Reviews : Merci !
Remarque : Attention ! Lemon slash ! NC-17 !
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Chapitre XIX
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Rodney posa doucement ses lèvres sur celles de John, puis se recula légèrement pour le regarder dans les yeux, surveillant sa réaction. John avait l'air surpris, mais il se ressaisit rapidement. Il se mit à murmurer.
JS – Vous êtes sûr que c'est ce que vous voulez ?
Rodney baissa les yeux et lui répondit en murmurant lui aussi.
RM – Je… J'ai déjà eu une relation… poussée, avec un autre homme, mais… mais ça n'a pas été vraiment bien.
JS – C'est-à-dire ?
RM – Il ne faisait que se servir de moi… Il ne faisait pas attention, et ça a été douloureux à chaque fois…
John posa sa main sur la joue de Rodney et la caressa du pouce.
JS – Rodney, tu as confiance en moi, n'est-ce pas ?
Rodney, surpris par cette question – et par le tutoiement -, releva les yeux. Il lut du désir dans ceux de John, ce qui éveilla le sien. Il lui répondit dans un souffle.
RM – Oui, entièrement…
John lui sourit et l'embrassa, d'abord tendrement, puis passionnément. Sa main glissa dans la nuque de Rodney pour approfondir leur baiser. Le scientifique, jusque-là immobile, se mit soudain, sans stopper leur baiser, à califourchon sur le militaire, qui en fut amusé. Rodney quitta les lèvres de John pour aller dans son cou, ce qui fit gémir de plaisir l'Américain. Le Canadien commença à ouvrir le sac de couchage de John d'une main, tout en lui faisant un suçon. Et John n'était pas en reste. Ses mains étaient déjà passées sous le maillot bleu du scientifique, et lui caressait le torse et le dos, savourant la douceur de sa peau. Une fois le sac ouvert, Rodney aida John à en sortir en passant une main sous ses reins. Cela fit frissonner le militaire. Puis John bascula Rodney sous lui et reprit ses lèvres pour un long baiser langoureux. Leurs mains étaient sous les maillots, provoquant sous leurs caresses des frissons de plaisir. Ils cessèrent leur baiser, à bout de souffle. Leurs mains ne bougèrent plus durant quelques fractions de secondes, le temps qu'ils se consultent du regard. Puis, John enleva le maillot bleu et commença son exploration de la tête, du torse et des bras de Rodney de ses mains, sa bouche et sa langue. Le scientifique glissa ses doigts dans les cheveux du militaire et murmura son nom. Son nom, pas son prénom. John s'arrêta et Rodney, frustré, le questionna du regard. Le militaire chuchota alors à son oreille.
JS – Au point où on en est, tu pourrais m'appeler par mon prénom, tu ne crois pas ?
Rodney avala difficilement sa salive et chuchota ce prénom qu'il s'était interdit de prononcer jusque là. John lui sourit amoureusement et enleva son propre maillot, puis s'allongea à côté de Rodney. Il reprit les lèvres du Canadien tout en s'attaquant à son pantalon, tandis que celui-ci lui prodiguait milles caresses sur le torse et dans le dos. Une fois le pantalon du scientifique ouvert, il délaissa ses lèvres pour lui enlever rapidement. Rodney se remit sur le dos. Il avait rougi car son caleçon ne cachait rien de son état. John déposa un léger baiser sur la bosse, ce qui fit gémir et frissonner le scientifique. John lui enleva habilement ses chaussettes et les fit basculer tous deux. Rodney comprit le message et s'appuyant d'une main à côté de la tête de son amant, il ouvrit son pantalon de l'autre, tout en léchant son torse, insistant sur les cicatrices, élicitant des frissons de plaisir chez le militaire qui s'en mordit la lèvre. Puis Rodney lui enleva son pantalon et regarda la bosse que n'arrivait pas à cacher le boxer noir. Il sourit à John, qui lui rendit son sourire avant de se redresser pour prendre à nouveau possession de ses lèvres. Un nouveau ballet de langues s'engagea, et leurs mains glissèrent plus bas. Rodney n'osa pas aller plus loin que les fesses du militaire, mais John alla jusqu'à l'intérieur des cuisses du scientifique, qu'il caressa doucement. Rodney se cambra sous l'effet de la sève qui montait de ses reins. John arrêta sa douce torture et fit s'allonger le Canadien sur le dos. Leurs regards se croisèrent de nouveau, chacun pouvant lire la même envie et le même désir chez l'autre. John passa ses doigts sous l'élastique du caleçon et le fit glisser le long des jambes tout en les caressant du bout des doigts. Puis il enleva ses propres chaussettes – que Rodney avait oubliées au passage – et alla s'amuser avec le lobe de l'oreille de son amant, pendant que ce dernier lui enlevait son boxer. Quand ils furent tous les deux nus, le militaire posa une main sur le membre dressé de Rodney, qui ferma alors les yeux. Il passa de nouveau ses doigts dans les cheveux du militaire et recommença à lui faire un suçon dans le creux du cou. John caressa doucement le sexe érigé, les testicules et l'entrée de l'anus d'une main experte. Rodney avait l'impression de devenir fou de plaisir. Il posa lui aussi une main sur le pénis de John et commença à le caresser, suivant presque inconsciemment les mouvements du militaire. Le scientifique commença à onduler des hanches. John lui chuchota alors à l'oreille, lui demandant s'il se sentait prêt. Rodney ouvrit les yeux pour lui répondre que oui d'une voix où se mêlaient confiance et désir. Le Canadien voulut se mettre sur le ventre, mais le militaire l'en empêcha. Le scientifique parut étonné. L'Américain déposa un baiser sur ses lèvres et, souriant, lui chuchota contre sa bouche.
JS – Tu ne l'as sûrement jamais fait comme ça, mais je veux pouvoir te regarder…
John replongea ses yeux dans ceux de Rodney. Leurs regards, assombris par un tourbillon de sensations et une tempête de sentiments, semblèrent alors accrochés l'un à l'autre pour l'éternité. John se positionna à genoux entre les jambes écartées du Canadien et lui fit relever les reins. Puis il s'humecta deux doigts et en pénétra un dans l'intimité de Rodney, qui grimaça un peu. Il le fit bouger doucement en va et vient. Lorsque le scientifique se détendit, le militaire mit un second doigt. Rodney émit une petite plainte mais se força au calme. Puis, quand John le sentit détendu et prêt, il remplaça ses doigts par quelque chose de plus gros. Rodney grinça des dents et griffa le fond de la tente. John s'arrêta immédiatement, lui laissant le temps de s'accoutumer. La respiration du Canadien était devenue haletante, mais il se contrôla en quelques secondes. John le pénétra doucement, lentement, prenant garde aux expressions de son amant, soucieux de son bien-être. Lorsqu'il fut en lui jusqu'à la garde, et que Rodney s'était habitué à sa présence en lui, il prit son membre dans une main. Il commença un lent mouvement de va et vient de ses hanches et de sa main. Leurs plaisirs montèrent crescendo. John, en partie penché sur Rodney, sentit les doigts de celui-ci se glisser à nouveau dans sa chevelure. Leurs gémissements rauques devinrent des cris de jouissance. Rodney explosa le premier dans la main de John, son jet brulant se déversant sur leurs ventres. Cela déclencha l'orgasme de John, qui se libéra en Rodney en criant son prénom.
Puis, le militaire s'écroula sur son amant. Ils reprirent progressivement une respiration normale. Quand ce fut fait, John se redressa sur ses bras tremblants pour pouvoir observer le visage de Rodney. Celui-ci avait les joues en feu et semblait heureux, les yeux brillant de joie. Il passa une main derrière la nuque de l'Américain pour le rapprocher de lui, et l'embrassa tendrement, avant de les faire basculer sur le côté. Ils étaient maintenant allongés face à face, et s'enlacèrent. Rodney murmura un « merci » timide à l'oreille de son amant. John l'embrassa tendrement avant de lui murmurer sa réponse.
JS – Tout le plaisir était pour moi…
Ils s'endormirent ainsi, leurs corps épuisée mais satisfaits, et leurs cœurs heureux de s'être trouvés.
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À Suivre…
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NdlA :
Bon, voilà, j'ai écris un lemon, je suis une vraie slasheuse ;D !
Alors, qu'en pensez-vous ? C'était bien, ou alors, plus jamais ?
