Chapitre 4 : Tous mes regrets.
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Oh, j'ai vu ton visage avant,
Je pensais ne pas m'en souvenir,
Jusqu'à ce que tu passes la porte...
Oh, j'ai vu ce visage avant,
Et personne ne se demande pourquoi,
Je ne me reconnais plus.
Bloody Nose-Earlimart.
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Impossible. Ce mot résonnait à ses oreilles, ce mot aux assonances diaboliques. Hermione n'avait jamais toléré l'échec. L'échec des autres, oui, mais pas elle. Elle refusait de croire que tout n'était pas possible si on le voulait et si on se battait pour l'obtenir. Rien, rien ne lui était impossible : elle menait sa vie à toute vitesse, et si par malheur un obstacle se dressait sur sa route, elle l'écartait aussi facilement que si il s'était agit d'une plume cassée traînant sur son bureau ciré. Elle avait tout de son côté : le talent, l'ambition et la persévérance.
De sa vie, elle avait toujours tout réussi, tout obtenu. Tout, sauf lui.
Impossible. Non, elle ne l'accepterait pas, elle n'accepterait pas la défaite. Elle n'avait jamais abandonné quoi que ce soit. Chaque projet entreprit avait été brillement mené à son terme. Pourquoi quelque chose lui résisterait-il ? Elle avait ça dans le sang. La victoire dans les gènes.
Les causes perdues avaient quelque chose d'irrésistible à ses yeux : Hermione aimait se dépasser, aimait sentir l'adrénaline se répandre dans chaque fibre de son corps. Impossible ne l'était pas. Elle aimait se battre, lutter pour obtenir ce qu'elle voulait. Si ce à quoi elle aspirait se produisait trop rapidement, elle s'en désintéressait. Elle devait sentir que rien n'était jamais acquis.
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Les mois de septembre, puis d'octobre, s'écoulèrent bien trop vite. Hermione ne se rendait plus compte du temps qui passait : toute son énergie était vouée à penser à lui. A échafauder des stratégies pour le croiser, inventer des excuses pour lui parler, et le maudire quand elle était éconduite. Chacune de ses paroles était un minuscule coup de poignard dans le cœur : elle sentait qu'il ne l'aimait pas, et malgré sa raison qui lui criait qu'il ne l'aimerait jamais, elle persévérait, ne pensait qu'a lui, ne se levait que pour lui, vivait pour lui. Plus rien n'avait d'importance. Elle se réfugiait dans ses livres, heureuses heures où sont esprit se vidait de lui. L'aimer lui procurait la tentante illusion de pouvoir tout affronter : quoi qu'il arrive, elle aimait. L'amour la faisait avancer, et peu importe le prix, elle savait que l'amour en valait la peine. Autant l'aimer la blessait, autant elle ne se sentait pas prête à l'oublier : elle avait besoin de lui, besoin de savoir qu'elle avait quelqu'un, quelque part, qui méritait qu'elle vive pour lui.
Harry et Ron avaient noté un changement dans l'attitude de leur amie. Elle semblait plus réservée, moins encline à parler d'elle-même. Rien d'alarmant pour autant : elle n'avait jamais paru aussi joyeuse. Elle était enthousiaste, et se lançait dans de nouveaux projets. Elle préparait assidûment le Bal de Noël, tradition des septièmes années. Non seulement elle débordait d'idées, mais en plus, elle avait une excuse pour passer du temps avec lui.
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- Malefoy !
Celui-ci se retourna. Hermione, les joues roses et son perpétuel sourire vissé aux lèvres, s'approcha de lui.
- J'ai pas mal d'idées pour le Bal de Noël, lui dit-elle, rayonnante. Ca ne te dérange pas, si on se voyait après le dîner pour en parler ?
- Non, grogna Malefoy. Où ?
- Retrouve-moi au septième étage, chuchota-t-elle avec un clin d'œil qui fit dresser les cheveux de l'échine de Malefoy.
Elle rosi encore un peu et s'éloigna d'un pas guilleret sous l'œil amusé de Blaise.
- Eh bien, Malefoy, on a des petits rendez-vous, il me semble...
- C'est professionnel, grogna l'intéressé avec un mouvement d'agacement.
- Ce n'est qu'un alibi, et tu le sais, le serina Blaise, soudain sérieux. Tu ne peux pas la balader éternellement.
- Et pourquoi pas ? Rétorqua Drago en faisant la moue, tout en sachant que Blaise avait terriblement raison.
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Elle était arrivée un peu en avance au rendez-vous fixé avec Malefoy. En fait, elle était même très en avance. Trépignant d'impatience mal contenue, elle commença à faire les cents pas le long du pan de mur qui dissimulait la Salle sur Demande.
« Il me faut un endroit où je puisse discuter avec Malefoy. »
Après son troisième passage, une porte de bois sombre apparu. Elle posa la main sur la poignée et entendit un léger bruit d'étoffe sur sa gauche. Malefoy se dirigeait vers elle à grand pas, et fut bientôt à sa hauteur. Elle poussa le panneau de la porte, et s'effaça pour le laisser entrer.
La Salle sur Demande avait pris l'aspect d'un grand salon, décoré en rouge et vert, muni d'une cheminée avec un large manteau en pierre où un feu ronflait déjà, ainsi que d'un grand canapé moelleux et d'une petite table ou étaient étalés encre et parchemins. Ils prirent tous deux place, en prenant grand soin de ne pas se regarder.
- Alors... finit par dire Malefoy, tu voulais me parler du Bal ?
- Oui, répondit Hermione qui avait retrouvé ses intonations enthousiastes. C'est notre dernière année, notre dernière occasion de passer du temps avec nos amis ou avec des connaissances que nous perdrons peut-être de vue dans notre vie future. C'est la fin d'une époque, et je pensais qu'en plus du thème de Noël, on pourrait ajouter quelque chose.
- Comme quoi ?
- Un Bal Masqué, dit malicieusement la Gryffondor. Un simple masque, de notre choix. A minuit, tout le monde retire son masque.
- C'est une bonne idée... mais on se reconnaîtra de toute façon.
- Peut-être... et peut-être pas.
Ils passèrent le reste de la soirée à discuter des autres décorations : le plafond magique serait blanc et neigeux, les traditionnels douze sapins seraient ornés de fées scintillantes et d'étoiles brillantes, et des statues en Glace Eternelle décoreraient la piste de danse. Le parc aussi sera aménagé en conséquence : guirlandes, étoiles clignotantes, neige perpétuelle et tiède...
Hermione parla beaucoup au début, des étoiles plein les yeux à la pensée de l'apothéose de ses années d'études, puis, au fil de ses paroles, Malefoy lui aussi était gagné par cet enthousiasme et tous deux se mirent à discourir passionnément tout en notant leur idées sur le parchemin qui bientôt fut entièrement noirci d'encre.
Puis la conversation dériva : ils commencèrent à parler d'école, de Quidditch, de ragots idiots et de carrières. Elle aspirait à devenir Médicomage, lui rêvait de faire partie de la Brigade des Tireurs d'Elite du ministère. Elle se moqua de son côté téméraire et lui dit que quand il aura une oreille en moins, qu'il vienne donc dans son service pour recoller ses morceaux.
- Tu me laisserais sûrement sans oreille, ironisa Malefoy.
- Bien sûr que non. Tu sais bien que je ne le ferais pas, répondit Hermione d'une voix douce.
Malefoy leva les yeux vers elle, troublé. Elle le regardait avec ce regard pétillant, qu'il connaissait sui peu. Sa petite main se posa sur son bras. Il eut un sursaut et consulta hâtivement sa montre.
- Il est dix heures ! On a une ronde à faire !
Ils rangèrent soigneusement leur précieux parchemin et commencèrent immédiatement leur ronde. C'était un début, songea Hermione en marchant à côté du blond.
Oui, pensa à son tour Malefoy, cette soirée était... parfaite.
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Les jours qui suivirent furent particulièrement difficiles pour le jeune Serpentard. Un dilemme se présentait. Ignorer encore et toujours Granger et perdre ce qu'il n'avait jamais gagné, ou risquer, risquer le tout pour le tout. Mais que risquait-il ? De quoi avait-il peur ?
Pourquoi ne pouvait-il pas simplement... l'apprécier ? Pourquoi l'idée d'une amitié avec elle lui paraissait si risible ?
Peut-être était-elle... Trop elle ? Trop intelligente, trop rigoureuse, trop pointilleuse, trop terre-à-terre ? Cette petite expression qu'elle prenait lorsqu'elle exposait quelque chose en classe le répugnait particulièrement, cette petite voix pincée et ce ton emprunté le dégoûtaient. Non, il ne l'appréciait pas, c'était ainsi, elle n'était pas du genre de personne qu'il aimait, elle était du genre qui l'exaspéraient après une trentaine de minutes, voire moins.
Même la soirée d'hier avait été marquée de sa préciosité : elle s'escrimait à employer un vocabulaire compliqué, rejetait ses cheveux en arrière à chaque battement de cil, souriait avec une insouciance insolente. Oui, Hermione était une personne qu'on pourrait qualifier d'énervante. Elle dégageait une aura de supériorité, de perfection absolue, et tout cela sans avoir l'air de s'en vanter. Et c'était l'une des principales raisons au fait qu'elle avait somme toute peu d'amis, et très peu de filles : Hermione inspirait la jalousie. Elle était intelligente, pour ne pas dire brillante, talentueuse, serviable, aimable, et de plus en plus jolie avec les années. Le genre de personne qu'on soupçonne fausse : une telle dose de perfection humaine est complètement exaspérante. Une personnalité plate, fade, pensa Drago. Granger était un cerveau, un cerveau qui avait pour seule ambition d'étaler son savoir, sans avoir l'air d'y toucher.
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-Non, vraiment, Harry, change de jean, il est tout sale, implora Ginny.
C'était le week-end. Ils avaient passé la journée tout les quatre à Pré-Au-Lard, où une couche boueuse du meilleur effet recouvrait les pavés.
Harry soupira et monta les marches du dortoir des garçons.
-Tu m'as paru dans la lune, Hermione, dit Ginny.
-Oh, répondit celle-ci d'un ton vague, je pense beaucoup au Bal... c'est dans un mois, et je dois prendre de l'avance sur mes devoirs, je risque de passer beaucoup de temps à travailler dessus... Et puis, demain, je dois faire les annonces...
-Malefoy ne t'aide pas ?
-Si, bien sûr... Mais il aura beaucoup de travail lui aussi...
Elle fut interrompue par un splendide hibou gris bleu qui tapota au carreau de la Salle Commune. Ginny se leva, et ouvrit la fenêtre. Le hibou vola majestueusement vers Hermione, qui décrocha le petit parchemin fixé à sa patte. Quelques lignes à peine, d'une longue écriture pointue.
« McGo veut faire des changements. Je te dirais tout, rendez vous au septième étage dans dix minutes,
Malefoy. »
-Je dois y aller, s'exclama-t-elle.
-Bonne chance, lança Ginny au hasard.
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Hermione n'aurait pu être plus stressée : le nombre d'élèves souhaitant rester à Poudlard pendant les vacances avait doublé : elle devait donc réviser toutes ses commandes de boissons, de nourritures, de tables et de chaises. En plus de cela, le groupe qui devait jouer s'était désisté et elle devait en trouver un autre qui non seulement serait d'accord de jouer, mais qui en plus soit assez connu pour plaire eux élèves. Elle attendait encore quelques caisses de stock : elle devrait faire vite, elle aurait quatre heures seulement avant le Bal pour mettre tout en place dans la Grande Salle, et aussi pour se préparer : elle et Malefoy ouvriraient la danse avec leurs cavaliers respectifs. Hermione y avait invité Anthony Goldstein, Harry y allant avec Ginny, et Ron détestant danser. En plus, Anthony était quelqu'un de très gentil.
Les réunions dans la salle sur demande se multiplièrent : elle était de plus en plus nerveuse et Malefoy ne faisait rien pour l'aider. Il arborait en permanence une expression désabusée, avachi nonchalamment dans son canapé. Il était glacial, et peu loquace. Elle essaya d'abord de le secouer, puis y renoncer, préférant se concentrer sur le plus urgent : ce fichu Bal et sa pile de devoir qui ne faisait qu'augmenter.
Tous les soirs, elle restait jusque minuit, au moins, dans la Salle Commune, entre dissertation de runes et devoir de potions. Elle ne prenait même plus plaisir à travailler tant elle devait se dépêcher pour pouvoir gérer les échéances données.
Elle pensait moins à lui. Il ne fallait pas se faire d'illusions : elle ne l'oubliait pas, elle s'efforçait simplement de penser à autre chose. Et pourtant... il fallait qu'elle sache. Il fallait qu'elle sache pourquoi. Sans ça, elle ne pourrait avancer.
-
Elle était juste devant lui.
Il faisait nuit, il patrouillaient dans les couloirs comme à l'accoutumée. Les lueurs de lune rendaient son visage encore plus parfait : les ombres lui donnaient un air d'illusion. Et pourtant ses prunelles le fixaient tant de tristesse pour un si beau visage. Tant de douleur pour une seule âme.
Il n'avait jamais voulu lui faire de mal. Et pourtant, quoi qu'il arrive, il lui en ferait. Il ne cessait de la blesser, par sa seule présence, parce qu'il ne pouvait lui donner ce qu'elle désirait.
- J'ai besoin de savoir pourquoi, murmura-t-elle. Pourquoi tu ne peux pas m'aimer.
Elle n'avait pas besoin de le dire, il le savait. Qu'une personne l'aime à ce point lui était étrange. Il se sentait impuissant face au poids de ce qu'elle ressentait. Elle éprouvait pour lui ce qu'il était incapable d'éprouver pour quiconque.
- Je ne peux pas continuer comme ça, ajouta-elle alors que ses yeux se remplissaient de larmes et que sa voix faiblissait. Je... je voudrais te dire tellement plus, mais je ne peux pas. J'ai mal, souffla-t-elle.
- Je suis désolé, murmura-t-il seulement.
- Je sais, dit-elle entre sourire et sanglot.
Il l'attira contre lui, pourtant conscient qu'il lui faisait plus de mal que de bien. Il passa la main dans ses cheveux et pressa son visage contre sa nuque. Il laissait son cœur s'imprégner de son parfum. Elle s'agrippait faiblement à sa chemise, le nez contre son cou. Elle ne pleurait pas ; elle n'en avait pas la force. Et lui ? Lui n'avait pas la force de mettre fin à ce moment. Car ils savaient tous deux que lorsque leur étreinte serait rompue, ils redeviendraient ceux qu'ils prétendent être. Il la serra encore plus fort. Une larme coula de ses propres yeux et vint se perdre dans les cheveux d'Hermione.
Enfin, il se résigna et la lâcha. Elle resta contre lui, et plongea ses yeux dans les siens.
Il se comprit alors que le problème ne venait pas d'elle : mais bien de lui.
-
Le mois de novembre passa. Il ne se passa ni bien ni mal, il passa. Il ne lui avait plus parlé depuis cette nuit-là, au clair de lune. Il l'observait. Il ne faisait que l'observer. Son regard l'enveloppait et elle savait qu'il voulait la protéger. La protéger de lui. Il ne lui parlait pas pour qu'elle oublie. Oublier ? Comment pourrait-elle ?
Elle avait tout perdu : son sourire, son goût de la vie, son espoir... Hermione n'était plus elle-même. Sans lui, elle n'était plus rien. Comment étais-ce arrivé ? Comment en était-elle arrivée là ?
- Hermione ? Hermione quelque chose ne va pas.
Ce n'était pas une question. Elle leva ses yeux vides vers lui. Elle n'eut pas besoin de prononcer un seul mot. Il la pris entre ses bras, caressa ses cheveux.
- Hermione, Hermione je t'en supplie dis-moi. Laisse-moi t'aider.
- Tu ne peux pas, Harry, tu ne peux pas...
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- Que lui as-tu fait ?
Potter était assis devant lui. Seuls dans une classe vide, ils ne se disputaient même pas. Potter avait le ton calme, blessé. Malefoy savait pourquoi. Il souffrait pour elle.
- Je... je suis désolé, répondit-il la gorge nouée. Je ne veux pas la blesser...
- Tu ne comprends pas, Malefoy. Tu l'as déjà fait.
- Je...
- Pourquoi refuses-tu d'essayer ? Pourquoi refuses-tu d'admettre qu'Hermione est quelqu'un que tu pourrais apprécier ? Parce que c'est cela n'es-ce pas ? Elle a refusé de me parler. Elle ne parle plus. Je sais que c'est à cause de toi. Je ne sais pas ce qu'elle ressent exactement pour toi, peut-être ne le sait-elle pas elle-même, mais elle tient à toi.
- Je sais...
- Et alors ? Ne peux-tu pas essayer ? Essayer, Malefoy.
- J'ai peur, confia-t-il. Peur de lui faire encore plus mal.
- Tu lui feras mal si tu t'éloignes d'elle. Et tu te fais mal à toi aussi.
- Je ne veux pas. Je ne peux pas d'accord ? J'ai déjà essayé, et ça n'a pas marché ! Pourquoi cela fonctionnerais-t-il aujourd'hui ?
- Arrête de te mentir. Elle a changé. On a tous changé.
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- Miss Granger, réveillez-vous !
Elle ouvre les yeux. C'est comme dans un rêve, c'est étrange. McGonagall la tire du lui. Elle la suit, elle ne sait pas pourquoi ni où. Elles s'arrêtent devant une statue dorée. Le bureau du directeur. Hermione ne comprend pas, qu'a-t-elle fait de mal ?
Dumbledore est là, il attend. Il est soucieux, peut-être inquiet. Il parle. Les mots ont du mal à s'imprimer dans son cerveau embrumé.
- Vos parents... Je suis désolé... Sainte Mangouste... Instable...Quelques heures...
Elle lève les yeux vers lui. Il la scrute avec ses yeux qui ne savent pas mentir.
Non, non...
C'est le trou noir, c'est le néant. Perdue... perdue cette nuit, cette nuit où des gens cruels ont voulu enlever la vie des siens.
Les couloirs blancs et sans fenêtres de l'hôpital. Le bruit de ses pas sur le linoléum. Le vide. Le rien. Ses parents sont là, allongés, sans tuyaux ni moniteurs, ça lui fait peur. Ils semblent morts...
- Coma magique... quelques semaines...
Les mots restent en suspend, les mots ne servent à rien ; ses jambes ne la soutiennent plus. Un visage, un seul : le sien.
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- Hermione. Hermione je suis là.
Sa voix. Peu à peu elle sent sa main sur la sienne. Elle ouvre les yeux, elle est chez elle, à Poudlard. Le blanc de l'infirmerie ne lui rappelle que trop l'hôpital. Mais il est là. Elle cherche dans le bleu de ses yeux le temps qui lui reste avant qu'il ne parte. Il la serre contre lui.
- Dors, je ne partirais pas. Je ne partirais plus, je te le promets.
Elle veut lutter : peut être es-ce un rêve qui n'attend que l'occasion de s'envoler. Elle veut garder l'illusion, prolonger le sursis avant de connaître la douleur.
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Voilà, Voilà :)
Un peu plus sombre, mais il fallait bien que ça vienne ...
Merci beaucoup pour les reviews, je commence à en avoir un peu plus, et ça m'a vraiment boostée ;)
La suite rapidement sans doute : je suis en vacances :D
Ami du soir, bonsoir :)
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