Disclamer : les personnages de NCIS ne m'appartiennent pas.
Mais William Lewis Forrest : oui ! Et accessoirement la DIAF aussi (je l'ai créée mais il y a tellement de CAT, DOS, NSA… qu'elle existe déjà forcément sous un autre nom). Merci de votre fidélité.
Direction de la Protection et de la Sécurité de la Défense (France). Division Nationale Anti-Terroriste (France).
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Deuxième partie
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Chapitre 8 : non de code « La Mangouste ».
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Flash-Back
Quelque part dans un Parc en Virginie un peu plus tôt en début d'après-midi.
DiNozzo jura mais un peu tard, qu'il ne se ferait plus jamais poser un lapin.
Il se trouvait enchaîné aux murs d'une caverne, un conseil lui martelait la tête,
«Ne sort jamais sans ton… » Il voulait bien, mais sans son quoi ? Si seulement il se souvenait.
C'était la 3ème fois qu'il se réveillait, mais en combien de temps il était incapable d'évaluer le temps qui se déroulait, ses ravisseurs lui avaient arraché sa montre dès le début. (Ils avaient supposés et à juste titre la présence d'un transpondeur). Il avait l'impression que sa tête allait éclater ; les restes d'une gueule de bois, mais il ne buvait jamais d'alcool (enfin en mission), il se souvenait vaguement d'avoir commandé un Spécial Carottes à un lapin blanc.
Ses souvenirs étaient vagues, il se rappelait d'un sous-sol, d'un escalier en colimaçon fait en bois, d'étagères où s'entassaient boites de conserves, casiers à vins, outillages divers, et d'une forte odeur de fioul, il se souvenait également d'un voyage fait dans une camionnette qui sentait les assouplissants, il revoyait une scène où un personnage noir en carton tirait sur lui, mais tout était confus dans sa tête.
Il regarda d'un œil mauvais la gourde prés de lui, la dernière fois qu'il avait bu il avait été pris presque instantanément de vertiges, nausées, d'hallucinations, d'angoisses…, sans compter une irrépressible envie de dormir.
Dans un flash il se revit assis à une table un crayon et un bloc en main, d'autres personnes l'entouraient. ; un homme lui donnait un cours : il parlait de produits interdits, dont certains solubles dans l'eau de boisson, justes des initiales, des C, des P, des H, des B, des G, des L, des D, des S.
La soif le tenaillait, et l'eau était fraîche, pourtant une force le poussa à ne pas boire, il jeta la gourde hors de portée, ensuite il avisa quelques trognons de fruits accessibles, une pomme peut-être ? Coupée en quartiers avec un…
C'est alors qu'il se souvint : sans ton couteau, en tremblant, il trouva l'objet caché dans sa boucle de ceinturon. Alors qu'il essayait de se lever il fut prit de violents vertiges, il attendit quelques minutes, puis se mit à genoux, de la main gauche il se tint au mur, et de la droite s'attaqua à l'unique point d'ancrage de ses chaînes, après deux heures d'efforts (entrecoupées de périodes de repos), il était enfin libre. Son instinct lui disait de bouger, de se cacher, il parvint à faire quelques mètres, et se coucha sous une sorte de cotonéaster.
Son « sommeil » ne fût pas de tout repos, hanté de chimères, des scènes ou il était dans une pièce dont les murs rétrécissaient, des images de son passé, qu'il aurait bien voulut oublier…
Et toujours cette voix omniprésente, la même voix qui disait :
On se retrouve enfin…
Tu
vas payer…
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Tony se réveilla, le soleil déclinait, tout prêt de lui il entendait des voix.
« Il n'est plus là ! »
« Ce n'est pas grave, il ne peut pas être bien loin ! »
« On le recherche ? »
« Cette nuit les animaux sauvages vont faire un festin ! »
Il attendit que les voix s'éloignent, et décida « que bien que mourrant de faim et de soif », la caverne lui offrirait une certaine sécurité. Il attendit encore, puis à la nuit se leva et regagna son abri de fortune. »
Demain serait un autre jour…
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Gibbs avait renvoyé ses deux agents chez eux, ils tombaient littéralement de fatigue, et au vu de l'avancement de l'enquête, il se demandait ce qui pouvait bien arriver de pire.
« Que comptez-vous faire maintenant Gibbs ? »
« Il faudrait reprendre l'enquête de Forster, que sa mort ne soit pas inutile. »
« Elle ne le sera pas si elle nous permet de coincer le tueur en série ; au moins celui des dernières années.»
« Il y a encore des incertitudes, Abby a lancé des analyses, des recherches qui vont prendre du temps. »
« La dernière chose qu'il pourrait faire c'est se rendre et avouer. »
« Vous ! Vous savez quelque chose. »
Fornell lui tendit un papier.
« C'est un fax qui vient d'arriver, vous pourrez vérifier. Tous les jeudis 17 depuis l'affaire de Baltimore, DiNozzo était soit en vacance, ou « non en service », en avril 2003, il était membre de la salle de sport. Quant aux deux boîtes de nuit, depuis 2001 toutes les entrées sont filmées, mes gars iront chercher les vidéos demain, et les visionneront ».
« Ce serait anormal qu'il n'y apparaisse pas s'il avait décidé de continuer l'enquête à titre privé. »
« C'est juste. Mais pourquoi garder un tel secret ? Vous pouviez l'aider. »
Gibbs feuilletait le dossier « Jeudi 17 » de DiNozzo.
« Non car les autres meurtres ne concernait pas des marines, et le tueur avait été mis hors état de nuire. »
L'agent du NCIS était songeur, certes DiNozzo n'avait pas un micro possesseur à la place du cerveau, mais c'était un bon « Probie », ils étaient forcément passés à côté d'un indice majeur. DiNozzo cherchait encore le tueur en série, et le dossier complet qu'il feuilletait ne contenait pas l'indice permettant de le confondre.
« Gibbs, je suis désolé… »
Le ton de l'agent du FBI était grave.
« Vous ne pouviez pas le couvrir plus longtemps… Une telle affaire va couler nos deux agences.»
« Qu'avez-vous fait ? »
« Pas moi ! Nos patrons…»
Fornell lui tendit un second papier, un mandat d'arrêt signé par les directeurs du FBI et du NCIS.
« DiNozzo est officiellement recherché pour le meurtre de l'Agent Kyle Forster, et de Koren. »
Gibbs leva la tête, le directeur Sheppard les observait du haut des escaliers, elle ne disait rien et son silence était encore plus menaçant. Il se leva repoussant violemment sa chaise qui tomba à terre sous le choc, et monta les marches d'un pas énergique, le directeur se dirigea vers son bureau, préférant que leur « conversation » reste «confidentielle. »
« Ferme la porte s'il te plait. »
Evidement il ne le fit pas…
« Je refuse de le croire coupable. »
« Alors cherches des preuves pour le disculper. »
« Montres-les moi et je chercherai. »
« Tout l'accuse. Sa voiture se trouvait sur place, c'est son arme qui a tué l'agent du FBI, et selon les projections d'Abby, ce n'était pas de la légitime défense, car si Forster a tiré ; la trajectoire de sa balle démontre que DiNozzo n'était pas visé. Il aurait également abattu le seul témoin. »
« Il y a aussi les deux balles de 7,65, dont une l'a touché à la tête. »
« C'est ridicule des résidus de sang, et de cuir chevelu. »
« N'empêche que le tireur présumé a laissé du sang. »
« Bravo et à qui il appartient ? A un hypothétique suspect du jeudi 17, peut-être ? »
«C'est le seul point positif en sa faveur. »
« Irrecevable. Ne me parle même par de la voiture de location. Tu m'insulterais. Les relevés kilométriques indiquent qu'elle a fait le trajet, Union Station, Bunnie's, Kenilworth Aquatic Gardens, Union Station, à quelques mètres près»
« Tu auras ma lettre de démission sur ton bureau dans moins d'une heure. »
« C'est une habitude chez toi, tourner le dos face à des difficultés. »
« C'est inexact. »
« Tu ne l'aideras pas, avec une telle attitude. Jethro tu n'as pas dormi depuis plus de 24 heures, tu ne peux plus raisonner de façon objective. »
« C'est plus facile de croire à une supercherie que de rechercher la vérité. »
« Tient une nouvelle règle ? Quel numéro celle-là ? De toute façon ceci ne me concerne plus à présent. »
« Tu abandonnes l'affaire aux mains du FBI. »
« Laisse-moi finir. »
« Fornell va être content, il…»
Jenny Sheppard hurla.
« Jethro la ferme ! »
« … »
Elle se calma.
« On me donne le choix, soit je suis suspendue, ou alors je suis mutée le temps de l'affaire. »
« Sanction disciplinaire ? »
« A ton avis je fais quoi depuis cette nuit, je suis accusée d'entraver une enquête fédérale. »
« Mais c'était une affaire du NCIS ! »
« Justement c'est là tout le problème, cela n'aurait jamais du l'être, dès que l'on a eu des soupçons au sujet du meurtrier de Forster. »
« Qui te remplacera ? »
« Il sera là demain matin à la première heure. »
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Le vendredi à cinq heures du matin, Gibbs et Fornell étaient déjà à pied d'œuvre.
L'ascenseur s'ouvrit sur un homme, qui salua discrètement les deux agents et monta directement au MTAC.
« Oh : ça sent pas bon ! »
« Qui est-ce Fornell ? »
« William Lewis Forrest dit la « Mangouste », le patron de la DIAF. »
« C'est quoi ? Un club de rencontre ? »
« C'est la Division Inter-Agences Fédérales, crée récemment, entre nous nous l'appelons « l'équipe de réserve », seuls les meilleurs y travaillent. Vous ne lisez jamais les mémos ? »
« Je n'ai pas vraiment le temps.»
« Il n'y a aucun secrétaire d'état au-dessus de lui : il dépend directement du Président, et ses crédits sont illimités. »
« Qu'a-t-il fait pour mériter un tel honneur ?»
« Il a travaillé à la DPSD, DNAT, Chef d'Antenne de la CIA, blessé en mission. Lors d'une action particulièrement héroïque : l'affaire Justin, il a sauvé la vie du Président et de sa famille. C'est alors que sa division a été créée..»
« Belle carrière.»
« Il serait né au Mali en 1965 (il n'y avait pas encore de registre de naissance ( ?)), ses parents étaient des missionnaires probablement assassinés par des mercenaires ou miliciens, il fut retrouvé par une mission humanitaire, puis adopté par une famille de français. Il a américanisé son nom. »
« Est-il dangereux ? »
« Je pense que DiNozzo a vraiment d'énormes problèmes. Forrest est redoutable, il n'a jamais connu d'échec.»
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