie de sa meilleure amie et il était très tard dans la nuit, ou très tôt le matin… C'est au choix! La meilleure amie en question était tordue de rire depuis qu'il avait finit son récit, et il affichait maintenant un air vexé totalement convainquant. Peut-être parce qu'il était vraiment vexé…

Hermione fini par se calmer, et elle se tourna pour chercher un mouchoir afin d'essuyer les larmes qui coulaient de ses yeux. Puis, elle regarda Harry avec un air désolé.

- Je te demande pardon, Harry, mais tu es trop marrant… dit-elle en essuyant les larmes à l'aide de son mouchoir. Tu croyais vraiment que nous ne nous rendrions compte de rien? Franchement, même une personne aussi bouchée de Ron aurait pu comprendre que les regards ardents que tu lançais à Malefoy n'étaient plus les mêmes. La passion et la haine se confondent, je te l'accorde, mais de là être imperceptiblement pareils…

C'était bien là la Hermione qu'il connaissait… Toujours à mettre tant de mot alors qu'un simple "Nananananère!" aurait très bien fait l'affaire… Mais non, c'était trop lui demander que d'abréger ses souffrances, il fallait qu'elle fasse durer la torture en ajoutant un tas de mots… Et, de toute évidence, ce n'était pas son dernier…

- Quant à Ron… commença-t-elle tranquillement en reprenant son sérieux. Comme il aurait souhaité qu'elle ne soit pas si sérieuse, ou qu'elle ne parle pas si lentement… Eh bien! Je croyais que c'était lui le garçon le moins perspicace de Poudlard, mais je me rends compte qu'il y a pire…

Ce sourire… Harry aurait tout fait pour lui retirer ce sourire. Encore une fois, utilisation d'un énorme ensemble de mots quand un petit "Mais quel imbécile tu fais, vraiment!" aurait tout dit… Et malgré cela, il ne pouvait s'empêcher de baisser la tête. Comme elle avait raison… Cependant, l'évidence n'en était pas moins difficile à avaler. Ron, amoureux de lui… Ne devait-il pas être amoureux d'Hermione, celui-là?

Oh, bien sûr, il avait couché avec lui quand il était "l'autre" Harry, mais c'était justement un autre Harry! C'était dans une autre dimension, avec des personnages tout à fait différents et de la haine en arrière-plan. Alors pourquoi diable fallait-il que ses sentiments soient les mêmes dans les deux univers? Harry soupira.

- Ma vie ne sera donc jamais facile, dit-il en se frottant les yeux, fatigué.

- Je crois que personne ne peut affirmer avoir une vie facile, Harry, fit sagement Hermione. Tu sais, tout le monde a des obstacles à traverser et la… Mais pourquoi tu rigoles?

Voilà, c'était à son tour d'arborer un air vexé. Tant mieux, qu'elle expérimente ce que c'était de faire rire de sa gueule quand on est plus que sérieux!

- Oh, non, rien, dit Harry en souriant. Je me disais simplement que tu devais absolument laisser tomber les livres. Tous ces mots, Hermione… Tu sais "Arrêtes de te plaindre, on est tous dans la même galère", ça peut aller…

Hermione le regarda, interloquée, puis elle se mit à rire.

- Je vois, dit-elle en faisant mine d'être offensée. Monsieur me trouve trop cultivée pour lui?

Ils rirent de bon cœur, puis, le silence revint, pesant. Chacun fixait un point dans le vide, pris par leurs pensées, oubliant que le reste existait autour d'eux.

- Et pour Drago?

Harry sursauta, à la fois parce qu'il avait entendu le nom de son ex-amant, mais aussi parce qu'il avait oublié la présence de son amie. S'il ne s'était pas retenu, il aurait crié un "T'es encore là toi?" très mal placé. C'est pourquoi il préféra se taire et considérer la question de son amie avec sérieux.

- Quoi pour Drago?

Oui, bon, il ne fallait pas trop lui en demander…

- Qu'est-ce que tu vas faire? demanda-t-elle avec patience. Tu l'aimes et il est évident que lui…

- Je ne l'aime pas!

La réponse avait fusée. Il n'avait pas eu le temps d'y penser, ni d'analyser. Elle était sortie, c'est tout. Il eut l'impression de se retrouver dans un laboratoire et d'être une toute petite souris blanche qui venait d'agir vraiment, mais alors là vraiment très bizarrement sous les yeux ébahis d'un scientifique.

- Oui bon, peut-être un peu… dit-il en détournant les yeux pour les fixer sur le feu, qui n'avait de feu que le nom, bien qu'Harry lui aurait volontiers donné le nom de "tas de braise".

- Un peu, s'insurgea Hermione, mais elle se calma bien vite. Peu importe! Qu'est-ce que tu comptes faire pour le reconquérir?

- Le re… QUOI?

Harry se retourna vers elle à une vitesse folle, provoquant un sursaut de la part d'Hermione et un horrible mal de cou pour lui. Vive la surprise…

- Oui, tu sais, ce truc que l'on fait lorsqu'on perd l'objet de notre désir?

- L'objet de notre… Hermione, franchement, tu pourrais arrêter toutes ces phrases métaphoriques, je t'en prie? Mon cerveau est déjà assez éprouvé comme ça… Et puis, Drago m'a jeté, je ne vais quand même pas me mettre à ses pieds et le supplier de me reprendre!

- Non, bien sur, mais tu peux le rendre fou au point de l'obliger à le faire…

- C'est de Drago Malefoy que l'on parle, n'est-ce pas?

- Lui-même.

- Ça ne marchera jamais, Hermione… Drago a son orgueil, et moi aussi d'ailleurs, je n'ai pas l'intention de m'abaisser à lui demander de me faire la grande faveur de me reprendre…

- C'est toi qui vois… fit-elle avec un sourire mystérieux. Je vais me coucher moi, et tu devrais en faire autant.

- Un excellente idée, dit-il en se levant. Ils se souhaitèrent bonne nuit et se dirigèrent vers leurs dortoirs respectifs.

Harry se demandait ce qu'Hermione avait derrière la tête quand elle avait sourit. Comme si elle manigançait quelque chose… Peut-être n'était-ce que son imagination… Après tout, ce ne serait pas la première fois qu'elle lui jouait des tours…

En entrant dans la chambre, il remarqua que le lit de Ron était vide. L'espace d'un instant, il se demanda où son compagnon de chambre pouvait bien être passé, mais à la minute où il s'effondra dans son lit, toute question s'évapora, laissant place à un sommeil qu'il jugeait plus que mérité…

À suivre!

C'est bel et bien la fin de ce chapitre! J'espère recevoir tous pleins de jolis reviews. Cependant, j'accepte aussi le moins jolis, et les tout à fait horrible. Au fait, vous saviez que les livres de Harry Potter étaient interdis par le Vatican? S'il fallait que le pape tombe sur ma fic, il ferait bien une syncope! Du moins, trêve de divagation, j'attends vos commentaires en grand nombre! À bientôt (du moins, je l'espère!) [On va bien voir qui me reste fidèle, et ce, après deux ans!