Reviews : Grand merci à toutes !

Charlie : Ok pour le Nut', alors. Et pour Shep, j'ai dit fêlées, pas cassées, donc pas d'hémorragie !

numb22z : Rho, la perverse ! mdr

bayas : Bah, c'est sûr que ses côtes ne vont pas aider à rentrer rapidement au bercail… lol

Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées

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Chapitre XXXI

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Cette nuit-là fut particulièrement éprouvante pour Sheppard.

Il avait les côtes fêlées, il faisait nuit noire, un Wraith affamé et blessé rôdait, et il avait la charge de McKay, qui était lui-même légèrement blessé. Il n'avait qu'une envie, c'était de s'endormir en espérant qu'il se réveillerait dans son lit sur Atlantis. Mais en même temps, cela voudrait dire que sa nouvelle complicité avec le scientifique n'aurait été qu'un rêve. Et ça, il ne le voulait surtout pas, alors il tenait bon, luttant contre la fatigue, ignorant la douleur et repoussant toute pensée négative.

Par moments, il tendait la main pour écarter un pan de l'ouverture de la tente, et ainsi pouvoir apercevoir le Canadien en train de dormir paisiblement. Décidément, il ne cesserait jamais de le surprendre : il était capable de dormir n'importe où, n'importe quand, et dans n'importe quelle situation !

Et, ce qu'il voulait le plus, c'était de protéger cet astrophysicien – son astrophysicien, même, car il l'avait fait sien la nuit précédente. Dommage que le lendemain matin n'ait pas été aussi… magique.

Mais il ne fallait pas y penser, ce n'était pas le moment. Il fallait qu'il reste concentré, sur chaque bruit et chaque mouvement qu'il pouvait percevoir, par-delà le mur d'enceinte. Pour ne pas se faire surprendre comme il l'avait été par l'Iratus, pour qu'aucun d'eux deux ne soient plus blessés durant cette mission.

Le militaire secoua la tête pour reprendre ses esprits. Il fallait être lucide : avec des côtes fêlées, il ne pourrait pas se battre efficacement contre le Wraith. Mais, s'il avait réussi à le cacher à Rodney la veille au soir – plus pour ne pas l'inquiéter davantage que par fierté ou orgueil –, il ne pourrait pas le lui cacher le lendemain durant leur marche forcée.

Et bien ! Rodney allait sans doute lui en vouloir de ne rien lui avoir dit. Mais peu importe. Ce qui comptait vraiment, c'était que le scientifique aille bien. Et que, quoi qu'il arrive, il retourne sain et sauf sur Atlantis, avec ou sans lui…

JS " Mais bon sang Jo, arrête donc d'être aussi morbide !

Il se mit une claque mentale pour se reprendre. Mais ces pensées revinrent rapidement le tourmenter, et cela dura toute la nuit…

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Peu avant l'aube, John entendit des gémissements. Il entrouvrit la tente. Rodney était en train de faire un cauchemar. Le militaire, en faisant attention à ses côtes, se rapprocha du sac de couchage et posa sa main au niveau du pied du scientifique. Ce dernier continuant à se débattre avec son rêve, John s'avança un peu plus et lui secoua la jambe. Rodney se réveilla en sursaut et se jeta presque instantanément sur le militaire. Celui-ci, qui n'eut que le temps de lui attraper les poignets en s'allongeant par terre, sentit ses côtes se réveiller à la douleur.

JS – Aïeuh ! Rodney, stop ! C'est moi !

Le Canadien, sortant de sa torpeur au son de la voix de John, le dévisagea les yeux écarquillés. Le militaire lui avait lâché les poignets et s'était roulé sur le côté, le souffle coupé et se tenant les côtes des bras.

RM – Colonel ? Vous… vous avez mal ? Vous… êtes blessé ?

Sheppard s'était mis à haleter pour reprendre sa respiration sans forcer sur ses côtes. Il répondit à Rodney d'une voix rauque.

JS – J'ai juste des côtes fêlées !

Cela réveilla totalement le Canadien, qui, tout en prenant son sac de couchage pour le mettre sous la tête de John, bombarda celui-ci de questions.

RM – Quoi ? Ça vous est arrivé cette nuit ? On a été attaqués et vous avez rien dit ? Pis pourquoi vous m'avez pas réveillé pour le deuxième quart ?

JS – Rodney ! Du calme, ça va, je vais bien. D'accord ?

RM - Mais… Non, vous n'allez pas bien ! Il faut vous faire un bandage ! Et si vous avez une côté de cassée, hein ? Ça pourrait vous faire des dégâts internes ! Vous y avez pensé ? Non mais, vous vous rendez compte ? Une hémorragie, ou pire ! Ou alors, et si…

JS - Rodney !

John, qui avait enfin repris son souffle, n'avait pas trouvé d'autre moyen d'arrêter cette tirade qu'en criant son nom. Cela eut pour effet de faire cesser le moment de panique du scientifique, qui baissa la tête.

RM – Désolé, je me calme…

Rodney avait l'air honteux de s'être emporté. John se redressa en position assise, et tendit la main pour caresser le menton du Canadien. Celui-ci releva la tête, et leurs regards se croisèrent. John put lire dans celui de son ami une grande inquiétude pour lui, et lui parla d'une voix douce en lui faisant un sourire rassurant.

JS – Ce n'est pas grave. Je comprends, et j'apprécie, que tu aies eu peur pour moi. Mais je vais bien, je t'assure. J'ai juste deux ou trois côtes fêlées, et aucune de cassée. Crois-moi, j'ai l'habitude de ce genre de chose. Je sais faire la différence avec la douleur qu'on ressent quand on a une côte cassée.

Rodney hocha la tête en souriant timidement. John se releva précautionneusement, aidé par Rodney.

JS – Bon, il va bientôt faire jour. On va commencer à remballer et partir d'ici.

RM – Heu…

JS – Oui ?

RM – Vous voulez vraiment pas que je vous fasse un bandage ?

JS – Et bien en fait… Oui, c'est vrai que ça m'aiderait à éviter les faux mouvements.

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À Suivre…

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NdlA :

J'ai coupé ce chapitre en deux, car sinon il était trop long, mais je mets la suite ce soir, puisque j'ai un chapitre de retard.