Chapitre 3 : Le ministère de la magie
Merci beaucoup à Hermy67 pour ses corrections !
Elle l'embrassa sur la joue et monta dans sa chambre, laissant Harry tout seul dans le salon avec un paquet rouge et or dans les mains.
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Harry était resté un peu dans le salon des Weasley le paquet rouge et or dans les mains, il contemplait les escaliers par lesquels Ginny était montée puis il décida à son tour de se rendre dans la chambre de Ron. Lorsqu'il franchit la porte, son ami venait de revêtir un pyjama à l'effigie des canons de Chudley. Ron était sur le point de se coucher les traits du visage fatigués et constamment en train de bailler lorsqu'il vit Harry passer le seuil de la porte avec le paquet rouge et or dans les mains.
Qu'est-ce que c'est ce paquet Harry ? Demanda Ron
- C'est un
paquet que..., Harry hésitait à répondre à
cette question il ne savait pas trop quoi dire.
- C'est un cadeau
? Demanda Ron toujours aussi curieux.
- Euh oui… mais je n'ai
pas trop envie de l'ouvrir pour l'instant, je verrai ça
demain !
– Bon, et bien moi, je me couche ! Je suis mort de
fatigue.
Sur ces paroles Ron se coucha dans son lit, le dos tourné à Harry qui regardait le paquet. Sans hésitation il entreprit de l'ouvrir et y découvrit un écrin qui dissimulait une gourmette en argent à l'intérieur. Il était inscrit au recto, Harry, et au verso, la date de son anniversaire. Un petit mot accompagnait le paquet et Harry ouvrit délicatement l'enveloppe sans faire de bruit pour ne pas réveiller Ron dont les ronflements commençaient à se faire entendre. Il découvrit alors l'écriture fine et élégante de Ginny.
Harry,
Je te souhaite encore un très bon anniversaire.
Quand j'ai vu cette gourmette dans le magasin, j'ai immédiatement
pensé à toi. Ce n'est pas un simple bijou, selon les
histoires de l'ancienne magie, ce serait une amulette qui a un
pouvoir protecteur et apporte la chance à la personne qui la
porte. J'espère que c'est le cas, qu'elle te protégera
et t'apportera la chance quelque soit ton destin.
Affectueusement.
Ginny.
Harry était ému par cette lettre : Ginny était une des rares personnes qui sache le comprendre. Ils n'avaient pas besoin de se parler pour savoir ce que pensait l'autre, lorsqu'elle s'adressait à lui c'était sans retenue et marcher sur des œufs n'était pas dans sa nature. C'est ça qui plaisait tant à Harry : sa joie de vivre, son naturel, son culot, avoir grandi avec Fred et George avait endurci son caractère. Cette pensée fit sourire Harry. Si les choses étaient différentes, il pourrait ne pas refouler ses sentiments mais en le marquant comme son égal, Voldemort avait fait ce choix pour Harry. C'est le cœur lourd et léger à la fois qu'Harry s'endormit la gourmette au poignet.
Le lendemain matin Ron et Harry se réveillèrent par
Hermione qui
rentra en trombe dans leur chambre, déjà
habillée.
- Allez les garçons, levez vous !
Ron grognait sous ses
draps tandis qu'Harry cherchait ses lunettes sur la table de
nuit.
- Mais dépêchez vous !
- Hermione quelle
heure est-il ? demanda Harry à moitié endormi, les
lunettes de travers sur son nez.
- Il est déjà 10h,
Molly a préparé le petit déjeuner depuis
longtemps et il y a beaucoup à faire encore.
- Mais
qu'est-ce qu'il y a encore à faire ? demanda Ron grognon et
endormi à la fois.
- Il faut dégnomer le jardin, Ron
!
- Encore ! S'exclama-t-il.
- Oui Ron encore ! Et puis vous
n'allez pas dormir toute la journée, répondit Hermione
avant de sortir de la chambre, oh, au fait Harry : tes lunettes sont
de travers, puis elle quitta la chambre.
- Tu t'en serais rendu
compte si tu avais ouvert les yeux, ricana Ron à l'attention
de Harry qui était en train de les redresser, soudain Ron
remarqua la gourmette au poignet de Harry.
- C'est ce qu'il y
avait dans le paquet ? demanda-t-il.
- Oui…, répondit
l'intéressé un peu hésitant.
- C'est
Ginny.
- Tu le savais ? demanda Harry surpris.
- Bien sûr,
à qui crois-tu qu'elle l'ait montrée ? dit Ron en
souriant.
- Alors pourquoi tu me l'as demandé hier soir
?
- Pour t'embêter !
- Vous vous êtes rapprochés
tous les deux, dit Harry plus comme une affirmation que comme une
question.
- On a toujours été proche et puis quand
elle n'est pas une petite peste avec moi tout va bien, dit Ron en
haussant les épaules.
- Tu exagères !
- Non,
c'est elle qui cherche la bagarre pas moi ! Oui… enfin tu sais
hier ? Hermione et moi, nous avons un peu discuté et elle m'a
dit que tu te sentais un peu coupable par rapport à Ginny et…,
bref tu n'as pas à t'en vouloir, elle a compris et si elle
peut paraître distante parfois ça n'a rien à
voir avec toi, assura Ron.
- D'accord, mais…
- Bien n'en
parlons plus ! Par contre en grand frère merveilleux que je
suis, je dois te dire que si tu lui fais du mal, je serais obligé
de te mettre mon poing dans la figure, répliqua Ron.
Tous
deux éclatèrent de rire.
- Ne t'en fais pas ! Tes
frères m'ont déjà fait la leçon…
-
J'imagine.
Peu de temps après Ron et Harry descendirent dans la cuisine.
Il y avait Hermione, Ginny et Mrs Weasley, cette dernière
nettoyait la cuisine.
- Bonjour, enfin vous êtes réveillés
! s'exclama t-elle.
- Bonjour, dirent-ils en chœur.
- Bien !
Installez-vous pour déjeuner.
Ron et Harry s'installèrent
autour de la table de la cuisine, Harry s'assit près de
Ginny en lui murmurant un merci et elle lui sourit en répondant
« mais de rien ».
- Vous avez bien dormi ? demanda Mrs
Weasley.
- Oui très bien merci, répondit Harry.
-
Oui jusqu'à ce qu'on se fasse réveiller en sursaut,
murmura Ron.
- Je t'ai entendu Ronald Weasley, s'indigna
Hermione, tu ne vas pas passer ta vie à dormir, c'est une
perte de temps !
- Peut être mais c'est une perte de temps
que j'apprécie particulièrement.
- Stop ! s'écria
Ginny. Ça suffit j'en ai marre de vous entendre vous
disputer, il y a autre chose à faire que de se crêper le
chignon, vous êtes fatiguant !
Tout le monde la regarda
d'un air ébahi
- Oui, et bien les garçons, dit Mrs
Weasley avant de quitter la pièce, j'aimerais que vous
dégnomiez le jardin après le petit déjeuner.
Une
fois Mrs Weasley sortie de la cuisine Ron s'avança vers sa
sœur.
- Mais ça ne va pas de nous crier dessus comme ça,
dit-il.
- Arrête Ron ! Elle a raison c'est épuisant
! répliqua Harry.
- Oui je suis d'accord, dit Hermione,
on se dispute sans arrêt et je ne suis pas sûre que ce
soit drôle pour les autres.
- Ah parce que c'est drôle
pour vous ? demanda Ginny.
- Ginny, commença Ron.
- Bon
ça va, la prochaine fois, je ne dirais rien ! Je me
contenterai de sortir de la pièce comme je m'apprête à
le faire maintenant.
Sur ce elle sortit de la pièce,
laissant une Hermione songeuse, un Ron rouge de honte et un Harry
particulièrement amusé par la situation.
- Mais
qu'est ce qu'il lui prend ? demanda Ron.
- Je crois qu'elle
a raison Ron, essayons de ne plus nous disputer, dit Hermione.
-
Il n'aura fallu que six ans, murmura Harry.
- Mais j'aime me
disputer avec toi ! Ça fait parti de notre relation, dit
Ron.
- Votre relation ? dit Harry un sourire en coin.
Leur
discussion fut interrompue par l'arrivée de Mr Weasley et
les trois amis dirent en chœur :
- Bonjour !
- Oh bonjour les
enfants, dit Mr Weasley, c'est justement vous que je voulais voir !
Harry maintenant que tu es majeur tu as le droit de te servir de la
magie en dehors de l'école ce qui signifie que tu as l'âge
pour transplaner, donc je me suis permis de prendre un rendez-vous
pour toi et Ron aujourd'hui.
- C'est génial ça,
papa !
- J'avais complètement oublié, dit Harry,
et il faut le passer où ?
- Au ministère ! Ils ont
jugés plus prudent de faire passer les permis dans l'enceinte
même de l'établissement au département des
transports magiques.
- Merci beaucoup mais nous devons y aller
quand ? demanda Harry.
- Cet après midi à 14h.
-
Quoi ? Cet après midi ?s'exclama Ron.
- Ne sois pas
nerveux, ça va bien se passer, dit Hermione.
- C'est
facile à dire pour toi, tu l'as eu du premier coup, jamais
j'y arriverai.
- Mais si Ron tu vas y arriver, le rassura
Harry.
- Bon les enfants nous partirons après manger, dit
Mr Weasley.
Vers 13h15, Mr Weasley, accompagné de Harry et Ron se
préparèrent à partir pour le ministère
-
Comment allons nous rejoindre le ministère ? demanda Harry.
-
Par magicobus ce sera le plus simple.
- Je n'aime pas le
magicobus, ça me donne la nausée à chaque fois,
dit Ron
-Mais depuis ce qui s'est passé avec Stan Rocade, le
magicobus est encore en service ? demanda Harry
- Bien sûr,
Rocade a été vite remplacé, bon préparez
vous à y aller les enfants, dit Mrs Weasley, et bonne chance !
Hermione et Ginny souhaitèrent bonne chance aux garçons
avant qu'ils ne partent.
Peu de temps après, ces derniers
étaient avec Mr Weasley devant la cabine téléphonique
rouge aux carreaux cassés dans une ruelle abandonnée.
Ils étaient un peu à l'étroit dans cette
cabine et pouvaient à peine bouger mais Mr Weasley réussit
quand même à composer le 2442.
- Bonjour, veuillez
décliner votre identité et l'objet de votre venu, dit
une voix féminine.
- Arthur Weasley département de
détournement de l'artisanat moldu et Ron Weasley et Harry
Potter qui viennent passer le permis de transplanage.
Soudain des
badges apparurent, tous les trois les accrochèrent à
leurs vêtements et la cabine alors s'enfonça dans le
sol. Ils se retrouvèrent devant un grand et magnifique hall,
le sol en parquet était parfaitement ciré, le plafond
était d'un bleu comme les plumes d'un paon, des symboles
dorés et brillants bougeaient. La fontaine de fraternité
était placé en plein milieu, Harry se souvint alors de
la nuit où les statuts s'étaient éveillés
pour l'aider face à Voldemort. Cependant aujourd'hui,
elles étaient de nouveau comme avant : immobile. Le sorcier au
centre pointait sa baguette vers le ciel, entouré d'une
belle sorcière, d'un centaure, d'un gobelin et d'un elfe
de maison qui le contemplaient avec adoration. Des jets d'eau
étincelants jaillissaient des baguettes du sorcier et de la
sorcière, de la flèche du centaure, du chapeau pointu
du gobelin et des oreilles de l'elfe. En la regardant, Harry se
souvint alors de ce que lui avait dit Dumbledore au sujet de la
fontaine, qu'elle n'était qu'un mensonge car les
sorciers maltraitaient depuis longtemps ces créatures qui leur
étaient pourtant proches.
Harry, Ron et Mr Weasley se
dirigèrent à gauche de l'atrium vers le comptoir de
la sécurité, où Eric le gardien les fouilla et
enregistra leurs baguettes. Ils montèrent dans l'ascenseur
où des notes volantes tournaient autour d'eux. Soudain une
voix féminine leur annonça le sixième étage,
département des transports magiques.
Ils longèrent
un couloir, et s'arrêtèrent devant une porte en bois
massif quand une voix leur annonça d'entrer. Un homme d'une
quarantaine d'année se trouvait devant eux.
- Bonjour, je
me présente Marius Springtown, je vais vous faire passer le
permis de transplanage, dit il en leur serrant la main.
-
Enchanté, répondirent les intéressés.
-
Bien Marius je vous les laisse, dit Mr Weasley, bonne chance les
garçons.
- Excusez-moi Monsieur, il n'y a que nous ?
demanda Ron.
- Oui, nous faisons passer les permis de façon
individuelle, ce sont les nouvelles mesures de sécurité.
-
Bien Mr Weasley, Mr Potter, nous allons commencer !
- Il faut que
je me concentre, murmura Ron, pour éviter de laisser une
moitié de sourcil, tu comprends ?
- Aller les garçons
! Alors voilà, j'ai disposé deux cerceaux aux
extrémités de la pièce, en premier lieu je vais
vous demander d'atterrir à l'intérieur d'un
cerceau. Vous avez un droit à l'erreur de 5 mètres.
Par contre tout désartibulement ou bien une séparation
de partie du corps sera éliminatoire.
Les deux garçons
se concentrèrent et se rappelèrent ce que leur disait
Tycross : Destination, Détermination, Décision. Ils
réussirent tous les deux à transplaner dans le
cerceau.
- Bien, dit Springtown, maintenant nous allons
transplaner d'une pièce à l'autre, juste à
côté se trouve mon bureau, donc je vous demande
d'atterrir près du bureau, concentrez-vous et à mon
signal vous pourrez y aller. Attention rappelez-vous les trois D,
fixer son esprit sur la destination, détermination sur
l'espace à occuper, et enfin accomplir son mouvement avec
décision. Allez-y !
Les garçons avaient tous les
deux réussi à transplaner dans le bureau de Springtown.
Ron vérifiait au cas où, s'il n'aurait pas perdu un
sourcil mais Harry lui fit un signe de tête comme quoi il était
entier ce qui le rassura.
- Et bien, jeunes gens, vous n'avez
fait aucune faute, félicitations passez au secrétariat
et on vous donnera vos permis.
- Merci monsieur, dit Harry.
-
Merci, répéta Ron visiblement très heureux.
Ils
sortirent du bureau et Mr Weasley les attendait. A leurs sourires
radieux, il comprit alors qu'ils avaient réussi.
-
Félicitations les garçons ! Nous pourrons rentrer en
transplanant.
- C'est génial, dit Ron, tu ne trouves pas
Harry ?
- Tu sais, je préfère voler. A chaque fois
que je transplane, j'ai l'impression de passer dans un tuyau
étroit et je trouve ça désagréable mais
bon au moins c'est pratique.
- C'est sûr, répondit
Ron.
Tous les trois se dirigèrent vers l'ascenseur quand
Mr Weasley alla saluer une femme qui se trouvait à l'angle
d'un couloir, Harry et Ron le regardaient.
- Tu as vu qui c'est
? demanda Ron à Harry
- Non c'est qui ?
- C'est la
mère de Marietta Edgecombe !
- Attends un peu, Marietta
Edgecombe…
- Oui la copine de Cho ! Celle qui a tout balancé
au sujet de l'AD !
- Oui je vois qui c'est.
- Tu crois que
les boutons sur son visage ont disparu ? demanda Ron en ricanant.
-
Ron, c'est Hermione qui a jeté le sort, tu crois vraiment
que le mot cafard a disparu ?
- Non.
Tous les deux étaient
morts de rire quand Mr Weasley revint vers eux
- Qu'est ce qui
vous arrive ?
- Rien du tout, on se rappelait des bons souvenirs,
répondit Ron.
Tous les trois descendirent dans le hall pour rentrer au Terrier quand soudain Harry vit le ministre de la magie, Rufus Scrimgeour qui se dirigeait vers eux, Mr Weasley le salua.
- Bonjour, quelle surprise de vous voir ici jeunes gens, dit le
ministre en se frottant les mains.
- Les garçons sont venus
pour passer leur permis de transplanage, dit Mr Weasley.
- Bien,
bien, et vous l'avez réussi ?
- Oui ! répondit
Ron.
- Et bien toutes mes félicitations !répondit le
ministre hésitant, euh… Harry puis-je vous parler un petit
moment ?
Harry regarda son ami
- Je ne sais pas, nous allions partir, dit Harry à mi-voix.
-
Ce ne sera pas long, assura le ministre.
- Bien, alors je vous
suis.
Harry et le ministre s'éloignèrent sous le regard
intrigué de Ron et de Mr Weasley.
- Il va encore lui
répéter les mêmes choses, dit Ron.
- C'est
fort probable, répondit son père.
- Tout ce qu'il
veut c'est remonter le niveau du ministère.
- Je sais
Ron, mais ça se joue entre eux !
- Très bien Harry, je voulais vous parler d'une chose
importante.
- Je sais de quoi vous voulez me parler et vous savez
ce que j'en pense.
- Arrêtez de vous braquer Harry, nous
devrions travailler main dans la main au lieu de nous retrouver sans
arrêt dans un conflit.
- Nous sommes en conflit parce que
vous ne voulez pas comprendre ce que je vous dis, je refuse de faire
de la promotion pour le ministère, alors que pendant tout ce
temps vous n'avez cessé de nier les faits.
- Nous avons
protégé la population.
- Non au contraire, vous
l'avez mis en danger, vous avez fait croire à tout le monde
qu'il n'y avait aucun danger.
- Vous ne savez pas en quoi
consiste le travail de ministre.
- Vu d'ici ça me semble
évident.
- Vous n'irez jamais loin comme ça Mr
Potter.
- Bien !
Harry allait partir quand le ministre le
retint
- Où étiez-vous la nuit où Dumbledore
est mort ?
- Vous savez déjà que je ne vous le
dirais pas.
- Arrêtez de le protéger !
- J'ai
fait une promesse, ce mot vous échappe peut être mais
moi je n'ai qu'une parole, quand bien même si je pouvais en
parler vous ne seriez pas sur ma liste.
- Cessez d'être
aussi insolent ! Aux yeux de tous, vous êtes peut être le
survivant mais nous savons vous et moi que vous n'êtes pas
prêt, tout allait bien tant que Dumbledore était là
pour vous protéger mais maintenant il n'est plus là…
-
Attendez vous me menacez ?
- Bien sûr que non ! Je ferais un
piètre ministre dans ce cas… Ce que j'essaie de vous faire
comprendre, c'est que tourner le dos au ministère n'est
pas la solution, par contre si nous travaillons ensemble, nous
pourrons peut être réussir à dissiper le mal qui
se propage, voyons Harry vous ne voulez pas que tout ceci prenne fin
?
- Bien sûr que si ! Vous semblez oublier que j'ai
beaucoup perdu.
- Non je ne l'oublie pas, beaucoup de personnes
ont souffert à cause de
celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, n'oubliez pas que j'ai
été auror, je sais ce que c'est que de se battre pour
une cause juste. Travaillons ensemble et je suis sûr que nous
verrons des jours meilleurs, alors Harry dites-moi que faisait
Dumbledore ?
- Je suis désolé mais je ne vous dirais
rien.
- Vous êtes vraiment son homme jusqu'au bout.
Sur ces dernières paroles Harry se dirigea vers ses amis et tous les trois sortirent du ministère
- Qu'est ce qu'il voulait ? demanda Ron
- Je te raconterai
plus tard, répondit Harry
Ils transplanèrent pour rentrer au Terrier et arrivèrent
devant la porte d'entrée. Harry n'appréciait pas la
sensation que le transplanage procurait.
- Bon je vous laisse, il
faut que je retourne au ministère, dit Mr Weasley.
- Quoi ?
demanda Ron, pourquoi n'es-tu pas resté là bas au
lieu de faire un aller retour.
- Je ne voulais pas que vous
rentriez tout seul, c'est trop dangereux. Bien, j'y vais, à
ce soir les garçons !
- A ce soir, dit Harry
- Ils nous
prennent pour des enfants, dit Ron.
- Ron, c'est ton père,
c'est normal qu'il s'inquiète !
Ils rentrèrent dans la maison, assis autour de la table de la cuisine, il y avait Tonks, Maugrey, Lupin, Shackelbolt, Mrs Weasley, Hermione et Ginny
- Alors ? demanda cette dernière alors que les intéressés
se dirigeaient vers eux et prirent une chaise pour s'installer.
-
On a réussi, répondit Ron.
- Oh bravo les garçons
! dit Mrs Weasley.
Toutes les personnes présentes les félicitèrent chacune leur tour. Mrs Weasley était en bout de table avec les membres de l'Ordre du Phénix qui se trouvaient de chaque côté, Tonks et Lupin assis près l'un de l'autre, Shackelbolt et Maugrey en face d'eux, Ron et Harry fermaient la table avec respectivement à leur côté Hermione et Ginny.
- Tu ne devineras jamais qui on a vu au ministère, dit Ron à
l'intention d'Hermione, la mère de Mariette Edgecombe !
-
Et comment se porte sa fille ? demanda Hermione en ricanant.
-
Hermione, s'étonna Harry, ce n'est pas ton style de te
moquer.
- Peut être mais à cause d'elle, on a, ou
plutôt, tu as failli avoir de gros problèmes alors c'est
bien fait ! Et puis normalement son visage devrait bientôt
retrouver son état normal.
- Oui celui d'une peste,
ajouta Ginny.
- Mais le sort aura tenu un peu plus d'un an, dit
Harry.
- Normal c'est Hermione qui l'a fait ! dit Ron.
Harry et Ginny se lancèrent un regard furtif. Ron qui faisait des éloges à Hermione, pas que ce soit surprenant, mais généralement, il ne le faisait pas devant elle.
- Et bien petit frère, tu fais des progrès dans le
domaine de la diplomatie, dit Ginny.
- Grand frère, grogna
Ron.
- Ce n'est qu'une question technique, ajouta Ginny.
-
Non c'est une question de mois et de maturité, répondit
Ron.
- C'est bien ce que je dis, c'est un point de vue, ricana
Ginny.
- Bon ça suffit Ginny ! dit Ron, ou alors je devrais
être un grand frère pas très sympa !
- Tu as
raison Ron, j'ai trop peur de toi… arrêtons là.
Ce qui fit rire Harry et Hermione
- Bon Harry, dit Maugrey, étant donné la situation
actuelle, j'ai parlé avec Molly de ton idée et nous
avons convenu que cela pourrait être une bonne idée, à
condition que vous puissiez tous les quatre en profiter
- Ah oui ?
dit Harry surpris. C'est génial et quand est-ce qu'on
pourrait commencer ?
- Nous pourrons commencer après le
mariage, répondit Maugrey
- De quoi vous parlez ? demanda
Ron
- Harry a demandé à Maugrey s'il pouvait lui
apprendre les principales choses à savoir pour se défendre,
dit Lupin.
- C'est une bonne idée ! s'exclama
Hermione.
- Oui dès qu'il est question de cours, tu es
heureuse, murmura Ron.
- Je t'ai entendu Ronald, s'indigna
Hermione.
- Cela m'étonne maman… que tu sois d'accord,
dit Ginny.
- Au début, je ne l'étais pas, vous
êtes trop jeunes, mais il faut être réaliste ! Les
temps qui courent sont dangereux et je préfère vous
savoir bien préparé. Ce n'est pas pour cela que vous
ne devrez pas être très vigilant et respecter toutes les
mesures de sécurité.
- Bien sûr, dit
Harry.
Mrs Weasley s'excusa auprès de tout le monde car
elle avait du travail à faire à l'étage.
-
Simple curiosité Harry, dit Lupin, qu'as-tu l'intention de
faire ?
- Rien je veux être prêt s'il se passe
quelque chose. Il n'y aura pas toujours un membre de l'ordre dans
les parages.
Lupin ne semblait pas convaincu par la réponse
d'Harry mais s'en contenta.
- D'accord, répondit
Lupin.
- Bien dans ce cas, nous allons vous apprendre les
principaux sortilèges et vous devrez les travailler, dit
Tonks. Alastor vous apprendra les défenses contre les forces
du mal, Kingsley les sortilèges quant à moi les
principales notions de métamorphoses.
- Merci, répondit
Harry.
- C'est normal, on ne veut pas qu'il vous arrive
quelque chose, répondit Tonks. Seulement nous aurons très
peu de temps pour que vous assimiliez les sortilèges, donc on
vous expliquera les manœuvres et vous devrez vous entraîner.
-
Et pourquoi vous voulez commencer après le mariage ? demanda
Ginny.
- Parce qu'avec toute l'effervescence qu'il va régner
au Terrier à partir de demain, ce sera très difficile,
dit Shackelbolt.
- Et puis avec toutes les personnes qu'il y
aura ici, ce ne serait pas faire preuve de discrétion, ajouta
Lupin.
- Comme ça vous serez en avance sur vos camarades
quand vous retournerez à Poudlard, dit Tonks avec un clin
d'œil.
Harry, Hermione et Ron échangèrent un
regard lourd de sens
- Vous n'avez pas l'intention d'y
aller, n'est-ce pas ? demanda Lupin en connaissant déjà
la réponse.
- Non, répondit Harry.
- Et
qu'allez-vous faire alors ? demanda Maugrey.
- Je ne peux pas le
dire, répondit Harry en baisant les yeux.
- Comment veux-tu
que l'on t'aide si tu ne nous dis rien ?demanda Lupin.
- Je
suis désolé, dit Harry.
- C'est ton choix Harry,
dit Tonks, seulement on n'arrive à rien tout seul.
-
C'est imprudent, grogna Maugrey. Bon Kingsley, allons y sinon nous
allons être en retard, n'oubliez pas les enfants vigilance
constante, toujours être sur ses gardes !
- On y va,
répondit Shackelbolt.
Tous les deux quittèrent la
maison en transplanant.
- Et toi Ginny ?
- Quoi moi ?
- Tu
retournes à Poudlard ? demanda Tonks
Mais elle ne répondait
pas, son teint devint pâle et livide, ses yeux étaient
plongés dans le vide.
- Ginny ? demanda Lupin
- Quoi ?
Je… euh… c'est-à-dire, on ne sait pas encore si l'école
va rouvrir et je …
- De toute façon, on n'y est pas
encore, intervint Ron.
- Tu as raison, dit Tonks, on a tout notre
temps.
Elle s'approcha alors de Ginny pendant que les autres
discutaient entre eux et glissa un « je suis désolée
» au creux de son oreille. Ron s'assit près de sa
sœur.
- Est-ce que l'école va rouvrir ? demanda
Hermione.
- On ne sait pas encore Hermione, répondit Lupin,
c'est au conseil d'administration de prendre la décision.
- Ce ne serait pas juste qu'elle ferme, dit Harry.
- Non, en
effet, répondit Tonks.
- Après tout les gens ont
peur, c'est logique, depuis la mort de Dumbledore ce n'est plus
pareil, dit Hermione avec de la tristesse dans la voix.
Ron serra
la main de Ginny dans la sienne et ils échangèrent un
regard sur les mots d'Hermione. Harry avait baissé la tête.
Il ne pourrait jamais oublier cette nuit là, il ne pouvait
s'empêcher de se sentir coupable.
- C'est vrai, répondit
Lupin, mais les choses s'arrangeront forcément. Bon, nous
devons y aller, Tonks nous aussi, nous allons être en retard.
-
Oui, on y va !
Pendant que les deux tourtereaux se dirigeaient
vers la porte d'entrée pour transplaner, Ginny, elle,
s'était rendue face à l'horloge et la regardait
fixement, Ron et Hermione étaient toujours à table
tandis qu'Harry s'avança vers Ginny et s'arrêta
derrière elle.
- Qu'est ce qui te tracasse ? demanda-t-il
à Ginny.
- Regarde cette horloge, elle ne bouge plus, elle
reste figée sur danger de mort.
- C'est ça qui te
fais peur ?
- Non tu te trompes Harry, je n'ai pas peur ! Je me
demande tout simplement où on va, qu'est ce qui va se passer
ensuite ?
- Comment ça, je ne comprends pas ? Tu entends
quoi par « où on va » ?
- Regarde tout ce qui
s'est passé ces dernières années, je me
demande simplement comment on a pu en arriver là. J'aimerais
que tout soit différent, avoir une vie normale sans Ordre du
Phénix, sans mangemorts et sans Voldemort.
- Tu…tu
arrives à prononcer son nom ? demanda Harry surpris.
-
Pourquoi aurais-je peur d'un simple nom ? La seule chose qui me
fasse peur c'est qu'il s'en prenne aux gens que j'aime.
-
Je te comprends…
Harry prit Ginny dans ses bras qui avait posé
sa tête sur son épaule, ils restèrent là
un moment avant de relâcher leur étreinte puis ils
rejoignirent leurs amis à la cuisine.
- Alors Harry, Ron m'a dit que tu avais parlé avec le
ministre, qu'est-ce qu'il voulait ? demanda Hermione.
- La
même chose que les autres fois, il voulait que je soutienne le
ministère dans ses actions.
- Après tout ce qu'ils
ont dit sur toi ? Ils sont plutôt gonflés ! dit Ron.
-
Et il voulait que je lui révèle ce qui c'était
passé le soir où…
-I l voulait savoir où tu
étais parti avec le professeur Dumbledore n'est-ce pas ?
demanda Hermione. En réalisant la bourde qu'elle avait
faite, elle mit la main sur sa bouche.
Soudain les trois amis
échangèrent un regard inquiet, Hermione en avait trop
dit en présence de Ginny et cette dernière se sentait
tout à coup très gênée.
- Je vous
laisse, dit-elle.
- Non, dit Ron, reste, en lui retenant le bras
- Non je vais…
- S'il te plaît !
- D'accord,
elle se rassit alors sur sa chaise.
- Ron qu'est ce qu'il te prend ? demanda Hermione.
- Rien, dit-il en baissant le regard.
- C'est dangereux, murmura Harry à l'oreille de son ami pour que personne ne l'entende.
- Je suis au courant et pour une fois fais moi confiance, dit Ron
dans un murmure en réponse à Harry.
Harry se tourna
vers Hermione et répondit à sa question
- Oui, il
voulait savoir où on était parti.
- Il ne doit pas
savoir, dit Ron.
- Ron a raison, dit Hermione, c'est trop
dangereux.
- Autant dire qu'il n'a pas apprécié
que je refuse de lui dire, ajouta Harry.
- Tu m'étonnes !
répondit Ron.
Soudain Harry regarda Ginny qui écoutait
attentivement la conversation sans pour autant poser des questions
sur ce qui s'était passé.
- Excusez-moi mais je ne
crois qu'on ne devrait pas continuer à parler de ça
devant Ginny, dit Hermione.
- Je ne suis plus une gamine, répliqua Ginny.
- Tu ne dis
rien Ron ? demanda Hermione.
- Pourquoi ? C'est une grande
fille.
Cette réponse de la part d'un frère
protecteur comme Ron étonna ses amis.
- Je pourrais tout te
dire mais ce serait trop dangereux et je ne le souhaite pas, dit
Harry en se tournant vers Ginny.
- Si tu veux, répondit
Ginny.
- Tu ne sembles pas curieuse, remarqua Hermione les yeux
plissés.
- Ce n'est pas dans ma nature.
- Ah bon ?
S'étonna Harry.
Ginny le frappa et l'atmosphère se détendit par les éclats de rire des quatre jeunes gens, bien qu'Hermione continuait de fixer Ginny puis Ron, pourquoi donc adoptaient-ils une telle attitude depuis quelques temps, Ron qui avait toujours été trop protecteur avec sa sœur ne voit aucun inconvénient aujourd'hui à la laisser assister à des conversations aussi importantes, Harry lui ne semblait rien remarquer ou peut être ne voulait il pas trop se poser de questions sur le moment présent.
