Note de l'auteur : Voici enfin le chapitre 2 de Celui qui n'avait pas dit Lily. Il a mis du temps à venir, mais il est enfin là ! J'espère qu'il vous plaira ! N'oubliez pas de laissez une review - même petite, ça fait plaisir ! Bonne lecture !
Petit rappel : Les pensées des personnages sont en italique.
« Accepte de prendre pour épouse (il prit une grande inspiration) Alicia Fitzgerald. »
Lily crut que son cœur s'était arrêté de battre. Sans vraiment s'en rendre compte, sa main vola pour s'abattre sur la joue de James qui se colora rapidement en rouge. Un flash aveugla la jeune femme qui s'enfuyait, laissant tomber son bracelet. Elle traversa la salle des mariages en courant, sans s'arrêter alors que James l'appelait. Sa vue se brouilla. Des larmes inondèrent ses joues. Elle sortit du bâtiment et continua de courir, sans savoir vraiment où elle allait alors que la pluie s'était mise à tomber avec force. Tout ce qu'elle souhaitait, c'était de se réveiller dans son lit, James à ses côtés, la rassurant en lui disant que ce n'était qu'un cauchemar. Oui, un cauchemar. Cela ne pouvait être autre chose.
Essoufflée, Lily s'arrêta de courir. Elle traversa la rue St James pour se retrouver dans le parc du même nom. Elle marchait, l'air perdu. Elle ne voulait penser à rien mais son esprit s'interrogeait sans cesse, sans aucun répit pour la jeune femme. Mais une question revenait toujours : pourquoi James avait-il prononcer le nom de son ex petite-amie ? Cela signifiait-il qu'il l'aimait encore ? Peut-être trompait-il Lily avec Alicia. Peut-être qu'il se moquait d'elle depuis le début. Et elle y avait crue, comme une pauvre idiote.
La jeune femme s'arrêta pour s'asseoir sur un banc. Elle s'était fait avoir. C'était de sa faute si elle se trouvait dans ce parc qui par le plus grand des malheurs s'appelait St James. James n'avait rien d'un saint ! Dire qu'elle l'aimait et qu'elle avait faillit l'épouser !
Et si elle se trompait ? Et si il y avait une autre explication ? Et si James l'aimait vraiment ? Il viendrait la chercher, lui demanderai pardon en lui promettant fidélité éternelle, elle lui pardonnerait et ils vivraient ensemble, heureux.
« Tu rêves trop ! Jamais cela n'arrivera ! Tu entends ? JAMAIS ! » cria-t-elle trempée jusqu'aux os.
Ses pleurs redoublèrent, entrecoupés de sanglots à fendre l'âme. Lily se recroquevilla sur elle-même, souhaitant de toutes ses forces partir pour un monde meilleur où James l'aimerait.
« Accepte de prendre pour épouse (il prit une grande inspiration) Alicia Fitzgerald. »
Ça y est. Il l'avait dit et sans le savoir, il venait de commettre la plus belle erreur de sa vie. La première pensée qui lui vint à l'esprit n'était pas « j'ai gagné mon pari ! » mais « qu'est-ce que j'ai fait ? ». Une gifle retentissante s'abattit sur sa joue et un bruit de flash se fit entendre. James cligna des yeux alors que devant lui, la femme de sa vie s'enfuyait. Il se lança à sa poursuite, criant son nom, mais Eliane l'en empêcha, se postant devant lui, le regard brillant de colère.
« Je t'interdis d'aller la voir ! Tu lui as déjà assez fait de mal ! Moi qui pensais que tu l'aimais vraiment ! Tu me dégoûtes ! » lui cracha-t-elle à la figure avant de se lancer à la poursuite de Lily.
Cette phrase lui fit l'effet d'une bombe. Qu'est-ce qu'il lui a prit ? Pourquoi avait-il donc prononcé le mauvais nom ? Comment a-t-il pu être aussi stupide ? Il se détestait, il se dégoûtait.
Il sortit précipitamment de la salle et se rendit à l'extérieur. Il s'assit sur les marches, devant le bâtiment. La pluie tombait drue. Il ne n'y attacha pas d'importance, trop occupé à se traiter d'idiot. Il mit sa tête entre ses mains, dépité. Il venait de perdre la femme qu'il aimait, à cause de ce stupide pari et de l'imbécile qui lui servait de meilleur ami.
Il sentit une main sur son épaule. Il ne releva pas la tête. Il ne voulait voir personne. Il ne voulait parler à personne. Il avait déjà assez honte comme ça. Si seulement il pouvait remonter le temps de quelques minutes, il pourrait ainsi s'empêcher de réaliser la bêtise de sa vie.
« James… »
Le concerné ne répondit pas. Il avait reconnu cette voix appartenant à la personne qu'il ne désirai absolument pas voir.
« James…, continua la personne.
- TAIS-TOI SIRIUS ! »
Sirius se tut. Un silence pesant régna seulement troublé par le bruit des gouttes d'eau de pluie.
Au bout de quelques minutes, James reprit :
« J'ai gâché mon mariage. J'ai fait fuir la femme de ma vie. Ce jour devait être le plus beau de ma vie, le plus de sa vie, le plus beau de notre vie avec la naissance de nos enfants, leurs premiers pas, leurs premiers mots. Mais maintenant, il n'y a plus d'espoir. A cause de cette bêtise – oui ce pari n'était que de la pure gaminerie, Sirius ! A cause de cette bêtise, tout l'avenir que j'avais envisagé pour nous est détruit. Et il n'y a plus aucun moyen de le reconstruire. »
Il soupira de désespoir. Il sentit Sirius s'asseoir à ses côtés.
« Ecoute-moi, James, lui intima son ami. Tout cela est de ma faute. Il n'y a que moi pour faire des paris stupides dont les conséquences sont fâcheuses. »
James allait faire une remarque cinglante mais Sirius lui fit signe de ne pas le couper.
« Je sais que tu m'en veux à mort et je veux me faire pardonner. On va retrouver ta femme - même si elle ne l'est pas encore légalement, je vais tout faire pour qu'elle le devienne. Je te le promets. Parole de Maraudeur. Tu sais très bien qu'un Maraudeur tient toujours parole, quoiqu'il advienne. Et tu en as une a honorer. Alors debout Cornedrue ! Un Maraudeur ne se laisse jamais abattre ! Il n'admet jamais la fatalité et trouve toujours une solution à son problème. De plus, tu n'es pas tout seul. Nous sommes trois pour t'aider. »
Le discours de Sirius avait décidé James. Il ne devait pas désespérer. Il devait tout faire, tout, pour retrouver Lily, pour se faire pardonner. Rien n'était encore perdu.
Il se releva. Il devait aller affronter tous ces regards de reproches, tous ces regards plein d'interrogations, tous ces regards de haine. Rien ne pouvait le faire plus culpabiliser que leurs réactions.
« Allez viens ! On a une Lily a retrouver !
- Mais des parents à affronter avant tout. » ajouta James d'une voix morne.
Il prit son courage à deux mains et se dirigea vers la salle de mariage, suivit par Sirius. Ce dernier demanda :
« Tu me pardonnes ?
- Si à la fin de la journée, une Lily Potter existe, peut-être, je dis bien peut-être, que je te pardonnerai. »
« Lily… »
La pluie tombait toujours avec la même force. Malgré cela, la voix d'Eliane fut clairement compréhensible. Elle s'assit à ses côtés et la prit dans ses bras. Elle avait seulement besoin d'une épaule pour pleurer et c'était ce qu'elle lui offrait.
« Je le déteste ! Je le déteste ! Je le déteste ! » répéta-t-elle avec force entre deux sanglots.
Voir Lily dans cet état lui fendait le cœur. Potter allait le payer cher, foi d'Eliane ! Personne n'avait le droit de jouer avec les sentiments de son amie sans en payer le prix fort.
« Je ne veux plus le voir. Plus jamais. »
Elle y veillera. Si Potter pointait le bout de son nez, elle se ferait un devoir personnel de le lui massacrer.
« Il m'a fait tellement de mal… »
Ce n'était qu'un briseur de cœur. Cela était tellement simple de tout casser en mille morceaux. Mais savait-il au moins combien c'était dur de tout recoller ? Qu'un cœur brisé ne cicatrisait pas aussi facilement qu'une coupure anodine ? Il restait toujours des traces indélébiles et l'on ne pourrait jamais rien y faire.
« Je croyais qu'il m'aimait. »
Elle aussi le croyait. Elle lui avait accorder sa confiance, lui avait donné sa bénédiction et elle s'était faite avoir comme une débutante.
« Ne t'inquiète pas Lily. Je suis là.
- Merci Eliane. Tu es une véritable amie. »
Plus qu'une amie, un ange gardien.
Une nouvelle gifle vola. La deuxième en moins d'une heure.
« Merlin ! Qu'ai-je fait au Bon Dieu pour avoir un fils pareil ? »
Il baissa la tête, plus honteux que jamais.
« Te rends-tu compte de l'énormité que tu viens de faire ? Je croyais que tu l'aimais !
- Mais je l'aime !
- Alors pourquoi ? POURQUOI ? »
Elle fondit en larmes dans les bras de son mari qui le regardait, déçu.
« Je ne sais pas… je ne sais plus… je suis totalement perdu. Je… je veux la retrouver, je veux me faire pardonner. Je… je… »
Il s'interrompit. Il ne trouvait pas les mots et espérait qu'elle comprendrait. Il lança un regard désespéré à son père, mais ce dernier avait un visage fermé. Ses parents lui tournaient le dos. Il partit, le dos voûté, désemparé.
Maintenant, il devait s'excuser auprès des Evans. Il n'avait aucune envie de recevoir leurs foudres, mais il fallait qu'il s'explique.
Aucune gifle, aucun cri, aucun regard assassin ne l'avait accueilli. Juste un silence et une question : pourquoi ? Alors il leur raconta tout : le stress, la peur et ce fichu pari. Ils écoutèrent jusqu'au bout, sans un mot, sans un geste.
« Va la retrouver. C'est à elle que tu dois dire tout cela maintenant.
- Vous ne m'en voulez pas ?
- Bien sur que si, mais nous savons que tu l'aimes. Nous voulons seulement le bonheur de notre fille et nous savons qu'elle l'aura seulement auprès de toi. Va, tu dois réparer les dégâts.
- Merci. Merci mille fois pour cette seconde chance. Je ne vous décevrez pas. »
Il partit, le cœur un peu plus léger. Cette confiance que lui accordaient les Evans le motivait. Il retrouverait Lily coûte que coûte.
Il traversa la salle des mariages vide. Tous les invités se trouvaient dans la salle de réception à discuter de l'événement du jour. Des ragots plus tirés par les cheveux les uns que les autres devaient sûrement circuler.
Sur le passage séparant la salle en deux, un petit objet luisait. James se baissa et le prit dans ses mains. Il reconnu le bracelet qu'il avait offert à Lily lors de leur septième année. Elle avait dû le faire tomber alors qu'elle courait. Il se souvenait du jour où il lui avait offert comme si c'était hier.
C'était lors de leur anniversaire. Un mois déjà qu'ils sortaient ensemble. Un mois de pur bonheur aux yeux de James. Lui qui avait attendu ces jours-là depuis tellement longtemps. Lui qui en rêvait depuis toutes ces années. Son rêve était devenu réalité. Celui qui avait dit que les rêves restaient des rêves avait tort. Ils devenaient réalité si on y croyait assez fort. Il suffisait d'un peu d'espoir, rien qu'une petite touche et tout pouvait changer. Ne dit-on pas que l'espoir faisait vivre ?
Lorsqu'elle avait ouvert l'écrin de velours rouge, ses yeux s'étaient agrandis de surprise. Quant à lui, il l'admirait et se sentait d'autant plus heureux. Elle s'était jetée dans ses bras et l'avait embrassé.
Depuis, malgré la guerre qui faisait rage en dehors de l'enceinte protectrice de Poudlard, tout allait à merveille si l'on mettait de côté une ou deux disputes. Jusqu'à aujourd'hui, jour qui aurait dû sceller à jamais cette bulle de bonheur.
Il soupira et mit le bracelet dans sa poche puis reprit son chemin vers la salle adjacente. Il inspira profondément avant d'ouvrir la porte.
Les trois autres Maraudeurs étaient assis et l'attendaient patiemment. Tous le regardaient sans dire un mot. Remus s'apprêta à faire une remarque mais fut coupé par James.
« Te fatigue pas Lunard. Je me sens déjà assez coupable comme ça, pas la peine que tu en rajoutes. De plus, je ne veux pas perdre de temps, il faut que je retrouve Lily le plus vite possible et pour cela, j'ai besoin de l'aide des Maraudeurs au complet. »
Quelques heures plus tôt…
« J'te pari que t'es pas cap de dire le nom de ton ex à la place de celui de Lily !
- Attend, tu plaisantes là ? s'écria James. Tu veux ma mort ? Il est hors de question que je fasse cela à Lily !
- Il est trop tard pour revenir en arrière Jamesie ! Tu as déjà accepté le pari ! Soit tu dis le nom d'Alicia à la place de Lily et je vais m'abaisser à demander de l'aide à Eliane pour la déco, soit tu dis le nom de Lily et tu vas t'abaisser à demander pardon à Harper ! »
Un petit sourire éclairait son visage. Il imaginait déjà la scène : James à genoux devant le dénommé Harper à le supplier de lui pardonner. Il en riait d'avance.
« Ca t'apprendra à accepter un pari sans en connaître toutes les conditions, mon vieux ! » ajouta-t-il pour le narguer encore plus.
Il était sur et certain de sa victoire. Il était un géni ! Meilleur qu'Einstein !
« Je te déteste, Sirius ! grogna James.
- Moi aussi je t'aime ! Allez viens, tu as un mariage qui n'attend que toi et j'ai un pari à gagner ! »
Il quitta son appartement suivi par le futur marié qui enrageait. Il se retint de rire pour éviter de froisser encore plus son ami. Après tout, il tenait à sa vie.
Il descendit au rez-de-chaussée et sortit de l'immeuble. Une voiture noire avec de petits rubans blancs était garée devant la porte.
« J'ai loué une voiture spécialement pour l'occasion ! révéla-t-il.
- Depuis quand as-tu ton permis ? demanda James, septique.
- Pff foutaises ! Il n'y a rien de bien compliquer à conduire une voiture ! »
Son ami ne semblait pas très rassuré en montant. Sirius s'assit devant le volant et démarra la voiture. Cette dernière ne voulut pas avancer.
« Avance ! Mais tu vas avancer, oui ? s'énerva-t-il.
- Euh… Sirius ? Et si tu desserrais le frein à main ? suggéra James.
- Hein ? Ah oui ! J'avais oublié ce machin ! Ils sont compliqués ces Moldus ! Ca sert vraiment à rien leur truc à main, juste à perdre du temps. »
Il desserra le frein à main et appuya sur la pédale d'accélérateur.
« Attend, pourquoi on recule ? se demanda-t-il.
- Sirius freine ! C'est la marche arrière ! »
En effet, la voiture faisait marche arrière et manqua de rentrer dans le camion garé derrière elle.
« Tu es vraiment sûr que tu sais conduire cette voiture ? demanda James, inquiet en regardant sa montre.
- Mais oui, t'inquiète pas ! On va arriver à ton mariage dans dix minutes chrono ! »
Il changea la position du levier de vitesse avant d'appuyer une nouvelle sur l'accélérateur. La voiture démarra en trombe puis s'arrêta soudainement. Sirius pesta. Le véhicule redémarra et s'arrêta une nouvelle fois au bout de quelques mètres.
James se prit la tête dans les mains, désespéré. Il prit soin d'attacher sa ceinture par précaution et conseilla son ami d'en faire autant.
« Mais non ! Ca ne sert à rien ces trucs ! Ca va pas me tuer ! » avait-il répondu.
Le chemin vers la salle des mariages se fit avec beaucoup d'encombres. Sirius ne savait pas du tout manier la voiture et n'évita les accidents que de justesse. Le véhicule n'arrêtait pas de caler et tanguait dangereusement. Il lui arriva aussi de rouler en sens inverse et même de quitter la route.
Dix minutes plus tard, il sortit victorieux de la voiture, fier d'être arrivé en respectant le temps qu'il s'était imparti. Quant à James, plié en deux, il était sur le point de vomir son déjeuner.
« Plus jamais, haleta-t-il, plus jamais je ne montrerai dans une voiture avec toi !
- Sois pas rabat-joie ! Avoue que cette virée en voiture était quand même superbe ! »
James lui jeta un regard noir.
« Bon, ok, viens, tu dois te préparer pour ton mariage ! »
Et pour perdre ton pari ! pensa-t-il.
Un peu plus tard…
« Accepte de prendre pour épouse (il prit une grande inspiration) Alicia Fitzgerald. »
Oh purée j'y crois pas ! J'ai perdu mon pari! pensa Sirius, hébété.
Il saisit l'appareil photo qu'il avait à la main et prit une photo au moment même où Lily abattit sa main sur la joue de James.
Et voilà un joli souvenir ! Mais qu'est-ce que je raconte ?
Il vit Lily s'enfuir de la salle. Personne ne la retint. James se lança à sa poursuite mais fut arrêté par Eliane qui lui jeta une réplique qui le bloqua sur place.
Sirius prit alors conscience de l'ampleur du drame qu'il avait crée. A cause de lui, James venait de perdre la femme de sa vie. Il savait que son ami ne résistait pas à un défi. Pourtant, il avait quand même imposé ces conditions, ne pensant qu'à sa victoire. Il n'avait aucune idée des conséquences qui en découleraient. Mais il n'allait pas tarder à le savoir.
Il aperçut James quitter précipitamment la salle. Tout en s'insultant mentalement, il le suivit. Il devait se faire pardonner, même s'il doutait que James puisse lui accorder son pardon. Même s'il devait ne jamais être pardonné, il voulait au moins réparer son erreur.
Dehors, il pleuvait des cordes. James était assis sur les marches, la tête entre les mains. Il s'avança vers lui et posa sa main sur son épaule.
« James… » murmura-t-il.
Aucune réponse.
« James… reprit-il.
- TAIS-TOI SIRIUS ! »
Il se tut, trop étonné de la manière dont son meilleur ami lui parlait. Jamais il ne s'adressait à lui avec ce ton et il ne lui en voulait pas. C'était tout à fait normal après ce qu'il avait fait. Il se sentait encore plus coupable.
Après quelques minutes, James prit la parole.
« J'ai gâché mon mariage. J'ai fait fuir la femme de ma vie. Ce jour devait être le plus beau de ma vie, le plus de sa vie, le plus beau de notre vie avec la naissance de nos enfants, leurs premiers pas, leurs premiers mots. Mais maintenant, il n'y a plus d'espoir. A cause de cette bêtise – oui ce pari n'était que de la pure gaminerie, Sirius ! A cause de cette bêtise, tout l'avenir que j'avais envisagé pour nous est détruit. Et il n'y a plus aucun moyen de le reconstruire. »
Sirius s'assit à côté de son ami.
« Ecoute-moi, James, lui intima-t-il. Tout cela est de ma faute. Il n'y a que moi pour faire des paris stupides dont les conséquences sont fâcheuses. »
D'un geste, il lui demanda de ne pas le couper.
« Je sais que tu m'en veux à mort et je veux me faire pardonner. On va retrouver ta femme - même si elle ne l'est pas encore légalement, je vais tout faire pour qu'elle le devienne. Je te le promets. Parole de Maraudeur. Tu sais très bien qu'un Maraudeur tient toujours parole, quoiqu'il advienne. Et tu en as une a honorer. Alors debout Cornedrue ! Un Maraudeur ne se laisse jamais abattre ! Il n'admet jamais la fatalité et trouve toujours une solution à son problème. De plus, tu n'es pas tout seul. Nous sommes trois pour t'aider. »
Avec plaisir, il vit James se relever, un air déterminé sur le visage.
« Allez viens ! On a une Lily a retrouver !
- Mais des parents à affronter avant tout. » ajouta James d'une voix morne.
Ce dernier s'avança vers la salle des mariages. Sirius le suivit. Hésitant, il se risqua à lui demander ce qui le torturait depuis quelques minutes.
« Tu me pardonnes ?
- Si à la fin de la journée, une Lily Potter existe, peut-être, je dis bien peut-être, que je te pardonnerai. »
Il s'attendait à cette réponse mais était tout de même déçu. Il n'en montra rien et continua à marcher.
A l'intérieur, la mère de James s'avança, furax. Sirius paniqua. Lorsque Clélia Potter était en colère, il valait mieux se trouver loin, très loin d'elle.
« Bon, James, c'est pas que ta mère me fait peur – enfin si – mais je crois que je ferais mieux d'aller expliquer la situation à Remus et Peter. Je te laisse te débrouiller avec les parents… on se retrouve dans la petite salle tout à l'heure… »
Si tu es encore vivant…
Il lui fit un sourire d'excuse avant de déguerpir au plus vite. Il entendit tout de même James murmurer un « traître » ainsi qu'un gifle retentissante suivit par la voix stridente de Clélia Potter.
Ouch ! Deux gifles en l'espace d'une heure. Je sens qu'il va me le faire regretter…
Il trouva rapidement ses deux acolytes près du buffet. Peter avalait tout ce qu'il pouvait tandis que Remus enfilait verre de Whiskey Pur Feu après verre. C'était leur moyen de gérer la situation.
Il soupira et se résigna à prendre les choses en mains – et dieu savait combien il détestait cela !
« Bon les gars, on se reprend ! C'est pas le moment de flancher ! Peter, tu poses ce plateau de petits fours à l'olive et toi Remus, tu me passes… euh reposes ce verre ! Réunion dans la petite salle ! Et que ça saute ! »
Il avait toujours rêvé de sortir cette phrase et bien que la situation n'était pas très appropriée, il se réjouissait tout de même d'avoir réaliser son « rêve ».
Il se dirigea vers la petite salle suivit de ses deux amis. Il attendit qu'ils soient assis avant de prendre la parole.
« Bien, fit Sirius une fois arrivé. Comme vous avez pu le remarquer, comment dire… il y a eu un petit problème… »
Remus éclata d'un rire sans joie.
« Ouais, c'est ça, un petit problème ! Explique tout Sirius, je sais que tu es derrière tout ça ! »
Comment réussissait-il à tout deviner ? A croire que l'alcool décuplait sa perspicacité.
« Eh bien euh… voyez-vous… j'ai euh… fait un pari avec James et euh…, bredouilla-t-il.
- Accouche Sirius ! lança Peter, pas très patient. Qu'est-ce que les paris que tu fais avec James ont à voir la dedans ?
- A mon avis Peter, la question serait plutôt, quelles étaient les conditions du pari ? remarqua Remus.
- Bah euh… ildevaitdirelanomdaliciaàlaplacedeceluidelily.
- Quoi ? »
Sirius prit une grande inspiration avant de répéter en prenant soin de bien détacher les mots :
« Je. Lui. Ai. Dit. Qu'il. N'était. Pas. Cap. De. Dire. Le. Nom. De. Son. Ex. A. La. Place. De. Celui. De. Lily.
- Tu as fait QUOI ? »
La tempête Remus était enclenchée. Son regard devint jaune et scintillant : le loup se réveillait petit à petit. Il était terrifiant et c'était presque si des crocs n'apparaissaient pas entre ses dents. Un frisson imperceptible parcoura le dos de Sirius. Pour la première fois, il avait peur de son ami.
Une vision d'horreur lui apparut mais il la chassa aussitôt de son esprit.
Mais quelle idée d'avoir organisé ce mariage à une semaine de la pleine lune !
Il prit une grande inspiration et se lança dans le récit en essayant de donner une image de lui assez positive. Peine perdue.
« Je n'avais pensé qu'à ma victoire à ce moment-là ! Je ne pensais pas qu'il allait dire le nom d'Alicia ! Je croyais tellement que j'avais déjà gagné. Je sais, j'aurais dû penser aux conséquences, mais que voulez-vous ? Je suis un idiot fini ! »
Il attendit, légèrement recroquevillé, la colère de Remus.
Je vais me faire trucider. Je vais me faire trucider, écarteler, écorcher, étrangler, guillotiner et autres variantes. Merlin ! Moi qui voulait mourir vieux et sans douleur ! Je vais mourir à l'aube de mes vingt ans et en souffrant ! J'aurais vraiment dû rester coucher aujourd'hui ! Ou peut-être que j'aurais du rester chez Maman…
Il voyait déjà sa tombe – peut-être à côté de celle de son frère ? Il ne l'espérait pas - avec écrit dessus Sirius Phineas Black 16 Juin 1959 – 31 Octobre 1979 « Un briseur de mariage ».
« Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter des amis pareil ? » l'entendit-il marmonner.
Il semblait s'être calmé et chercher quelque chose – une bouteille de Whiskey Pur Feu peut-être ? Sirius s'autorisa à pousser un léger soupire de soulagement : il n'allait pas mourir dans l'heure suivante. Il décida qu'il valait mieux garantir d'autres heures de vie et pour cela, les Maraudeurs devaient retrouver Lily le plus vite possible. Après, il pourrait très bien fuir la colère de Lily en Tunisie…
Il toussota légèrement avant d'annoncer d'une voix étrangement sérieuse :
« Les gars, James a besoin de notre aide ! Il veut retrouver Lily et il compte sur nous.
- Moi je veux bien, mais comment on va faire ? demanda Peter.
- Euh… je sais pas trop. Mais toi Remus, t'es d'accord ? »
Un grognement lui répondit.
« Je vais prendre ça pour un oui. Bon… »
La porte s'ouvrit, interrompant la vaine tentative de Sirius de proposer un plan. C'était James. Trois paires d'yeux convergèrent vers lui. Il semblait plus abattu que jamais mais tout aussi déterminé à retrouver Lily.
Remus semblait prêt à lancer une remarque à James mais ce dernier le coupa.
« Te fatigue pas Lunard. Je me sens déjà assez coupable comme ça, pas la peine que tu en rajoutes. De plus, je ne veux pas perdre de temps, il faut que je retrouve Lily le plus vite possible et pour cela, j'ai besoin de l'aide des Maraudeurs au complet. »
Je tiens à vous rassurer, Remus n'est pas alcoolique !
Rendez-vous vers septembre-octobre pour l'avant dernier chapitre (oui, déjà !) de cette fic ! Pourquoi aussi longtemps ? Tout simplement parce que je ne suis pas là pendant juillet et août et je n'aurais pas accés - ou du moins rarement - à un ordinateur.
A bientôt ! Et n'oubliez pas de laisser une petite review !
