Disclamer : les personnages de NCIS ne m'appartiennent pas.
Merci pour vos reviews.
Modif. du chapitre précédent.
Les 5 agents étaient réunis autour « d'un feu de camp ». et non 4
Je n'ai pas pu résister de vous livrer en avance la 1ère et 2ème partie du chapitre 31.
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Chapitre 31 : Je serai toujours là pour toi
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1ère partie
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Dès que le NCIS avait découvert l'existence de Eagle March, Abby avait envoyé sa photo : retrouvée grâce au permis de conduire au personnel de la clinique du Préfonru. C'était un homme (à l'époque) de 50/55 ans portant barbe fournie, cheveux poivre et sel mi-longs et ondulés, le visage anguleux, les yeux très clairs.
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March était rusé, bien que ne doutant pas que le NCIS ait réussit à le démasquer, il prenait ses précautions, continuant à cacher ses traces. Comme avait dit Abby «Un marine qui ne veut pas qu'on le retrouve, on ne le retrouve pas. ».
March devait se montrer plus inventif, plus subtile, le meilleur…, celui qui pouvait et devait faire échec au NCIS.
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Le flash de 20 heures ne divulgua aucune info, personne ne fut étonné.
« C'est normal. » Expliqua Forrest. « Procédure habituelle. »
« J'ai oublié monsieur le directeur, les moulages que Ziva a fait dans la propriété correspondent toujours à la même voiture, et là j'ai du nouveau, c'est une mini fourgonnette de marque Ford, j'ai le numéro, c'est une voiture en contrat leasing, elle appartient disons appartenait à un certain Benson Hayes. »
« Pourquoi appartenait Abby ? »
« Monsieur Hayes paysagiste de son état, sans casier, né le 02 octobre 1962 à Washington DC, célibataire... »
« Abby ! »
« Tu ne veux pas savoir comment j'ai eu le numéro ? »
« Grrr… »
«Les services de police ont reçu plusieurs plaintes, car le véhicule était parfois garé devant leur porte de garage et ils s'en étaient plaints. »
« Ou était-il garé ? »
« Gibbs calme toi voilà, la mini fourgonnette était garé devant le domicile d'Alysson Kuvaz, et Benson Hayes est l'homme qui est en bas sur la table d'autopsie, inutile je pense de préciser que la balle extraite du corps du jardinier provient de la même arme qui a tué le chien.»
« Tu as retrouvé le véhicule ? »
« Son signalement et son numéro ont été diffusés à toutes les patrouilles, quand ils la trouveront on aura
March. »
« Tu es sure que c'est le même véhicule ? »
« Ouaips : usure des pneus identique, même trace de caillou coincé dans les rainures. Enfin Gibbs comment peux-tu douter de moi ? »
Ces échanges un peu colorés avaient eu le don d'énerver Forrest au début, mais maintenant il comprenait que c'était une façon d'éliminer le stress, de rendre leur relation « plus intime. » Qu'importe la manière du moment qu'ils faisaient leur boulot.
« Vous savez il a pu fort bien changer les plaques, il est malin. »
C'est à ce moment-là que Jimmy Palmer fit son apparition, les bras chargés de « plats à emporter « pour 8 personnes.
« On pensait ne plus vous voir M. Palmer. » Le jeune assistant prenait de plus en plus d'initiative, tout comme McGee il avait à cœur de bien faire, « Le Bleu » était son modèle, ils avaient rejoints l'équipe presque en même temps, et étaient les souffre-douleur des deux agents les plus anciens.
« Je sais docteur, mais vous ne vous êtes jamais plaint de mon « intendance ». »
Abby fouilla dans les sacs et distribua les repas. Palmer très prévenant avait prit une soupe pour McGee, et chacun avait son plat préféré, mais elle était intriguée.
« Et tes parents ? ».
« Depuis longtemps ils ne m'attendent plus pour souper. » En fait il vivait dans son propre appartement depuis plusieurs semaines (relations « torrides » obligent), mais il en avait gardé le secret craignant la règle N° 12 et les foudres de son auteur.
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2ème partie : Le lendemain vers 23h00 (C'est le mercredi 23 août 2006)
Attention :Contenu sensible
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Tony avait mal, il souffrait dans son corps, son cœur, son passé, la perfusion dans sa main droite lui interdisait tout mouvement hasardeux, chaque fois qu'une infirmière pénétrait dans sa chambre elle ouvrait les volets qu'il avait mis un temps infini à fermer avec sa télécommande. Quel homme méritait un tel traitement ?… Pouvait -il faire fuir ces démons du passé, revivre le temps d'une pensée, d'une caresse…
Il avait sommeil, était fatigué, mais ne pouvait pas dormir, comme un enfant réveillé après un cauchemar, il avait peur de fermer les yeux, de revivre le temps d'un rêve, sa vie de jeune homme qui avait encore « l'âme pure », qui croyait au coup de foudre ; à l'amour exclusif…, cet espoir qui avait prit fin le 17.08.2000avec la mort horrible de celle qui allait devait devenir sa femme. Ce jour là il avait tellement crié qu'il ne pouvait plus parler, tellement supplié qu'il ne pouvait plus se mettre à genoux, tellement souffert qu'il ne pourrait plus jamais déclarer à une femme qu'il l'aimait, tellement subi que même « l'acte d'amour » lui était difficile, tellement rampé alors que les cris de Bettina lui crevait les tympans, tellement hurlé… les reins brisés par les coups, tellement pleuré qu'il n'avait plus de larmes, tellement aimé…
A partir de ce jour Anthony DiNozzo était devenu cet homme brisé qui avait réussit à se reconstruire, sur les cendres de son passé ; de sa future épouse et des enfants qu'elle portait, elle en était à 12 semaines ; des jumeaux…
« Tony, réagis, bats-toi, ton fils a besoin de toi… »
Cette voix venue du fond des âges il ne la connaissait plus, cassée, brisée, elle avait un nom, mais les tiroirs de sa mémoire refusaient de s'ouvrir… Chaque fois qu'il essayait, unepartie était effacée, puis une autre..., enfin sa vision était masqué par un linceul de sang.
Il ferma les yeux espérant faire taire la voix…
Mais elle était encore là.
Une odeur de plastique brûlé parvint à ses narines. Une odeur de fumée, d'incendie ; de mort…
Tony leva les yeux au plafond, les détecteurs extincteurs ne fonctionnaient pas, pourtant ils auraient dû.
C'était à lui de réagir, mais il ne pouvait pas.
« Tu peux le faire, mais tu as abandonné la partie il y a longtemps déjà. » Cette voix...
« Laisses-moi ! »
« Tu veux le faire, tu peux le faire. »
« Pourquoi me rejettes-tu ? Tu m'attends, et je veux te rejoindre.»
« Anthony DiNozzo, quel souvenir gardera ton fils ? »
« Il ne sait même pas que j'existe… »
«… »
« Tu n'as pas le droit ! »
« … »
« J'ai trop mal. »
« Anthony DiNozzo : pas de courage, pas de gloire. »
« C'est trop loin. »
Il y avait un « bouton incendie » juste au-dessous de l'interrupteur, il arracha douloureusement les perfusions, et quelques autres « connexions » puis tenta de se mettre debout, sa jambe ( toujours la même) refusa de le porter, il tomba à terre, rampa, toussa ; les poumons agressés par la fumée toxique ; ce satané bouton clignotait, (vraiment c'était la peine), enfin millimètres par millimètres ses doigts approchèrent du champignon orange/rouge blanc… dans un dernier effort il frappa cette chose qui lui cassait les oreilles, et « l'empêchait de dormir. »
Il avait réussit.
Dans le couloir de la mort, une femme lui faisait un signe de « au revoir ».
La mémoire lui revint.
« Bettina NON ! »
« Tony chaque fois que tu douteras je serais là. »
« Je t'aime, ne part pas, j'ai besoin de toi. »
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