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Alpheratz9 : Merci ! Et ouf ! Ca me rassure de savoir que tu as trouvé l'explication de Shepp convaincante. Je craignais d'avoir mal ficelé ça. Et voilà la réflexion et la réponse de Rodney.

Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

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Chapitre IX

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Début P.O.V. McKay

J'ai fait ça aussi pour devancer les militaires sur ce projet. Je ne l'ai pas caché à Elizabeth. Elle n'a d'ailleurs pas apprécié. Et j'ai osé lui en vouloir. Pourquoi je suis allé voir Sheppard ? Parce qu'il a de l'influence sur elle. Parce je savais que lui, il pouvait la convaincre. Et Radek, je l'ai traité comme un moins que rien. Je l'ai accusé de jalousie, alors qu'il avait raison. Et moi, totalement tort…

Mais je leur ai fait mes excuses, et Elizabeth et Radek les ont acceptées ! Pourquoi ? Peut-être parce qu'ils y étaient plus ou moins obligés… Elizabeth est ma supérieure et Radek est mon subordonné.

Elizabeth ne pouvait pas me virer, puisqu'elle avait approuvé, ça lui serait retombé dessus, surtout avec Caldwell derrière, même si celui-ci était pour aussi. Radek ne pouvait pas risquer que je le prenne en grippe comme Kavanaugh, on travaille tous les jours ensemble, ça aurait été infernal pour lui, déjà qu'il supporte sans broncher mon mauvais caractère.

Tandis que Sheppard… Lui et moi, on est au même niveau. Chef scientifique et chef militaire. Même travail, qui consiste à diriger près de la moitié des habitants, et même responsabilité, qui est que l'on se doit de veiller sur ces gens. Je suis le plus intelligent, je me dois donc de les protéger, à ma manière.

Et j'ai lamentablement échoué. Tant comme scientifique que comme… ami… Oui, j'ai volontairement mis de côté les amitiés d'Elizabeth, de Radek et de Sheppard. J'ai été égoïste envers eux. Sheppard a raison : je voulais sauver la Cité, mais c'était par orgueil, et non pas parce que je m'inquiétais du sort de… mes amis ?

Le sont-ils encore ? L'ont-ils jamais été ? Je ne sais pas si j'ai le droit de les dire mes « amis »… Ce n'est pas vraiment de l'amitié qu'il y a entre nous. Ou peut-être que si ? Peut-être que je ne connais tout simplement pas assez bien ce sentiment pour en juger…

Sheppard a dit que « je m'étais servi d'une amitié à laquelle je ne croyais pas ». Est-ce que… est-ce que ça veut dire que lui croyait en notre amitié ? Ou que nous étions amis ? En tous cas, je n'aurais pas mis volontairement sa vie en danger. Mais c'est parce que je lui ai demandé d'avoir foi en moi qu'il est venu avec moi…

J'ai donc bel et bien mis sa vie, la mienne et notre amitié – trois choses précieuses, je m'en rends compte à présent – en danger… par égoïsme et par orgueil. Ce n'est pas ce que je voulais, et ce n'était pas volontaire – ou, du moins, pas conscient –, mais je l'ai fait.

Fin P.O.V. McKay

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RM – Je… Heu…

Rodney soupira en fermant les yeux. John, qui ne l'avait pas lâché du regard durant son introspection, lui parla à voix basse.

JS – Rodney, on est que tous les deux, vous pouvez parler librement, je vous promets que ça restera entre nous.

McKay regarda dans les yeux verts qui lui faisaient face. Ils avaient une intensité que le scientifique ne leur connaissait pas. Il se remit à fixer le feu avant de répondre, lui aussi à voix basse.

RM – Je voulais sauver Atlantis et je ne voulais pas détruire notre amitié, mais j'ai été égoïste et orgueilleux, et j'ai tout gâché.

JS – Ça a fait un an terrien aujourd'hui, n'est-ce pas ?

RM – Oui…

Rodney, un peu ébloui par le feu, n'avait pas vu le sourire naître sur les lèvres de John. Ce dernier se leva et s'assit juste à gauche du Canadien, avant de passer un bras autour des épaules de celui-ci, qui en fut surpris. Il tourna la tête pour lancer un regard interrogateur au militaire. Mais l'Américain avait la même intensité de regard qu'auparavant, le sourire en plus, ce qui rendit le scientifique perplexe.

RM – Heu… Qu'est-ce qu'il y a ?

JS – Vous venez de regagner la part de confiance et d'amitié que vous aviez perdue, Rodney.

McKay n'en croyait pas ses oreilles.

RM – C'est… c'est vrai ?

JS – Bien sûr que oui !

John lui tendit sa main droite. Rodney lui prit et la serra.

JS – On est de nouveau des amis !

Pour toute réponse, Rodney lui adressa, non pas l'un de ses habituels sourires moqueurs, mais un véritable sourire, qui exprimait sa joie.

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Ils finirent leur dîner, puis John prit le premier quart. Ses pensées dérivèrent vers Remy, puis vers Rodney.

JS " Ils se ressemblent tellement, tous les deux !…

Cela fut sa dernière pensée avant qu'il ne s'endorme, bercé par le crépitement du feu.

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À Suivre…