Quelques mots sur un papier...

Cela fait déjà deux jours que mes pensées sont entièrement dirigées vers cet homme. Un inconnu. Un vampire. Et pourtant quelque chose en moi le réclame.
En tant qu'Auror, j'ai accès à la liste complète des créatures magiques, donc des vampires. C'est mon unique chance de le retrouver, mon dernier espoir…

Je pense sans cesse à lui. Cet homme si désirable. Ces mains expertes. Cette bouche sur la mienne. Ces mains dans mes cheveux. Cette langue sur mon corps. A chaque fois mon esprit se perd dans ces détails, et mon bas-ventre ne fait que réagir.

Après la guerre, je me suis lié d'amitié avec Drago Malefoy. Lui aussi est Auror mais par rapport à moi, il a un avantage. Son parrain est son contact avec les vampires. J'ai dit à Drago que je ferais tout pour revoir cet homme !

Il m'a proposé de retourner sur le lieu de notre première rencontre et d'attendre, pour voir s'il revenait. C'est ce que j'ai fait. Mais avant, je me suis documenté sur les vampires, j'ai discuté avec Drago et Hermione, tous deux très bien informés sur le sujet. Ils ont examiné mes marques. Rien d'inquiétant, il n'a pas fait de moi un vampire.

Pour tout vous dire, là je suis à l'endroit précis où il m'avait laissé...
J'appréhende son arrivée ! Et si cette fois il finissait ce qu'il avait commencé ? S'il me tuait ? J'aimerais d'abord savoir qui il est !

Je fais de petits allers-retours à l'endroit même où je suis. J'ai chaud. Je pose mon front contre la pierre froide du mur. Ça me fait un bien fou. Je gémis de satisfaction. Je repense à cet homme si doux et violent à la fois. Ma nuque est exposée au rayon de la lune. Une langue brûlante parcourt mon cou. Je frissonne. Deux bras puissants se placent de chaque côté. Je me sens piégé. Je me retourne prudemment. Les yeux de ma Némésis me fixent.

Je prends mon courage à deux mains. Je suis un Gryffondor tout de même ! Mes mains se perdent dans ses cheveux quelques instants, mais je les enlève soudainement. Il me regarde bizarrement.

« Qui êtes-vous ? » je lui demande d'une voix à la fois tremblante et avide de savoir. Il ne répond que par un petit sourire. Je comprends qu'il ne va sûrement pas me le dire tout de suite.
On s'embrasse sauvagement et on se sépare pour reprendre un peu notre respiration. Je le repousse doucement et j'enlève lentement ma chemise vert bouteille. Une fois par terre, je commence à me caresser. Je gémis lorsque mes doigts durcissent mes tétons. Je me cambre. J'ouvre ma ceinture et ma braguette et envoie le jean au loin. Je gémis de plus en plus fort tandis que je me caresse la bosse du boxer. Je vois le vampire adossé sur le mur d'en face de l'étroite ruelle. Bouche ouverte, joues rougies, la respiration haletante mais surtout, je vois ses mains se dépêcher d'enlever ses vêtements. Rien qu'en me regardant il laisse échapper des gémissements de plaisir. Je me sépare de mon dernier vêtement et commence à faire de légers va-et-vient. Mais ces va-et-vient me font pencher la tête en arrière. Et je gémis fortement.

Je pousse un petit cri de surprise mêlé à du plaisir quand le vampire se colle à moi et nous allonge par terre, sur sa cape. Nos érections se frôlent et nous gémissons à l'unisson. Un doigt se présente à l'entrée de mon intimité mais je prends fermement la main et l'approche de ma bouche. Je suce trois doigts avec provocation, en le regardant dans les yeux. Je sens son désir grandir plus encore.
Je lâche enfin ses doigts et nos dents s'entrechoquent dans la précipitation de s'embrasser avec fougue, désir et sauvagerie.

Le premier doigt s'infiltre en moi, suivi par un deuxième et troisième doigt.
Voyant que je ne souffre pas de cette intrusion, il retire ses doigts et place son érection devant mon intimité. D'un regard, il demande mon autorisation. Un simple hochement de tête de ma part lui fait comprendre que je suis prêt.
Il commence à rentrer en douceur mais je le prends par les fesses et l'enfonce en moi. Ce soir j'ai besoin de violence, de sauvagerie. Et il me donne ce que je veux. Il s'enfonce encore et encore en moi de plus en plus vite puis d'un coup il sort et s'enfonce en moi plusieurs fois. La chaleur est au maximum. Mon sang est comme du magma en ébullition. Je bascule ma tête en arrière puis vers la droite. Avant que j'atteigne le septième ciel, il me mord doucement. Je ressens dix fois plus de plaisir. Je hurle de plaisir en même temps que lui. On est en osmose. Il lèche la plaie et m'embrasse tendrement. Je n'ai presque plus de force, seulement assez pour lui poser une question. Toujours la même : « Qui es-tu ? ». Comme la dernière fois, j'ai juste le temps de voir qu'il nous enroule dans la cape et je m'endors directement.

Cette nuit, j'ai fait un cauchemar qui me réveille en sursaut. Il est encore parti. Je regarde ma montre : trois heures douze du matin. Il est tôt et pourtant je n'ai plus sommeil. Je me trouve habillé dans la sombre ruelle. Un morceau de parchemin que je déplie à la hâte. « Ne t'inquiète pas, tu es bien plus qu'un simple coup ! Je t'aime Harry Potter ! »
Je suis perturbé, déstabilisé… une foule de sentiments s'entrechoquent en moi.