Reviews : Merci!

Charlie : Oui, on inverse les rôles : Johnny en patient et Roro en infirmier ! lol

numb22z : Tu sais, moi, je suis mi-perverse mi-sadique, alors… mdr

Notes :

- Chose promise, chose due : le chapitre 32 le soir-même.

- D'après les Stats de FFnet, j'ai dépassé le stade des 25.000 mots avec le chapitre 31 !

- Et j'ai enfin rattrapé mon retard de publication que j'avais depuis 4 jours…

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Chapitre XXXII

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John se rassit et Rodney alla chercher la trousse de secours sous la tente. Il aida ensuite le militaire à enlever gilet, veste et tee-shirt. Le voir ainsi torse nu le troublait, et John s'en rendit bien compte. D'ailleurs, lui aussi était troublé, par le regard qu'avait le scientifique lorsqu'il posait les yeux sur lui. Ils échangèrent un regard gêné, puis Rodney se racla la gorge et commença à mettre la bande autour du torse musclé de John. Celui-ci frissonna en sentant les mains du scientifique se poser sur sa peau. Ils appréciaient tous les deux cette proximité, ce contact, et n'osaient pas se regarder dans les yeux.

Lorsqu'il eut fini, Rodney se redressa et tourna le dos à John, avant de prendre une bonne inspiration, qu'il relâcha en un long soupir. Le militaire, quant à lui, ramena ses jambes à lui et les entoura de ses bras, puis cacha son visage en posant son front sur ses genoux. Cette position n'était pas bien confortable, mais cela lui permit de reprendre contenance. Une main posée sur son épaule nue lui fit relever la tête.

RM – Heu… Je vais vous aider à vous rhabiller. Il ne faudrait pas que vous preniez froid.

La voix de Rodney était encore un peu rauque. Il était accroupi juste devant John, la main toujours sur son épaule, irradiant celle-ci d'une douce chaleur. Aucun des deux n'avait envie de rompre le contact. John avança sa main et la posa délicatement sur la joue de Rodney, qui pencha légèrement la tête pour mieux apprécier. Leurs bras tendus se frôlaient, les électrisants tous deux.

Un cri inhumain vint soudain rompre la magie de l'instant, les faisant sursauter. John attrapa immédiatement son P-90 posé juste à côté et ils se relevèrent. Ils regardèrent de tous côtés, tentant d'apercevoir un quelconque mouvement leur indiquant où était la créature, mais rien ne bougeait aux alentours.

JS – Le Wraith…

RM – Dites, vous croyez que j'ai le temps de fabriquer un truc pour transporter la génératrice, où est-ce qu'il risque de nous tomber dessus dans pas longtemps ?

JS – Heu… Ça dépend : vous en avez pour combien de temps ?

RM – J'ai déjà repéré tout ce dont j'avais besoin, et j…

JS – McKay ! Combien de temps ?

RM – Cinq ou dix minutes, pas plus.

JS – Bon, je vais surveiller les alentours.

Il alla se poster à l'ouverture de l'enceinte et s'accroupit, à demi appuyé contre l'un des murs.

Rodney, avec des barres de fer, des morceaux de bois, de grandes pièces de tissu et de la corde, fabriqua une sorte de diable¹ - dont les roues n'étaient pas vraiment rondes, mais on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a –, dans lequel il installa la génératrice. Il refit ensuite rapidement les paquetages.

RM – Colonel ! J'ai terminé.

Sheppard revint vers lui. Il leva les sourcils et siffla d'admiration en voyant le diable, ce qui fit sourire Rodney jusqu'aux oreilles.

RM – Je suis doué, hein ?

JS – Digne de McGyver !

Le scientifique haussa les épaules d'un air méprisant.

RM – McGyver n'était qu'un petit bricoleur de pacotille !

JS – Si vous le dites…

Rodney secoua un index sous le nez de Sheppard.

RM – Oui, je le dis, parce que je suis certain que ce type n'aurait jamais su se dépatouiller pour… heu… tenez, par exemple : pour ouvrir une porte de cellule dans un vaisseau-ruche wraith !

JS – Ça, c'est sûr que je doute que les scénaristes… Oh, pitié, ne faites pas rire !

John, qui avait commencé à rigoler, se tenait à présent les côtes. Rodney grimaça.

RM – Désolé…

JS – Ça va, vous en faites pas.

Il se redressa en soufflant.

JS – Bon, si on quittait ce temple plein de labos ?

RM – Avec plaisir !

Le scientifique aida John à mettre son paquetage, mit le sien et prit le diable.

RM – Prêt !

JS – Alors on y va.

John passa le premier, vérifiant qu'il n'y avait pas de danger, puis ils s'engagèrent sur la route les menant au village des Algenibs, en marchant bien sûr moins vite qu'à l'aller, puisqu'ils étaient blessés et plus chargés.

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À Suivre…

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NdlA :

¹ McGyver, le retour ! mdr (et j'interdis à Chrystalkane – ma beta – de dire que RDA a de plus belles mains que DH, na !)