Reviews : Merci !
numb22z : Bah, le pauvre Johnny a mal à ses côtes, donc je les vois pas aller bien loin… mdr
Alpheratz9 : Et le double soignage (ça se dit ?) va être mignon lui aussi !
Choupinette : Il y a une bonne raison pour qu'ils refusent de les faire entrer. (explication bientôt)
Note : Pour ceux que ça intéresse (hum lol) : mes 35 1iers chapitres font 50 pages sous Word.
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Chapitre XXXVI
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John enleva précautionneusement chaque pansement de la joue de Rodney. Il prépara ensuite un coton avec du Dermachrome et l'appliqua sur la griffure la plus haute.
RM – Aïeuh ! Mais faites attention, ça fait mal !
Rodney avait chassé la main de John d'un geste du bras. Le militaire le regarda, un sourcil levé.
JS – Vous n'avez pas protesté hier soir, alors pourquoi ce soir vous faites l'enfant ?
RM – Je ne fais pas l'enfant, ça fait vraiment mal, ce truc !
Voilà que Rodney boudait ! John pouffa de rire, ce qui lui valut un regard noir de la part du scientifique. Il se calma et tenta l'approche argumentative.
JS – Bon, écoutez. Ça n'a pas l'air trop mauvais, mais si je ne vous soigne pas, ça risque de s'infecter avant qu'on arrive à la Porte.
RM – Je ne vous empêche pas de me soigner, je vous demande de ne pas y aller comme une brute !
John inspira et relâcha son souffle en un soupir. Nouveau regard noir du côté du Canadien. John roula des yeux au ciel avant de reprendre sa besogne. À chaque fois que le coton touchait sa peau, Rodney s'écartait légèrement en grimaçant. Cela finit par agacer le militaire, qui lui dit entre ses dents :
JS – McKay, arrêtez un peu et laissez-moi faire, d'accord ?
RM – Grmph !
Rodney croisa les bras sur sa poitrine mais se laissa faire. Une fois les restes de sang nettoyés et les plaies désinfectées, John remit un pansement sur chaque griffure, déposant chaque fois un léger baiser dessus, ce qui ne sembla pas déplaire au scientifique.
JS – Voilà, j'ai terminé !
Il déposa ensuite un baiser sur les lèvres du Canadien, qui lui répondit par un petit sourire.
RM – Bien, à vous, maintenant !
Rodney aida de nouveau le militaire à se mettre torse nu, puis se plaça derrière lui. Il enleva doucement la bande, caressant parfois la peau de John du bout des doigts juste au bord du bandage. Cela provoquait de légers frissons chez le militaire. Une fois la bande totalement enlevée, John eut un nouveau frisson, provoqué par la fraicheur ambiante. Rodney colla son torse au dos du militaire, sans toutefois s'appuyer dessus, et passa ses bras par-dessus les épaules de John avant de les croiser sur le torse musclé. Il lui murmura à l'oreille.
RM – Vous avez froid ?
John se laissa aller contre lui et lui répondit d'une voix à peine audible, les yeux fermés.
JS – Ça va mieux, maintenant…
Ils restèrent ainsi un moment, le temps que le soleil se couche. Mais le sommeil menaçait de les emporter rapidement. John s'écarta légèrement de Rodney, qui le relâcha. Lorsqu'ils parlèrent, leurs voix étaient plus ensommeillées qu'autre chose.
JS – Vous devriez me refaire mon bandage avant qu'on s'endorme comme ça.
RM – Vous avez raison. J'étais déjà presque endormi.
JS – Oui, et moi aussi.
RM – Relevez un peu vos bras, que je puisse passer la bande.
John s'exécuta et Rodney, éclairé de sa lampe-torche, lui refit son bandage, sans cette fois jouer aux mains baladeuses. Le scientifique l'aida ensuite à se rhabiller, avant de s'installer dans son sac de couchage sous sa tente. Avant d'éteindre sa lampe, il lança à John :
RM – Et vous avez intérêt à ne pas monter la garde tout seul toute la nuit.
JS – Ne vous en faites donc pas pour ça.
RM – Si, justement : vous aussi, vous avez besoin de repos.
JS – Je vous assure que je suis bien trop fatigué pour rester à faire le guet huit heures d'affilées.
RM – Tant mieux. Bonne nuit !
JS – Dormez bien, Rodney !
Rodney éteignit sa lampe et John se retrouva dans le noir, son P-90 prêt à l'emploi.
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À Suivre…
