Chapitre trois : Tu n'es pas si mauvais.

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Elle est belle mais

Seulement quand elle pleure

J'ai vu tellement de feux éteints dans ses yeux de Sarah,

Et la peur des lendemains

Bien cachée dans sa voix.

Extrait de la chanson 'Sarah' de Kyo.

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Elle était en train de se doucher quand elle entendit la porte s'ouvrir puis se refermer brutalement.

-C'est bon, Malefoy, tu peux entrer, la douche est ensorcelée ! Cria-t-elle.

-Tu es sûre ? Dit la voix étouffée du Serpentard.

Il entra précautionneusement dans la pièce. En effet, les vitres de la douche étaient complètement opaques et un léger brouillard flottait autour. Il s'approchait de l'évier et entreprit de se brosser les dents. Alors qu'il commençait à se raser, Granger sorti de la douche, et le brouillard l'enveloppa jusqu'à ce qu'on ne voie plus que son visage. Elle alla chercher ses vêtements, se glissa derrière un paravent, s'habilla puis ressorti. Elle se lava également les dents et se coiffa. Drago était étonné de la voir ainsi, tout bêtement le matin, se brossant les cheveux. Elle pour sa part, trouvait bien étrange d'être à coté de Malefoy, qui se rasait soigneusement. Elle avait toujours supposé qu'il était une sorte de robot, qui passait ses journées à insulter et se pavaner. Elle ne l'avait jamais imaginé prenant un bain, se rasant ou même mangeant. Elle reposa la brosse et s'apprêta à partir, mais une main sur la poignée, elle se retourna et ferma la porte.

-Malefoy... on va vraiment continuer comme ça ?

-Que veut-tu dire ?

-A s'ignorer, toute l'année...

-C'était comme ça que s'était censé se passer.

-Mais pourquoi ?

-Ne fais pas comme si tu ne savais pas ! S'énerva-t-il. Tu es Hermione Granger et je suis Drago Malefoy ! Ca a toujours été comme ça ! Pourquoi es-ce que maintenant, tu t'en soucies ?

-Parce que nous nous sommes parlés. Parce que tu es avec nous maintenant. Nous sommes dans le même camp, nous ne sommes plus des ennemis !

-Nous le sommes, d'accord ? On a parlé simplement parce que nous étions dans le même camp et parce que c'était notre rôle ! Ca s'arrête là !

- Et pourquoi es-ce que tu m'a parlé dans les toilettes dans ce cas ? S'entêta la brune, s'accoudant à l'évier.

- Simplement parce que tu étais là, et que je n'allais pas bien ! Ca aura pu être quelqu'un d'autre mais c'est tombé sur toi, voilà ! Laisse tomber, maintenant ! Je déteste les Gryffondor et tu détestes les Serpentard !

- Oui, mais tu ne me déteste pas, dit-elle en le regardant dans les yeux.

- Si. Je te déteste, répondit-il en sortant en trombe de la salle de bains. N'oublie jamais ça !

Qu'il était idiot. Il aurait dû lui dire la vérité. Mais comme d'habitude, il avait été trop égoïste et il avait menti. C'était justement le problème. Il était égoïste, tout devait arriver par lui et pour lui. Mais peut-être que maintenant au moins, elle arrêterait de lui faire la charité. Il ne supportait pas sa pitié. Il ne voulait pas être Drago Malefoy, le faux gentil. Il retourna dans sa chambre et s'assit à son bureau. Il rédigea une longue lettre, qu'il accrocha à la patte de son bel hibou, Jupiter. Il ébouriffa son magnifique plumage gris bleu, à l'image des yeux de son maître. Il mordilla affectueusement le doigt de celui-ci et s'envola par la fenêtre ouverte.

-Drago ?

Il se retourna. C'était Blaise, en uniforme, appuyé au montant du lit.

-J'arrive, dit-il. Une seconde, je dois m'habiller.

-C'était comment, la salle de bains avec Granger ?

-Elle m'a énervé.

-Quelle surprise, dit sarcastiquement Blaise sans se départir de son sourire.

-Elle est si... énervante !

-Eh ben, mon vieux, ri Blaise, si ce n'était pas toi, j'aurais pu croire que tu avais un faible pour elle !

-Si tu veux revoir un jour tes cheveux, arrête de dire des trucs comme ça dès le matin ! Ca me rend déjà malade de voir sa grosse tête mal coiffée avant le petit-déjeuner, n'en rajoute pas...

-Hey, Hermione ! Comment ça a été, ce matin ? Dit Harry alors qu'elle s'asseyait à ses côtés.

-Assez horrible. Imagine, Malefoy, Salle de bains, Matin... Cruelle association, tu ne trouves pas ?

-Beurk, dit Ron.

A ce moment précis, le regard de Malefoy croisa celui d'Hermione et elle lui adressa un regard noir, qui n'échappa pas à Harry.

-Je vois que vous êtes prêts à enterrer la hache de guerre... Dit-il malicieusement.

-Très amusant. J'aimerais la lui enfoncer dans la gorge, rétorqua Hermione en se servant de café.

-Tu vas continuer les leçons avec Dumbledore, cette année ? Demanda Ron à Harry.

-Oui. En tout cas il m'a dit de passer à son bureau vendredi. Vous avez vus tous les élèves qu'il manque ? Ajouta-t-il.

En effet, beaucoup d'élèves, principalement les plus jeunes, n'étaient pas présents à cette rentrée. Beaucoup de parents, après l'attaque de Poudlard, avaient forcé leurs enfants à rester à la maison. Les sœurs Patil ne sont jamais revenues, nombre de Serpentard avaient quitté l'école et on ne revit pas Hannah Abbot. Seamus, au prix de grands efforts, avait réussi à convaincre sa mère de le laisser à Poudlard. L'enseignement de l'école avait changé. Devant l'impossibilité d'embaucher un nouveau professeur de défense contre les Forces du mal, Dumbledore avait couplé cette matière avec Sortilèges. On appelait maintenant ça ' Cours de Défense et d'Apprentissage Pratique ' . A raison de huit heures par semaine, les élèves s'entraîneraient aux sortilèges et tous les cours seraient pratiques. Le but était d'apprendre le plus possible de sortilèges défensifs. Et également, des maléfices pour bloquer, retarder, stupéfixer l'ennemi. Harry savait ce que cela signifiait. Dumbledore se préparait à combattre. Il avait interdit tout contact avec l'extérieur, de quelque manière que ce soit. Les hiboux ne voyageaient que dans l'enceinte du domaine. Il ne voulait pas que le ministère, et donc, indirectement sans doute, les Mangemorts, sachent ce qui se tramait. Aux yeux du ministère, Poudlard avait renforcé ses mesures de sécurité, et c'était au mieux.

-On ferait mieux d'aller en classe, dit Ron.

-Oh, non ! s'exclama Hermione. Les emplois du temps ! J'ai oublié !

-Mais non, Hermione, tu as le temps pour le faire, dit Ernie, derrière elle, à la table des Serdaigle.

-Comment ça ? Dit-elle.

-On commence tous par Défense et Apprentissage Pratique aujourd'hui. Présentation du cours par Flitwick. Sauf toi et Malefoy. Vous allez déposer les horaires dans les salles communes pendant le premier cours.

- Comment tu sais tout ça ? Demanda Hermione, intriguée.

- En fait... Au début, j'étais censé être préfêt-en-chef, alors je me suis renseigné... Ils ont changé d'avis au dernier moment, marmonna-t-il. Je ne sais pas pourquoi.

Hermione, elle, savait. Malefoy a changé de camp, Malefoy, qui était censé devenir préfêt-en-chef, mais qui quittait l'école. Quand il a été sur qu'il resterait, il a récupéré son titre.

Mais quand elle tourna les yeux vers sa table, il demeurait introuvable. Elle soupira et alla chercher les emplois du temps chez McGonagall. En tant que préfête-en-chef, elle avait les mots de passe de toutes les salles communes. Elle commença par celle de Gryffondor, puis celle de Serdaigle, puis elle descendit aux cachots. Elle arriva devant la tapisserie et murmura ' Supériorité' sur un ton dégoûté.

Mais une fois entrée, elle eu la (mauvaise) surprise de trouver Malefoy, confortablement couché dans un large fauteuil de cuir, un livre entre les mains.

-Malefoy ? Qu'es-ce que tu fais ici ?

-Et toi, Granger ? Depuis quand tu es à Serpentard ?

-Ne dis pas de bêtises. Je dois déposer les emplois du temps. Et tu étais censé m'aider, je te signale !

-Peut-être, dit-il sur un ton détaché, mais on a une heure libre, et je voulais en profiter.

-Et accessoirement me laisser faire le travail seule ?

-Oui.

Il y eu un silence durant lequel elle déposa les horaires sur la table basse, année par année. Quand elle n'eut plus aucune raison de rester là ou elle était, elle lui mit en mains les horaires des Poufsouffle.

-Daigne au moins de traverser le hall et accomplit tes fonctions. Ne compte pas sur moi pour travailler seule cette année. Je peux t'assurer dès maintenant que tu seras présent à chaque réunion d'information, à chaque ronde. Essaye de t'esquiver, Malefoy, et je te jure que je viendrais te chercher depuis le fond de ton lit si il le faut.

Il referma brutalement son livre.

-Pourquoi es-ce que tu t'accroches à moi ?

-Je ne m'accroches pas à toi, se défendit Hermione avec une grimace. Mais je peux t'assurer que je ne te laisserais pas passer une année paisible. Tu veux que tout soit comme avant ? Bien. Dans ce cas, je mettrais à nouveau tout en œuvre pour te pourrir la vie, conclut-t-elle avec un regard assassin.

-Et réciproquement, répliqua-t-il sur un ton aussi féroce.

Elle lui lança un autre regard meurtrier et sorti en trombe de la pièce.

-Considérant que je suis une élève studieuse et une fille modèle, combien tu crois que je prendrais si je tuais ... disons Malefoy avec ce... couteau à poissons ?

-Ok, bas les armes, dit Harry en lui prenant le couteau des mains.

C'était le dîner du soir pourtant Hermione n'avait toujours pas décoléré.

-Non, mais tu te rends comptes ? Si il croit qu'il va s'en tirer ...

-McGonagall est pas loin, murmura Ron.

Effectivement, elle arrivait vers eux, marchant à grand pas.

-Miss Granger, vous voilà. Première ronde ce soir. Organisez les groupes de préfêts pour les nuits à venir. Ce sera toujours de neuf à deux. Vous et Malefoy ferez l'horaire complet à chaque fois, mais découpez en tranches d'une heure pour les préfêts. Formez six groupes de deux pour chaque soir.

En effet, la sécurité du château ayant été décuplée, des préfêts effectuaient leurs rondes, ainsi, chaque nuit, à toute heure, se trouvaient éveillés dans le château, deux préfêts, un professeur qui faisait le guet toute la nuit, et Rusard qui couvrait certaines heures. Parfois les professeurs étaient par deux, et, sans que les élèves ne le sachent, excepté Harry, Ron, Hermione, Ginny et Malefoy, les membres de L'Ordre du Phénix vivaient à Poudlard, cachés dans les appartements des professeurs et du directeur. Ils patrouillaient eux aussi toutes les nuits.

Hermione se leva d'un bond, s'approcha de la table des Serpentard, et le plus sèchement possible, héla Malefoy.

-Malefoy ! Réunion. Tout de suite.

-Je n'ai pas fini de manger, se plaignit Malefoy.

-J'ai dit : tout de suite ! Tu mangeras plus tard.

Il se leva, furieux, et elle l'entraîna dehors. Dès qu'elle eu refermé la porte de la Grande Salle, il la prit par le bras et le secoua.

-Ca ne te suffit pas de me gâcher mon repas ? Il faut aussi que tu joues l'autoritaire devant mes amis ?

-Lâche-moi !

-Recommences ça une fois, Granger, et...

Elle sorti sa baguette magique.

-Lâche-moi. Immédiatement.

Il laissa mollement retomber son bras.

-Tu peux proférer toutes les menaces que tu veux, Malefoy, mais je ne pense pas que tu veuilles t'attirer des ennuis pour ces gens qui se fichent royalement de toi. Tu n'as jamais eu aucun ami. Et visiblement ça n'a pas l'air de te gêner puisque tu n'en veux même pas d'autres. Tu es égoïste, et c'est pour ça que personne ne t'aime. Tu finiras tout seul.

- Tais-toi.

-Ca fait mal, hein ? Maintenant, tu sais ce que ça fait. Ronde ce soir. A neuf heures dans ce hall. Tu as intérêt à être là.

Pourtant, à neuf heures dix, quand touts les préfêts furent réunis, il fallu qu'Hermione admette qu'il n'était pas là.

-Peut-être... qu'on devrait commencer sans lui ? Demanda une préfête de sixième année.

-Oh, non, il n'aura pas cette chance, marmonna Hermione. Je vais le chercher.

Elle entra dans la salle commune de Serpentard et cette fois ci, ne l'y trouva pas. Elle monta rapidement dans le dortoir des garçons, vide. Elle colla l'oreille contre la porte de la salle de bains. Visiblement, il y était. Il évitait la salle de bains des préfêts, dorénavant. Elle s'approcha de ce qu'elle savait être son lit : un cadre doré entourant une photo de lui et de ses parents trônait sur la table de chevet. Il devait avoir deux ou trois ans. Ils étaient dans le jardin de leur manoir, ou dans un parc. Narcissa, ses jolis cheveux blonds flottant sur ses épaules, chatouillait un Drago hilare tandis que Lucius faisait voler une feuille pour impressionner son fils. Un tel cliché lui semblait tellement étrange. Elle n'aurait jamais imaginé la famille Malefoy heureuse. Elle ne l'avait jamais imaginée du tout.

Excepté la photo, il n'y avait qu'un bout de papier sur la table de chevet. Sachant pertinemment que ce qu'elle faisait était proprement stupide –et inutile- elle se saisit du parchemin.

Chéri,

Tu avais l'air si triste dans ta dernière lettre. Je n'aime pas lire des choses comme ça venant de toi, tu le sais bien. La vie est de plus en plus dure, pour chacun de nous. Mais n'abandonne pas. Jamais. Tu as fait le bon choix, et je suis fière de toi. Nous sommes tous en danger, mais au moins nous le sommes pour les bonnes raisons.

Aucun de nous ne se sent à sa place, je sais ce que tu ressens. Mais c'est un mensonge. Mon Chéri, tu es déjà quelqu'un qui mérite d'être aimé. Tu ne dois pas t'en inquiéter. Tu es du bon coté, et même si je ne le suis pas, c'est comme si je l'étais. Tu n'est pas si mauvais, fais-moi confiance. Vis ta vie, et n'oublie jamais qui tu es et d'où tu viens. Je ne parle pas de ton sang, Drago. Je parle de ton cœur. De ta famille. Nous t'aimons tous les deux. Prends soin de toi,

Maman.

Hermione savait ce qu'elle voulait dire : elle et son mari s'étaient rangés de leur coté comme leur fils, mais restaient auprès de Voldemort en tant qu'espions.

La porte du dortoir grinça et elle eu juste le temps de remettre la lettre à sa place avant de se retrouver face à Blaise Zabini.

-Granger ? Qu'es-ce que tu fais là ? Demanda-t-il d'un ton étonné mais néanmoins poli.

-J'attends Malefoy, en fait. On a une ronde, ce soir, expliqua-t-elle.

-Oh, dit-il. Je vais le prévenir.

Il rentra dans la salle de bains et Hermione entendit la voix étouffée de Malefoy à travers la porte.

-J'arrive. Je m'habille.

-C'est pas nécessaire, si tu veux mon avis, dit Zabini d'une voix assez audible pour qu'elle l'entende, et il ressorti.

-Une petite minute, lui dit-il. Au fait... tu ne te serais pas disputée avec lui ?

-Heu... tu sais, mes « relations » avec Malefoy ne sont qu'une suite de disputes, répondit-elle en haussant les épaules. Pourquoi ?

-Il utilise cette salle de bains, alors qu'il était tout émoustillé d'aller dans celle des préfêts-en-chefs.

-Oui on s'est un peu... disputés.

-C'est pas un mauvais gars. Il faut juste l'apprivoiser, dit Zabini avec un clin d'œil.

-D'ailleurs, dit Hermione en fronçant les sourcils, depuis quand tu es poli avec une Gryffondor Sang-de-Bourbe ?

-Depuis que mes parents ont abandonné leur fils pour rejoindre Voldemort. Je ne veux plus être associé à ce genre de personne. C'est pourquoi Drago et moi sommes les seuls garçons Serpentard de septième année. Les autres, Crabbe, Goyle et Nott, sont partis au service de Voldemort.

Hermione voulu répondre mais la porte de la salle de bains s'ouvrit. Malefoy balada son regard d'elle à Zabini d'un air étonné, puis la suivit dans la salle commune. Une fois la tapisserie, il rompit le silence.

-On dirait que tu as rencontré un de mes amis imaginaires.

-Ecoute, dit Hermione en lui faisant face. Je suis désolée. Je suis allée trop loin tout à l'heure. Je n'ai pas à me mêler de la façon dont tu mènes ta vie.

-C'est ce qui nous différencie, dit Malefoy d'un air presque triste.

-Quoi donc ?

-Reconnaître ses erreurs. Je n'en suis pas capable.

Après avoir formé tous les groupes et donné congé aux autres préfêts, Hermione et Malefoy commencèrent à patrouiller. A chaque fois qu'ils passaient devant une porte, ils l'ouvraient, vérifiaient que la pièce était vide et refermaient.

-Tu le pensais, ce que tu m'as dit, ce matin ? Demanda Hermione d'un ton hésitant.

-Là n'est pas la question.

-Bien sûr que si ! Pourquoi rechignes-tu à ce que l'on soit dans de bons termes !

-Je te l'ai déjà dit.

-Oui, mais je ne comprends pas.

-J'aime ma vie comme elle est. Je ne veux pas de changement.

-Et être simplement poli c'est un grand changement ? Insista Hermione.

-Très bien ! Je serais poli.

-Je ne veux pas que tu sois poli.

-Mais qu'es-ce que tu veux, à la fin ? S'exaspéra-t-il en vérifiant pour la troisième fois le même placard à balais.

Elle se planta devant lui et le regarda. Il ne leva pas les yeux vers elle.

-Je veux que tu soies sincère. Si être sincère signifie m'ignorer, ignore-moi. Mais si ça signifie autre chose, je veux le savoir. Je veux savoir ce que tu ressens à propos de moi.

-Je ne ressens rien à propos de toi ! S'énerva-t-il.

-Alors pourquoi m'évites-tu ?

-Je ne t'éviterais plus !

-Dis moi ce que tu veux qu'on soit, dit-elle d'un ton suppliant.

Il croisa enfin son regard et elle comprit pourquoi il le lui avait caché. Ses yeux étaient si tristes, presque déchirants. Elle fut frappée de voir pour la première fois une émotion autre que la fureur sur son visage.

-Je ne peux pas te le dire, répondit-il d'une voix douce qui semblait si étrange venant de lui. Ce que je veux n'a pas d'importance.

-Bien sûr que si...

-Je ne sais même pas ce que je veux. Et je n'aime pas cette sensation.

-On qu'a laisser les choses se faire...

-Non, l'interrompit-il. On ne sera pas amis. C'est impossible.

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Pardon pour le retard, pardon, pardon .

J'espère que cette suite vous a plu :)

Une petite review ça fait toujours plaisir ... :D

(ouais parce que là, c'est comme qui dirait... une pénurie ...

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