Reviews : Merci à toutes !

Charlie : Hum ! C'est Johnny que tu surnommes comme ça ? Pas bien, ça, pas bien du tout ! mdr

lou01 : Tiens, bayas m'amène de nouvelles admiratrices ? C'est très gentil, ça ! lol

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Chapitre XXIV

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Lorsqu'ils arrivèrent enfin au bout du labyrinthe, plusieurs heures plus tard, une fine couche de givre recouvrait les parois. Rodney grelottait et John tremblait sous l'effet du froid mordant. La sortie était une porte éclairée par le dessus, sur laquelle était gravée l'inscription « aqua ignis caelum metallum terra silva »¹. Les deux hommes s'entre-regardèrent en souriant, puis John se prépara à tirer et Rodney ouvrit.

Une douce chaleur les accueillit, mais cela leur sembla être une fournaise en comparaison du labyrinthe. Ils entrèrent et la porte se referma. Ils se trouvaient dans une pièce de forme circulaire, d'environ six mètres de diamètre, dont les murs étaient éclairés d'une lumière tamisée. Au centre se trouvaient la génératrice et une console, éclairées d'un rayon de lumière crue venant du plafond. Rodney s'avança.

RM – Colonel Sheppard, je vous déclare officiellement génie des maths et des labyrinthes !

Ne recevant pas de réponse, le scientifique se retourna vers John, et s'inquiéta en voyant le militaire. Celui-ci s'était assis contre le mur à côté de la porte. Il avait la tête penchée, les bras le long du corps, les jambes étendues et les yeux fermés. Il semblait profiter de la chaleur de la pièce, mais Rodney se rendait compte que quelque chose clochait. Puisque dans le labyrinthe, John était devant lui, il n'avait pas pu le voir, mais à présent, le bleuté du teint de son visage était bien visible. Rodney se précipita vers lui en enlevant sa veste et la posa sur les épaules du militaire.

RM – Pourquoi ne pas m'avoir dit que vous étiez en état d'hypothermie !

JS – Ça… Rodney… ça va aller…

John claquait des dents en parlant, ce qui augmenta l'inquiétude du scientifique, qui s'agenouilla à ses côtés pour commencer à le frictionner.

RM – Non, ça ne va pas aller ! Bon sang !

JS - J'ai juste… juste besoin… de rester… un peu… au chaud.

RM – Mais bien sûr ! Quel imbécile !

John ouvrit les yeux pour observer Rodney.

JS – Vous… n'avez pas… l'air de… beaucoup souffrir… de ce froid.

RM – Si, j'en ai souffert, mais moins que vous. Je suis Canadien, j'ai travaillé un an en Russie et six mois en Antarctique², alors je suis habitué. Voilà pourquoi j'ai supporté, alors que vous, apparemment non.

Le militaire lui sourit et referma les yeux. Il ramena ses jambes contre lui, les entoura de ses bras et posa son front sur ses genoux.

Au bout de plusieurs longues minutes, les tremblements s'estompèrent. Rodney le prit alors dans ses bras en fermant lui aussi les yeux. Il posa son front sur la nuque de son ami.

Ils restèrent ainsi encore un moment, durant lequel le temps leur sembla s'être suspendu. Quand John se sentit enfin complètement réchauffé, il mit fin à leur étreinte en se redressant.

JS – Merci.

RM – De rien. Comment vous vous sentez ?

JS – Beaucoup mieux.

RM – Bon, dans ce cas, je vais peut-être pouvoir m'occuper de ce pourquoi vous avez failli attraper une pneumonie ?

JS – Vous ne croyez pas que vous en faites un peu trop, là ?

RM – Hmm… Peut-être bien !

Rodney se releva et tendis la main au militaire, qui la refusa en secouant la tête.

JS – Non merci, je préfère vous regarder faire d'ici.

RM – Comme vous voudrez. Reposez-vous, pendant que je fais tout le travail !

JS – Qu… Rodney !

RM – Ça va, je plaisantais.

Ils se sourirent, puis le scientifique alla s'occuper de la source d'énergie.

La génératrice était de forme circulaire, haute d'un mètre et demi et d'un diamètre de cinquante centimètres. Des voyants de plusieurs couleurs clignotaient sur les côtés, et des câbles de différentes tailles la reliaient à la console de commande.

McKay brancha son mini-ordinateur à la console et commença à consulter les données.

John l'observa d'abord attentivement, tentant de déterminer d'après ses expressions faciales et les mouvements de ses mains si les données parcourues étaient bonnes ou mauvaises, puis ses pensées devinrent plus profondes.

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À Suivre…

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NdlA :

¹ Chapitre 21 : « eau feu ciel métal terre bois ».

² Je sais que ce ne sont pas les bonnes durées, mais bon.