Titre : Dix Petits Serpents, couplet 2
Fandom : Harry Potter (livres 1 à 6)
Disclaimer : L'univers de HP appartient à J.K. Rowling qui a tous les droits dessus, merci à elle de nous laisser faire mumuse avec ; la comptine est mienne quoique librement inspirée de celle des « Dix Petits Nègres », comptine traditionnelle qui a notamment été reprise par Agatha Christie dans son roman policier du même nom.

Personnages : Pansy, Draco, les Parkinson, les Malefoy
Genre : angst, drame psychologique, une (très légère) touche de romance
Rating : PG

Note : version longue d'une drabble écrite pour le thème « dialogue » de la communauté Frenchdrabble sur LJ.

O'o'O

Neuf petits serpents
Mentaient tout le temps.
L'un d'eux écouta
La petite voix
Fredonnant tout bas
Crois-moi, ne mens pas.
Son coeur il perdit.

— Je vais tout te raconter, toi qui es la plus belle, belle d'entre les belles comme dit mon papa. Je vais te confier un secret magique. Et tu ne le répèteras pas. Aujourd'hui, j'ai rencontré un garçon.
— … (silence)
— Non, j'ai déjà rencontré des tas de garçons ! Seulement, lui sera pour moi le seul garçon du monde, celui qui restera toujours avec moi, celui que j'épouserai. C'est ce qu'a chuchoté maman en me portant dans ses bras le soir, pour partir.
— … (silence)
— Je ne suis plus un bébé ! Jamais été un bébé. J'étais juste fatiguée d'avoir joué avec lui toute la journée, comme Papa me l'avait demandé. Et de lui sourire tout le temps.
— … (silence)
— Bien sûr que non ! Je ne l'aime pas. Il a une maison si jolie mais il n'était pas très gentil. Vraiment pas très gentil.
— … (silence)
— Parce qu'il voulait à tout prix jouer au Quidditch, alors que moi je déteste les balais et que j'étais son invitée !
— … (silence)
— Non, non ! J'aurais bien aimé. J'ai juste dit que j'aimais le voir voler dans le ciel, comme son oiseau. Cet horrible oiseau dont il est si fier. Cela a fait rire maman.
— … (silence)
— Cela ne doit pas te faire rire non plus. Je n'aime pas quand on se moque. Personne ne devrait jamais avoir à rire de moi. Papa dit que je suis une grande, une grande dame.
— … (silence)
— S'il faut l'épouser pour être une grande dame, je l'épouserai. Ma robe sera aussi jolie que la tienne alors, toute d'argent avec de longs voiles.
— … (silence)
— Non, ça ne change rien. Toi, je viens juste de te rencontrer et je t'aime déjà : tu m'attendais dans ma chambre, avec de si jolis cheveux, toute parfaite, parce que Papa était si sûr que je me conduirais bien.
— … (silence)
— Je me conduirais bien avec Draco aussi quand je le reverrai à Yule. Tu crois que je devrais lui chercher un cadeau ? Parce qu'on ne donne des cadeaux qu'aux gens qu'on aime. Papa me donne toujours les plus beaux cadeaux du monde.
— … (silence)
— Tu crois ? alors je lui dirai que je ne l'aime pas en le lui offrant. Parce que c'est vrai.

— Chérie ? Garde ton nouveau jouet si tu veux mais viens te coucher. Les enfants qui ne dorment pas gagnent des horribles cernes qu'aucune potion ne peut plus faire disparaître par la suite. Et tu veux être jolie comme un cœur plus tard ? Jolie comme ta poupée. Ton père est si fier de ce joli teint.
— Papa me trouve déjà la plus jolie ! Plus jolie que Millicent ou Padma ou…
— Être jolie c'est une attention de tous les instants, ma chérie. Regarde, moi aussi je vais aller me coucher, juste après t'avoir bordée.
— Papa va venir me faire aussi le bisou du soir ? Je voulais tant qu'il joue avec moi chez Monsieur Malefoy, mais il était tout le temps enfermé avec Monsieur Malefoy. J'ai souri en l'attendant mais il le sait pas sauf que bien sûr qu'il savait que je me tiendraisbienmais...
— Doucement. Articule bien si tu veux que l'on t'écoute.
— Il va venir ? Papa sait que j'ai été sage…
— Bien sûr, ton père sait toujours tout. Là n'est pas la question, mon cœur. Las, il doit encore discuter avec monsieur Malefoy : il vient d'envoyer un hibou pour s'excuser parce qu'il rentrera tard, trop tard pour les sorcières sages.
— Il va pas venir. Et il n'a rien ? rien dit ? pour moi ?
— Tu sais bien que si. Il n'oublie jamais de te mettre un petit mot. Tiens, regarde : il t'autorise à aller demain à Londres acheter un cadeau pour Draco car Papa veille tout le temps sur toi, ce que tu sais aussi très bien. Il t'a promis, n'est-ce pas ? d'être toujours là pour toi, comme nous tous. Il t'écoute, il est avec toi, présent ou absent. Toujours. Tu dois juste dire au petit Draco que tu l'apprécies beaucoup à Yule, et tu seras parfaite.
— ... (silence) ...
— Pourquoi ces larmes, mon enfant ? Ton père est un sorcier très apprécié, un grand sorcier qui connaît tous les secrets de tout le monde, tout ce qui est intéressant. Et quoi qui l'intéresse plus que sa merveilleuse petite fille ? Il ne veut que ton bonheur et ton bonheur est aussi le sien, le nôtre. Tu seras une grande dame, la plus grande de toutes.
— …oui…
— Fais de beaux rêves, ma petite chérie. Je lui dirai de venir t'embrasser même si tu es endormie, ne t'inquiète pas.

(refrain)
Baguette en bois, baguette en or, si je déçois, je suis mort.

À suivre...

O'o'O