Chose promise, chose due... voilà un nouveau chapitre assez rapidement. Et en plus, comme je l'avais dit, il est long!!! (en tout cas, le plus long que j'ai écrit jusqu'à maintenant).
Encore pleins d'énormes merci pour toutes les reviews que je reçois, les alerts et aussi merci à tous les 'anonymes'.
Malicia: c'est vraiment la seule?? J'en suis flattée!!! Moi aussi j'ai hâte d'écrire la transformation, ce devrait être pour bientôt (enfin, l'écriture). Je ne pense pas que les Volturi puissent apprendre aussi facilement que les parents de Bella sont au courant du secret, après tout, si Edward n'avait pas vendu involontairement la mèche, ils ne seraient même pas au courant pour Bella...
Coco-kaukau: effectivemment, ils le prennent plutôt bien... Je pense que le caractère de Renée colle assez bien avec cette attitude mais c'est vrai que Charlie aurait dû être un peu plus furieux, mais voilà, je n'avais pas envie d'écrire ça...
xx-murmures-xx: et voilà la suite!!!! Le fait est que la fic est déjà longue... (je dépasse déjà ma précédente fic avec ce chapitre!!)
MalakieCullen: que de questions!!! C'est vrai que la discussion peut faire bizarre, mais après tout, Bella elle-même a prit tout ça assez bien quand elle apprit la nature vampirique d'Edward, je pense qu'elle tient ça de sa mère... Et puis, je n'ai pas voulu faire un Charlie furieux qui se fâcherait avec sa fille. Phil est repartit à cause de son travail, il va revenir dans ce chapitre (même s'il est très discret). Le clan de Tanya ne vient pas cette fois-ci et ça fait un bon moment qu'ils sont repartis chez eux. Pour leurs impressions de la première fois... désolée, ce n'est pas toujours le plus facile à écrire...
Alison: j'adore que tu adores toujours et pourvu que tu continues à adorer!!!! (je n'ai pas eu le temps encore de te répondre...)
Sone: tu es impatiente, je vois ça... Merci, c'est la première fois qu'on me laisse deux reviews pour le même chapitre!!!! Voilà la suite mais elle arrive peut-être un peu tard (minuit...), enfin tu l'auras demain!!!
Audrey: merci!!! C'est sûr que ça doit être dur pour des parents d'entendre ça, mais en même temps il est finalement préférable qu'ils le sachent, comme ça ils pourront garder le contact avec Bella au lieu de la croire morte...
Tchiii: voilà la suite!!! (en fait mon problème ne venait vraiment pas de mon fournisseur mais d'un pièce présente dans les anciennes prises téléphoniques, sinon, je n'ai jamais eu vraiment de problèmes... j'espère que ça continueras comme ça parce que la vie sans internet...)
Cathyouchka: bonsoir collègue (ou bonjour...). Alors comme ça tu imprimes tous les chapitres??? Ferais-tu ça au boulot?? J'avoue que je ne sais pas moi-même excatement où je vais avec ma fic (enfin, j'ai les idées pour les chapitres suivants, mais je ne sais pas encore comment terminer ma fic...). Je suis sûre que 'ton' mariage sera différents des autres, de toute façon, chaque fic est différente!!! Je suis donc pressée de le lire, ainsi que le reste... (quel reste???)
XxjustineblainxX: s'excuser c'est souvent compliqué... moi, au contraire, je m'excuse trop facilement et ça peut aussi énerver!!!
Lily forever: ahlàlà, tout le vocabulaire!!! merci merci thankyou gracia et merci dans toutes les langues du monde... Alice n'a pas trop boudé parce qu'elle a obtenu ce qu'elle voulait... Et oui, c'est dur pour les parents, mais en même temps c'est peut-être mieux pour eux d'être au courant plutôt que de croire leur fille morte!!!
Gwelle: merci pour tous ces compliments!!! voilà la suite!!!
Pomme-banane: merci merci merci!!! Je dois t'avouer que je suis moi aussi souvent à court de mot pour remercier toutes les personnes qui m'écrivent de gentilles reviews... en fait, je n'en ai qu'un: merci!!! Je ne pouvais vraiment pas laisser Alice comme ça... Quant à Rosalie, je ne veux pas qu'elle devienne super gentille avec Bella aussi facilement!!
SoSo: nan, je prendrais pas la grosse tête, promis!!! Et puis, j'espère que ça plaira toujours autant!!!
Golden-eyed: tu vas bientôt voir ce qu'a préparé Alice...
Isabelle: merci!!! J'espère que tu trouveras ce chapitre aussi bon...
Maryella: et oui, quelques fois je suis trop dans mon histoire et je ne vois pas quand ça devient moi compréhensible... Disons qu'Edward vient de dire devant les parents de Bella qu'il peut vivre avec elle même si elle reste humaine et elle lui en veut d'avoir fait comprendre à ses parents que c'était elle qui voulait à ce point la transformation... et elle part bouder dans sa chambre. (désolée, je ne suis pas sûre d'avoir été plus claire...)
Kiwoui: les Volturi??? Qui a dit qu'ils devaient venir??? Bon, j'avoue que l'action arrive bientôt (prochain chapitre ou peut-être le suivant...)
Meskinapadme: waah!!! tu me fais rougir en me disant ça!!! Je suis contente (et assez fière, je l'avoue) que l'on puisse me comparer, même de loin, à Stephenie Meyer!!! Quant au ton moins 'adulte', n'hésite pas à m'expliquer davantage, c'est comme ça qu'on progresse!!!!
Sarah: c'est ta review qui m'a fait rire... honnêtement, je n'ai pas compté le nombre d'heures qui séparaient ces deux ébats!!! (et puis, il n'y a rien eut la deuxième fois...). Mais il faut quand même comprendre le pauvre Edward, il a attendu plusieurs décennies alors... Je crois qu'avec ce chapitre, tu vas encore dire que c'est un 'chaud lapin'...
Chapitre 16: fête
Edward avait eut raison, la semaine avait été épuisante. Non pas que les préparatifs aient vraiment été fatigants, une bande de vampires étant là pour organiser les choses bien plus vite que de simples humains auraient pu le faire, mais je devais jongler entre mes parents qui étaient toujours étonnamment zen vu la situation et Alice qui ne cessait de me supplier pour lui laisser faire telle ou telle chose (comme un lâcher de colombes).
Edward ne me quittait pas, ce dont je ne pouvais pas me plaindre. Pourtant, Paul et Charlotte étaient partis en Alaska pour rejoindre le clan de Denali qui ne viendrait pas cette fois-ci, mais il préférait quand même rester avec moi pour me protéger de tous les autres dangers qui me guettaient (les chutes principalement).
Comme je restais chez mes parents, pour profiter au maximum de leur présence et pour laisser le champ libre à Alice, Edward vivait avec ma famille quasiment jour et nuit. J'étais heureuse de cette situation qui permettait à Charlie et Renée (qui ne comptait pas rentrer chez elle avant la rentrée scolaire) de mieux connaître le vampire avec qui je partagerai l'éternité.
Ma nuit n'avait pas été reposante. La fête avait lieu aujourd'hui et j'étais angoissée par les surprises qu'Alice n'avait pas manqué de me préparer. Elle avait tellement bien fait les choses que même ses pensées étaient restées hermétiques au talent extraordinaire de mon époux. En fait, elle ne cessait de penser aux préparatifs que nous connaissions déjà quand nous étions ensembles, et le reste du temps elle nous fuyait pour organiser ses coups en douce.
Il était onze heures et je commençai seulement à me réveiller. La fête était prévue pour ce soir et je comptais bien profiter des quelques heures de répit que je pouvais encore avoir. Toujours à moitié endormie, je mis un certain à m'apercevoir de l'absence d'Edward. Je titubai jusqu'à la salle de bain où je passai un bon quart d'heure sous la douche. Sortant de la cabine, je pris conscience que j'avais oublié mes vêtements qui m'attendait bien sagement sur mon bureau, un simple jean avec une chemise, sachant que j'en changerais aussitôt que je serais prise en main par Alice. Je m'enroulais dans la plus grande serviette disponible et priai pour que mes parents restent en bas pendant le trajet jusqu'à ma chambre.
Agrippant les deux pans de la serviette d'une main, j'appuyai sur la poignée de l'autre et pénétrai rapidement à l'abri des regards indiscrets.
- Ah! Tu n'es pas prête apparemment, murmura une voix qui me fit sursauter et pousser un cri de surprise.
Les yeux d'Edward étaient posés sur moi et ne manquaient pas de me détailler. Je piquai un fard, je devais être écarlate mais cela semblait bien amuser Edward qui pouffa aussitôt de rire. S'approchant de moi, il attrapa mon menton d'une main et me regarda droit dans les yeux, ses prunelles fauves brillaient de désir tandis que son autre main s'égarait sur le haut de ma cuisse.
- J'adore toujours autant te voir rougir, susurra-t-il en posant ses lèvres sous mon oreille. Tu devrais t'habiller, Alice s'impatiente, ajouta-t-il ensuite en reculant légèrement et pointant vivement son regard sur ce qu'il se passait dans mon dos.
La porte s'ouvrit d'un coup et je sursautai de plus bel, rattrapant de justesse un des pans de la serviette qui avait faillit m'échapper. Alice se tenait à l'entrée de la chambre, une moue exaspérée sur le visage, mais elle ne paraissait nullement gênée par la situation.
- Bella, tu n'es vraiment pas raisonnable, dit-elle en secouant la tête. Si tu ne te dépêches pas, rien ne sera pas prêt quand les invités arriveront.
- Mais… la… la fête n'est… que pour ce soir, balbutia-je en me cachant immédiatement derrière Edward.
J'attendais avec impatiente qu'Alice parte de ma chambre pour reprendre un peu contenance et surtout pouvoir m'habiller. Edward me cachait habillement mais avait du mal à dissimuler son amusement.
- Ne t'inquiète pas, elle s'habille et elle te rejoint tout de suite après, informa-t-il sa sœur. Tu peux sortir, s'il te plaît?
Poussant un soupir agacé, Alice referma la porte derrière elle. Edward se retourna vers moi avec son sourire en coin qui me fit fondre une nouvelle fois.
- Tu es pudique? demanda-t-il sur un ton espiègle.
- Un peu, marmonnai-je en rougissant une fois de plus mais pour une raison différente.
Sans faire de commentaire sur ma réponse, il attrapa une de mes mains et la porta à ses lèvres alors que la serviette m'échappait totalement et tombait sur la moquette. Mon cœur se mit à battre une chamade désordonnée et mes jambes flanchèrent légèrement mais je ne tombai pas, soutenue par le bras qu'Edward avait passé derrière mon dos. Sa bouche remonta de mon poignet jusqu'à ma gorge en laissant sur mon bras un sillon froid. Me pressant un peu plus contre lui, ses lèvres se firent pressantes sur ma bouche et son baiser me coupa le souffle au sens propre du terme.
- Cette fois-ci, je ne voudrais vraiment pas qu'Alice entre dans la chambre, murmura-t-il en récupérant la serviette pour la nouer autour de ma poitrine. Si dans deux minutes tu n'es pas descendue, elle compte bien t'habiller elle-même et je crois que je préfèrerai le faire à sa place.
Maudissant Alice, son impatiente et sa fête, je m'habillai rapidement, aidée par Edward qui boutonna mon chemisier tout en déposant des baisers légers dans mon cou. Il me démêla ensuite les cheveux avec des gestes tendres et doux, pas une seule fois il ne me fit mal. Enfin prête, je partis rejoindre mon bourreau.
Début des préparatifs, et surtout découverte de la robe qu'elle m'avait caché cette fois-ci. C'était une merveille, mais j'espérais qu'Alice ne s'était défoulée que sur la robe car celle-ci n'avait rien de 'simple' comme je le lui avais demandé. Le thème 1918 avait été abandonné pour cette deuxième cérémonie, qui après tout n'était pas vraiment un mariage, et la robe n'avait plus rien à voir avec les tenues assez sages qui pouvaient caractériser le début du siècle.
Une fois la robe enfilée, je m'apercevais mieux du décolleté qu'elle me faisait, d'autant plus que je n'étais pas vraiment habituée à porter de telles tenues. La gorge était totalement à l'air et les épaules dénudées, j'attraperais certainement froid dans la journée. Une ribambelle de perles nacrées agrémentait le corsage alors que le bas de la robe restait plus simple, si on exceptait la longue traîne que je devais attacher à mon poignet pour ne pas marcher dessus et les fines broderies qui bordaient l'ourlet. Mais c'était la couleur qui me surprenait le plus, le corsage était d'un or pâle encore assez éloigné de la teinte des prunelles d'Edward, mais la jupe se dégradait dans un camaïeu doré qui me rappelait cette fois-ci les iris de mon mari.
Comme je devais m'y attendre, Alice n'avait pas abandonné l'idée farfelue de me faire mettre des chaussures à talons, et elle n'avait pas choisi les plus petits! Comment pourrais-je ne pas chuter avant une telle robe et des chaussures qui me grandissaient de près de dix centimètres?
Ma mère avait aussi été habillé par Alice mais de manière beaucoup plus raisonnable, elle avait revêtu une loge robe rose pâle, très simple avec seulement des bandes d'un rose plus soutenu en haut et en bas de la robe. Rosalie était vraiment magnifique, comme à son habitude, dans une robe plus courte qui lui arrivait au dessus du genou et laissait voir ses longues jambes fines qui la faisaient paraître encore plus grande. Le superbe bleu outremer de sa tenue mettait sa chevelure et ses yeux dorés en valeur. La robe qu'Alice s'était choisie était la plus extravagante (la mienne exceptée), elle avait un corsage, d'un rouge profond, qui leur serrait sa taille fine alors que la jupe, longue et aérienne, montrait un dégradé allant du même vermillon que le corsage jusqu'à une teinte beaucoup plus foncée au bas de sa jupe, un bordeaux presque noir qui rappelait étrangement la couleur des prunelles des 'méchants' vampires.
Enfin coiffée et maquillée, je sortais de sa chambre en titubant, par la faute des talons mais aussi parce que je ne me sentais pas très bien, très anxieuse en fait. Je descendis l'escalier soutenue d'un côté par Alice et de l'autre par ma mère. Esmé et Rosalie nous suivaient alors que les autres membres de la famille et invités devaient nous attendre dans l'immense salon. Pour ne pas changer, il pleuvait même en plein mois d'août mais cela était largement préférable au soleil qui aurait forcé ma nouvelle famille à rester à l'intérieur.
Une fois en bas des escaliers, j'osais enfin lever les yeux et détacher mon regard de là où je mettais les pieds. Aussitôt, je croisai les yeux d'Alice qui pétillaient d'une drôle de façon, elle avait l'air d'être fière d'elle, comme un enfant qui ferait une surprise à ses parents. Fronçant les sourcils, j'espérais lui faire comprendre qu'il fallait mieux qu'elle me dise tout de suite si elle avait fait des choses extravagantes, mais, ignorant mon expression réprobatrice, elle m'entraîna vers une pièce de la villa où je m'étais rarement rendue.
La grande salle au parquet de bois luisant était illuminée par des dizaines de bougies qui procuraient une lumière dorée et tamisée à la scène. Je me trouvais dans une véritable salle de bal, c'était splendide mais cette atmosphère me donna des frissons, n'était-on pas censé danser dans un tel lieu?
Je cherchai une personne bien précise dans cette assemblée qui occupait une bonne partie de la salle. Mes yeux se posaient successivement sur chacun des invités à qui j'adressai parfois un petit signe de tête, incapable de me montrer plus aimable que ça vu les circonstances. Enfin, je parvins à dénicher la personne que je désirais voir: Alice. Tenant fermement le bout de ma traîne dans une main et posant successivement un talon puis la pointe de mes pieds par terre pour garder l'équilibre, je traversai la foule sans plus vraiment voir quiconque et m'approchai petit à petit d'Alice qui me tournait le dos et qui ainsi ne me voyait pas venir vers elle, même si elle devait m'entendre.
- Alice? l'interpellai-je d'un ton sec et légèrement pincé. Tu comptes vraiment nous faire un bal style XVIIème siècle? Orchestre avec violons, lustres de cristal, chandelles, tenues des invités, domestiques en livrées… C'est donc Carlisle qui est à l'honneur ce soir, ajoutai-je même sarcastique.
Effectivement, tout y était, une vraie scène de film histoire. J'étais même tentée de chercher les caméras pour savoir si on était réellement filmé!
- Nous avons même une princesse ce soir, susurra soudain une voix douce à mon oreille. Tu es magnifique, mon amour.
M'attrapant par la taille, il me tourna vers lui et sauva ainsi sa sœur de ma colère, mais elle ne perdait rien pour attendre, même si je vis du coin de l'œil qu'elle était déjà partie avec Jasper. Je ne l'observai pas longtemps et préférai me focaliser sur Edward. Bien sûr, les tenues n'étaient pas vraiment conforme à la mode du XVIIème et il ne portait ni redingote ni bas de soie ni souliers à talons. Il était vêtu d'un costume beaucoup plus classique, noir agrémenté d'une large ceinture en soie d'un or terni qui se mariait très bien avec la couleur de ma robe et soulignait la finesse de son corps.
- M'accorderiez-vous cette danse? demanda-t-il au bout d'un instant en inclinant légèrement le buste et tendant son bras pour que j'y pose ma main.
Toujours immobile face à lui, je le dévisageai un instant pour voir s'il ne se moquait pas de moi et décidai enfin de lui faire confiance comme pour le premier bal où nous étions allés ensemble. Au moins, je n'avais pas la jambe dans le plâtre cette fois-ci. Je posai donc ma main sur son bras, il me fit tourner sur moi-même et je me retrouvai face à la piste de danse vide de tout invité. Ne comprenant pas où cela me menait, je dévisageai Edward en tâchant de prendre un air furieux, j'avais au moins espéré pouvoir me fondre dans la foule!
- C'est une soirée en notre honneur, Bella, me dit-il en souriant. Il est normal que nous ouvrions le bal.
Incapable d'être réellement en colère contre lui, je soupirai et pris mon courage à deux mains. Après tout, il me suffisait de mettre mes pieds sur ceux d'Edward. Arrivée au centre de la salle, je me rapprochai de lui et commençai à vouloir positionner mon pied droit mais il recula le sien avant même que je n'esquisse vraiment mon geste.
- Non, pas comme ça cette fois-ci. Je veux danser une vraie valse avec toi.
Contrairement à avant, mon expression n'avait rien à voir avec la fureur, j'étais plutôt horrifiée par ce qu'il me proposait. Si ses bras ne m'avaient pas retenu, je me serais probablement enfuie et enfermée dans sa chambre, mais il s'empara de ma main droite, mit son autre main dans mon dos et m'entraîna aussitôt avec lui alors que les violons résonnaient dans la salle de bal.
- Ne réfléchis pas, laisse-moi te guider, chuchota-t-il à mon oreille. Ferme les yeux, écoute la musique et sens les mouvements.
J'obéis à ses conseils, fermai mes yeux et laissai Edward me faire valser. Je sentais ses bras et ses jambes contrôler mon propre corps, et je parvenais même à prévoir quelle direction il allait prendre rien qu'en me concentrant sur ses mouvements. La valse me sembla finalement extrêmement courte et je fus surprise quand il s'arrêta en même temps que la musique. Rouvrant les yeux, je lui souris, aux anges.
- Tu danses très bien quand tu le veux, susurra-t-il.
- C'est que j'ai le meilleur des cavaliers, répliquai-je ne lui en voulant plus de m'avoir entraîné là-dedans.
- Fais-moi confiance, je ne suis pas mal non plus, tonna une voix grave derrière moi.
- Je te la confie, Emmett, déclara calmement Edward en libérant sa main droite de la mienne et la passant à son frère.
Sans me laisser le temps de dire ouf, les bras d'Emmett m'entourèrent et nous fûmes lancés dans une nouvelle valse. J'oubliai tous les conseils d'Edward et écrasai immédiatement les pieds de mon cavalier. Le rouge me monta aux joues et je baissai les yeux pour surveiller mes pires ennemis quand il s'agissait de danser: mes propres pieds.
- T'inquiète, murmura-t-il en ralentissant légèrement la cadence. Tu ne peux pas me faire mal, alors ne te soucis pas d'où tu mets les pieds. Je t'ai vu danser avec Edward, je sais que tu es capable de te laisser entraîner. Fais-moi confiance, répéta-t-il à la fin pour tenter de me rassurer.
- Désolée, Emmett. Je crois que tu me surestimes, maronnai-je honteuse.
Il ne répondit pas mais continua à me faire tourner. Quand j'eus le courage de relever mon regard vers lui, je fus surprise de constater qu'il me souriait. Certes, il avait un air indulgent qui aurait pu me vexer mais je préférai ça à la moquerie. Les cinq dernières notes de la valse s'égrenèrent et Emmett me libéra. Je cherchai aussitôt mon mari des yeux et le vis entamer la nouvelle danse avec Esmé. Il croisa mon regard et m'adressa un sourire radieux, apparemment il appréciait cette soirée et j'étais heureuse pour lui. D'autant plus qu'elle n'était aussi catastrophique que je l'avais crains, je n'étais pas encore tombée notamment.
Je voulus m'extraire de la foule des invités qui valsaient au centre de la salle, certains rigolant beaucoup de leur propre maladresse, mais je fus rapidement bloquée par une nouvelle invitation à danser.
- Puisque Edward m'a prit ma cavalière, voudrais-tu bien que je lui rende la pareille?
Carlisle, superbe dans son costume sombre et cintré, me tendait son bras tout en me souriant.
- Si vous n'avez pas peur pour vos pieds, répondis-je en soupirant, désespérée par mon inaptitude à danser correctement.
- Mes pieds ne risquent absolument rien, rigola-t-il doucement.
Je me positionnai face à lui et ce simple mouvement suffit à provoquer ce que je craignais depuis le début de la soirée. Ma cheville se tordit légèrement et seuls les bras de Carlisle m'empêchèrent de tomber. M'agrippant à lui, je parvins donc à rester débout mais je rougis de plus bel. Sans émettre aucun commentaire, sa main gauche se plaça dans mon dos et il se mit à me faire tournoyer. Edward dansait à merveille, Carlisle à la perfection. Il me guidait parfaitement bien et mes pieds ne touchèrent pas une seule fois les siens.
Les danses s'enchaînèrent ainsi. Je me sentis obliger d'accepter l'invitation de mon père, malheureusement pour ses pieds, mais n'hésitai pas à refuser toutes les autres, notamment celle de Mike. Bref, Edward fût presque mon seul cavalier de la soirée et cela me convenait très bien. Encore une fois, la soirée tant redoutée se passa mieux que je ne l'avais espéré et ma colère contre Alice s'envola progressivement.
D'autres couples de danseurs furent étonnants. Ma mère valsa avec Carlisle, et bien sûr avec Phil, Charlie se fit invité par Alice, Edward partagea une danse avec Angela, au moment où je valsai avec mon père, et enfin, le plus surprenant de tout, Emmett dansa avec Jessica.
Fatiguée, les pieds en compote, je fus heureuse quand les invités se décidèrent à partir. Renée, Phil et Charlie nous quittèrent les derniers tandis que j'avais prévu de rester passer la nuit dans la maison qui serait bientôt la mienne, d'autant plus que plus vite je serais au lit, mieux ce serait. Edward dût le sentir car il me prit dans ses bras et me monta aussitôt dans sa chambre. Il me déshabilla tendrement et me mit au lit comme une enfant, bordant l'édredon autour de moi.
Ahlàlà, j'ai posté rapidement mais je ne sais pas quand je mettrais la suite vu que l'écriture du prochain chapitre est à peine entamée... Les reviews seraient la bienvenue pour me booster un peu!!!! (je n'avais encore jamais réclamé des reviews comme ça!!).
Encore merci à toutes (tous) celles (ceux) qui me lisent!!! je sais que je me répète mais je voulais vraiment vous dire que ça fait très très plaisir!!!
