Disclamer : …

Merci pour vos commentaires.

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Chapitre 40 b

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Partie 3

Bien que la clinique soit coupé de tout Sacks ne relâchait pas la pression sur les hommes qui gardaient la porte de la chambre.

Abby approuvait intérieurement, elle avait un mauvais pressentiment, ceux qui en avaient après son ami étaient capables de tout, ils venaient encore de le démontrer. Alors que le procès approchait Costa était sous surveillance étroite, comme Ziva elle se demandait comment il bénéficiait d'une telle liberté de mouvement. Même si Tony ne semblait pas se souvenir, dès le début de nombreux indices prouvaient qu'il avait participé, et sans l'intervention de Forrest elle chercherait encore. Ils avaient un avantage sur March, ce dernier ignorait certainement qu'ils avaient réussit à prouver son implication, et le lien de parenté entre lui et Costa. Le malheureux chien de garde trouvé mort dans la propriété d'Alysson Kuvaz leur avait laissé un héritage.

Abby avait distribué au personnel et aux agents du FBI une photo de l'apparence présente de March, tel qu'il s'était présenté la veille aux urgences.

Comme le disait souvent Tony, McGee suivait le protocole à la virgule près, et même au-delà, aussi ce dernier décida de descendre aux urgences par l'escalier de secours, en cas de nouvelle panne il ne souhaitait pas se retrouver coincé dans l'ascenseur en attendant des secours pour le moins hypothétiques.

Au sous-sol il fut étonné de ne voir personne, les salles étaient vides, et l'interne était absent, ce qui était inhabituel, il décida de partir à sa recherche, il se dirigea vers le « quai » des urgences, des blessés étaient peut-être arrivés à la clinique, en effet une mini fourgonnette blanche de marque Ford était garée non loin, il approcha prudemment, les portes arrières étaient fermées, mais les clefs se trouvaient sur le démarreur. Il jeta un œil par l'une des vitres et aperçu un homme en sous-vêtements bâillonné et ligoté à l'arrière.

Quel idiot il faisait, pourquoi n'avait-il pas donné l'alarme avant de sortir. Il se précipita à l'intérieur et parti à l'accueil des urgences, il chercha sur le menu déroulant du téléphone « salle d'attente du premier » en priant pour que l'agent du FBI ou l'un de ses hommes s'y trouve encore.

« Agent spécial Sacks. »

« Ici McGee. March est à l'intérieur, je viens de retrouver son véhicule sur le parking dehors, il a prit les vêtements de l'interne.»

« Il n'est pas au premier mes hommes surveillent les accès, à part vous personne n'est descendu ou monté. Il est encore au sous-sol. »

« J'ai fouillé toutes les pièces. »

« Il doit se cacher en attendant où êtes-vous ? Je vous rejoints.»

« A l'accueil : quand vous sortez de la cage d'escalier tournez à gauche, c'est le second bureau à votre droite. »

« J'arrive ne bougez pas. » Avant de descendre il donna ses dernières instructions.

« Tout ce qui passe cette porte qui n'est pas moi ou l'agent du NCIS vous l'arrêtez. »

« Bien monsieur. »

Sacks rejoignit l'accueil et les deux hommes commencèrent à fouiller méthodiquement le sous-sol.

« Nous pourrions demander à l'interne de nous aider. »

« Ce n'est pas la peine de mettre sa vie en danger. McGee.Taisez-vous et faites moins de bruit.»

Ils venaient d'inspecter le dernier couloir où se trouvaient les salles de soins, etc… Sacks retournait déjà sur ses pas alors que McGee sortait de l'entrepôt de médicaments, quand soudainement une plaque du plafond fut déplacée et un homme en blouse blanche atterrit silencieusement sur le sol. Le sang de McGee ne fit qu'un tour, il dégaina.

« Sacks derrière vous. »

L'homme n'eut pas le temps de tirer, les deux agents spéciaux firent feux simultanément, il s'écroula au sol, mortellement touché.

Sacks et McGee se précipitèrent vers le corps étendu au sol. Instinctivement l'agent du NCIS jeta un coup de pied dans l'arme qui se trouvait à côté du corps (l'expertise balistique devait confirmer plus tard que c'était le même MK23 SOCOM : pistolet de calibre 45 qui avait abattu les deux commandos des forces spéciales). Sacks retourna le corps sur le dos et chercha un pouls, mais ce n'était plus la peine. Le bleu l'avait touché dans le dos sans succès (l'homme portait un gilet pare-balles sous la blouse), Sacks en revanche en agent expérimenté avait visé plus haut, plus précisément à 2,5 cm au-dessus de la clavicule gauche, sectionnant net l'artère carotide, une de ses balles l'avait raté, mais la troisième l'avait touché en pleine tête.

« Si vous n'aviez pas été là, il se serait échappé encore une fois. »

Pour une fois la coopération du NCIS et du FBI portait ses fruits. Ils n'en revenaient pas ils l'avaient eut. Sacks se releva doucement, et lui tapa sur l'épaule.

« Vous avez fait du bon travail McGee nos recherches concernant March sont terminées. »

Alors que McGee rangea son arme, il s'aperçu qu'une tache de sang grandissait sur le côté droit de sa chemise, la troisième balle de l'agent du FBI n'avait pas été perdue pour tout le monde.

Sacks s'approcha et souleva doucement les habits du bleu, la blessure était superficielle la balle l'avait juste éraflé.

« Ce n'est rien attendez moi ici je vais chercher des secours. » Il venait à peine de franchir les premières portes battantes qu'il entendit un bruit sourd, il se retourna instinctivement, McGee était évanoui sur le sol.

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Tout danger était à présent écarté, l'interne libéré, McGee soigné, et March dans un tiroir à la morgue. Abby était comme à son habitude excitée comme une puce, Tim, Son Tim, avait sauvé la vie de Sacks, et ce dernier avait zigouillé le méchant qui avait fait tant de mal, et qui avait osé s'attaquer à Tony et aux siens, elle en était presque frustré de la manière si facile dont ils l'avaient eu. Puis soudain elle craint le pire et s'il…

« C'est bien lui ? »

« Oui Abby. »

« Il n'avait pas de masque. »

« Non Abby. Ne t'inquiète pas.»

« Il faut lui dire, l'annoncer à Tony. »

« Ce n'est pas la peine il dort. Il ne comprendrait rien de toute façon. »

« Non mais il faut lui dire que son fils ne craint plus rien. C'est important pour lui. »

« Il y a encore Costa. »

« Oui mais tant que le procès a lieu, nous avons un répit et Tony aura le temps de se remettre. De toute façon si Alysson Kuvaz se remet il va y avoir un sacré procès. »

McGee regarda Abby tristement il lui revint alors une phrase que Tony avait prononcé : Tu ne connais pas toutes les données…Ce que j'ai fait… ce « jour-là » il avait voulut le faire renoncer à leur amitié, et sans doute cherché à l'éloigner de lui. Pour le jeune agent il n'y avait aucun doute, ce que Gibbs et Forrest avaient découvert était terrible et impliquait March, Costa et également Tony, il avait surpris son visage lorsqu'Abby avait parlé du sous-sol de la maison des Kuvaz des photos, des vidéos. Si procès il y avait cela détruirait son collègue et ami, leur amitié, d'après lui c'est ce que craignait Tony perdre l'estime que lui portait ses collègues, perdre sa crédibilité, son âme, et cherchait à se protéger en les rejetant. Ce mal le rongeait tel un cancer insidieux, et implacable, et l'isolait de tous.

Comme promis Abby avait fait installer un lit d'appoint dans la chambre, et McGee pouvait veiller sur le sommeil de son ami. Il était prés de 23h00, quand il se coucha.

« Vous l'avez eu, j'ai entendu des coups de feu ? »

« Oui Tony March est mort, il ne te fera plus de mal. »

« Tu restes prés de moi ? Tu n'es plus obligé. »

« Si tu veux que je partes je m'en vais. »

« Non… restes !»

« Tony il faut que tu guérisses tu ne peux pas me laisser seul avec Gibbs. »

« Il va me virer. »

A ce moment McGee fit un geste qu'il ne s'expliquera jamais, il lui donna une bonne claque avec sa paume sur le front, comme il avait vu si souvent Gibbs le faire, Tony lui jeta un coup œil méchant.

« Non mais ça va plus le Bleu. Recommences et je te tue. »

« Je… »

Après le moment de surprise les deux hommes se mirent à rire de bon cœur. McGee n'avait jamais entendu Tony rire ainsi, et ce dernier avait oublié le bien que cela faisait.

Les deux agents s'endormirent le cœur léger, l'un parce qu'il savait que son ami guérirait, l'autre parce qu'il avait repris un peu espoir.

Tony était satisfait car son fils était pour l'instant hors de portée des deux hommes.

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Le vendredi tout se déroula normalement, les routes enfin dégagées, le téléphone et l'électricité rétablis et chacun pu regagner ses pénates, seul McGee resta auprès de Tony.

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Le samedi Tony fut évacué sur Bethesda, le procès de Yassou débuta.

Comme prévu le NCIS fut déchargé de l'affaire Costa.

L'affaire March étant terminée (pour l'instant) les affaires reprirent.

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Lundi 28 août 2006 : Falls Church (JAG)

Jenny Sheppard avait rendez-vous avec Sten Howard, ce dernier était maladroit mais très motivé, pendant le week-end il avait recherché des cas similaires, les jugements en appel, ainsi que tous les textes de lois pouvant les aider, dans les archives du JAG aux Etats Unis ainsi qu'au Canada, étant donné la complexité de l'affaire, en fin de compte depuis que le Juge Avocat Général existait. Il avait même poussé son professionnalisme jusqu'à consulter les jugements civils des deux pays et était assez sceptique.

« Alors ? »

« Je crains que Forrest ne soit inflexible, et ne veuille aller jusqu'au procès. »

«Théoriquement il a près de 4 de chances de réussir. » Le jeune homme fut tout heureux d'aborder son travail.

Sur 319 cas toute juridictions et jugements confondus dans des cas semblables,

Le tiers a été gagné en première instance, sans appel

Le restant a été perdu en appel

13 cas ont été gagnés par le père ou la mère, les causes sont diverses, remariage, bonne conduite, thérapies diverses, grands-parents trop vieux, enlèvements de l'enfant, il y a un cas où la procédure a duré tellement que finalement juridiquement l'enfant ne pouvait plus être adopté, décès accidentel des grands-parents.

Dans notre cas précis le lundi 18 septembre 2000, il a été refusé le droit de visite au père, et confié la garde exclusive de l'enfant à ses grands parents, cette sentence a été rendue suite à un rapport psychologique indiquant que le père était je cite : instable, sujet à des crises d'angoisse, alcoolique, ayant des tendance suicidaires, et n'étant pas dans la possibilité physique de s'occuper d'un enfant de 9 mois. Comme entre temps le père n'a pas fait les démarches nécessaires pour faire appel dans le délai imparti, ni les efforts afin de renouer contact avec ses beaux parents, il y a de fortes chances que celui-ci perdure, et que la demande d'adoption soit acceptée en l'état.

Enfin selon l'article… alinéa… du…. les services sociaux ont parfaitement le droit de faire une enquête, ou seul un représentant du JAG de la partie adverse a le droit d'être informé des résultats préliminaires, sous le couvert de la confidentialité. En fonction de quoi et selon les éléments en ma possession, le pourcentage de réussite descend à 0 . Bref aucune chance, c'est du temps et de l'argent gaspillé.

Jenny Sheppard était atterrée.

L'avis définitif sur l'adoption sera rendu le vendredi 15 septembre prochain, M. DiNozzo devra être présent, pour le dénoncer, dans l'éventualité où il ne pourrait pas se déplacer, il pourra être représenté par un ami. Il lui tendit une liste imposante. Voici tous les documents que vous devrez produire.

« On est foutu. »

« Je n'emploierai pas ces mots mais OUI. »

« Arrangement. »

« Peu probable. »

« Je vous tiens au courrant, il faut que j'en informe M. Forrest.»

« Je reste à votre disposition. »

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Forrest n'était pas surpris des conclusions de l'enquête du jeune avocat. Etant donné la situation actuelle au NCIS il décida de s'absenter quelques heures, après avoir prit rendez-vous avec Mme Leds,

Il s'engagea sur les routes N° 395 puis 236 … qui une vingtaine de kilomètres après l'emmena à Annandale chez les Leds aux environs de 16h30.

Il n'en revenait pas qu'ils habitent si près de Washington, Tony aurait pu presque pu croiser son fils sans le savoir.

Forrest avait choisi cette heure pour deux raisons, déjà préparer Mme Leds à sa venue, et la seconde il souhaitait se rendre à l'école Catholique Saint-Esprit.

Il attendit à la sortie des classes observant le va et vient des parents venant chercher leur progéniture en sortant du travail, il repéra facilement la voiture qui se gara non loin du passage piéton, un homme ouvrit la portière arrière droite un gamin y monta, portant l'uniforme caractéristique de l'école, il prit une photo au télé-objectif, nul doute c'était bien le fils de Tony, même yeux verts, même cheveux châtains, même sourire canaille. De plus il n'avait guère changé depuis la dernière photo.

Forrest engagea la voiture sur le chemin de pierre qui sinuait entre les érables centenaires, enfin il s'arrêta aux pieds d'immenses escaliers de marbre blanc ; fortuné n'était pas vraiment le mot.

La porte s'ouvrit sur un majordome en lilvrée.

« Qui dois-je annoncer ? »

« William Lewis Forrest du NCIS. »

« Faites-le entrer Pierre. »

« Bien Madame. »

Une femme vint à sa rencontre grande, blonde, la quarantaine, drapée dans une robe en soie mauve.

« Je me présente Samantha Leds. »

Il la suivit jusqu'à un « salon particulier » richement décoré, « Pierre » leur apporta thé et café, peu de temps après.

« C'est à quel sujet ? »

« Voilà Mme Leds, Je souhaite vous avertir que Tony DiNozzo va contester votre demande d'adoption et demander à avoir la garde partagée de son fils. »

« Vous plaisantez j'espère ? »

« Je ne pense pas, non. Il y a 6 ans cela me semblait la meilleure des solutions que en ayez la garde.

Mais il n'était pas question de priver Tony de ses futurs droits de visite. Ni de le faire passer pour ce qu'il n'était pas. »

« Vous contestez le rapport du psychologue ? »

« Aucunement. Mais c'était un coup bas, Tony l'a très mal vécu, il venait de perdre sa fiancé, et vous lui enleviez peut sa seule raison de vivre. »

« Il fallait faire appel, à cet époque. »

« C'est à moi de vous demander si vous plaisantez. »

« Tony était intrépide, inconscient du danger, après le drame il était perdu, s'était mis à boire, le bébé n'était pas en sécurité. Nous avons fait ce que nous devions, de plus lui interdire le droit de visite mettait le petit à l'abri si le ou les meurtriers présumés de Bettina cherchait à nouveau à nuire, nous avons bénéficiés du la protection des témoins et nous avons voyagé pendant presque 6 ans, nous nous sommes installés ici que l'année dernière, à l'automne. »

« Cette affaire a fait remonter de douloureux souvenirs à la surface, Tony traverse une mauvaise passe, cela lui ferait du bien de voir son fils. » Il lui tendit un double de la photo de Montréal. « Cette photo a été prise par Costa ou quelqu'un proche de lui. Il n'a pas eu besoin de Tony pour vous retrouver. »

« Comprenez-nous nous n'avions qu'une fille, et un petit fils. C'est normal que nous ayons voulut le protéger. Il a tout ce qu'il veut ici, il est heureux a une famille, des cousins, des oncles, un professeur particulier de musique, que pourrait lui apporter son père ? Une gardienne jour et nuit, ainsi que le week-end, des repas à point d'heure fait de barres de céréales. »

« Tony est son père Liam porte son nom. Il a des droits. »

« Pourquoi l'aidez-vous ? »

« Tony est un ami, il m'a aidé énormément dans le passé, et je voudrai lui rendre la pareil. »

« Il a de la chance de pouvoir compter sur de tels amis. Mais vous allez perdre. C'est cruel de laisser croire à Tony qu'il pourrait avoir gain de cause, vous allez le détruire une seconde fois. »

Mme Leds semblait inflexible, mais Forrest avait des atouts dans sa manche, il la quitta une heure après, mais pu rencontrer le jeune garçon, il était vif et intelligent, et savait ce qu'il voulait faire plus tard comme métier : il voulait aider les avions à voler et porter un uniforme (en termes plus adultes : pilote de chasse) et ainsi respecter ainsi la tradition, à chaque génération chez les Leds il y avait un militaire.

Forrest abandonna l'affaire. Les Leds obtinrent gain de cause.

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Vous connaissez la fin, mais maintenant à moi de trouver le moyen d'y parvenir.

Comme les prochaines semaines risques d'être moins passionnantes (procès convalescence de Tony), je vous suggère de faire un bond virtuel de quelques semaines. Qu'en pensez-vous ?