Reviews :
Choupinette & Alpheratz9 : Y'a plus que quelques chapitres à patienter ;D ! Et merci pour vos reviews !
Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées
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Chapitre XVI
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Le lendemain matin, ce furent de petits coups frappés à la porte qui réveillèrent John. Il s'extirpa délicatement de la chaude étreinte de Rodney sans le réveiller, remarqua que le soleil était à peine levé, et alla ouvrir. Massine se tenait sur le pas de la porte, souriant de toutes ses dents.
M – J'ai faim !
John lui rendit son sourire.
JS – D'accord, heu… Descends, je réveille Rodney et on te rejoint.
Massine opina du chef et fit volte-face. John referma la porte et se tourna vers le lit. Rodney dormait encore, la couverture jusqu'aux hanches. Le militaire s'approcha du lit et s'accroupit à côté. Il avait le visage au même niveau que celui du scientifique, ce qui lui permettait de l'observer minutieusement.
McKay avait la peau pâle de quelqu'un qui passe trop de temps enfermé dans un bureau – ou, en l'occurrence, dans un labo – mais qui promettait d'être douce au toucher. Ses cheveux coupés courts étaient d'un joli blond foncé et étaient fins comme ceux d'un enfant. Et son cou… John s'approcha légèrement plus près pour pouvoir humer l'odeur du Canadien : même après deux jours, deux nuits, une longue marche et une douche, il sentait toujours un doux mélange de café et de chocolat !
Cela plut à l'Américain. Il s'assit sur le lit et posa une main sur l'épaule de Rodney. Le scientifique grogna, ce qui fit ricaner John, qui le secoua doucement, ce qui eut pour effet de le faire se recroqueviller.
JS – Hey, Rodney ?
RM – Kôa ? Jffrraaa…
John eut du mal à retenir un fou rire.
JS – J'ai rien compris, mais c'est l'heure du petit déjeuner.
RM – J'ai froid !
JS – Ah !
John alla chercher la veste de Rodney, posée sur une chaise au fond de la pièce, et la lui mit sur les épaules. Le scientifique se releva à peine et enfila sa veste, sans toutefois ouvrir les yeux, et reposa sa tête sur l'oreiller avant de sortir ses jambes du lit. Tout cela sous le regard du militaire, qui avait de plus en plus de mal à se retenir d'éclater de rire… surtout en voyant le caleçon, rayé vert et bleu, et les chaussettes dépareillées, une grise et une marron !
JS " Comme ça on dirait vraiment un gamin !
JS – Bon, Rodney… Allez, debout, ou Massine et moi on mange tout !
RM – Vous avez encore rien préparé et ça va être à moi de le faire…
JS – Qu… Comment vous avez deviné ?
RM – Vous savez pas faire aut'chose que des MRE… Ce qui me dérange pas personnellement, mais je doute que ça plaise à Nathalene si Massine en mange…
JS – Heu… oui… Vous avez sans doute raison… … Bon, alors, on y va ?
RM – Grmph !
Rodney consentit enfin à ouvrir les yeux. Il s'assit au bord du lit et mit ses chaussures. John ne détachait pas ses yeux des mains de l'astrophysicien pendant qu'il faisait ses lacets. Des mains aux longs doigts fins, sans cesse en mouvement… sauf à cet instant ! Rodney avait relevé la tête et le militaire se sentit pris sur le fait. Il se mit à bafouiller, sous le regard amusé du Canadien.
JS – Je, heu… Hum ! Je vais…
Il se dirigeait à reculons vers la porte, quand il trouva enfin une bonne excuse.
JS - … retourner dans ma chambre mettre mes chaussures !
Sur ce, il s'éclipsa en vitesse. Rodney se redressa et se laissa tomber en arrière sur le lit, les bras en croix et un grand sourire illuminant son visage. Il ferma les yeux pour savourer les souvenirs de la veille au soir. Le Colonel qui venait s'allonger à ses côtés et qui se confiait librement à lui, puis qui se blottissait contre lui avant de s'endormir paisiblement dans ses bras…
Après quelques minutes ainsi, il se leva et alla rejoindre John et Massine qui l'attendaient impatiemment. Pendant que John refaisait leurs paquetages, il prépara un copieux petit-déjeuner, qu'ils dévorèrent tous en cinq minutes. Puis, ils allèrent devant chez le Chef du village. Massine frappa à la porte et une femme vint leur ouvrir.
f – Oh, vous êtes les amis de Nathalene ?
JS – Oui, c'est exact. Nous voudrions voir le Chef, s'il vous plait.
f – Il est parti aider au labourage des champs. Je suis sa femme, je peux peut-être vous aider ?
JS – Oui, et bien… Nous repartons ce matin, et nous devions laisser Massine à votre mari.
f – Nous n'avons pas eu le temps de vous demander ce que vous veniez faire sur notre territoire, hier…
RM – Et bien, nous devons aller jusqu'aux montagnes.
f - Et qu'y a-t-il d'intéressant dans ces montages ?
RM – Ce n'est pas dans les montagne, c'est un peu avant d'y arriver. Nos appareils ont détecté quelque chose, là-bas, et nous aimerions voir ça.
f – Vos appareils ?
JS – Oui, nous venons…
RM – Nous avons effectivement des appareils provenant de la Cité d'Atlantis.
John lança un regard mi-surpris, mi-réprobateur à Rodney, mais celui-ci, l'ignorant, il refit face à la femme.
f – Atlantis, hein ?
John comprit l'interruption de Rodney – son empathie lui aurait permis de sentir que la destruction d'Atlantis par les Wraiths était un mensonge – et eut un petit rire nerveux.
JS – Heu… Oui…
Elle leur fit un sourire rassurant.
f – Ne craignez rien. Avec nous, votre secret est bien gardé.
JS – Ecoutez, ce n'est pas…
f - Et nous savons que vous dites cela pour protéger les vôtres.
JS – Ah, bon, bien.
f – Vous dites que c'est proche des montagnes ? Il y a de vieilles ruines d'un temple dédié aux Ancêtres. Il a été détruit il y a très longtemps, et de plus il est assez loin, alors personne n'y va plus maintenant.
John avait vu les yeux de Rodney s'illuminer au mot « Ancêtres ». En effet, c'est comme cela que les Pégasiens appelaient les Anciens, et qui dit Ancien, dit technologie intéressante ! La femme, sentant et voyant l'impatience du scientifique, mit fin à la discussion en faisant entrer Massine et en leur souhaitant bon voyage. Sur ce, John et Rodney s'en allèrent bon train, direction les montagnes.
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À Suivre…
