Chapitre 02 - Nouvelle Version
Date : 13 mars 2007


Franchement, qu'est ce qui m'as pris ? Je ne suis pas une chochotte d'habitude !

Mais sa voix, si douce, si compatissante m'a complètement prise au dépourvue. Un mouchoir bleu pâle apparaît dans mon champ de vision et je le saisis avec vivacité. Je me mouche donc avec un bruit de trompette bouchée, puis lève vers le Directeur des yeux rougis et gonflés.

Vu la situation, c'est normal que tu perde les pédales… me susurre obligeamment ma conscience.

Dumbledore me sourit, tandis que le Professeur Rogue renifle dans son coin. Ca m'étonnerais qu'il partage mon chagrin, celui là…

"Nous devons parler de choses sérieuses, mon enfant… Mais avant tout, sais-tu quel jour nous sommes ?"

Je le regarde par en-dessous. Me prend t-il pour une idiote que le… hum… "voyage" aurait rendu encore plus stupide ? Redressant la tête, le mouchoir serré dans une main, je lui lance mon regard n°3, celui qui -d'habitue- fait peur aux petits enfants. Manque de bol, ça ne l'atteint pas. Manquerais-je d'entraînement ? Je finis par lui répondre, la voix un peu chevrotante.

"Le 1er septembre. Monsieur."

Un large sourire me répond, ainsi qu'un autre reniflement. Oui, bon d'accord, le "Monsieur" n'étais peut-être pas adapté, mais qu'est ce que vous vouliez que je dise ?

"Et ?"

Décidément, il doit me prendre pour une idiote. Le 1er septembre c'est, d'après la tradition de toutes les bonnes écoles du Commonwealth, le jour de la rentrée scolaire. Et qui dit rentrée dit…

Oh. Merde.
J'avais pas pensé à ça : Qui dit rentrée dit élèves, répartition et banquet.
Il ne va quand même pas me faire ça, pas à moi !!!
Oh. Non. Pas. Question.

"Je vois que tu as compris…"

Il se lève et va farfouiller dans un de ses innombrables tiroirs secrets, avant de se tourner vers moi. Oh, oh ! Je n'aime pas, mais alors pas du tout, la lueur guillerette dans ses yeux. Il a l'air de bien s'amuser, et ce n'est pas bon signe, me souffle mon instinct.

"Le 1er septembre est le traditionnel jour du banquet de début d'année. Nous n'avons pas beaucoup de temps pour discuter avant qu'il ne commence, donc nous allons te faire un rapide résumé de la situation."

Cette fois-ci, c'est un regard carrément abruti que je lève vers lui. Je jurerais avoir entendu un rire derrière moi, rapidement camouflé en toux agacée.

"Et je souhaiterais que tu te joigne à nous pour le repas… Voici donc un uniforme, qui, je l'espère, sera à la bonne taille…"

Avant que j'ai le temps de dire ouf, un volumineux paquet de linge atterrit dans mes bras.

"Vous n'espérez quand même pas que je vais mettre ça ?!"
Ma voix est sifflante, mauvaise et je le défie du regard.

J'ai toujours détesté les uniformes. Pendant ma scolarité, ce fut une véritable torture pour moi devoir porter ce genre de vêtements, qui grattent et ne sont jamais à la bonne taille.
Vous n'êtes qu'une hallucination. Et je n'obéis pas aux hallucinations !

"Je crains que vous n'ayez pas le choix…" susurre dans mon dos la voix mielleuse de Rogue.

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Voilà comment je me suis retrouvée affublée de l'uniforme usuel de cette étrange école.

C'est avec une vive satisfaction que je contemple néanmoins la zébrure écarlate qui orne la joue pâle du Maître des Potions, tandis que lui et le Directeur m'escortent jusqu'à la grande salle.

Leur rapide explication me revient en mémoire et je mâchouille pensivement l'intérieur de ma joue droite. Franchement, si on m'avait dit un jour que la magie existait réellement, j'aurais probablement éclaté de rire. Certes, j'ai beaucoup d'imagination, trop selon certains, mais tout ce que j'ai vu depuis mon "arrivée" tend à me prouver que je ne rêve pas.

Je ne peux empêcher mon cœur de se serrer à la pensée de Lallybroch et de tous mes gens. Mais j'ai confiance en Eilidh et Calum pour prendre soin du domaine en mon absence. Il n'empêche que j'ai tout de même demandé à pouvoir communiquer avec eux au plus vite, pour les rassurer sur mon sort. Le Directeur m'a promis que je pourrais le faire. Depuis toujours, ils ont été pour moi, avec Dùghall, cette famille que le Destin m'a refusé et je ne peux qu'imaginer leur douleur face à ma disparition.

Un tableau nous hèle joyeusement tandis que nous parcourons les longs couloirs, et je ne peux m'empêcher de sursauter. Tout ceci est tellement nouveau, tellement dingue !

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Les gigantesques portes ouvragées s'ouvrent devant nous et j'en ai le coupe soufflé. Si Rogue ne m'avait pas retenu par le coude à ce moment là, je crois que je serais tombée à genoux, me ridiculisant à jamais. Il n'est peut-être pas si mauvais que ça, après tout ?

Je contemple la Grande Salle avec un étonnement sans fond. D'après ce que m'a expliqué le Professeur Rogue au sujet des maisons, je peux reconnaître les tables des Poufsouffles, des Serdaigles, des Serpentards et des Gryffondors. Mais la cinquième ne correspond pas à la description qui m'a été faite une peu plus tôt : le blason qui la surplombe reprend les emblème de chacune des maisons -celui de Poudlard- mais le fond est blanc. D'un blanc tellement pur qu'il en est éblouissant. Et sa copie conforme, bien que miniaturisée, se trouve sur la poche gauche de mon uniforme.

Tout les élèves, ainsi que les professeurs et les occupants de la cinquième table se tourne d'un seul et même mouvement vers nous. Après tout, il est normal qu'ils aient été inquiets ; le Directeur ne s'éclipse pas sans raison juste après la répartition…

La tête haute et le regard fier, bien qu'engoncée dans un uniforme trop petit, je me laisse conduire à une place de la table centrale. Evidement, le plus proche possible de celle des professeurs. Comme si on avait voulu me tenir à l'œil…

Ils ont tout de suite deviner quelle genre de tête de mule tu es !

Abasourdie, je me retrouve rapidement entourée par une multitude de blasons blancs. Mon regard dérive en direction de la table rouge et or. Je bondis de ma chaise, heureusement rattrapée par Durga -elle vient de me chuchoter son nom-, car sinon je me serais élégamment étalée par terre.

Harry Potter ! hurle ma conscience, d'une voix courroucée. Car si je suis là, c'est en partie à cause de lui.

Faisant fi du brouhaha qui enfle alors que je me lève, je me dirige à grand pas vers lui. Je vois ses eux plus proches camarades qui resserrent les rangs face à mon avancée martiale, puis je me plante en face de lui. Deux émeraudes scintillantes se posent tranquillement sur moi, me détaillant avec une curiosité toute enfantine. Pourtant, ce n'est pas, plus, un enfant que j'ai devant moi, mais un beau jeune homme de 17 ans.

Je lui tends la main et, avec étonnement mais sans crainte, il la prend. Il a la peau hâlée et douce, mais je sens les cals là où ses doigts rejoignent sa paume. Ma main, sur le pouce de laquelle brille une chevalière en argent, parait si petite à côté de la sienne.

"Tu as intérêt à m'expliquer…"
J'ai murmuré, mais je sais qu'il m'a entendu. Rien qu'à son regard, je sens qu'il sait que je ne me contenterais pas des explications officielles et que, lui, a intérêt à développer. Et il sait que je ne plaisante pas…

Sans un mot de plus, je lâche sa main puis retourne m'asseoir à ma place sous les yeux éberlués de mes condisciples au blason blanc.

"Bon appétit !" La voix de Dumbledore me tire de ma maussade rêverie et, pendant un instant, j'oublie ma colère et ma peur, quand apparaissent les premiers plats. C'est un point commun que Ron -le grand roux à côté d'Harry- et moi avons finit par exploiter, au grand dam d'Hermione, qui ne pensait pas voir un jour quelqu'un rivaliser avec l'estomac de son amoureux.

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Etrangement, l'assemblée est silencieuse, surtout pour un banquet de début d'année. Je surprends de nombreux regards dans notre direction. Certains amicaux, d'autres juste curieux, certains franchement contrariés. Regards que je rends l'un après l'autre. Après tout, même si je suis tombée dans je ne sais quelle faille spatio-temporelle ( Que c'est beau de rêver…), j'ai toujours le même fichu caractère.

A mon plus vif soulagement, et à entendre les soupirs qui fusent ici et là, je ne suis pas la seule, le Directeur de Poudlard se lève enfin.

Pendant ce qui me paraît une éternité, il contemple chacun d'entre nous en silence. Puis, dans un geste grandiose que j'imaginais particulièrement adapté à la situation, il écarte les bras, repoussant les longues manches de sa robe de cérémonie, et commence à parler.

"Mes chers enfants, ce soir, nous vivons un événement que peu de sorciers peuvent prétendre avoir connu ou même imaginé…"

Puis il s'interrompt, tirant un reniflement agacé au Professeur Rogue, et un éclatant sourire apparaît sur son visage fatigué.

"Les Enfants de Lumière sont de retour !" finit-il par rugir, avec une lueur dans les yeux qui dit toute sa satisfaction.

Je n'ai même pas le temps d'ouvrir la bouche (bien que la seule chose qui aurait pu en sortir soit un simple "Koa ?!") qu'un prodigieux vacarme emplit la salle. Malgré le raffut, je discernes quelques sanglots, des cris de dénégation, mais la plupart des élèves le fixe, bouche ouverte, aussi perdus que moi. Enfin, j'espère…

Dumbledore lève à nouveau les bras, obtenant le silence si rapidement qu'on croirait que le bruit n'a jamais existé.

Je suis sure que sa technique impressionnerait tes anciens professeurs…

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Après ça, tout est un peu confus. Les élèves sont amenés à leurs dortoirs par les préfets, tandis que mes compagnons et moi même sommes retenus dans la grande salle.

Pourtant, elle est loin d'être vide. Il y a -bien entendu- les professeurs, Harry et quelques autres étudiants visiblement concernés. Mais il y aussi de très nombreux adultes, dont le sérieux me met mal à l'aise.

Tous nous fixe, nous les jeunes aux blasons blancs. Ce qui me donne envie de me trémousser sur ma chaise, comme devant Eilidh quand j'avais fait une bêtise étant gamine.

J'ai cru que j'allais m'étouffer avec ma part de gâteau, soigneusement camouflée pour qu'elle ne disparaisse pas, quand deux glaciers qui servent d'yeux à un pâle jeune homme blond se sont posés sur moi. Mais je n'ai pas le temps de lui rendre son regard, car déjà Dumbledore nous invite à nous rasseoir.

"Mes chers enfants, vous êtes ici pour une raison bien précise… Avant que je ne donne la parole à Hermione Granger (mouvement collectif en direction de la jolie brunette qui s'empourpre), avez-vous des questions ? "

Alors que j'hésite, mordillant furieusement l'intérieur de mes joues pour retenir les paroles acides qui menacent depuis un moment de s'échapper, je suis devancé par une de mes camarades.

"Mon nom est Izanami, Professeur, et je viens du Japon. J'ai remarqué que les origines de mes camarades sont toutes différentes, mais alors, comment pouvons nous si bien nous comprendre ?" questionne t-elle poliment, les yeux baissés.

Elle aussi s'empourpre, n'ayant visiblement pas l'habitude d'être aussi directe. Mais c'est, de mon point de vue, une bonne question. En effet, même moi qui me targue d'avoir un certain sens de l'observation, je n'avais pas prêté attention à ce détail, qui ma foi, est finalement plus qu'un détail.

"C'est là toute la beauté du monde magique : les lieux de réunion, comme Poudlard, contiennent une magie ancienne et puissante qui permet ce prodige. Quand des sorciers venant de tous les horizons se retrouvent dans ces lieux, ils se comprennent instinctivement. Le seul moyen de les différencier est alors leurs accents."
Quelques sourires timides fleurissent ici et là, tandis que les élèves dont les nationalités semblent proches se lancent des clins d'œil, rassurés de voir qu'ils ne sont pas totalement seuls.

Une autre main se lève. Celle d'un beau jeune homme à la peau aussi noire qu'une nuit sans lune et au sourire ravageur.
"Je suis Olorun, fils de Mbombo. J'aimerais savoir comment tout ceci est possible… Je veux dire… Après tout, pour nous, la Magie n'existe pas…" ajoute t-il en souriant largement. Quelques gloussements lui réponde. Je croise les bras de frustration et mon regard, qui balaye la salle depuis un moment, se pose sur le Professeur Rogue. Difficile à croire, mais lui aussi à l'air de trouver la question amusante, ou à tout le moins, pertinente. Il remonte un peu -à peine- dans mon estime.

Cette fois-ci, c'est la Directrice de Gryffondor elle-même qui s'avance, majestueuse dans sa longue robe pourpre, ses lunettes jetant de petits éclairs quand le verre accroche la lueur des bougies flottant autour de nous. A la vue du tartan qui orne ses épaules, je ne peux retenir un soupir nostalgique ; comme mes chers Highlanders me manquent !

"La Magie a toujours existée mais, l'homme est ainsi fait qu'il supporte mal la différence. Il y a plusieurs siècles, il a été décidé, pour notre propre sécurité que notre monde serait séparé du votre. Nous existons bel et bien, tout ceci n'est pas le fruit de votre imagination. Et ce que vous avez vu depuis que vous êtes ici devrait vous en convaincre." répond elle calmement, comme si ça expliquait tout.

Ok, d'accord. Je suis de mauvaise foi. Disons que ça explique pas mal de chose. Ma question à moi serait plutôt mais "pourquoi nous ? " mais une autre plus importante me vrille les tempes.

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Finalement, je n'en peux plus. Vivement, avant de me faire devancer de nouveau, je me lève. Mon regard parcourt l'assemblée des blasons blancs. Ils semblent tous contents de leur sort et ça m'horripile. Après tout, ils devraient être inquiets, ou bien suis-je la seule à avoir encore un brin de jugeote ?

"Trêve de vaines paroles, que faisons nous ici ?"

Dumbledore me lance un regard perçant, qui, si j'avais été moins en colère, m'aurais probablement fait perdre tous mes moyens. Il se rassit lentement, comme si le poids du monde retombait sur ses épaules et jette un regard à Hermione qui, hésitante, s'avance vers nous.

Elle compulse ses notes un instant, alors que nous sommes tous suspendus à ses lèvres.
Tu as enfin réussi à faire réagir cette bande de mous… me chuchote ma si aimable conscience.

Puis la Gryffondor lève sur moi un regard pétillant de connaissances. Je la fixe sans un mot, les bras toujours croisés, bien planté sur mes deux pieds, les cheveux encore ébouriffés suite à ma confrontation avec Rogue. Ce n'est pas avec mon mètre cinquante-cinq que je vais lui faire peur, mais on peut toujours espérer…

"Hé bien, c'est une longue histoire…" commence t-elle doucement, avant de s'interrompre puis de reprendre très viteA-t-elle sentit que j'allais me mettre à hurler ? Peut-être bien. Elle n'a jamais voulu me le dire. Elle peut-être très entêtée quand elle veut !

"J'ai bien étudié l'histoire du Monde Magique et il apparaît qu'une de nos légendes vient, contre toute attente, de passer du domaine de l'imaginaire à celui du possible. Cette légende est celle des Enfants de Lumière -"

"Mais, comment pouvez-vous êtres sur qu'il s'agit bien de nous ? Je veux dire, ça paraît tellement difficile à prouver !" l'interrompt une voix cristalline.

Ce n'était pas moi, même si je n'aurais pas dit mieux. Une certaine confusion régnait dans notre groupe. Soudain, nous semblions nous rapprocher les uns des autres, comme mus par un mécanisme reptilien. Unis dans l'adversité. Mentalement, je donnais une tape à ma conscience pour avoir sous-estimé ainsi ceux que bientôt, mais je ne le savais pas encore, j'appellerais mes frères.

Hermione sembla d'un seul coup se détendre, comme si le fait d'avoir des preuves à nous transmettre était pour elle un soulagement. Elle était le seul esprit véritablement scientifique que j'ai rencontré ici, à part Rogue peut-être, et l'apaisement qui se peignait sur ses traits devait beaucoup au fait qu'elle ne naviguait plus sur les sables mouvants des légendes, même magiques, mais sur des faits solides, donc mesurables.

"En réalité, nous avions besoin de recouper quatre éléments significatifs pour vous identifier avec précision. Les Enfants de la Lumière ne savent jamais qui ils sont, avant que le monde magique ne fasse appel à eux. "

Un silence pesant s'abattit sur nous et elle se racla la gorge, visiblement mal à l'aise.

"Et aujourd'hui, nous avons besoin de vous…" termina le Directeur d'une voix douce.

C'était dit sans émotion excessive, mais tous, nous avions compris cet appel à l'aide d'un monde au bord de la rupture. Même leur héros, le Survivant -c'est comme ça que l'on me l'avait présenté- ne pouvait plus lutter seul. Ce qui en soit était terrifiant.

La jeune fille reprit ses notes un court instant, se mordillant la lèvre inférieur dans un geste de pure concentration. Etrangement, je savais qu'elle n'en avait pas réellement besoin, que c'était juste un moyen pour elle de se donner une contenance, une légitimité face à nous.

"La première chose que nous avons remarqué, c'est que vous portez tous des noms ayant une symbolique particulière. Chacun, à votre manière, vous figurez un élément des croyances populaires. Vos noms sont la continuité du Premier Monde…"

"Oh mais pour ça il suffit d'avoir des parents férus de mythologie…" sifflais-je tout bas, m'attirant pourtant des regards courroucés de la part de McGonagall et de Rogue. Mais je ne faisait que répéter le sentiment que je sentais flotter au-dessus de nos tête : une certaine forme d'agressivité sceptique. Malgré tout, la mention du "Premier Monde" me fit frissonner, sans que j'en comprenne la cause.

Hermione continua comme si de rien n'était, comptant sur ses doigts les preuves suivantes. Un geste totalement inconscient, qui provoqua une lueur d'attendrissement dans les yeux du plus jeune des Weasley.

"Les trois derniers éléments nous ont posés de nombreux problèmes. Ce n'est pas le genre de renseignements que l'on trouve facilement…" déclara t-elle en haussant les épaules. "Ainsi, nous avons découverts que pour certains d'entre vous, des phénomènes inexpliqués ont jalonnés votre existence, que vous êtes tous gauchers, sans exception et surtout, surtout que la Lumière vous as marqué…"
Une inspiration et un mouvement tellement subtil en direction de Dumbledore que si nos yeux n'avaient pas été fixés sur elle, nous l'aurions manqué.

A ce moment là, le Directeur de Poudlard leva sa baguette, exécuta un ensemble de gestes obscurs, accompagnés de marmonnements qui ne l'étaient pas moins, et une étoile scintillante apparut au-dessus de nos têtes.

Un simple étoile, mais qui provoqua en nous un raz-de-marée.

Il y eu quelques exclamations, quelques raclements de gorge, un ou deux rires nerveux, mais personne ne songeait plus à protester, même moi, c'est vous dire notre état de choc.

Je sentais mon cœur battre violemment dans ma poitrine. Soudain, j'avais froid.
Comment est ce possible !? Comment savent-ils ?!

Comment vous dire… C'est quelque chose que l'on croit intime, n'appartenant qu'à nous et à ceux qui nous ont vu naître. Et on découvre que nombreux sont les gens qui savent et, surtout, nombreux sont ceux qui partagent avec vous cette particularité.

Une banale tâche de naissance… En forme d'étoile à cinq branche…