Reviews : Merci les filles !
Note : Désolée pour le retard, mais FFnet n'a pas pris en compte mon update de ce matin… Bonne lecture !
Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées
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Chapitre XV
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Sheppard ouvrit précautionneusement la porte de la chambre de McKay, et passa sa tête à l'intérieur. Rodney était entièrement recouvert par les draps. John s'approcha silencieusement du lit, et s'assit doucement sur le bord. Rodney, surpris, se redressa vivement, mais se détendit en voyant le militaire. Il ouvrit la bouche pour lui demander ce qu'il voulait, mais John mit un doigt sur ses lèvres pour lui faire signe de se taire. Il vint ensuite s'allonger à côté du scientifique, sur la couverture, les mains derrière la tête. Rodney se rallongea. Il était perplexe mais n'osait pas rompre le silence. Après quelques minutes, c'est John qui le fit, à voix basse.
JS – Remy me manque…
Rodney fronça les sourcils et se tourna sur le côté pour observer John.
JS – On est arrivés à l'orphelinat le même jour, et on a tout de suite sympathisé. On était pourtant assez différents. Moi j'étais bagarreur avec les garçons, charmeur avec les filles, insolent avec les adultes. Lui, par contre, était d'une timidité maladive, pas sûr de lui du tout, et il obéissait gentiment aux ordres. Je voulais constamment m'attirer des ennuis, mais c'est toujours lui qui se faisait agresser par les autres. Alors, je le défendais, tant bien que mal, même contre les plus grands. Il était plus beau que moi, plus beau que nous tous, avec ses cheveux dorés et ses yeux gris-bleus, et les autres le jalousaient. Mais pas moi. Pour moi, il était mon petit frère, celui que je devais protéger, même si la plupart du temps ça me valait de me faire tabasser et punir.
RM – Vous étiez en quelque sorte son ange gardien…
John sourit au murmure de Rodney, et, se sentant en confiance, poursuivit son récit.
JS – Oui… Je lui arrangeais aussi des rencards, parce que, même si les filles le trouvaient vraiment sexy, il était trop timide pour accepter les rendez-vous qu'elles lui proposaient. Mais ça ne durait jamais, toujours à cause de son manque de confiance en lui. J'ai eu ma première expérience à l'âge de 14 ans, et lui à 16 ans, parce que j'avais réussi à lui faire promettre de tenter le coup avec la prochaine, que je lui avais dégoté une fille aussi timide que lui, et que je m'étais arrangé pour qu'ils restent seuls enfermés dans les caves toute une nuit – et on était en hiver. Dommage qu'elle ne soit pas restée longtemps – les assistantes sociales ont réussi à retrouver son oncle 18 jours après son arrivée.
RM – Il a dû être peiné de son départ…
JS – Oui, mais…
John se mordit la lèvre. Rodney fronça les sourcils.
RM – Mais… ?
John soupira.
JS – Je ne sais pas si je peux vous raconter ça…
RM – Pour quelle raison ?
John tourna la tête vers Rodney, sans toutefois le regarder dans les yeux.
JS – Et bien… Je ne sais pas ce que vous pourriez en penser, ni comment vous allez réagir, alors…
RM – Je ne vois pas bien où vous voulez en venir, mais sachez que, quoi que ce soit, je ne vous jugerais pas…
John sonda ses yeux bleus et, y voyant de la sincérité, lui sourit. Il retourna à la contemplation du toit de la tente.
JS – Quelques jours après, on a… … Onacouchéensemble.
Rodney se remit sur le dos.
JS – Ça ne vous choque pas ?
RM – Non, mais… ça me surprend. Je vous croyais… comment dire… ?
JS – Homme à femmes ?
RM – … Oui.
JS – Je n'ai jamais été avec un autre homme que lui. Et puis, c'était plutôt rare. On était pas vraiment ensembles. Disons plutôt qu'on se réconfortait quand on en avait besoin.
RM – Donc ça n'est pas arrivé qu'une seule fois…
JS - … Non.
RM – Il y avait quand même des sentiments… forts, entre vous ?
JS – Peut-être… Mais comme on devait se cacher parce que c'était interdit… on n'y a jamais vraiment réfléchi…
RM – Comment vous y arriviez ? Je veux dire… Un orphelinat, puis l'armée… Ça ne devait pas être facile de cacher ça ?
JS – À l'orphelinat, on profitait des sorties en groupe, et dans l'armée, on prenait nos perms en même temps.
RM – Vous étiez vraiment très proches, en tous cas…
JS – Oh ça oui ! C'est pour ça que je m'en foutais d'être envoyé en Antarctique, ensuite… Lui n'étant plus là, je n'avais plus aucune famille… Et puis, il y a eu la proposition pour Atlantis… J'ai tiré à pile ou face.
RM – À pile ou face !
JS – Oui. Et c'est tombé sur face, donc sur le « non, j'y vais pas » !
RM – Qu'est-ce que vous fichez là, alors ?
JS – Je me suis dis que j'avais plus rien à perdre, alors autant tenter l'aventure…
Un silence de quelques minutes s'installa, juste troublé par les respirations des deux hommes. Puis, John se tourna sur le côté.
JS – Rodney ?
Celui-ci tourna légèrement la tête.
RM – Oui ?
JS – Est-ce que… Est-ce que je peux rester ici, cette nuit ?
Rodney se tourna sur le côté pour mieux voir le militaire. John avait l'air… tellement vulnérable, à cet instant !
RM " Il doit vraiment me faire confiance pour se montrer comme ça devant moi…
RM – Bien sûr.
JS – Merci.
Rodney resta sous la couverture et John dessus, mais ils se blottirent dans les bras l'un de l'autre, et John s'endormit rapidement. Rodney resta un moment à simplement le regarder, se disant qu'après tout, il y avait de l'espoir. Il finit par s'endormir aussi, un léger sourire au coin des lèvres.
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À Suivre…
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NdlA :
Vous y avez cru, hein, qu'ils allaient passer à l'acte ? Et ben non, pas encore ! Pourquoi ? Tout simplement parce que j'avais pas encore réussi à écrire mon lemon au moment de ce chapitre…
