Reviews : Merci !
Charlie : J'ai rien contre McGyver, c'est Roro qui dit ça ! Et DH a les plus belles mains du monde, na !
numb22z : Oui, je fais dans la lectricetorture… Gniark !
Alpheratz9 : Oh que oui, ça doit être super, d'avoir Roro comme infirmier perso !
Remarque : les paroles précédées de " dénotent des pensées
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Chapitre XXXIII
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Au bout de trois heures, ils n'avaient parcouru qu'une petite dizaine de kilomètres, et déjà John souffrait de ses côtes, qui l'empêchaient de respirer normalement. Rodney le voyait grimacer depuis cinq bonnes minutes, et puisque le militaire n'avait pas l'intention de se reposer, il décida de l'y obliger.
RM – Attendez ! On va faire une pause.
JS – Vous êtes… déjà… fatigué ?
RM – Je vous signale que c'est vous qui soufflez comme un bœuf !
JS – Il y a un Wraith… dans les parages… et à l'allure… où on marche… je doute… qu'on l'ait semé.
RM – Si vous forcez trop, vous ne pourrez plus du tout avancer !
JS – Ça va aller, Rodney… J'ai connu pire.
Et Sheppard allongea un peu le pas pour renforcer ses dires. Mais Rodney lâcha le diable et alla se planter juste devant le militaire, l'obligeant à s'arrêter. Ils se défièrent quelques secondes du regard, puis John capitula en poussant un soupir à fendre une pierre.
JS – Très bien, Rodney ! Oui, c'est vrai, j'ai mal ! Ça vous va ?
RM – Asseyez-vous, que je vous enlève votre sac.
Le militaire obtempéra, non sans rouler des yeux au ciel avant. Rodney l'aida à enlever son paquetage. Quand ce fut fait, John ne put retenir un soupir de soulagement.
RM – Alors, ça ne va pas mieux, hein ?
John leva la tête vers le scientifique. Celui-ci, debout devant lui, le regardait avec un air malicieux : son habituel sourire en coin sur les lèvres, mais une lueur taquine en plus dans les yeux. Le militaire eut un petit rire et secoua doucement la tête.
JS – Si, mais va falloir que je le remette, alors…
Rodney fronça les sourcils. Il prit le paquetage de John et l'amena à côté du diable, sous le regard interrogateur du militaire. Le Canadien enleva ensuite son propre paquetage et le posa à côté de l'autre. Puis, il commença à les défaire consciencieusement. John comprit soudain ses intentions, et se leva pour le rejoindre.
JS – Holà, holà, doucement ! Il n'est pas question que vous chargiez davantage le vôtre !
RM – Et pourquoi ? Ce n'est pas moi qui me suis fait écrabouiller les côtes par un Wraith !
JS – Parce que vous avez déjà la génératrice à porter.
RM – Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, ce dont je doute, ce truc est monté sur roues, donc ce n'est pas bien lourd.
JS – Rodney, vous avez le dos fragile, et…
Cette fois, Rodney se releva d'un coup pour se retrouver nez à nez avec John. Le scientifique avait l'air en colère et le militaire recula d'un pas. Rodney le pointa d'un doigt tout en lui parlant d'un ton ferme.
RM – Écoutez-moi ! Vous, vous vous occupez du Wraith, et moi, je m'occupe du transport. D'accord ? Alors, rasseyez-vous !
JS – Rodney…
RM – Non ! Je vais en enlever de votre sac, que vous le vouliez ou pas. Et je vais en mettre un peu dans le mien et un peu sur le diable, comme ça je ne peinerais pas. Compris ?
John soupira et hocha la tête. Rodney reprit immédiatement sa besogne, et le militaire retourna s'asseoir. Dix minutes plus tard, le scientifique avait refait la répartition des charges. Il vint s'asseoir à côté de John. Ils regardaient tous les deux au loin devant eux. Rodney parla à demi-voix.
RM – Voilà, c'est fait. Ça devrait moins peser sur vos côtes, donc on devrait pouvoir marcher plus vite et plus longtemps avant que ça vous fasse de nouveau mal au point de vous essouffler.
John lui répondit, lui aussi à demi-voix.
JS – Merci, mais ce serait plutôt à moi de m'inquiéter pour vous.
RM – Et pourquoi donc, hein ? Parce que je suis un pauvre petit scientifique et vous un militaire courageux et fort ?
JS – Non, Rodney. Parce que je suis le chef d'équipe et que vous êtes sous ma responsabilité. Tout simplement. … Et puis, où avez-vous vu que vous étiez un « pauvre petit scientifique ni courageux ni fort » ?
RM – Désolé, je divague. Je n'ai pas de raison d'être aussi cynique avec vous. C'est juste que…
JS – Que quoi, Rodney ?
RM – Ce matin, quand vous m'avez réveillé…
JS – Oh ! Votre cauchemar ?
RM – Oui…
JS – Vous sembliez bien empêtré dedans.
RM – Ça c'est rien de le dire !
JS – Est-ce que… Vous voulez me raconter ?
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À Suivre…
