Titre: Le parfum de la réussite
Thème: le parfum de la réussite.
Rating: G
Disclaimer : tout appartient à son altesse sérénissime JKR.


Spoiler tome 7

Ces drabbles ont été écrits dans le cadre des "nuits créatives" du forum Le Chicaneur, à l'initiative de Loufoca. (merci encore).

Ecrit le 22 décembre...forcément influencé par une actualité qui n'en était pas une...


Shalimar...le véritable oriental. Cela faisait plusieurs années qu'il en avait entendu parler. Toutes les Muggle-Borns n'avaient que ces mots à la bouche à l'approche de Noël. Toutes ces fragrances faisaient tourner la tête de ces demoiselles. L'une d'elles se pâmait d'ailleurs de d'appeler Coco.

Mais si cette folie pour les parfums s'arrêtaient aux filles. Malheureusement, les jeunes hommes étaient désormais eux aussi accros. L'eau de Cologne ne suffisait plus ; on les appelait « metrosexuels ». Quel nom bizarre.

Les moldus lui paraissaient définitivement étranges. Leur réussite se mesurait tous les jours, sur toutes ces petites choses de la vie. La montre bling bling remplaçait désormais la pureté d'une montre discrète mais si chic ; l'authentique classe anglaise se voyait supplanter par la frénésie italienne ostensible.

Définitivement, il ne comprenait rien aux moldus et à leurs enfants sorciers. C'était sûrement pour cela qu'il se tenait à l'écart, qu'il refusait de se mélanger avec eux. Lucius Malfoy ne pouvait pas comprendre que l'on puisse préférer le luxe dévoyé au luxe magique. Il avait connu les sommets de la réussite, et les bas fonds de la misère. Il avait su rebondir, sans pour autant réussir à se mélanger à ces nouveaux riches, qui mêlaient allégrement magie et molducité avec une telle facilitée. Pourtant, il comprit un jour que le maintien de sa réussite passerait immanquablement par son propre dévoiement. Lui pouvait le comprendre, mais Narcissa… si traumatisée depuis la fin de la Terreur, alors même qu'ils avaient été sauvés par ces MuggleBorn, elle n'avait pas réussi à surmonter ses peurs originelles ; elle n'avait trouvé du réconfort que dans le cocon de ses préjugés.

Un jour, Lucius décida de forcer la chance. Bien que la répugnance à traiter avec un moldu était forte, il s'était fait violence et avait conclu un marché. Le soir de la réception organisée pour cet événement, il offrit à sa délicieuse épouse l'une des fragrances les plus chères et les plus rares de ce monde. Alors qu'elle abandonnait ses peurs, remplacées par la joie d'être encore supérieure à toutes ces dindes, Lucius respirait définitivement le parfum de la réussite.