Disclamer : les personnages de NCIS ne m'appartiennent pas.
Chapitre 34b :
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2ème partie.
Abby arriva en milieu d'après midi, Mcgee était dans le couloir et s'était assoupi. Elle le pinça au bras.
« Aie non mais… Abby ! Que fais-tu là ? Il est quelle heure ? »
Elle lui donna son PC, ainsi que deux sacs à dos contenant quelques affaires qu'elle avait prises à son appartement, ainsi qu'à celui de Tony.
« Tiens c'est pour toi. Tu es censé ne pas le quitter des yeux. Que fais-tu dehors.»
« Il voulait être seul.»
« Qu'est-ce que tu lui as fait ? »
« Rien il m'a posé des questions auxquelles je n'ai pas le droit de répondre, il s'est refermé.»
« Quelles questions ? »
« Au sujet de son fils, de la photo que je lui ai donné. »
« Dès le début je savais que c'était une mauvaise idée. »
« Oui mais Forrest pense que le petit est en danger, si Tony reconnaît l'endroit où a été prise cette photo, il pourrait le faire protéger. »
« Pourquoi ne pas lui apprendre la vérité ? »
« Ce n'est pas moi qui donne les ordres. »
« Tu as réussit à l'interroger ? »
«Pas encore. »
« Qu'attends-tu ? »
« Je souhaite attendre demain. Ces dernières heures ont été éprouvantes pour lui, je voulais qu'il récupère un peu. Vous avez du nouveau ?»
« Pas grand-chose, Ziva et Gibbs enquêtent toujours, je crois que c'est en rapport avec la première affectation de Tony : Péoria. Ils devraient dans la nuit. L'arme qui a tué les deux commandos est un MK23 SOCOM : un pistolet de calibre 45. »
« C'est important ? »
« Je ne sais pas encore. Nous avons la confirmation que c'était March. Je t'ai apporté une photo, on ne sait jamais, tu dois être prudent. »
« Je connais ce visage, il apparaît sur le vidéo du cybercafé « Le Style » le jour où Forster était censé envoyer un mail pour le rendez-vous au Bunnie's. »
Abby lui sauta au cou.
«Timothy tu es le meilleur.»
Abby entra dans la chambre.
Tony n'avait pas bougé, il regardait dehors, le ciel s'assombrissait, un orage peut-être, violent, comme il y en avait souvent à cette période de l'année.
Elle l'embrassa sur la joue.
« Je suis contente de voir que tu ailles mieux. »
« … »
« Tu as vu la photo que Gibbs m'a envoyé ce matin. Vous étiez trop choux. »
Il détourna à peine les yeux.
Elle lui tendit un baladeur.
« Tiens c'est pour toi, avec plein de musique EMO comme tu les aimes. »
Pas de réaction.
« Je me suis coupé les cheveux, je suis frisée comme un mouton. »
« … »
Dépitée elle ne savait plus quoi dire, c'est alors qu'il commença son récit.
« Bettina les avait châtains clairs avec des mèches blondes la première fois que je l'ai vu, une queue de cheval retenue par un ruban rouge assorti à ses pompons, elle était magnifique dans sa tenue de cheerleader, elle était la capitaine, c'était le jour où je me suis cassé la jambe, elle avait son brevet de secourisme, enfin tu vois. » « Tu en as profité. » « Nous fréquentions la même université, Elle faisait tourner la tête de tous les garçons, mais c'est moi qu'elle avait choisi. Ses parents n'étaient pas heureux. Je finissais mes études alors qu'elle les commençait, puis j'ai travaillais du département de la police de Péoria ; quand elle était à Annapolis je travaillais à Philadelphie, et finalement je me suis rapproché à Baltimore. Liam est né le 24 décembre 1999 à Bethesda, il était si petit si frêle, j'ai pu assister à sa naissance, le tenir dans mes bras, un enfant ça vous change la vie. » Machinalement ses doigts caressaient la photo. « J'ai réfléchi il y a six ans que je n'ai pas vu mon fils, je ne sais même pas où il est, je n'ai peut être les idées pas très claires mais je n'ai jamais eu cette photo sur moi. Tu sais je lui ai fait ma demande ici au Shenandoah avec un peu d'imagination je revoie l'endroit. C'était au printemps 2000, tu m'imagines moi à genoux demander une femme en mariage ? » « Tu devais être mignon. Tu l'aimais ? »« Nous étions heureux. »
« Tu ne réponds pas à ma question. »
« Tu sais ce qui c'est passé ? »
« Pas tout à fait. »
« Il y a beaucoup de zones d'ombres, un puzzle à reconstituer, entre Gibbs, Forrest, et moi, je me demande si un jour nous saurons ce qui c'est réellement passé. »
« Je sais qu'ils ont trouvé quelque chose d'important dans la cave chez Alysson, ils n'étaient plus mêmes lorsqu'ils sont remontés. »
Tony regarda une dernière fois la photo puis la tendit à Abby.
« Je ne veux plus la voir. »
« Tu sais où a été prise cette photo ? »
« Pourquoi ? »
« C'est important. »
Il se fermait à nouveau. Mais Abby n'était pas femme à renoncer si rapidement.
« J'ai vu une émission à la télé. »
« Depuis quand as-tu le temps de la regarder ? »
« Cela n'a pas d'importance. Elle s'appelait le question-réponse par deux. »
« Je ne connais pas. »
« Je m'en doutais, toi à part… enfin passons, par exemple je pose une question, si tu y réponds tu as le droit de m'en poser une à ton tour. »
« Je n'ai pas envie de jouer. »
« Fais un effort. Quelques questions. »
«Non»
Il y eut un bruit de lutte dans le couloir, puis Sacks entra dans la chambre accompagné de deux autres agents du FBI dont l'un portait une petite mallette, Tony les ne connaissait pas. Mais leur venue n'était pas bon signe, l'inimitié entre les deux hommes n'était plus un secret.
« Melle Sciuto, je vous prie de quitter cette pièce immédiatement. »
« Si je refuse ? »
« Je vous arrêtes, pour obstruction à la justice. »
Abby prit place entre Tony et les hommes.
« Allez-y. »
Quelques trente secondes après menottée, Abby était sortie manu-militari de la chambre, laissant Sacks et Tony ensembles et rejoignait un McGee non moins furieux de s'être laissé avoir comme le bleu qu'il était.
« DiNozzo il faut qu'on parle, le docteur m'accorde peu de temps, je vais être bref ; vous êtes toujours soupçonné du meurtre de Forster, j'ai ici un mandat d'arrêt signé de Mme et Sheppard, et du directeur du FBI. »
« Vas te… » Tony fit mine de se lever et essaya d'attraper le bouton d'alarme Sacks le repoussa violemment sur le lit, sortit 2 paires de menottes bien décidé à les utiliser. »
« Je vous laisse le choix de la méthode. »
«… »
« Earl, Finch. »
Les deux hommes précédemment sortis revinrent.
« Maintenez-le ! » L'agent du NCIS n'offrait qu'une faible résistance et fut rapidement maîtrisé.
« Vous n'oseriez pas ! »
Sakhs ouvrit la mallette et prépara une injection.
« C'est un produit nouveau, qui ne laisse aucune trace, dosé avec soin, et qui tient compte de votre état. »
« Je vous tuerai. »
« Encore faudrait-il que vous sortiez vivant de cette aventure. »
Sacks mit en place le garrot, chercha la veine…, enfonça l'aiguille.
Tony réunit ses dernières forces et lui cracha à la figure.
« Espèce de salaud. » Puis il regarda doucement Sacks appuyer sur le piston.
Dans le couloir les 2 agents du NCIS tenus en joue serraient les poings, ils avaient entendus les bruits de lutte, nul doute ne subsistait dans leur esprit sur l'issue de la bagarre.
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Suite rapidement peut-être dès ce soir
Je ne sais pas encore à qui obéit Sacks, et si je le dévoilerai, mais je trouve que cela met un peu de piquant à mon histoire.
