Disclamer : les personnages de NCIS ne m'appartiennent pas.

Merci pour vos commentaires, je les attends toujours avec impatience, car c'est le top départ pour la suite.

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Chapitre 27 :

Partie a: la maison des horreurs

Attention :Contenu sensible

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Aucun des deux hommes ne s'étaient préparé à cela pourtant ils avaient déjà beaucoup vécus, le premier la guerre et ses horreurs, le second l'espionnage et ses bourreaux. Ils étaient adeptes de la torture

psychologique rarement physique ou si peu. Intraitables et ne négociant que rarement. Jusqu'à présent l'enquête mettait en avant leur ressemblance, ils allaient positionner les premières pièces d'un puzzle, dont ils ignoraient l'aspect final et ses conséquences sur un membre de l'équipe. C'était le genre d'expérience qui marque les hommes, à la fin personne ne gagne, les fossés sont creusés et tous restent marqués.

Une odeur indéfinissable frappa leurs narines, mélange de sueur, d'urine, de sang, que les détergents n'avaient pas réussi à masquer.

Forrest se hissa dans la pièce et la balaya rapidement de sa torche puis se tourna vers Gibbs qui se tenait en retrait conscient qu'il devait laisser l'homme face à ses démons.

« Je dois vous prévenir si vous venez je risque d'être obligé de vous tuer. »

Il en fallait plus pour effrayer un LJ Gibbs.

« Je prends le risque pour DiNozzo. »

« Ne touchez pas votre téléviseur, ce que vous voyez est le fruit de votre imagination, etc etc… »

Les deux leaders sursautèrent.

« McGee que faites-vous ici ? »

« Monsieur vous avez oublié votre appareil photo. »

« Bien c'est fait, partez maintenant. »

Mais le bleu voulait en savoir plus… lui aussi, il n'arrivait pas à définir l'odeur, pourtant depuis qu'il avait rejoint le NCIS il était habitué à beaucoup de choses, entre les cadavres momifiés trouvés dans la nacelle d'un TOM CAT, les femmes enterrées vivantes, les cryptes qui explosaient, les cadavres conservés dans de l'acide…, et récemment une jeune femme assassinée dont le fœtus arraché de ses entrailles n'avait pas été retrouvé, il semblait y avoir une certaine surenchère dans le sadisme des crimes sur lesquels ils enquêtaient. La vue du sang le rendait toujours malade, et son pied n'était toujours pas marin. Mais le bleu souhaitait obtenir ses galons d'agent de terrain par le mérite, non pas uniquement parce qu'il était là le jour où Gibbs avait la possibilité d'offrir une promotion.

« Je veux aider. »

Gibbs agita son Zig sous le nez du jeune agent.

« N'y pensez même pas. »

« Agent McGee retournez à l'autre accès et empêchez qui que ce soit de nous rejoindre. »

Le jeune agent obéit, il ne s'en sortait pas trop mal.

Forrest actionna l'interrupteur.

« Il y a plusieurs salles, attendez ; condamnez la trappe. »

Gibbs s'exécuta et le rejoignit.

La première pièce ressemblait à une bibliothèque, des centaines d'ouvrages étaient rangés soigneusement par auteur, genre, et alphabétique. Il y avait là des ouvrages de Gérard de Villiers (de SAS, Blade, Brigades mondaines-mœurs, l'Implacable, l'Exécuteur, et bien d'autres) de Frédéric Dard… tous en français, quelques VO en anglais, il y avait également beaucoup de livres de médecine surtout sur la génétique, encyclopédie etc…, enfin un rayon complet était consacré aux livres sur les tortures du moyen âge, des romans du Marquis de Sade etc…

La seconde pièce ressemblait à un laboratoire, et semblait être équipée des dernières technologies, en son centre une table en émail qui avait été blanche à un moment mais elle était tachée de traces plus ou moins rouges, plus ou moins brunes, plus ou moins jaunes, des entraves marquées de taches dont il fallait mieux ignorer l'origine. La pièce était équipée de caméras, sous un évier Gibbs découvrit plusieurs bandes audio-vidéo, et des cassettes. Aucun appareil n'enregistrait, la séance était finie.

La troisième pièce, ah la fameuse pièce, les murs étaient tapissés de photos hommes, femmes, enfants, dans des postures assez subjectives, des scènes de SM, Hard, Gore, des scènes de groupes, un panneau était consacré entièrement à l'agent Tony DiNozzo. Dès qu'il découvrit les premières photos Gibbs sentit son estomac se révolter, et se précipita dans la pièce précédente pour vomir tripes et boyaux.

Forrest découvrait également les photos, mais il se refusait de les cautionner, il connaissait Tony, disons plutôt qu'il espérait le connaître, il passa outre son dégoût et observa avec attention les diverses photos.

Gibbs revint dans la pièce.

« Excusez-moi. »

« C'est humain Gibbs, Forrest déglutit avec peine, il était sous couverture et sans aucun doute drogué, vous avez remarqué ses yeux ? »

« Je ne vois que ça, c'est la même expression qu'il avait à Baltimore lorsque les policiers l'ont retrouvé. »

Forrest avait retiré une photo et l'observait avec attention avec une loupe.

« Qu'avez-vous découvert ? Qui est-ce… ? »

Si Gibbs avait reconnu les parents de Bettina, il ne connaissait pas ce gamin de 5/6 ans, qui ressemblait à Tony, mêmes yeux verts, mêmes cheveux châtains, même sourire canaille.

« Espèce de salaud tu l'as retrouvé avant nous. » Forrest mit la photo dans sa poche.

Les deux hommes continuèrent leurs investigations et parvinrent à la dernière pièce.

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C'était une scène du moyen âge.

« Il lui a fait subir le supplice de la roue. » Les quatre membres brisés Alysson était attachée bras et jambes repliés sous elle sur une roue montée sur un essieu.

Les deux hommes étaient blancs.

« Il voulait qu'on la trouve ainsi, c'est un message. »

« Vous êtes sur que c'est Costa ? »

Un râle.

Alysson était encore vivante

« On est arrivé trop tôt. »

Gibbs sorti son couteau et s'approcha pour libérer la suppliciée.

« Ne la touchez pas ! » Il sursauta et fixa Forrest dont le visage n'exprimait aucune émotion. « Un instant. Zut pas de réseau. Je reviens.»

Il refit le chemin inverse, croisa McGee qui gardait la première entrée, et remonta jusqu'à ce qu'il ait les bâtonnets de réception.

« Toumaï c'est moi, convoque l'équipe, protocole pyrite, je t'envoi l'adresse. » Puis il partit à la recherche de Ducky. Le vieux docteur s'aperçu immédiatement que quelque chose s'était passé.

« Vous avez besoin d'aide ? »

« Je maîtrise la situation. Merci. Le ton était agressif ne réclamant aucun commentaire. Où est Ziva ? »

« Elle interroge les voisins en compagnie de Fornell. »

« Bien j'y retourne. »

« Etes-vous sur de ne pas avoir besoin de moi ? »

« … »

«Je suppose que non. »

Il redescendit.

« McGee mon équipe va arriver, assurez-vous que la maison est évacuée dans les cinq minutes, ceux qui résistent tuez-les. »

« … ? … »

« Par les paroles McGee. »

« Oui ! bien sur. »

Cinq minutes et 31 secondes s'étaient écoulées lorsque deux hélicoptères se posèrent sur la pelouse récemment tondue. 12 hommes habillés en noir et cagoulés se précipitèrent vers la maison, certains se positionnèrent devant l'entrée alors que les autres se précipitaient dans la cave. McGee fut frappé à la mâchoire et enfermé manu militari dans une cellule. Le dénommé Toumaï se présenta à Forrest.

« Périmètre sécurisé… Chef. Nous avons enfermé un homme dans une cellule.»

« Bien vous avez vos ordres. » Puis s'adressant à un homme un peu en retrait. « DJ il y a une femme dans la dernière pièce, fait ce que tu peux mais je dois l'interroger dès que possible. »

« Je ferai de mon mieux. »

Forrest s'adressa à Gibbs « Nous n'avons plus rien à faire ici : sortons. »

Ils retrouvèrent facilement le Bleu, ce dernier avait une méchante blessure sur le côté du visage, et tentait d'arrêter le saignement avec sa cravate. Forrest le prit par l'épaule.

« Venez McGee c'est fini, Ducky va vous soigner. »

Les trois hommes sortirent de la maison, et se dirigeaient en direction du fourgon du NCIS lorsque Ziva les interpella.

« Vous avez trouvé quelque chose ? » Bien sur question idiote, elle avait reconnu les forces spéciales.

« Je viens de découvrir qu'en amour je manque d'imagination. »

« C'est peut être la raison de vos trois div... » Ziva se claqua mentalement « Pardon ce n'est pas ce qu'ai voulu dire… »

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J'avais prévenu : les autres avertissements concernent quelques scènes sensiblement identiques, suis-je trop « bizarre « ? A votre avis mon avertissement est injustifié ?

Dès ce soir (en principe) partie b consacrée à Tony