Reviews : Merci à toutes !

Charlie : Rodney et John ont couchés ensemble et juste après Johnny a failli être tué par un Wraith, ce qui a perturbé notre pauvre petit génie associal !

numb22z : J'avais moi-même la gorge nouée en l'écrivant…

Alpheratz9 & bayas : Oui, malheureusement, il existe des gens que leur intolérance pousse jusqu'à la haine, et voilà ce que ça donne…

numb22z & bayas : Vivement que les bugs du sites se finissent !

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Chapitre XLIV

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John était bouleversé par ce que venait de lui confier son ami. Il le serrait contre lui, tant pour le réconforter que pour se rassurer lui-même. En effet, le militaire savait que ce genre de choses pouvait arriver. Il connaissait le mauvais côté de la nature humaine, surtout dans ce genre de situation. Ils étaient considérés comme marginaux, anormaux ou tarés, et ceux qui les traitaient ainsi pouvaient se montrer cruels. Il l'avait souvent senti, ce regard, méprisant ou même haineux, braqué sur lui, quand Remy et lui se tenaient par la main dans la rue.

John frissonna. Rodney, qui entre-temps s'était calmé, se détacha doucement de lui. Ce mouvement arracha le militaire à ses souvenirs. Le scientifique le fixa en fronçant les sourcils.

RM – Vous êtes tout pâle ! Ça ne va pas ?

John dut se racler la gorge pour pouvoir lui répondre.

JS – Si, si. Ça va. C'est juste que… votre histoire m'a un peu chamboulé.

RM – Je n'aurais pas dû vous raconter ça…

JS – Non ! Non, vous avez bien fait. Comment ça va, vous ?

RM – Un p'tit peu mieux…

John lui fit son habituel sourire charmeur.

JS – Bien ! Vous voyez ? Je vous avais dit que ça aidait de parler.

Rodney lui rendit son sourire.

RM – Oui, pour une fois, c'est vous qui aviez raison.

Le militaire prit un air faussement vexé.

JS – Mais !… Comment ça « pour une fois » ?

Le scientifique fit semblant de prendre son air supérieur.

RM – Bien sûr ! D'habitude, c'est moi qui ai toujours raison !

Ils s'entre-regardèrent et éclatèrent de rire en même temps, d'un bon fou rire qui les remit de bonne humeur.

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Une fois calmés, ils se rendirent compte qu'il était déjà l'heure du déjeuner. Ils s'installèrent l'un à côté de l'autre et firent chauffer leurs MRE sur le réchaud. Ils mangèrent tranquillement. Rodney finit le premier et posa sa tête sur l'épaule de John. Celui-ci termina son repas et se décida, un peu nerveux, à poser la question qui lui tournait dans la tête depuis déjà plusieurs minutes.

JS – Dites, Rodney…

RM – Oui ?

JS – Je ne voudrais pas remettre ça sur le tapis, mais…

RM – Mais ?

JS – Et si la question est trop indiscrète…

RM – Bon, vous allez vous décider ?

JS – Oui, heu… Voilà… Hum !

RM – Voilà quoi ?

John prit une bonne inspiration et se lança.

JS – Vous m'avez dit que vous n'aviez jamais… fait ça… sans que ça soit douloureux. Mais ce… Jimmy… n'avait pas l'air d'être… du genre brutal ?

Rodney soupira et laissa passer quelques secondes de silence avant de répondre.

RM – On a jamais été jusque là, tous les deux. Oh, bien sûr, on… comment dire ?… on se donnait mutuellement de plaisir… Mais on n'avait pas besoin… de faire ça. Et puis, on n'était pas vraiment amoureux… c'est Judie, une amie de ma sœur, qui nous avait casés ensemble.

JS – Vous aviez besoin de ne pas être seul… besoin de chaleur humaine, et de tendresse.

RM – Oui, c'est exactement ça. Je n'ai jamais connu ça avec mes parents… mon père était fier de moi, mais il ne m'aimait pas.

JS – Je comprends…

John se leva et se plaça juste devant Rodney en lui tendant la main, avec son air à la Capitaine Kirk.

JS – Mais maintenant, on est là l'un pour l'autre, et je vous assure qu'il ne m'arrivera rien. D'accord ?

Rodney le fixa, un instant perplexe, puis prit sa main tendue, décidé à lui faire confiance. John l'aida à se relever.

RM – D'accord.

Ils se sourirent et se lâchèrent la main. Rodney fronça soudain les sourcils.

RM – Tiens, vos côtes ne vous font plus mal ?

JS – Heu… Presque plus ! Ces baumes sont vraiment efficaces.

RM – Il faudra penser à demander à Nathalene si elle peut nous en avoir…

Sur ce, ils remirent leurs paquetages et Rodney prit le diable d'une seule main. Ils purent ainsi reprendre leur marche en se tenant par la main.

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À Suivre…