Disclamer : id…

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Chapitre 39 : entre haine et pardon

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1ère partie.

Il y avait environ 230 km entre Naperville et Péoria. Le trajet dura un peu plus de deux heures Ils prirent le temps de s'arrêter prendre un café et pour prévenir de leur arrivée. Ziva chercha l'adresse sur une borne internet et la trouva facilement : 600 SW Adams, ainsi que le numéro de téléphone : 309-673-4521.

Le capitaine Earl Lenkwood était toujours chef du département de Police de Péoria, il leur avait donné rendez-vous vers 15h00.

Le planton de service introduisit les deux agents du NCIS dans le bureau de son supérieur.

« Que personne ne nous dérange. » La porte fut fermée et les persiennes baissées. « Souhaitez-vous un café ? Une autre boisson. »

Autant demander à un aveugle s'il veut voir clair. Quelques minutes après chacun avait en main sa boisson préférée et la buvait en silence. Gibbs en profita pour observer celui qui avait le premier chef de son agent.

Le capitaine Lenkwood était un homme de couleur, il n'était pas facile de lui donner un âge. Quelques cheveux grisonnants aux tempes, des petites pattes d'oies aux yeux, sa voix forte, un embonpoint naissant laissait penser qu'il approchait des 70 ans, Mme March avait raison il aurait tout aussi bien pu être déjà en retraite.

Lenkwood ouvrit un épais dossier qu'il venait de sortir d'un de ses tiroirs de bureau.

« Affaire Costa –DiNozzo. »

« Je suis à votre disposition ; que voulez-vous savoir ? »

« Etiez-vous au courant que Costa travaillait en association avec son frère ? »

« Non comment s'appelait-il ? »

« Eagle March. »

« Ce nom a été cité plusieurs fois, mais j'ignorais leur lien de parenté. »

Le policier feuilleta le dossier.

« L'affaire a fait grand bruit dans la région, beaucoup de gens trempaient dans leur combine, ils avaient des clients puissants et très riches dans tout le pays, et je ne parle pas que de la drogue, des filles, et du trafic d'armes, d'ailleurs DiNozzo avait parfaitement bien travaillé, il en a payé le prix fort, j'ai appris ce qui lui est arrivé à Baltimore. »

«Il y a de fortes probabilités que les deux frères soient derrière cela. A part March et Costa combien se sont échappés. »

« Une seconde. Voilà : très peu en vérité, nous avions pratiqué plusieurs arrestations, lors de nos nombreuses descentes un peu partout, plusieurs personnes ont été extradées vers les pays d'Amérique Latine (où ils ne badinent pas, pour eux être soupçonné de pédophilie ou tout autre trafic égal la peine capitale…), d'autres purgent encore leur peine de prison. Il me semble que seulement 5 ou 6 ont pu s'échapper. Ils se sont fait oublier. »

« Ce n'est plus le cas pour certains. »

«DiNozzo était trop jeune, trop inexpérimenté, la réputation de Costa n'était plus à faire, mais il manquait le petit quelque chose qui nous permettait de l'inculper. Il n'y a pas eu vraiment de procès. La CIA avait un dossier solide, mais de nombreuses vidéos, ou photos, avaient été déménagées lorsque DiNozzo a réussit à s'échapper. J'étais contre le fait qu'il infiltre l'Organisation, c'était un bon agent, parfois surestimant ses capacités, beaucoup trop de bons agents avaient payés de leur vie avant lui. Mais LUI a réussit, Tony a été malade pendant longtemps, j'ai même cru qu'il allait abandonner le métier de policier. Il me semble qu'un gars du gouvernement aurait voulut coincer Costa pour pillage et meurtre en Afrique. C'est ce qui s'était dit par la suite. »

Ziva qui était au courant de rien du tout, (sauf en ce qui concernait les meurtres et pillages en Afrique), crut bon de demander quelques éclaircissements.

« Quel genre de maladie ? »

Gibbs mourrait de savoir également, mais ils n'étaient pas là pour cela.

« Cela ne nous intéresse pas Ziva. C'est son problème. Continuez capitaine je vous en prie.»

« L'affaire a fait du mal dans la région, lorsque Tony a demandé sa mutation je l'ai appuyé car c'était devenu trop dangereux pour lui. Des noms avaient été cités des policiers, des notables de la région, sa vie était en danger..»

« Chefs d'entreprises ? »

« Comme je viens de dire des preuves avaient disparues. Finalement le but était atteint : l'organisation était démantelée. »

« Nous avons mis la main dessus cette semaine. Pour l'instant tout est sous scellés. »

« Vous allez rouvrir le dossier ? »

« Costa a passé un Deal avec l'Etat il est intouchable et lavé de toute accusation et poursuite, mais nous aimerions mettre la main sur March pour d'autres raisons. »

«Dans ce dossier il est indiqué qu'il serait mort en 2001. »

« ON s'est trompé. Le FBI et le NCIS sont à sa recherche, pour plusieurs meurtres, tentatives de meurtres, enlèvement d'un agent fédéral, et tout ce que nous ignorons encore. Pensez-vous qu'il pourrait revenir dans la région ? »

« Ce n'est pas impossible. »

« Existe-il une copie de ce dossier ? »

« Sans doute la CIA en a un double. C'est « classé confidentiel » Désolé. Comment va DiNozzo ?»

« March et Costa en ont encore après lui. »

« Si vous pouvez ne dévoilez pas ce que vous avez mis sous scellés. »

Ziva était intriguée.

« Pourquoi ? »

« Cela ferait plus de mal que de bien. » Le policier regarda attentivement Gibbs. « Vous voyez ce que je veux dire ? »

« Je n'en suis pas responsable. Mais peut-être qu'il faudrait … Nous n'allons pas vous retarder d'avantage. »

« Je suis désolé de ne pas pouvoir vous aider.»

Les deux agents du NCIS reprirent le chemin de l'aéroport de Chicago. Leur avion partait à vers 23h00.

« Mais enfin Gibbs allez-vous enfin me dire ce que vous avez trouvé dans ce sous-sol ? Quelles sont ces vidéos et ces photos ? »

La seule réponse qu'elle obtint fut le silence complet. Gibbs se concentra sur la route, et ne desserra plus les dents.

Que pouvait-il lui dire ? Lui-même avait eut du mal à assimiler ce qu'il avait découvert. Les photos il préférait les oubllier, les Vidéos ne jamaisles avoir découvertes.

Le point positif pour Peoria ; Tony avait trouvé l'aide pour rebondir ?

Pour Baltimore également

Et maintenant qui pourrait l'aider ?

Ziva lui avait demandé de ne pas remuer la bouse de vache

Le capitaine Lenkwood : de ne rien dévoiler de cette ancienne affaire.

C'était facile pour eux, mais lui avait une équipe à diriger, des homme et femmes à canaliser, orienter, et parfois claquer. Il avait besoin de savoir sur qui compter, à qui confier sa vie.

La perte d'un être aimé…, pouvait briser la vie d'un homme, lui avait survécu, surmonté… Mais…

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Demain la suite

Partie 2