Reviews : Merci !
numb22z, bayas, Alpheratz9 : Bon, je vais en faire d'autres, alors, des lemon !
Alpheratz9 : 18° : Si, j'ai le droit, je me mets à la lectricetorture !
Note : D'après les Stats, le chapitre 19 était le plus long depuis le début de cette fic.
Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées
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Chapitre XX
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À son réveil, Rodney se sentit bien, mieux qu'il ne l'avait jamais été. Il était enveloppé dans une chose à la fois douce et chaude, et il se sentait… en sécurité, protégé… Il n'avait pas envie d'ouvrir les yeux. Puis, il sentit quelque chose de tiède lui chatouiller le visage. Il se força à ouvrir un œil, puis l'autre. Il sourit alors pour lui-même : c'était la respiration de John, dont le visage était si près du sien, qui le chatouillait. Et c'était dans son étreinte qu'il se sentait tellement en sûreté. Mais ce qui était doux et chaud, c'était… Rodney releva légèrement la tête : c'était leurs deux sacs de couchage, qui étaient installés en lit – un en matelas et l'autre en couverture.
RM " Comment Sheppa… non, John, a réussi à faire ça sans me réveiller ? Bon, peu importe…
JS – Tu aimes notre petit nid douillet ?
RM – Désolé, John, je voulais pas…
JS – Je suis réveillé depuis un moment…
RM – Ah… Comment vous avez fait ? Je veux dire…
JS – … Pour nous installer confortablement sans te réveiller ?
RM – Vous aussi êtes télépathe ?
JS – Non, je te rassure… Et, disons que… j'ai l'habitude !
RM – Ah… … Ouvrez les yeux.
JS – Pourquoi ? Je suis bien comme ça, moi…
RM – Je veux les voir.
John ouvrit alors les yeux et Rodney plongea les siens dedans. Bleu dans vert et vert dans bleu.
RM – Je vous aime.
Rodney avait dit ça comme une confidence et John eut un mouvement de recul. Le Canadien se rembrunit.
RM – Quoi, Colonel ? Pourquoi ça n'a pas l'air de vous plaire que je dise ça ?
JS " Génial ! Bravo, Jo, il te rappelle par ton grade !
JS – Au contraire, Rodney, je suis flatté, mais tu comprends…
RM – « Flatté » ? « Flatté » ! Ça veut dire quoi, ça, hein ? Je dois le prendre comment, au juste ?
Rodney s'était redressé, en colère, et John avait levé les mains en signe de défense, élevant la voix pour se faire entendre.
JS – Je n'oublie simplement pas que ça nous est interdit !
RM – Interdit ? Dites plutôt que vous avez honte d'être avec moi et que vous préférez garder votre réputation de Capitaine Kirk de la Galaxie de Pégase !
Avant que John puisse répliquer, Rodney attrapa son pantalon et son t-shirt et sortit de la tente. John renversa sa tête en arrière et poussa un long et profond soupir. Puis il se rhabilla et sortit à son tour. Rodney lui tournait le dos. Il avait enfilé son pantalon et visiblement jeté de rage son t-shirt contre un reste de mur. Il avait les poings serrés et tout son corps semblait tendu à l'extrême. John avala difficilement sa salive : il n'aimait vraiment pas le voir dans cet état. Il lui parla d'une voix rauque.
JS – Il y a une loi contre ça…
RM – Une loi ?
Il y avait de l'incrédulité et de la méfiance dans la voix du Canadien.
JS – Oui. On appelle ça le « Don't ask, don't tell ».
RM - … Expliquez.
JS – En fait, ça permet aux recrues de ne pas avoir à préciser leurs préférences sexuelles. Mais si jamais il y a des preuves d'une relation homosexuelle, le militaire risque d'être rétrogradé, voire renvoyé.
RM – Rétrogradé ou renvoyé…
JS – Oui… Et pour moi, ça signifierait sans doute dans les deux cas un retour immédiat sur Terre.
RM – Je vois.
Rodney se retourna et s'approcha pour faire face au militaire.
RM – John… Est-ce que vous regrettez… pour cette nuit ?
JS – Non, absolument aucun regret. Mais j'ai des remords.
RM – Des remords ?
JS – Oui, parce que… Rodney, je tiens à toi, énormément. Bien plus que je ne saurais le dire. Et je suis désolé si… si je t'ai donné de faux espoirs… en acceptant de faire l'amour avec toi.
RM – Écoutez…
JS – Non, toi, écoute ! On ne pourra pas être ensembles, je veux dire comme en couple, tant qu'on sera sur la Cité, mais on pourra l'être en dehors, sur le continent ou durant les missions…
RM – Et sur Atlantis ?
JS – Sur Atlantis, on sera comme des frères.
RM - … … …
JS – Tu es d'accord ?
RM – Je… je vais y penser.
JS – Comme tu voudras. Dis, tu m'en veux pas, hein ?
RM – J'en sais rien, je sais plus… Je vous dirais tout ça quand j'y aurais réfléchi.
Sur ce, Rodney retourna sous la tente de John pour se rhabiller convenablement. John alla chercher son t-shirt à côté du mur et ses chaussures dans l'autre tente. Il les lui passa à travers l'ouverture et sentit le Canadien les lui arracher des mains. Il alla ensuite s'adosser au mur et se laissa glisser à terre. Il ramena ses genoux à lui et les entoura de ses bras, puis posa son front dessus.
JS " J'aurais peut-être pas dû faire ça… Mais j'ai besoin de lui… Merde, mais pourquoi cette foutue loi existe ? Saletés d'État-Major, tiens !
Il donna plusieurs coups de talon rageurs au sol pour se défouler, et une fois calmé, poussa un profond soupire. Rodney sortit de la tente quelques minutes plus tard. John l'entendit s'approcher, et leva la tête lorsque ses pas s'arrêtèrent. Rodney lui tendit la main.
RM – On a du travail.
JS – Rodney…
RM – Non, Colonel, j'ai besoin d'un peu de temps. Mais vous aurez votre réponse avant que l'on retourne sur Atlantis.
John se mordit la lèvre et prit la main de Rodney. Leurs regards s'accrochèrent une seconde avant qu'ils ne baissent tous deux les yeux.
JS – Très bien, McKay, comme vous voudrez. Allons chercher cette source d'énergie…
Rodney hocha la tête et ils allèrent chercher le nécessaire dans leurs paquetages.
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À Suivre…
