Disclamer : les personnages de NCIS ne m'appartiennent pas.
Je suis heureuse que mon histoire continue à vous plaire.
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Chapitre 26 : un voile se lève
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« Je te jures Gibbs il n'y avait pas ces renseignements, j'ai vérifié dès le début, je… »
« Attends Abby il y a bien une explication. Tu t'es forcément trompée. »
La claque qu'il reçut derrière la tête le fit embrasser l'écran de son PC.
« Non mais ça va pas ! »
« JE NE ME TROMPE JAMAIS MCGEE.»
« Tu oublies la fois où… »
Il remercia le ciel que la jeune femme ne porte pas d'arme, une sueur glacée coula le long de sa colonne vertébrale rien qu'au regard noir qu'elle lui jeta.
Clic-clac, et finalement un fort bruit métallique. Gibbs venait de charger son arme, il courrait déjà vers l'ascenseur suivit par Forrest, et Ziva, il se leva indécis. Forrest retenait la porte pour lui. Le jeune agent prit son arme, son badge, son sac, et courut à l'ascenseur avec une vélocité que personne ne lui connaissait. La jeune israélienne lui posa la main sur l'épaule.
« Il serait fier de toi. » Il tourna la tête ; Gibbs lui jetait un regard lourd de conséquences.
«Abby n'a pas fait d'erreur McGee si Costa nous livre à présent sa complice sur un plateau d'argent c'est qu'il l'a sacrifiée. Il veut nous provoquer. Il joue avec nous.»
« Comment un homme en principe protégé étroitement par la CIA peut avoir une telle liberté d'action ? »
« Ce sera à nous de le découvrir Ziva. Pour l'instant… »
Ils sortirent en trombe de l'ascenseur.
Forrest tendit la main « je prends le volant. » Gibbs s'installa à ses côtés.
Moins de 10 minutes après ils stoppaient devant la résidence d' Alysson Kuvaz dans un grand crissement de pneus.
« Oh je crois que je vais… » Le bleu se précipita à l'abri des regards indiscrets et renvoya son petit déjeuner.
Ziva souriait, après un tel périple plus personne n'oserait plus critiquer sa façon de conduire.
Les voitures de police qui les avaient pris en chasse ne les avaient jamais rejoints.
Gibbs sortit de la voiture les jambes légèrement tremblantes.
« Ne vous en faites pas Forrest je dirai à la police que c'était Ziva qui conduisait ils ont l'habitude. »
Ce dernier ne leur accorda aucune attention et pénétrât dans la propriété par le portillon resté ouvert et se dirigea à grandes enjambées vers la porte d'entrée demeuréeentrebâillée.
« McGee, Ziva, occupez-vous des dépendances nous on se charge de la maison. Fornell va bientôt nous rejoindre avec un mandat.» Du canon de son arme il poussa la porte. « Quoique cela ne me semble plus nécessaire. » De sa poche intérieure il sorti une paire de gants et les enfila rapidement imité par les 3 autres agents. Puis il téléphona à Ducky pour qu'il les rejoigne.
Il était 10h45.
La première chose qu'ils virent c'était les corps de deux chiens des 5 chiens de garde, les deux bouviers allemands semblaient avoir reçu chacun une balle dans la tête. Rien n'avait bougé dans le vestibule, bibelots et meubles, tout était en ordre.
« Ils auraient du se défendre ce sont des chiens d'attaque. »
« Ils connaissaient leur agresseur. »
La maison semblait déserte, tout était propre et rangé. Gibbs faisait le tour avec nervosité semblant chercher quelque chose.
« Que se passe-t-il ? »
« Je cherche une porte, cette maison est équipée de fenêtres de cuisine cave, c'est un sous-sol semi enterré, et je n'ai pas remarqué d'autres accès que la porte par laquelle nous sommes entrés. », Un grand argentier en merisier massif était « ajusté » dans une sorte de renfoncement, ce qui attira l'œil de Gibbs ce fut les quelques bibelots qui semblaient à présent tenir dans un équilibre précaire. Le sol était marqué par deux lignes espacées de 70/80 cm : des traces de freins sommairement effacées.
« Forrest venez m'aider. »
Les deux hommes parvinrent à déloger le meuble massif de son emplacement et dévoilèrent une porte. Gibbs força la serrure sans difficulté, et actionna l'interrupteur. Au pied des douze escaliers de bois recouverts soigneusement de linoléum, ils pouvaient apercevoir le fauteuil roulant renversé, et le corps d'une femme.
« Mme Kuvaz sans doute ? »
«Elle était paralysé depuis 6 ans; une attaque il me semble. » Gibbs chercha un pouls qu'il ne trouva point. « Nous arrivons trop tard. »
« Ce pourrait être pire. Elle aurait pu survivre. »
Les deux agents sursautèrent Ducky descendait les escaliers à son tour.
Le légiste sorti sa sonde et commença l'examen préliminaire.
Forrest arpenta la pièce à la recherche d'indices éventuels. Les murs étaient tapissés d'étagères où boites de conserves, outillages divers, etc… s'entassaient, dans un coin une cuve à fioul, à peu de distance une chaudière, un séchoir à linge ; plus loin une porte en verre débouchait sur un petit couloir, il inspecta les pièces R.A.S. et prit les photos.
Le téléphone de Gibbs vibra.
« Oui Gibbs !… quoi !... vous pouvez les décrire ? Bien… faites des moulages. » Puis s'adressant à son supérieur « McGee et Ziva ont trouvé les autres chiens, abattus de la même manière, ainsi les corps de deux 2 jardiniers, et celui d'une jeune femme dans un des bassin, tués de balles dans le dos. Ils font les moulages de traces de pneus et de pas. Que peux tu m'apprendre Ducky ? »
« Je pense qu'on la poussé en premier : seule et que le fauteuil a été jeté ensuite, c'est étrange cette façon de tomber, cela me rappelle la fois où… »
« Ducky ? »
« Pardon je m'égare. Donc si l'on considère que le corps perd ½°C par heure, et que l'on tient compte de hygrométrie, j'en conclu qu'elle est morte ce matin entre 5 et 8 heures, vraisemblablement de ce que l'on appelle communément le coup du lapin. »
« Les deux femmes étaient en train de prendre leur petit déjeuner. Qu'est devenu Alysson ? »
Accroupit dans un coin Forrest semblait faire des calculs, il leva les yeux sur l'agent de terrain.
« J'estime la superficie de la maison à environ 352 m², mais celle de cette cave semble plus petite. Il doit avoir une pièce cachée. »
« Monsieur Palmer descendez le brancard, on a finit ici. »
Le jeune assistant se préparait à aider son supérieur et ami lorsque quelque chose attira son attention.
« C'est drôle on dirait que… »
« M. Palmer que trouvez-vous de si drôle ? Excusez-le M. le Directeur mon assistant a parfois un langage que je me refuse à comprendre. »
« Regardez sa main droite, son index, elle semble indiquer une direction. »
Ducky se pencha.
« C'est ma foi vrai M. Palmer, vous avez raison. »
Les doigts de la main étaient restés crispés dans la mort mais l'index indiquait clairement ce centre de la pièce : un tapis bon marché sur lequel reposait le séchoir à linge.
Ils déplacèrent le tout en un temps record, et mirent à jour une trappe.
Forrest l'ouvrit les premières marches d'un escalier en bois apparaissaient.
« Passez moi une torche. »
Une fois l'objet en main il descendit lentement les 9 marches vermoulues et humides, devant lui un couloir bordé de quelques cellules vides enfin un autre escalier qui montait cette fois. Gibbs le suivait à quelques pas. La torche entre les dents, son arme à la main droite, il ouvrit la trappe.
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Avertissement : quelques scènes des chapitres qui vont suivre seront un peu dures (flirtant avec le M il me semble) mais on va retrouver Tony dans le suivant, je vous réserve encore quelques jolis moments.
