Le lendemain matin, Hermione se réveilla seule dans le grand lit. Elle avait un mal de tête terrible, elle grimaça en se blottissant dans les draps. Elle se redressa juste un peu, pour voir où était Ron, mais la chambre était vide.

Subitement, elle posa la main sur quelque chose sur l'oreiller d'à coté.

Enfin ce qui aurait du être son oreiller, car elle comprit soudain, qu'elle était une nouvelle fois du coté de Ron.

Elle venait de poser la main sur un petit mot et une petite fiole. Sur le mot elle pouvait lire :

Hermione, j'ai demandé à kiko, une potion anti-migraine, je crois que tu en auras besoin. Je suis parti surveiller les Bell et me renseigner auprès des gens qu'ils côtoient. Prends tout ton temps pour venir me rejoindre près de la piscine … Bisous. RON.

Hermione soupira très fortement, les souvenirs de la veille refaisaient lentement surface dans son esprit embrouillé.

Et elle eut encore une fois, les larmes aux yeux en repensant à la façon si abrupte dont Ron l'avait repoussé hier soir …

C'était clair qu'il la trouvait repoussante, en tout cas c'est ce que pensait la petite brune.

Elle se traîna jusqu'à la salle de bain, triste et honteuse de son comportement de la veille. Puis elle avala d'une traite la petite fiole contenant l'anti-migraine que Ron avait laissé pour elle …

--------------------------------------------------------------------------------

--------------------------------------------------------------------------------

Elle était restée un très long moment sous la douche, en tentant de trouver la force d'affronter le regard du rouquin.

Mais Hermione avait un fort caractère et elle avait fini par sortir de la chambre malgré sa gueule de bois. Elle se dirigeait donc d'un pas qui se voulait assuré vers Ron, des lunettes de soleil vissées sur son visage.

Ron : « Ah Mione ! Bonjour ! Les Bell se préparent à partir pour leur rendez-vous. Tu veux venir ou tu veux que j'y aille seul, si tu veux te reposer je comprendrais tu sais. »

Hermione : « Je vais très bien ! Je n'ai pas besoin que tu me laisses me reposer. »

Le ton de la petite brune était cassant et froid, Ron soupira … Il connaissait très bien son amie, pour savoir que lorsqu'elle était comme ça, elle pouvait être plus que pénible.

Soudain Kiko s'avança vers eux avec une lettre.

Kiko : « Bonjour les amoureux ! Hermione tu sembles un peu palotte, tu n'es pas malade au moins ? »

Hermione : « Je vais très bien. »

Hermione retira ses lunettes d'un geste sec, et lança un regard mauvais vers Ron qui gloussait.

Kiko fit un clin d'œil compatissant à Ronald, qui haussa les épaules pour toutes réponses, redoutant le courroux de la jeune femme.

Kiko : « Bon, j'ai reçu ça pour vous ! Et ça ne va pas vous plaire ! »

Le seychellois leur tendit une épaisse enveloppe … UNE BEUGLANTE !!!

Ron prit avec beaucoup de précaution la beuglante, n'osant pas l'ouvrir.

Hermione : « C'est qui ? »

Ron : « Je ne sais pas moi … Peut-être ma mère ! »

Hermione leva un sourcil de curiosité. Elle s'empara de la lettre, qu'elle s'apprêta à ouvrir.

Hermione : « Et pourquoi ta mère t'enverrais une beuglante ? »

Ron : « Je ne sais pas moi, mais les seules fois où j'ai reçu ce genre de lettres c'était maman. Pour mes mauvaises notes, pour mes bêtises, la fois aussi où j'ai oublié de lui écrire lors de ma mission en Australie. »

Hermione décacheta l'enveloppe, en faisant bien attention qu'il n'y ait personne au alentour … Ils sursautèrent d'effroi.

LINUS ABBOTT : WEASLEY, GRANGER !!! Quand comptez vous m'envoyez votre premier rapport ? J'attends ! Je vous rappelle que vous n'etes pas en vacances. Si jamais j'apprends que vous passez votre temps à vous graler au soleil, ça va barder ! Je vous muterais aux archives … Et vous passerez les deux prochaines années à trier la paperasse. Alors remuez vous les fesses !!!

La lettre s'auto déchira, devant une Hermione tremblotante et un Ron la bouche grande ouverte et les yeux exorbités.

Hermione qui en frissonnait encore, tellement le message de leur chef était dense et colérique, parvint à murmurer : « Je croyais que tu avais envoyé le rapport hier soir avant la petite soirée. »

Ron : « Mais je l'ai fais ! Je t'assure, il aurait du le recevoir. »

Hermione se leva, les poings sur les hanches.

Hermione : « Ouais c'est ce que tu dis, mais tu as du encore une fois, trouvé ça trop fatiguant à faire ! »

Ron piqué au vif par les remarques de la petite furie, se mit debout lui aussi, et se dressa de toute sa stature.

Ron : « Je l'ai fais, je le jure ! Il y a du avoir un problème avec le hibou … »

Hermione : « OH Ron, pourquoi tu n'avoues pas tout de suite, que tu as perdu le parchemin ou que tu avais trop envie de te prélasser dans la piscine, pour prendre le temps d'expédier ce fichu rapport. »

Hermione montait dangereusement sur ses « grands chevaux », et Ron bouillonnait de rage.

Ron : « Mais je l'ai envoyé ce satané rapport, alors lâches moi avec tes critiques bidons. Pourquoi ça serait obligatoirement de ma faute ??!!! »

Hermione savait qu'elle aurait du stopper instantanément cette dispute et elle savait pertinemment que ses accusations étaient injustes envers Ron. Mais elle était furieuse après lui, à cause de la veille … Et c'était plus fort qu'elle lorsqu'elle s'exclama :

« OH peut-être parce que tu ne termines jamais les choses que tu commences ! »

Ron fut interloqué pendant quelques secondes. Muet de stupeur.

Puis il s'écria lui aussi : « Et ça veut dire quoi ça ?! Madame a la gueule de bois alors, elle passe ses nerfs sur moi … Mais je ne suis pas d'accord. Les cocktails, personne de ta forcé à les avaler. »

Hermione : « Tu ne comprends rien. Laisses tomber. »

Hermione se recula prête à battre en retraite, ce maudissant d'avoir prononcé la phrase de trop. Mais Ron la força à se retourner brusquement.

Ron : « Ah non, c'est trop facile de fuir, alors si tu as truc à me reprocher, vas y c'est le moment ! »

Hermione : « Lâches moi !!! »

Ron : « NON ! Je veux savoir ce qui te prend.»

Hermione se sentait acculée, prise au piège. Elle perdit tout contrôle et ses yeux s'embouèrent de larmes.

Hermione : « Je te reproches de m'avoir embrassé … Car si tu me trouves si repoussante, si laide que tu ne puisses pas coucher avec moi, tu n'aurais pas du répondre à mon baiser. Tu aurais du me dire, que je ne te fais aucun effet, et pas me laisser choir sur le lit comme ça, pour aller te planquer dans la salle de bain. »

Il était ébahi, comment avait-elle pu croire une seule seconde qu'il n'avait pas envie d'elle ? Elle était folle ?

En voyant une larme glisser sur la joue d'Hermione, Ron se radoucit un peu …

Il relâcha sa prise sur le bras de la petite brune. De sa voix la plus douce il déclara

Ron : « Mione, tu es une femme très belle, vraiment très belle, et tout mec normalement constitué aurait envie de toi, et surtout hier soir, saoule et si sexy … Et je suis un mec normalement constitué … Mais tu étais saoule … Et je ne voulais pas profiter de toi .. .Ma mère m'a apprit certaine règles de galanterie … Et puis surtout, je ne voulais pas que tu te dises que tu avais fais une erreur lorsque tu aurais repris tes esprits. »

Hermione : « OHhhh … »

Ce fut la seule chose qui pu sortir de la bouche d'Hermione. Elle baissa les yeux rouges de honte et de confusion. Elle se sentait tellement idiote d'un coup.

Ron devenu lui aussi, enocre plus rouge qu'un hibiscus, se frottait la nuque comme à l'accoutumée lorsqu'il était plus que nerveux.

Hermione se saisit de la main libre du rouquin.

Hermione : « Ce n'était pas seulement l'alcool, tu sais. Je t'ai embrassé car … »

Mais à ce moment précis, elle vit les époux Bell s'engouffrer dans le hall d'accueil de l'hôtel. N'écoutant que ça conscience professionnelle, elle tira Ron par le bras, pour se lancer à leur poursuite.

Hermione : «Les Bell, ils s'en vont ! Viens, il faut qu'on les suive. »

--------------------------------------------------------------------------------

--------------------------------------------------------------------------------

Une heure plus tard au cœur des champs de canne à sucre :

Hermione : « Tu crois que c'est encore loin … J'ai mal aux pieds, bon sang. Si j'avais su qu'on devrait les suivre en pleine nature, j'aurais chaussé mes baskets et pas mes tongs. »

La petite brune murmurait pour ne pas se faire repérer par le couple de trafiquant qui crapahutait un peu devant, en suivant le mystérieux type d'hier.

De gros nuages noirs s'approchaient dangereusement ...

Encore quelques minutes de trekking, et ils arrivèrent à une grande serre, cachée au cœur des plantations de cannes à sucre. Une planque idéale que personne ne pouvait détecter.

Ron : « Ce sont sans aucun doute, les semis des plantes illicites. »

Hermione : « Oui … Tu as vu des sorciers gardent les lieux, baguette à la main. Soyons prudent, ils sont nombreux. »

Ron : « oui … Arrêtons nous là, dans ces fourrés. Nous nous servirons des oreilles à extra rallonge des jumeaux pour entendre ce qu'ils vont ce dire. »

Adam Bell serra la main d'un homme habillé en chemise blanche, sans doute le chef des trafiquants locaux. Mais malheureusement, il tournait le dos à Ron et Hermione qui ne pouvaient donc pas voir son visage.

Adam : « Bonjour, comment vas-tu ? Nous avions hâte de te revoir. »

Emma : « Oh oui, les demandes en potions sont extrêmement forte en Angleterre, on a besoin de plus de marchandises. Et puis on est intéressé aussi par tes nouveaux produits. »

L'homme en blanc : « Venez, nous serons mieux à l'intérieur l'orage va être violent.. »

Soudain, la pluie tomba drument … L'homme et les Bell, se réfugièrent dans une petite maison en pierre.

Ron : « MERDE ! On ne peut plus rien savoir. Ce n'est pas vrai, saleté d'orage. »

Hermione : « Viens il faut qu'on trouve un abri. »

L'orage se faisait de plus en plus fort. Le vent tournoyait, les éclairs fusaient de plus en plus proches. Les trombes de pluie ne tardèrent pas à détremper les deux aurors, qui couraient à travers champs.

Ils trouvèrent leur salut dans une minuscule grotte près de la cote qui baignait l'océan indien. L'espace était vraiment réduit, et Ron et Hermione étaient obligé d'être collés l'un à l'autre.

Ron : « Nous aurions du tenter d'en savoir plus … »

Hermione : « Nous reviendrons demain, pour l'instant on a pas le choix. J'ai pas envie de finir foudroyée. »

Un lourd silence s'installa entre eux. Chacun regardant le bout de ses chaussures.

Les propos de leur petite conversation très révélatrice qu'ils avaient eu au bord de la piscine, revenaient dans les esprits de chacun. Hermione qui avait un peu peur de l'orage, se sera un peu plus contre le grand roux …

Ron :«ARRRRRRRHHHHHHHHHHHHHHHHHh !!! »

Ron de mit à hurler à mort, en se trémoussant dans tous les sens. Hermione ne comprenait pas le pourquoi de ce délire.

Ron : « UNE ARAIGNEE DANS MON TEE-SHIRT !!! Au secours, Mione aides moi, enlèves la. »

Ron paniquait de plus en plus, en se tournant dans tous les sens. Il paressait tellement ridicule et terrorisé.

Hermione l'aida à retirer son maillot. Et elle repéra assez vite l'intruse, en bas du dos du rouquin.

Hermione : « C'est bon je l'ai enlevé. Elle est toute petite, oh Ron. Elle est vraiment minuscule. »

Elle éclata dans un grand rire qui résonna dans toute la cavité.

Hermione : « Le grand auror, terrassé par une toute petite araignée. Hi Hi Hi. »

Ron : « Oh ça va … elle aurait pu être venimeuse cette araignée. »

Le rire de la brunette s'amplifia encore.

Ron : « Mais arrêtes bon sang. Elles me font peur, c'est plus fort que moi. Hermione, arrêtes immédiatement de te foutre de moi ! »

Mais la jeune femme était prise d'un fou rire incontrôlable, sans doute la tension des dernières heures qui retombaient.

Ron : « Arrêtes, c'est pas drôle. Tu veux que je te reparles de la fois où tu es monté avec Ginny sur son balai et que tu as tellement eu peur que tu as vo… »

Le rire d'Hermione se transforma en cri d'effroi. Elle plaqua une main sur la bouche du rouquin, en s'écriant : « AH NON, tu m'avais juré de plus jamais en reparler. J'en mourrais de honte si quelqu'un l'apprenait. »

Mais Ron n'écoutait déjà plus les paroles d'Hermione. Il frissonnait, ils étaient si proches. Leurs visages seulement à quelques centimètres.

Depuis la veille, il n'avait fait que repenser aux saveurs des lèvres pulpeuses de son amie.

Il saisit la main d'Hermione qui reposait encore sur sa bouche, il l'écarta doucement …

Il caressa sa joue puis il plongea son regard dans celui de la jeune femme, comme pour lui demander la permission de l'embrasser…

Alors qu'Hermione avançait déjà son visage vers celui de Ron …

Kiko : « Je vous ai cherché partout, j'ai eu un mal fou à vous retrouver. Je me doutais bien que c'était vous les aurors britanniques. Je me présente mieux, Kiko, auror sous couverture ici aux Seychelles depuis deux ans. Venez, je vous ramène à l'hôtel. »

Ron grogna de frustration en croisant le regard désabusé d'Hermione qui sortait de la grotte …