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Bases: Tome 3.

Disclaimer: L'univers d'Harry Potter, ainsi que les bénéfices financiers qui y sont liésappartiennent à JK Rowling.


Différences

496 mots.

Cela faisait maintenant un peu plus de deux ans que Mr et Mrs Granger savaient que leur fille était une sorcière. L'idée avait été un peu difficile à accepter, mais c'était devenu un peu plus facile quand ils avaient vu de leurs propres yeux le quai 9 ¾ de King's Cross, ou encore lorsque l'an dernier, ils s'étaient aventurés sur le Chemin de Traverse et avaient découvert le Chaudron Baveur, Gringotts ou encore Fleury & Bott.

Tout leur semblait incroyable, et ils se sentaient légèrement mal à l'aise ou nerveux là-bas, mais ils sentaient qu'Hermione avait sa place en ce monde.

Simplement, c'était un peu bizarre de devoir mentir aux voisins à propos de l'endroit où leur fille effectuait ses études. Et surtout, ils ne comprenaient pas toujours tout ce dont elle leur parlait dans ses lettres.

«Elle écrit qu'elle a été invitée avec deux de ses amis à l'anniversaire de mort de Nick Quasi-Sans-Tête, le fantôme des Gryffondors…Attends, il y a des fantômes, dans son école?», remarquait par exemple Jane, effarée.

Les centres d'intérêt de leur enfant concernaient toujours les études et les livres, certes, mais à présent, lire les titres des lourds manuscrits qu'elle consultait ne les avançaient plus à grand-chose.

Auparavant, Mr Granger pouvait jeter un coup d'œil à la couverture, et lancer un «Ah, tu lis Mathilda, de Roald Dahl ? Excellent choix, moi aussi j'aimais bien cet auteur, quand j'avais ton âge…»

Désormais, il ne pouvait que rester muet devant le Livre des sorts et des enchantements, Les Grands Evènements de la sorcellerie au XXe siècle, ou encore l'Histoire de Poudlard.

Un jour, il était vraiment tombé des nues lorsqu'Hermione lui avait gravement affirmé que Flâneries avec le Spectre de la Mort, de Gilderoy Lockhart, n'était pas un roman fantastique, mais un manuel scolaire.

«Bon, où est-ce que nous irons en vacances cet été ?», demanda à la fin avril Mr Granger à son épouse. «Hermione revient dans deux mois, et j'ai pensé que ce serait bien que nous fassions quelque chose qui plairait à… à tout le monde.»

Il se tut et la regarda en silence. Sans avoir besoin de mots, ils se comprenaient. Ils ressentaient tous deux la même impression de vide par rapport à leur fille, comme si elle s'éloignait lentement d'eux. Elle passait de plus en plus de temps dans cet autre monde, celui de la magie. Cette année, elle n'était même pas rentrée pour les vacances de Noël.

C'était normal bien sûr, que «la sorcière de la famille » se sente mieux là-bas qu'ici. Et puis il fallait bien qu'elle sache à quoi ressemblaient les fêtes magiques. Il n'empêchait qu'ils s'étaient sentis un peu dépassés, lorsqu'une lettre les avaient assurés qu'elle ne viendrait pas.

Il faudrait donc trouver quelque chose qui l'intéresse, mais qui ne les dépasse pas, eux.

«Eh bien, répondit sa femme d'un ton las, Hermione a toujours voulu aller en France.

-C'est d'accord. Va pour la France.»