Auteuse : Moua ! n.n...
Titre : Bloody Tease !
Base : Harry Potter et la chanson des Pussycat Dolls « Don't cha »
Résumé : Nous sommes tous un peu salauds sur les bords. Il n'y a pas que des gentils dans la vie, les méchants existent aussi, mais qui se sert de qui au final ? Il suffira d'une soirée pour y répondre, parce que ce n'est qu'un échange de bons procédés n'est-ce pas ?
Genre : Yaoï, SLASH DONC PAS D'HOMOPHOBES, Romance – Humour - UA.
Couple : Pleins de couples lol dont le célèbre HPDM.
Disclaimer : Appartiennent à JKR n.n... Sauf Adrien, qui est à moi.
Statut : Je ne sais pas encore probablement 6 ou 7 chapitres
Rating : M et langage cru.
Note :
Apparemment le premier chapitre vous a plutôt bien accroché lol, j'en suis contente. Il est vrai qu'Harry et ses copains ne sont pas « exactement » comme on a l'habitude de le voir, mais j'avais envie de changer un peu n.n...
En tout cas, cela ne m'empêche pas de vous souhaiter une bonne lecture, comme d'habitude n.n... !
Un grand merci à ma petite correctrice que j'aime : VIF D'OR !
BLOODY TEASE !
Chapitre 2 : Approcher la victime
I know you like me
I know you do
That's why whenever I come around she's all over you
And I know you want it
It's easy to see
And in the back of your mind
I know you should be fucking with me
Cela faisait une bonne petite demi-heure que Pansy regardait en direction de la table de son professeur et elle poussa un énième soupir. Le petit brun à la chemise bleu ciel lui plaisait beaucoup, beaucoup trop à vrai dire. Elle n'aimait pas trop ça... Elle venait à peine de sortir d'une relation qu'elle pensait éternelle et son cœur était encore un peu trop sensible.
Bien sûr, Blaise et Draco avaient tenté de la réconforter, mais lorsqu'on les écoutait, on comprenait aisément l'emploi du mot « tenter » qui signifie « essayer sans pour autant y parvenir ».
« Ne t'inquiète pas Pansy, ce mec n'était qu'un gros naze, tu t'en remettras et puis, il faut dire que Nounours n'était pas si bien foutu que ça. »
« De toute façon, tu aurais dû t'y attendre, les épilateurs sont la bête noire de certains mâle à la pilosité un peu excessive. »
« Et puis, tu es un peu trop ouverte, ma chérie. Trop accessible. Tu sais, quand on te regarde, on a l'impression de se rendre à Open up Land... »
« Ouais, il faut te préserver ma chérie. Te pré-ser-ver, c'est le mot d'ordre. Si les mecs pensent que tu es un peu trop accessible, ils en profiteront et je parle d'expérience. »
Open up Land... Pff ! Qu'est-ce qu'il ne fallait pas entendre. Ce n'est pas parce qu'elle était romantique à l'excès selon ses amis, que c'était journée porte ouverte non plus. Bien sûr qu'elle savait se préserver, bien sûr qu'elle savait se défendre de vils obsédés, mais le problème... c'est qu'elle ne savait pas trop comment s'y prendre.
Elle avait des rêves de princesses comme une bonne partie de la gent féminine, mais plus elle observait le monde autour d'elle, plus elle se disait qu'il fallait qu'elle se mette à la page. Qu'elle arrête de jouer les filles des vieilles traditions et qu'elle se plonge à corps perdu dans ce que Blaise appelait « La modernité amoureuse ». Bien évidemment, si l'on s'en tenait au dictionnaire personnel de cet allumeur surexcité, cela signifiait agir comme lui.
Se prendre des mecs d'une nuit sans chercher celui d'une vie... Ce n'était pas le genre de Pansy, mais elle devait avouer que plus son regard s'attardait sur le sourire craquant de son inconnu, plus l'idée de Draco « Le mec de transition » lui faisait envie...
Au diable les convenances, se dit-elle alors qu'il venait de croiser son regard, je prends le large aujourd'hui mes amis et j'ai bien l'intention de ramener du gros gibier !
Elle fit un petit sourire ravageur à son bel étranger et après un moment de surprise, il le lui renvoya accompagné d'un petit signe de tête. Elle s'en sentit toute chamboulée et ne put s'empêcher de rougir mais un soupir de Blaise la fit redescendre de son nuage.
« Quoi ? demanda-t-elle curieuse. »
« Pansy chérie, c'était quoi le sourire tout craintif et effarouché que tu viens de me faire là ? »
Elle fronça les sourcils d'incompréhension.
« Tu dis n'importe quoi Blaise, je lui ai fait un sourire sensuel et sexy qui signifiait : Je te veux, mais t'auras intérêt à te mettre au boulot. »
Le noir secoua la tête de désolation et s'approcha de son amie.
« Non, le sourire que tu viens de faire à ton poisson signifiait plutôt : Si tu me touches, j'appelle les flics. »
Pansy rougit d'indignation.
« Mais... mais non ! Tu te trompes, je... »
La jeune femme perdait rapidement son assurance face au sourire tranquille de son ami et elle finit par pousser un long soupir résigné.
« Je suis vraiment nulle, se plaignit-elle, je ne suis même pas capable de séduire un mec. Vous aviez raison, je ne suis qu'une pauvre étudiante dépucelée qui ressemble à une vierge effarouchée. »
Blaise lui fit un sourire compatissant et l'attira à lui.
« Ne t'inquiète donc pas ma chérie, tu sais, ce n'est pas facile de changer d'attitude. Tu ne peux pas devenir comme Draco et moi du jour au lendemain. »
« Mais qu'est-ce qu'il faut que je fasse alors ? »
Blaise lui sourit.
« Laisse-moi faire et je suis certain qu'avant la fin de cette soirée, ce canard sera à tes pieds. »
Le sourire leste et le regard conspirateur de Blaise ne la trompèrent pas.
« Tu veux te servir de moi pour avoir ton rouquin, je parie. »
« Tu me connais vraiment trop pour mon propre bien, dit-il en pouffant de rire. Mais ne me dit pas que tu vas t'en plaindre... »
« Non, mais c'est vraiment criminel de profiter de la détresse d'une amie pour servir ses propres intérêts. »
« Voyons ma chérie, je t'enseigne les réalités de la vie, d'autant que je ne serai pas le seul à en profiter. Et puis, appelle plutôt ça un échange de bons procédés, ajouta-t-il en plaquant un baiser sonore sur ses joues. »
Pansy était peu convaincue, mais elle connaissait Blaise sur le bout des doigts. Malgré le côté insouciant de son ami, elle savait qu'elle pouvait lui faire confiance.
« Okay, tu as gagné. Tiens ? Au fait, où est passé Draco ? »
« Blondi est en ce moment, occupé à ferrer sa proie. »
« Le prof ? »
« S'il n'y avait que lui... mais occupons-nous plutôt de nos deux Dons Juans. »
HPDMHPDMHPDM
Effectivement, le blond était bien attelé à son entreprise.
Cela faisait cinq minutes seulement qu'il était au bar, laissant Blaise à ses complots, et il sentait nettement les regards de convoitise de ses proies. Bien entendu, il savait que ses deux Messieurs n'étaient pas les seuls à le dévorer du regard, mais il se fichait des autres. Ceux qui l'intéressaient étaient appâtés et il n'avait plus qu'à passer à l'action.
Il se saisit du verre qu'il avait commandé et commença son show. Sa bouche avait toujours été l'une des choses que ses anciens amants adoraient chez lui. Petite, vermeille et sensuelle elle attirait les baisers et surtout l'envie... Alors, il fit ce qu'il faisait toujours, la léchant lentement, laissant sa langue s'attarder sur ses lèvres avant d'avancer la bouche vers la paille trempée dans sa boisson.
Il en titilla d'abord le bout, recueillant le léger dépôt de sucre, puis l'emprisonna entre ses lèvres, feignant le plaisir extrême de se rafraîchir. Son regard s'attarda en premier sur son professeur de Français, qui brusquement ne semblait plus se préoccuper autant que cela de la conversation animée avec ses amis. Puis, il tourna innocemment le visage vers son charmant inconnu blond et lui fit carrément un clin d'œil.
Un regard enflammé et un coup d'œil en coin, lui apprirent que le petit blond était définitivement sous son charme et que son professeur ne semblait pas réellement l'apprécier.
Parfait, songea-t-il avec amusement, tout se déroule parfaitement.
Il adorait définitivement chasser.
Maintenant, se dit-il, il faut que j'approfondisse certaines choses.
Et c'est sur cette pensée qu'il fit mine de se diriger vers la table de son professeur avant de sournoisement bifurquer vers celle de l'inconnu blond.
HPDMHPDMHPDM
Harry fulminait littéralement. La manière dont ce petit insolent de Draco Malfoy l'avait allumé était telle qu'il en avait senti son corps frissonner. Bien entendu, attisé comme il l'était, il avait bêtement cru que le blond allait se diriger vers lui, mais manifestement il préférait nettement la compagnie de l'autre imbécile peroxydé à l'opposé de la salle.
Son humeur était d'autant plus massacrante qu'il venait de réaliser qu'il s'était fait avoir comme un bleu. Malfoy cherchait simplement à l'allumer et le provoquer, espérant certainement une réaction. Bon, certes, il avait déjà réagi et c'était un mauvais point pour lui, mais il allait se rattraper. Il s'était fait piéger une fois, mais il n'était pas dit qu'il se laisserait faire une seconde fois.
Ginny qui avait remarqué le manège du Blondinet et de son futur époux fronça les sourcils, et s'approcha de ce dernier.
« Dis donc toi, murmura-t-elle, si tu veux me tromper t'as intérêt à le faire plus discrètement. »
Harry rougit et baissa le regard.
« Désolé ma puce, mais bon... Il m'attire vraiment beaucoup et ne t'inquiète pas je serai discret. »
Elle sourit.
« Ne t'excuse donc pas, mais promet-moi de faire attention mon cœur, il m'a l'air d'être une sacrée bête sauvage celui-là... Et j'entend par-là, précisa-t-elle devant le regard lubrique d'Harry, qu'il ne doit pas être du genre à se laisser harponner comme ça. »
« Oh, je le sais, dit-il. Je le sais parfaitement, mais crois-moi, s'il veut jouer au petit jeu de Je t'allume, tu m'allumes, il verra qu'il n'aura pas à faire à un novice. »
Le sourire confiant d'Harry ne rassura pas pour autant Ginny, mais elle décida de le laisser faire, sans pour autant le lâcher de l'œil. Elle savait parfaitement qui était ce petit blond allumeur, et elle savait surtout qu'Harry nourrissait des sentiments plus que simplement platoniques à son égard.
D'un côté elle ne pouvait pas en vouloir à Harry de vouloir tenter sa chance, mais d'un autre côté, elle craignait que son mariage ne tombe à l'eau. De toute façon, Draco Malfoy était semble-t-il l'un de ses jeunes étalons fougueux qui préféraient butiner de gauche à droite plutôt que de se fixer définitivement.
Elle poussa une exclamation surprise quand elle sentit son corps basculer vers l'avant et Harry lui murmurer rapidement « Embrasse-moi ». La rouquine n'eut ni le temps de réfléchir, ni celui de répliquer que la bouche de son fiancé se posa avec voracité sur la sienne et elle songea avec dépit, qu'il ne l'avait jamais embrassée avec autant d'appétit qu'en cet instant... Un appétit qu'elle savait provoqué par le blond qui les fusillait du regard, mais qui en était tout de même à l'origine et qui pourrait bien être à l'origine d'autres problèmes.
Finalement, elle décida de se prêter au jeu, juste pour être sûre qu'il ne mettrait pas un doigt sur son futur mari, l'objet de sa vengeance oui, mais son ami également.
HPDMHPDMHPDM
De son côté Blaise ricanait doucement. Il avait vu le petit manège auquel s'était prêté son meilleur ami, et au vu de la réaction plutôt expéditive de son professeur, sa tentative s'était soldée par un échec. Oh bien sûr, il connaissait Draco et ce n'était pas une bataille perdue qui allait lui faire renoncer à la guerre et vu l'entrain qu'il mettait à séduire son inconnu, les tirs avaient repris. Avec une moue entendue, il se concentra alors sur son plan d'attaque à lui...
Il était fin prêt et un coup d'œil à Pansy, lui indiqua le signal de départ. Il prit alors son air le plus innocent et s'avança presque en chancelant, deux chopes de bières dans chaque main. Il faisait mine de se concentrer sur sa tâche qui semblait d'une difficulté sans nom pour son rôle de jeune étudiant ivre mort, mais en fait il n'attendait qu'une chose : que Pansy se mette en action.
Il craignait un peu que la timidité légendaire de son amie ne revienne au galop gâchant ses plans, mais un brusque coup de coude dans les côtes le fit trébucher et directement tomber sur Carrure-d'Athlète. Ce dernier semblait d'ailleurs très, très énervé.
« Mais tu ne peux pas faire attention ! s'exclama-t-il en se levant brusquement. »
« Oh, je suis vraiment désolé, s'excusa Blaise penaud. Je... je ne l'ai pas fait exprès. Pardon, ajouta-t-il encore en se saisissant rapidement d'une serviette en papier. »
Il commença à éponger la chemise et le pantalon trempé de son rouquin, mais ce dernier, qui n'avait toujours pas levé les yeux sur lui, le repoussa fraîchement.
« Laisse tomber, tu n'es vraiment qu'un petit mal... adroit... »
Blaise croisant enfin le regard de sa victime, lui fit un sourire gauche dégoulinant d'innocence et rougissant, il baissa les yeux.
Putain, s'exclama-t-il intérieurement, de près il est encore mieux ! Wow !
Le léger silence qui s'était installé fut coupé par une Pansy totalement désolée, à moitié effarée par ce qu'elle avait osé faire. Bien sûr sa réaction était prévue, mais celle du rouquin semblait être de mauvais augure. Peut-être Blaise avait-il un peu trop présumé de ses chances.
« Mon dieu, je... c'est de ma faute, je... oh, pardon, je suis vraiment désolée... c'est moi qui l'ai bousculé je ne voulais pas... »
« Ce n'est rien, lui dit quelqu'un, il s'en sortira. Et puis, de vous à moi, je crois que Ron n'a plus vraiment l'air de se soucier de ses vêtements trempés. »
Elle tourna un regard inquiet vers son interlocuteur et se mit à rougir comme un coquelicot, s'apercevant qu'il n'était nul autre que son inconnu à la chemise bleu ciel. Elle fut incapable de répondre et il fronça les sourcils.
Bon sang, il me trouve gourde, gémit-elle intimement.
« Ça ne va pas Mademoiselle ? demanda-t-il pourtant. »
« Pardon ? »
« Je demandais si vous allez bien, mais il semble que cet incident, vous ait ébranlé plus que je ne le pensais. »
Il lui saisit doucement la main et elle se sentit défaillir, certaine que la couleur de ses joues rivalisait d'intensité avec celle du sang qui cavalait dans ses veines.
« Je euh... je merci, mais je vais bien, fini-t-elle par bégayer. »
« Tu en es sûre ? lui demanda Blaise qui avait momentanément quitté la contemplation de son rouquin pour s'intéresser à elle. »
Il était anxieux pour son amie et se flagellait mentalement pour sa bêtise. Comment avait-il pu croire que Pansy allait réussir à surmonter sa timidité envers autrui, d'un seul coup. Il aurait dû y réfléchir plus tôt, mais le mal était fait.
« Pansy chérie, tu veux que je te raccompagne à la table ? »
Elle n'eut pas le temps de répondre que l'inconnu à la chemise bleu ciel, la devançait.
« Laisse, je vais le faire, dit-il. Tu devrais plutôt t'occuper d'aller rincer ta chemise. »
Blaise baissa son regard et vit qu'effectivement, son petit manège n'avait pas fait qu'une victime. Il soupira, lança un regard à Pansy et jura intérieurement. Cette dernière semblait être en totale pamoison devant son bel adonis et il n'aimait pas trop cela... Cependant, le vers venait d'être mordu et il ne pouvait plus reculer. Il n'y avait plus qu'à espérer que son amie sache faire la différence entre « je t'aime » et « je te désire ».
« Allez ne t'inquiète pas va, lui assura ledit vers, elle est en sécurité avec moi. »
Cette phrase provoqua un gloussement général de la tablée et Blaise fronça franchement les sourcils, montrant clairement qu'il hésitait à le croire. Le brun tourna un regard exaspéré vers ses sois disant amis et leur intima de se taire, d'un claquement sec de langue. Ce fut la voix de son professeur de Français qui le rassura quelque peu.
« Ne t'inquiète pas Blaise, lui dit Harry, Théo ne fera rien à mon élève. N'est-ce pas Théo ? »
Ce dernier roula des yeux, mais sourit et acquiesça.
« Bien sûr. »
« Bon et bien... »
« Viens avec moi, le pria soudain la voix de Carrure-d'Athlète. »
« Pardon ? demanda-t-il en lui faisant face. »
Le rouquin lui sourit de toutes ses dents et lui prit la main.
« J'ai dit viens avec moi, je vais aux toilettes nettoyer tout ça. D'ailleurs, si j'en juge par ta tenue, je pense que te dire de me suivre n'est pas un mauvais conseil, hum ? »
Blaise eut à peine le temps de répondre, qu'il fut tirer vers l'avant par Carrure-d'Athlète. Après avoir repris ses esprits, il se fustigea mentalement et se promit que c'était la dernière fois qu'il embarquait Pansy dans ses combines. Avoir quelqu'un comme elle dans les pattes pour séduire, n'était pas vraiment recommandée. Se faire du souci pour sa meilleure amie lui faisait perdre légèrement le Nord, le ramenant certes à ses responsabilités, mais l'éloignant surtout de ses objectifs.
Il était censé être à la place du rouquin et non pas l'inverse. Il observa la main pâle tenir la sienne et se dit finalement, que de toute façon, son plan avait fonctionné. Lui était avec son rouquin et Pansy avec son brun.
Il sourit et se laissa entraîner docilement.
HPDMHPDMHPDM
« Hé oh, Draco tu m'écoutes ? »
Le blond tressaillit et reporta son attention sur Colin.
« Oui, excuse-moi. »
Ce dernier lui sourit gentiment.
« Ce sont tes amis qui sont à l'origine de tout ce bouquant ? »
« Hum, répondit-il évasivement, son regard ne quittant pas Pansy. »
Colin secoua la tête et rit doucement.
« Tu as l'air de beaucoup t'inquiéter pour elle, remarqua-t-il. C'est ta fiancée ? »
« Non, mais c'est une amie très chère et je n'ai pas vraiment confiance en celui qui est avec elle. Il m'a l'air d'être un sacré connard. »
Cette fois, ce fut l'éclat de rire de Colin qui détourna son attention et il le fixa, troublé.
« Qu'y a-t-il de si drôle, Monsieur Crivey ? »
« Et bien, vous traitez ce gars de connard Monsieur Malfoy, mais je suis certain que le petit jeu auquel vous vous amusez avec moi est tout à fait semblable au sien. »
Draco écarquilla les yeux de surprise, et se laissa une minute pour digérer l'information, sous le regard ambré très amusé de son vis-à-vis.
« Alors tu sais... dit-il. »
« Oui, je sais, répondit Colin. »
« Mais comment ? »
« Tout simplement parce que je joue le même jeu que toi. J'ai juste été le plus rapide à te faire mordre à l'hameçon, mais j'avoue que si je n'avais pas remarqué ton intérêt visible pour le joli brun là-bas, je n'aurais peut-être pas réussi mon coup. »
Draco était abasourdis, mais totalement sous le charme. Ce jeune lycéen de dix-huit ans à peine, semblait connaître ce terrain de jeu par cœur et le blond devait bien admettre que pour une fois, il s'était laissé dominer en beauté.
« Tu m'épates, petit con. »
« Oh merci, se gaussa ledit petit con. »
« Mais pourquoi moi et pas Blaise ? »
« Je pensais que tu avais compris le sens des cocktails. Blaise est vraiment canon, mais c'est toi que je voulais... »
Draco sourit avec arrogance.
« Alors je suppose que tu te sers de moi pour appâter ta propre proie, qui est... ? »
« Juste à ta droite, la troisième table en partant de la nôtre. »
« Mais... C'est la table du Professeur Potter ?! s'exclama Draco. »
« Et oui, mais rassure-toi, ce n'est pas ton cher et tendre. »
« Oh... alors, c'est donc le petit Irlandais. Le monde est petit... Je comprends mieux pourquoi tu m'as choisi. Vous êtes un vil personnage Monsieur Crivey. »
« N'est-ce pas ? »
« En tout cas, on peut dire que si un regard peut tuer, je serais déjà mort. »
« Que veux-tu dire ? »
« Et bien que ton Irlandais de pacotille-là, à des revolvers dans les yeux. »
« Hey, ce n'est pas un Irlandais de pacotille, défendit Colin avec véhémence avant de se taire précipitamment. »
Il rougit et baissa les yeux, faisant froncer les sourcils de Draco.
« Dis-moi, tu ne te serais pas un peu entiché de ton Irlandais-là ? »
Les joues de Colin s'empourprèrent davantage, mais il se força à se ressaisir et lui lança un sourire qui se voulait enjôleur.
« Bien sûr que non voyons, je suis comme toi, je ne cherche qu'à l'allumer pour tirer mon coup. »
Draco fit une moue dubitative, mais ne releva pas. À la place, il saisit la main de Colin et l'embrassa langoureusement.
« Que dirais-tu de joindre nos forces, petit con ? »
Colin sourit dangereusement et répondit sur un ton des plus engageants.
« Avec plaisir Blondi. »
HPDMHPDMHPDM
« Si je ne connaissais pas la situation actuelle, je te cognerais Harry ! »
Le professeur détourna le regard et fixa son amie.
« Pourquoi dis-tu ça Mione ? »
« Parce que je t'en voudrais de mâter avec autant d'ardeur quelqu'un d'autre que ta fiancée. »
Il rougit et Ginny se mit à rire.
« C'est vrai, tu sais. Tu vas finir par faire des trous, si tu continues à verser de l'acide avec tes yeux. »
« N'importe quoi ! nia Harry. Malfoy fait ce qu'il veut avec qui il veut... Si ce n'est pas moi et bien je ne... »
« Oh arrête Harry, le coupa Hermione incrédule. Tu crois que je vais te croire ? Je sais que tu le veux, mais je sais aussi que tu as trop la trouille de te laisser aller. »
« Elle a raison, approuva Seamus qui trouvait l'idée qu'Harry séduise le connard blond plus qu'intéressante. »
« Qu'est-ce que ça veut dire ? »
« Ça veut dire, que tu es du genre à faire croire que tu es un mec entreprenant alors que c'est lui qui fait tout le boulot, expliqua l'Irlandais. »
« Quoi ? Mais ce n'est pas vrai ! »
« Si, si, lança Ginny. Tout à l'heure tu m'as bouffé les lèvres pour lui rendre la monnaie de sa pièce, mais maintenant que semble-t-il, Blondinet numéro un s'entende plus que parfaitement avec Blondinet numéro deux, tu laisse tomber. »
« BON ! s'écria Harry excédé. J'avoue, je ne suis pas très chaud. En même temps, regardez, il a l'air très bien avec son mannequin sur patte, comment voulez-vous que je rivalise avec ça ? »
« Tu abandonnes bien vite, se désola Seamus, je t'ai connu plus combatif. »
« Mais... »
« Et plus audacieux, aussi, ajouta Hermione. »
« Mais ! »
« Et aussi, beaucoup plus, mais alors beaucoup plus courageux, acheva Ginny. »
« Mais vous le faites exprès ou quoi ! s'irrita définitivement le professeur. Ce n'est pas une question d'audace ou de courage ou encore de combativité, mais plutôt une question d'attirance ! Il ne veut pas de moi, cela se voit comme le nez au milieu de la figure ! »
Cette phrase effraya un peu Ginny, qui s'obligea à sourire.
« Tu n'aurais pas fini par le trouver plus qu'à ton goût Harry ? demanda-t-elle suspicieuse, mais très inquiète. »
Harry endigua avec difficulté le sang qui remontait à ses joues, et secoua la tête négativement. Ginny savait qu'Harry allait lui mentir, mais au moins, ce mensonge prouverait qu'elle n'aurait aucun souci à se faire à la réalisation de ses noces.
« Non, pas du tout ! Mais qu'est-ce qui peut bien te faire penser ça ? »
« Oh rien, je me disais juste que... »
« Que rien du tout ! »
« Bon, alors c'est réglé, reprit Hermione. »
« Quoi ? Qu'est-ce qui est réglé ? demanda Harry. »
« Et bien, nous allons t'aider à conquérir ton cher blondinet. Enfin, du moins, à le mettre dans ton lit pour la nuit, parce que tu n'oublies pas que tu dois épouser Ginny, n'est-ce pas ? »
Harry grommela, mais ne put empêcher son cœur de bondir à l'entente de cette idée.
Draco Malfoy, pourrait-il enfin, être à lui ? Même pour la nuit ?
« Et comment allez-vous faire ? »
« Et bien, il suffit juste d'éloigner Blondi I de Blondi II. Vu que Blondi II est manifestement homo, que Ron est avec son black, qu'Harry veut Blondi I et que Ginny et moi ne sommes pas qualifiées, c'est donc toi, Seamus qui te chargera du paquet. C'est bon ? »
Seamus dissimula tant bien que mal sa joie et feignit d'accepter avec lassitude.
« Ensuite ? »
« Et bien, il suffira que Ginny joue le rôle de la future fiancée un peu trop possessive et Blondi I sera dans ta poche Harry. Il va te manger dans la main... »
« Comment peux-tu en être certaine ? demanda-t-il. »
« Parce qu'il a l'air d'aimer ce qui est inaccessible. »
« Tout le monde n'est pas comme toi, Hermione. »
« Je sais, mais tu verras, mon plan est infaillible. »
Harry soupira, mais la laissa faire. Si cela pouvait lui apporter Draco sur un plateau... il était loin d'être contre.
« Bon, tout le monde à vos postes, s'exclama une Hermione enthousiaste et particulièrement ravie. »
Elle qui pensait s'ennuyer, elle avait trouvé un divertissement conséquent en la personne d'Harry et de Seamus qui pensait naïvement être un bon acteur. Ah, les mecs, toujours aussi simple à manipuler, se dit-elle. Tellement transparents.
Elle allait donner le signal du départ, quand deux exclamations la surprirent. Elle dévisagea Harry et Seamus, qui avaient tous deux le regard pointé vers l'entrée de la boîte et quand elle tourna la tête, elle vit Théo, ses yeux écarquillés d'horreur fixés dans la même direction.
Finalement, ses yeux noisette tombèrent sur le visage devenu blême de Ginny et le mauvais pressentiment qu'elle avait eu s'intensifia. Elle fit lentement volte face et jura dans sa barbe : « Oh putain de merde... »
Dean Thomas, l'ex petit ami et grand amour de Ginny, venait d'arriver avec pendu à son bras sa future épouse, Lavande Brown.
À SUIVRE...
Et voilà un second chapitre de fait... Les choses vont légèrement se compliquer, on dirait n.n...
Mais bon, nous verrons ce qu'il en est au prochain chapitre. J'espère que vous le suivrez avec moi !
A dans deux semaines !
Un petit commentaire à faire ?
Kissouxxxx HK ;)
(NdVif : Oh la la, ça devient franchement très très intéressant tout ça… Depuis le milieu du chapitre précédent que j'avais hâte que Dean apparaisse ! lol. Super ce new chap, ma douce… Toujours aussi douée pour faire tourner en bourrique nos chers amours !)
