Je me suis rendue compte d'une énormité de ma part : j'avais complètement oublié de poster sur le troisième chapitre, contrairement à ce que j'ai fait sur fanfic-fr.

Je vous pris de bien vouloir tous m'excusez. Vous voici à égalité ) (en gros tout le monde attend le 4) Donc maintenant je n'ai plus qu'à publier le prochain, donc à le finir, et surtout : veiller à ne pas refaire ce genre de choses.

Merci à Royai-en-force de m'avoir rappelé à l'ordre (superbe pseudo de surcroît).

Donc sur ce !

Merci à tous pour vos commentaires, et bonne lecture J

Eh bien, il est étrange en ce moment ...

Sur ces magnifiques paroles fortement plaisantes et prononcées par sa subordonnée, Roy tourna les talons, le dos voûté.

Étrange. Si ce n'était que ça...

Il essaya de croiser le moins de femmes possible au détour des divers couloirs du QG, mais c'était une mission pour le moins périlleuse. Voire impossible. C'est d'ailleurs à ce moment qu'il pensa, à défaut de leur instaurer les mini-jupes dont ils rêvait nuit et jour, virer toutes les personnes de sexe féminin dans l'armée.

Mais bon, n'ayant pas assez de pouvoir pour le moment, il se contenterait de pleurer sur son pauvre sort.

Sans doute qu'il l'avait mérité, avec ses idées perverses.

« ... Naaan, c'est des conneries »

Roy Mustang faisait définitivement partie des personnes qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez en ce qui concerne les relations humaines...

Il finit par arriver à la bibliothèque.

L'ennui c'est qu'il ne savait pas vraiment par quoi commencer.

Il contourna une étagère et voulu se rendre à la banque de prêt, sans savoir vraiment quoi demander. C'est compréhensible, ceci dit. Il est toujours mal vu ou bizarre (ou les deux) de se présenter à une bibliothécaire et de lui demander quelque chose dans le genre « auriez vous un livre concernant une méthode quelconque pour s'immuniser des mœurs et pensées des femmes ? » ou mieux : « J'ai besoin d'un livre mais avant ça... vous pourriez arrêter de réfléchir ou de penser quoique ce soit un instant ? Merci ».

Futé.

Les deux choix laissaient encore un peu à désirer...

Mais de toutes façons, l'opération n'aboutit pas, vu qu'il rencontra une immense pile de livres qui voulait apparemment voir du pays. Un peu trop tard d'ailleurs. C'est pour ça qu'il lui rentra dedans de manière à en faire voler tous les ouvrages de part et d'autres et de découvrir Scieszka, en train de remettre ses lunettes.

Ouille... pourquoi ça m'arrive à moi ?

– Oh, euh, excusez moi, euh... balbutia Roy en se levant.

– Sciezska.

– Oui, Sciezska. Pardon mais j'ai un livre à...

– Je vous en prie...

Et il reprit son chemin sans même l'aider à ramasser les ouvrages.

– Bonjour.

– Bonjour, colonel, vous désirez quelque chose ?

Roy eut la soudaine envie de déclarer « oui oui, un café », tant il était énervé et stressé par la situation. Non mais c'est vrai quoi, depuis quand le pourcentage de femmes dans l'armée était si élevé ? Ou alors il ne s'en était pas rendu compte.

– Hum, oui, sortez moi tous les ouvrages que vous pourrez trouver sur l'alchimie... euh... Disons de la pensée ou du subconscient.

La femme lui décocha un regard tout à fait perplexe et lui faisant comprendre que l'étendue de sa recherche était soit aussi vaste que le nombre de plancton dans le ventre d'un cétacé ou bien aussi peu précise qu'un présentateur de météo (1).

– Vous pourriez spécifier, s'il vous plaît ?

– Si je le pouvais, je l'aurais fait dès le début, voyez vous, déclara t'il, tout aussi embêté qu'elle.

– Bon, eh bien dans ce cas, vous feriez bien d'aller voir Scieszka.

Vous savez, celle que vous avez renversé là-bas.

– Merci, répondit le brun dans un semblant de sourire.

– Au revoir, et bonne journée.

« C'est ça ... »

Il fit donc demi-tour et revint sur ses pas, à l'endroit même où Scieszka s'activait, à quatre pattes, de ramasser tous ses livres.

Il s'agenouilla donc à ses côtés, mais elle ne s'en aperçu qu'au moment où il posa sa main sur la sienne, voulant l'aider à ramasser un des ouvrages. Elle se tourna vivement vers lui, remarqua sa présence, piqua un fard (2) puis s'empressa de faire une pile avec tout ça , avant de déclarer en se relevant :

– Euh... oui, colonel, vous désirez ?

– Scieszka, vous êtes au courant du cercle non identifié que l'armée a reproduit ?

Elle réfléchit un instant, puis répondit.

– Oui. Et ?

– J'aurais besoin d'ouvrages me permettant de pouvoir me débarrasser... euh, je veux dire pouvoir résoudre mon ... enquête.

« Ou plutôt mon inquisition, dans tous les sens du terme ».

Ils se mirent en direction de l'intérieur de la bibliothèque, tandis que la jeune femme s'affairait à ranger ses livres et à réfléchir en même temps. Roy la suivait, écoutant ses pensées un peu confuses car totalement mélangées.

Elle se retourna vers lui lorsqu'un problème lui vint à l'esprit.

– Ça dépend, en fait. Si on a pas découvert son usage, ce sera difficile de...

– Et si je vous dit que je l'ai trouvé, son usage ? La coupa-t-il

– Ah bon, et quel est-il ?

Et voilà, il venait de parler trop vite.

C'est vrai qu'il aurait l'air très fin à dire la vérité. A ce niveau là, ce n'était plus de l'alchimie, mais de la sorcellerie...

– Ah... eh bien... vous savez, je ne pas vous le dire ! Secret professionnel, vous comprenez ?

Elle opina du chef.

Tiens, on m'avait pourtant dit qu'il était le premier à vanter ses exploits auprès des femmes...

Roy soupira : sa réputation le suivait de près, décidément.

– Bien, alors pourquoi vous voulez toujours mener cette enquête dans ce cas, si vous l'avez déjà résolu ?

– Bon, écoutez, j'ai besoin de ces bouquins, et je ne peux pas en dire plus. Point barre, d'accord ?

Calme, calme... Tenter de garder de son calme et le point le plus important... Allez, pense aux baleines...

S'il commençait à s'attirer les foudres d'une femme, Dieu sait quel mal de tête il obtiendrait en retour (3).

– D'accord. Dans ce cas, vous feriez bien de vous rendre à la lettre pensée, ou ce genre de chose.

– ... Précis.

– Tout à fait, répondit-elle sur le même ton. Malheureusement, je ne peux pas en dire plus.

Enfoiré...

Le colonel sursauta, et il avait de quoi.

Qui aurait pu croire un jour qu'une telle chose pouvait sortir de la bouche de Scieszka ?

Enfin... Tout bien réfléchit, ça n'était peut-être jamais arrivé. Et là non, plus, si on y réfléchissait.

Et ne sachant que rajouter de plus, il s'exécuta.

Une fois arrivé au rayon dit « P », sa première impression ne pouvait qu'être confirmée : Il n'était vraiment pas sortit d'affaire.

– Bordel, c'est quoi tous ces bouquins ? S'exclama-t-il

– Hey Colonel, on voit que vous venez pas souvent dans une bibliothèque.

Il se retourna vers le possesseur de la réplique. Réplique si cinglante d'ailleurs que, s'il l'avait voulu, il n'aurait peut-être pas été obligé de se retourner pour vérifier l'identité de la personne.

– Fullmetal...

– En personne ! Mais laissez moi vous dire deux trois choses au sujet de la bibliothèque.

Le blond continua sa route vers son supérieur, le doigt en l'air, tenta de se donner un air réfléchit, mais n'y parvenant vraiment pas tant il avait du mal à camoufler un sourire moqueur.

– Première chose : Il y a des livres. Deuxième chose : C'est marqué silence un peu partout, donc évitez de vous exclamer à la découverte du premier point.

– Quel bon vent t'amène, fullmetal ? Demanda Roy en regardant la reliure d'un livre.

– Mon supérieur, alors que j'étais en congé, m'a consigné de force à une enquête stupide.

– Quel tyran.

– Oui. Je suis arrivé il y a déjà deux heures, et j'étais en train de lire quand je l'ai vu successivement faire les yeux doux à la bibliothécaire et gueuler en plein milieu d'un rayon.

Roy apposa sa main contre l'arrière de sa tête et le poussa de façon à ce que son front cogne sans ménagement contre le rayon.

Un livre intitulé « Palmeraie d'Amnestris » tomba sur le crâne du blond.

– Un peu de respect pour ton dit « supérieur ».

– Aouch, c'est pas moi qui ai commencé...

... même si c'était tout à fait faux, d'ailleurs, mais il n'en avait cure.

– Bon, au lieu de baver n'importe quoi, suis-moi, lui ordonna-t-il en se dirigeant vers la sortie.

– Vous partez déjà ? Mais prenez au moins le temps d'en ouvrir un ! Dit Ed sur le même ton qu'une vieille dame qu'une vieille dame qui insiste pour que la personne qui vient de lui rapporter son chat prenne le thé avec elle.

Sans prendre le temps de se retourner pour répondre, il poursuivit :

– Disons que j'ai à te parler.

– Ah ?

– Hawkeye ne t'a pas tout raconté. De toutes façons, elle ne pourrait pas.

– Puis-je vous avouer que je suis paumé ?

– Tu viens de le faire. Bref, viens, je t'offre un café.

– Je suis flatté, colonel, mais je ne suis pas de ce bord là.

------------

– Un café, s'il-vous-plaît.

– Hum... Disons... un thé.

Le serveur repartit après avoir pris la commande, et c'est à ce moment-là que Roy se rendit compte de quelque chose.

– Dis, t'aurais pu éviter de prendre le truc le plus cher, c'est la spécialité d'ici -.-...

– C'est pas ma faute !!

Et c'était à peu près vrai, quand on sait la relation qu'entretient Edward avec le lait, on peut déjà rayer tous les produits en contenant. Rayez aussi les boissons pas suffisamment « adultes » selon lui (genre grenadine xD) et le café, qui devait sans doute le rendre, si c'est encore possible encore plus vivace qu'à son habitude.

Bref.

– Bon, abrégez votre faaabuleuse histoire, s'il-vous-plait.

– ... C'est assez compliqué à expliquer, en fait.

Il n'eut pas le temps d'en rajouter quand le serveur revint avec le thé du blond. Edward le remercia puis regarda sa tasse d'un air étonné.

– Ils sont rapides, ici.

– Tu préfères que je t'explique mon « histoire » ou que je t'explique pourquoi au juste c'est si rapide ?

– C'est une question piège ?

– Qu'est-ce que j'ai fait au ciel, bon sang ? Soupira le brun

Ne tenant pas compte de la plainte de son supérieur (et Dieu non plus si on va par là), le blond porta la tasse à ses lèvres, après avoir soufflé dessus brièvement, mais il attendait tout de même la suite.

– Bon, abrégeons. On va dire que à cause de ce cercle... m'a permis d'entendre les pensées des femmes.

La réaction ne se fit pas attendre, bien qu'elle était déjà attendue : Ed recracha toute sa gorgée sur son interlocuteur.

- On va dire qu'il était chaud.

- On va surtout dire que vous me prenez pour un abruti.

Ce que Roy garda pour lui, c'est que oui, parfois il avait des doutes quand, par exemple un jour, il avait foncé dans une porte fermée, étant en colère. Après avoir déclaré un « mais qui avait mis ça là ? », il avait fait promettre à Mustang d'oublier ce qu'il venait de voir (celui-ci avait accepté a condition qu'il le laisse dormir une heure sans aller le dénoncer à Riza).

- Tu crois que j'ai que ça à faire ?

- Vous êtes un homme qui s'ennuie souvent.

Il soupira.

- Bon écoute, je te jure que c'est la vérité.

- …

- Et…

- Et ?

Roy hésita longuement à continuer sa phrase. Sûr qu'après ça…

- J'ai…

- J'attends, dit Ed d'un faux air impatient, mais surtout avec un léger sourire en coin.

- J'ai… besoin de toi.

… il serait définitivement fichu.

Si le sourire en coin du blond était bien visible, ce n'était rien par rapport à celui qui s'étira longuement sur ses lèvre.

« Pourquoi moi ? » se répéta-t-il.

---------------

– Alors ?

Edward observa attentivement le cercle dessiné à la craie, marmonnant quelques trucs incompréhensibles de temps à autres.

Roy observait la scène depuis un certain et finit par lui poser la question.

Le blond se releva.

– Ben... pour vous dire j'y crois toujours pas. C'est de l'alchimie quand même...

– Ed, tu crois pas que j'aurais d'autres choses à foutre que...

La phrase ne se termina pas.

Mustang fut coupé dans son élan par la porte de la pièce qui venait de s'ouvrir au vol, laissant apparaître une jeune Rockbell au mieux de sa forme (c'est-à-dire hors d'elle, bien sûr). Ne comprenant pas vraiment la raison de sa présence ici, Ed se dirigea vers elle, un peu effrayé, avouons-le.

– W... Win, qu'est ce que tu fais là ?

– À ton avis ! Monsieur part d'un coup, et évidemment, il oublie sa montre sur la table !

Oui, bon d'accord, à l'origine, c'est moi qui l'ai prit dans son cas, mais on va pas chipoter.

Roy eut soudainement une idée lumineuse.

Il enleva le fullmetal aux bras de la jeune fille fermement attachés autour de son cou pour l'étrangler et le prit à part dans un coin de la pièce.

– Bon, tu en veux une de preuve, Edward ?

– Ça m'arrangerais, oui.

– Eh bien je n'ai qu'à lire les pensée de ta petite amie.

– C'est... C'est pas ma petite amie !!!

– ... J'attends.

– Okay, okay, allez-y.

Le brun fit mine de continuer à parler avec le nabot, mais tendit en fait l'oreille... hum... Non, disons plutôt qu'il écoutait attentivement ce que pouvait penser Winry.

Quelques secondes plus tard, il se cogna la tête contre le mur en guise de réaction, ce qui eut le don d'alerter Ed.

– Euh... colonel ?

– Elle pense que je suis pervers...

– Elle a pas tort.

– ...Et que je suis gay.

L'alchimiste se retint d'exploser de rire, sinon ça aurait éveillé des soupçons chez sa mécanicienne.

– Bon ! Je vois que tu me crois, maintenant ?!

– Pas tout à fait, répondit Ed, bien décidé à profiter un peu de la situation. Qu'est ce qu'elle pense là.

Roy soupira.

– Elle pense à l'adresse de la quincaillerie de Central.

Se fut à son tour de se cogner la tête contre le mur.

– Arg, bon, et quoi d'autre.

– ... Elle pense que tu ne fais pas assez attention à elle.

La mine amusée que le blond conservait depuis le début de la conversation s'effaça un peu, et il murmura un faible « ah », qui n'échappa pas à son supérieur.

– En même temps, c'est de votre faute ! Vous me donnez toujours des missions au mauvais moment ! Répondit-il en le pointant du doigt, apparemment après avoir récupéré son attitude habituelle.

Roy soupira de re-chef.

– Écoute, elle n'attendra pas longtemps ici, tu devrais... aller te balader avec elle.

– Mais... et votre cercle, là.

– On verra demain.

Edward eut un léger sourire en coin et le remercia vaguement, tandis qu'il tournait les talons, mais avant de rejoindre la jeune fille, il ajouta une dernière chose :

– Pour votre problème, vous devriez en parler à quelqu'un qui selon vous comprendrait. Une femme, en gros.

– ...

Suite à quoi il lui souhaita bonne chance et retourna à son activité, en se confondant en excuse envers son malencontreux oubli, quoique totalement factice.

Puis il descendit les escaliers avec elle, sous le regard vaguement nostalgique de Mustang qui lui demanda avant qu'il sorte de son champ de vision :

– Et demande lui quand même, pour moi ! C'est quoi qui lui fait penser ça, c'est ma coiffure ou ...?

(1) Je dois trop regarder la télé (il fera entre -30° et 45°, bonne journée xD)

(2) Fans de Royai, stoooooooop T.T C'est juste un accident …

(3) Goujat !!