Chapitre 08


Cheminant vers les cachots à petites foulées, nous ne prêtions aucune attention à ce qui nous entourait, trop préoccupés, jusqu'à ce que je butte dans une haute silhouette, vêtue de noir.

Je poussais un couinement outré quand le choc me propulsa sur le sol dur et que je me retrouvais les quatre fers en l'air (aucune tenue vraiment ! bougonna ma petite voix).

Immédiatement, je maudis Freya de m'avoir obligé à porter une jupe, qui dévoilait à présent mes cuisses plus que la décence ne l'y autorisait. Dans la micro-seconde qui suivit, quand je levais les yeux sur mon involontaire agresseur, ce fut moi que je maudis.

Les yeux noirs du Responsable de Serpentard lançaient des éclairs mais son visage était impassible tandis qu'il contemplait l'affligeant spectacle que je devais offrir avec ma tignasse folle et ma tenue débraillée. Je me relevais précipitamment, tirant sur cette saleté de jupe, les joues délicatement cramoisies.

" Miss MacKensie et ses fidèles camarades… Que me vaut l'honneur de cette charmante rencontre ? " susurra t-il, sans me quitter des yeux, les bras croisés dans son dos, raide comme la Justice. Je lançais un coup d'œil éperdu à Freya, qui se contenta de hausser les épaules puis de fixer ses pieds.

Bien. Très bien. Vraiment. Aucune aide à attendre de ce côté là.

Ils étaient pétrifiés face à lui. Peut-être que si j'avais eu un peu plus de jugeote, moi aussi j'aurais été terrifiée ? Mais bon, c'est pas un grand corbeau aux yeux glacés qui allait me ficher les chocottes quand même ! Surtout que sa joue pâle gardait encore une légère trace de notre première rencontre. Cette idée me fit sourire et je lui répondis de ma voix la plus douce (celle qui réclame des heures d'entraînement parce que ce n'est pas, mais alors vraiment pas, mon genre).

" Nous nous rendons à votre cours, Professeur. "

Le tout accompagné d'un sourire timide et de mon regard n°5, celui du charmant petit agneau, avec un gros nœud-nœud rose, dont personne ne se méfie. Entre nous, c'était aussi celui qui faisait hurler de rire les gens qui me connaissent bien, mais… hum… je ne sais pas pourquoi.

" Dans ce cas, ne soyez pas en retard. " déclara t-il après quelques secondes d'inconfortable silence, d'une voix pleine de lourds nuages d'orage, avant de faire volte-face dans une envolée de tissu noir et de poursuivre son chemin sans un regard en arrière.

N'y tenant plus, et après avoir vérifié qu'il avait bien tourné à l'angle du couloir poussiéreux, je laissais un ricanement m'échapper.

Mes frères et sœurs me sourirent joyeusement et Galahad me tapota la tête, comme si j'étais une brave petite chose. Quand nous reprîmes notre route, Freya me lança un regard en coin et je ne pu déchiffrer l'énigmatique sourire qui ornait le sombre visage d'Olorun.

Sans trop que je sache pourquoi, ma conscience sautilla gaiement tout le reste du chemin.

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Enfin arrivés, après de nombreux détours d'exploration (qui avaient réduit ma petite voix à l'état de vague souffle rauque), nous prîmes quelques secondes pour observer la lourde porte qui nous barrait l'entrée.

Ce n'est franchement pas très accueillant…

Après quelques sourires d'encouragement, Olorun la poussa pour nous et, en silence, nous entrâmes à sa suite dans la fameuse salle de potions.
Bon. Je dois bien avouer que je m'étais attendue à tout autre chose.

On aurait dit que le décorateur avait été sous acide le jour où il s'était occupé de cette salle du château. On se serait presque cru dans un mauvais film d'horreur. Ne manquait que la table sur laquelle aurait du se trouver la créature de Frankenstein.

La pièce était sombre, les tables à peine éclairées par quelques maigres bougies tremblotantes, les ténèbres semblaient avoir une vie propre, masquant une bonne partie des étagères, qui, pour le peu que j'en voyais, croulaient sous les bocaux de toutes tailles. L'indéfinissable odeur qui flottait autour de nous provoqua chez Izanami un charmant froncement de nez.

Les cinq Bleus étaient tranquillement assis derrière les Serpentards, lesquels leur jetaient des coups d'œil pas franchement amicaux mais pas hostiles non plus.

Avec quelques sourires à leur attention, entre nous les mots étaient superflus, j'entraînais ma petite troupe vers la moitié de la salle qui paraissait être le territoire des Gryffondors.

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Tout au long de ma scolarité, j'avais développé une théorie. A savoir qu'une salle de classe est un lieu plein de danger pour l'élève qui souhaite faire tranquillement son petit bonhomme de chemin. J'avais donc développé la riposte qui allait avec, grâce à un simple constat.

Ceux qui s'asseyaient au premier rang étaient soient suicidaires, soit des fayots et ceux qui s'asseyaient tout au fond, prés d'une fenêtre ou d'un radiateur, portaient, marqué au fer rouge sur le front, le mot cancre. Bref, aucune de ces deux positions ne permettait d'être tranquille car les profs avaient la fâcheuse habitude de s'y intéresser de près.

La position stratégique pour passer une scolarité sans nuage était donc située au milieu de la salle, à égale distance des deux extrêmes. Ailleurs, point de salut !

J'étais donc assise au milieu, entourée de mes quatre Dorés quand, à ma grande surprise, le ciel me tomba sur la tête, en la personne du Maître des Potions, qui n'avait visiblement jamais entendu parler de ma théorie.

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Nous papotions de tout et de rien avec nos voisins de table quand il fit son entrée. Le bruit décrut au fur et à mesure qu'il avançait majestueusement entre les tables, en direction de l'estrade sur laquelle trônait le bureau professoral.

Une fois arrivé à destination, il fit une pause des plus théâtrale, le temps de compter ses élèves et commença son cours.

" Aujourd'hui, nous allons étudier la Potion de Régénérescence qui, comme vous devriez le savoir, est un élément de base des potions en Médico-Magie, telle la Pouss-Os. Elle est demandée pour les ASPICS, même si, vu votre niveau actuel, je ne m'attends pas à ce que vous la réussissiez. "

Un mouvement fluide de sa part et la formule à suivre s'inscrivit sur l'antique tableau noir.

" Au travail. "

Pas de bonjour, pas de discours de rentrée. J'étais un peu étonnée mais je fini par comprendre que ceux qui assistaient à ce cours avaient obtenus leur BUSE de potions et choisis d'être là. Le reste était donc superflu. Dommage…

Consternée, j'étudiais le matériel disposé sur ma portion de table. Je n'avais jamais été bonne en chimie et la plupart des instructions qui brillaient sur le tableau me laissaient perplexe.

Quant aux ingrédients, n'en parlons pas !

Il y a avait en particulier un bol en bois dont le contenu ressemblait étrangement à de petits yeux. A moins que ce ne soit les œufs de quelque mystérieux reptile ? Beurk !

Bah, ça ne doit pas être si différent de la cuisine…déclara ma petite voix, tandis qu'au bout de quelques secondes d'intense réflexion, je relevais mes manches, prête à me mettre enfin au travail. Après tout, qui ne tente rien, n'a rien, non ?

" MacKensie ! " tonna t-il dans mon dos, me faisant sursauter au moment où j'allais me saisir d'une drôle de plante pour l'examiner de plus près. Je ne l'avais même pas sentis approcher.

" Que pensez vous être en train de faire ? "
Je récupérais immédiatement mes doigts et les plaquais contre mon torse dans l'espoir qu'ainsi il ne me les couperait pas. Courageusement, je me retournais pour lui faire face.

" Hé bien, je voulais voir ce que c'était que ce drôle de truc… "

Ce n'était probablement pas le genre de réponse qu'il attendait ou avait l'habitude d'entendre, ce qui, d'après moi, revient un peu au même, et il leva un sourcil en accent circonflexe sans me lâcher du regard.

J'étais en train de me torturer l'esprit à toute vitesse pour comprendre ce qu'il pouvait bien avoir à me regarder comme ça, quand j'eu une sorte d'illumination. Mais oui, ça devait être ça ! Nous étions en Angleterre, terre de la politesse s'il en est et ça, mon sang écossais l'avait quelque peu oublié.

" Euh… Je voulais voir ce que c'était que ce drôle de truc… Professeur ?! "

Toute la classe avait cessé le travail et plusieurs dizaines de paires d'yeux étaient maintenant fixées sur nous. Son sourcil reprit sa position habituelle sur son visage anguleux et il se pencha un peu plus vers moi, les mains toujours croisées dans le dos.

Malgré ma petite voix qui me conseillait vivement de le faire, je ne reculais pas.

" Sachez, Miss, que ceci n'est pas un truc mais une Rose de Jéricho ! "

Impressionnant comme ce mot a quelque chose de dégoûtant dans sa bouche, non ?

" J'imagine que vous n'en avez jamais entendu parler ? " continua t-il d'une voix basse et sifflante. Dans son dos, je pouvais voir le sourire narquois d'une élève de la maison vert et argent et je dus presque me pincer pour me souvenir que si je lui faisais une grimace, le premier à y avoir droit serait le Professeur Rogue. Pas une bonne idée, donc.

" Ben non. "
Galahad, avec qui je partageais la paillasse, m'écrasa délicatement le pied, mais qu'est-ce que je pouvais bien répondre d'autre ? Ce n'était, après tout, que la stricte vérité.

Son visage pâle n'était pas très loin du mien et je cru distinguer un infime tressaillement sur sa joue gauche. Colère ou rire contenu, je ne saurais dire.

" Je peux donc aussi imaginer que vous ne savez pas quelle est sa particularité ? " poursuivit-il d'une voix qui fit baisser les yeux de tous ses élèves.

" Ben si. "
Alors là, je m'étonnais moi-même ! Je n'avais eu aucune intention de lui répondre ça, Merlin m'en est témoin !

Cette fois-ci, le tressaillement se fit plus sensible et ses grands yeux noirs se fermèrent à demi, comme s'il essayait de décider si je me fichais ouvertement de lui. Je n'avais aucune idée d'où pouvais me venir cette intuition mais, curieusement, je savais exactement à quoi il faisait allusion.

" En vérité, la Rose de Jéricho, de son vrai nom Selaginella Lepidophylla, n'est pas une rose et ne vient pas de la ville de Jéricho. Ce n'est pas une plante bulbeuse mais une curiosité végétale qui reprend vie dés que sa base est plongée dans l'eau. Ses tiges se déroulent alors pour former une rosette verte puis, quand on la prive à nouveau d'eau, elle reprend son apparence sèche et fanée. C'est donc cette faculté de survie qui intéresse les préparateurs de potion… "

J'avais débité tout ça sans reprendre mon souffle et je sentais une sorte de picotement du côté droit de mon cerveau, comme si on creusait doucement dedans pour en extraire les informations demandées. Ce n'était pas une sensation franchement désagréable mais assez déroutante quand même.

Pendant une seconde, que dis-je, pendant une micro-seconde, j'ai cru qu'il allait soit me gifler, soit éclater de rire. Mais il était très doué à ce petit jeu et, avant même que j'ai réalisé que j'avais pris l'avantage, il avait botté en touche et l'avait récupéré.

" Dans ce cas, qu'attendez-vous pour vous mettre au travail ? "

Sa voix claqua dans le silence tendu et, pour un peu, j'aurais bien aimé claquer des talons et crier "oui chef ! ". Mais je ne crois pas qu'il aurait goûté la plaisanterie, pas vous ?

D'un pas toujours aussi assuré, le Maître des Potions reprit son inspection. Comme un animal de proie, il avait sentit la peur chez un de ses élèves et fondit sur lui.

Pauvre Neville…

Dés qu'il se fut éloigné de moi, je fut submergée de commentaires inaudibles.
Un peu agacée, je fermais à mes camarades l'accès à mon esprit et repris, tant bien que mal, ma préparation, marmonnant dans ma barbe.

Pendant que j'effeuillais rageusement ma Rose, qui n'en était donc pas une, un vieil adage que mon cher grand-père affectionnait tout particulièrement me revint en mémoire. "Une teigne, c'est comme un mur. Si on lui rentre dedans trop souvent, on finit par se faire mal." () Un sourire monta lentement le long de mon visage et je jetais un coup d'œil par en dessous à ce cher professeur.

Alors, c'est comme ça ? Bien… Très bien…

Ma conscience se frottait les mains, de joie anticipée probablement.
J'avais toujours était une fauteuse de trouble et ce n'est pas aujourd'hui que ça allait changer, foi de Brianna !

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Moi qui pensais qu'après cette petite confrontation, nous en resterions là, je m'étais lourdement trompé. Pendant le reste du cours, Rogue prit bien soin de m'éviter. Ce n'était évidemment pas à mon goût, mais j'avais d'autre chat à fouetter et je fini par l'oublier.

Sans trop savoir comment j'avais fait pour ne pas faire exploser la salle, j'étais finalement presque venu à bout de la potion. Je contemplais d'un œil rond le chaudron dans lequel elle bouillonnait tranquillement, prête à courir au moindre bouillonnement suspect, m'attendant à une catastrophe imminente.

Galahad, sacré meilleur élève parmi les Enfants de Lumière, me souriait sereinement.

Son sourire me rappelait celui de la Joconde. Enigmatique. Oui, je crois que c'est ce qui le qualifiait le mieux. Il avait développé une douceur peu commune, aussi bien dans le ton que dans les gestes et je ne me lassais pas de le regarder. Quand Galahad faisait quelque chose, même d'aussi banal que de touiller une potion, ça avait quelque chose de fascinant.

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Après un baiser muet à son attention, je reportais mon attention sur les élèves assis devant moi, qui terminaient tranquillement la potion du jour. Une vague odeur d'œuf pourri, mais puissance mille, me sortit de ma molle contemplation et, tout en fronçant le nez, je jetais un coup d'œil soupçonneux au chaudron fautif.

Evidement… murmura ma petite voix avec un ton fataliste que je ne lui connaissais pas.

Il s'agissait, bien sur, de mon propre chaudron que j'avais quitté des yeux une seconde de trop, alors que je continuais gaiement à le remplir. Avec autant de soudaineté que si on m'avait mis le nez dedans, je sus que je venais de faire une bourde. Et une grosse en plus.

Je tendis la main mais il semblerait que je n'ais pas été assez rapide et le petit morceau de je-ne-sais-quoi décrivit une courbe gracieuse avant de tomber dans le liquide bouillonnant avec un plouf des plus ridicule.

Oups !

Instantanément, je fermais les yeux et tous les Enfants de Lumière plongèrent sous leurs bureaux, avec une coordination parfaite.

KABOUM !

Il y eut un court, très court, silence stupéfait.

" MacKensie !!! " rugit le Maître des Potions, les yeux lançant des éclairs, ses robes volant derrière lui, tandis qu'il s'approchait d'un pas rageur.

Prudemment, je relevais la tête, ne laissant que mes yeux et ma tignasse encore plus ébouriffée qu'auparavant dépasser du plateau du bureau et, sans signe avant coureur, j'éclatais de rire.

Tu sais que ton rire ressemble à celui d'une hyène asthmatique couplé à un barrissement d'éléphant atteint de sinusite ?

Ce n'était probablement pas la chose à faire, comme en témoigna le douloureux pinçon de la part de Galahad, mais c'était vraiment trop drôle pour que je résiste.

Les murs et le plafond de la classe étaient couverts d'une substance épaisse et grumeleuse, qui dégoulinait vers le sol avec une feinte nonchalance et dégageait une odeur de poubelle oubliée dehors en pleine canicule.

Neville et Harry, son partenaire, avaient le visage entièrement couvert de poussière, sauf deux traces plus claires qui marquaient l'emplacement des lunettes du Survivant, lui donnant un air de famille avec sa chouette.

Malfoy sautait sur place, couinant à qui mieux-mieux, en essayant de se débarrasser de la substance qu'il avait reçu sur le visage. Hermione avait les cheveux dressés sur la tête comme un porc-épic et Ron contemplait d'un air désolé sa robe maculée et odorante.

Alors que je pleurais de rire, m'étouffant presque, toujours accroupie sous mon bureau, une main puissante me saisit au collet et me remit debout sans ménagement.

Je me retrouvais nez à nez avec la broche qui fermait la cape du Professeur Rogue. Hoquetant encore de rire, je levais des yeux brillants vers lui. Son visage courroucé envahit entièrement mon champ de vision et je déglutis difficilement tandis que mon épaule était toujours captive de sa main.

Oh oh… On est mal là !

" 20 points en moins pour Gryffondor ! " gronda t-il d'une façon qui me rappelait vaguement celle d'un gros chien juste avant qu'il ne passe à l'attaque, une intense jubilation au fond des yeux. Toute la classe, Gryffondors et Serpentards inclus, leva vers lui un regard éberlué.

Dans le silence pesant et incrédule qui s'ensuivit, une petite voix se fit entendre.

" Ahem… Professeur ? " bafouilla Hermione, cessant un instant d'essayer de redonner une allure plus acceptable à ses longs cheveux.

" Quoi ? " rugit-il à l'adresse de la courageuse Gryffondor, les yeux plantés dans les miens.
Un sourire goguenard s'étendit sur mon visage, comme l'horrible mixture sur les murs, tandis que des remous de stupeur secouaient encore la classe.

" Brianna n'est pas une Gryffondor… " bredouilla t-elle, visiblement très très mal à l'aise.

Il fit alors quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas de sa part. Il ferma les yeux quelques secondes et, de sa main libre, se pinça le haut du nez, comme pour combattre une migraine.

Pendant quelques instants, Severus Rogue, l'homme qui avait élevé la maîtrise de soi au rang d'art, s'était oublié et avait voulu me punir, comme si j'étais une de ses élèves et qu'il en avait le droit.

Je sentais les rouages de son esprit se remettre en branle et, la bouche tirée sur un rictus mauvais, il contempla un instant les dégâts occasionnés par ma faute, puis ma silhouette debout devant lui, toujours tremblante de rire contenu et enfin mes quatre Dorés, qui le contemplaient en silence, les bras croisés, une lueur au fond des yeux.

Il allait ajouter quelque chose d'autre mais fut coupé par la sonnerie tonitruante qui marquait la fin du temps qui lui était accordé. Il me lâcha enfin, me laissant abasourdie et avec une robe froissée.

" Le cours est terminé. Vous pouvez sortir. "
Sa voix était basse, comme si parler plus fort lui ôterait tout contrôle de lui-même.

Les élèves, toutes maisons confondues, ne se le firent pas dire deux fois et ce fut le branle-bas de combat. Avant même d'avoir compris, j'avais été traînée dehors par la poigne vigoureuse d'Olorun.

Personne ne fit de commentaire et le reste de la journée passa sans autre incident.